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News du 22/06/2018
Avis à tous les survivants!

Suite à la discussion avec la communauté de 650km.com, Angelstar (le créateur du jeu), a décider d’aller de l’avant et d’engager toutes ses forces dans une toute nouvelle version du jeu!
Cela signifie que pour que ce nouveau projet avance correctement, le jeu en ligne vas s’arrêter courant septembre.
L’équipe de développement, votre modérateur préféré (bigbug001) et notre community manageuse sera là pour répondre à vos questions, vous montrer les avancées du jeu (qui ne sera pas un jeu web!) et plein d’autres discussions très interessantes! Ou pas :)
C'est donc pour ça que l'on vous fait cette proposition : Échouez-vous avec nous dans notre nouveau canal discord dédié à 650km!
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Auteur Discussion: [Journal] Atila, Guerrière oubliée  (Lu 5840 fois)
Jeu 23 Août 2007, 15:21
fannny
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Réveil traumatisant
[..premier jour..]


Elle était au sol. Son visage tordu par la douleur et ses membres secoués de spasmes. Une ride barrait son front couvert de sueur et ses cheveux d'encre se collaient à sa peau. Elle secoua doucement la tête, entrouvrant ses yeux émeraude et contempla le ciel limpide à travers le feuillage des arbres touffus. La jeune femme tenta de se relever, s'appuyant sur une souche pourrie. Elle essaya de se remémorer ce qui venait de se passer, le pourquoi de ces blessures et surtout comment ce faisait-il que la forêt dans laquelle elle se trouvait soit muette. D'une voix forte elle se mit à parler à haute voix et se rendit compte avec stupeur qu'elle était devenu sourde. Une larme s'attarda sur sa joue et la femme s'écroula à genoux. En plus d'avoir perdu la mémoire, d'être tomber dans une forêt tropicale potentiellement dangereuse, d'être blessée et seule, elle se rendait compte qu'elle était incapable d'entendre...
« Dernière édition: Mer 27 Août 2008, 10:11 par Lline »
Atila. Guerrière oubliée.

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Réponse #1 Jeu 23 Août 2007, 15:51
fannny
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Première rencontre
[..deuxième jour..]


Le vent soufflait par rafale et le ciel, quelques heures plutôt azur, était maintenant nuageux. La nuit commençait lentement à tomber et peu à peu, la température chutait. La femme frissonna et croisa ses bras pour tenter de se réchauffer. Ses habits étaient déchirés et ne couvraient sa peau bronzée que par endroit. Elle replia sa tête contre son corps, se lovant sur elle-même.
Au bout d'un moment, elle se força à sortir de son désespoir pour tenter de trouver de quoi ce nourrir car son ventre se tordait de faim. Elle marcha pendant plusieurs minutes dans la forêt humide, et à sa grande surprise tomba par hasard sur une petite barre de céréales encore entourée de son emballage. Elle déchira le papier blanc et croqua avidement la nourriture tomber droit du ciel. Tandis qu'elle avalait par grosse bouchée, une ombre furtive glissa entre les arbres. La jeune femme s'arrêta net, glissant la barre à moitié entamée dans la poche non-déchiquetée de son jean. La chose qui semblait se cacher la fixait de deux yeux jaunes. Elle s'abaissa et scruta la pénombre, cherchant à distinguer la taille de l'animal. Et sans qu'elle fusse préparée, la bête bondit, dévoilant un corps musclé strié de rayures fauves et noires. La gueule du tigre s'ouvrit et la femme put distinguer le reflet luisant de longs crocs accérés. Elle plongea vivement sur la droite, évitant ainsi le tigre affamé. Il plongea une nouvelle fois sur elle, lui laissant cette fois l'entaille d'une de ces griffes. La jeune femme s'empara d'un bâton à sa droite et lui assena un coup sur la tête. Le félin gronda, et s'écarta brutalement de la femme en crachant. Elle se releva, brandissant son bout de bois, mais avant qu'elle n'ai put l'abaisser, la bête s'était enfuie à travers les fougères.
Elle soupira de soulagement en caressant sa batte improvisée. La survie semblait être périeuse...
« Dernière édition: Sam 01 Sep 2007, 13:32 par fannny »
Atila. Guerrière oubliée.

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Réponse #2 Jeu 23 Août 2007, 16:38
fannny
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Étrange découverte
[..troisième jour..]


L'aube s'était déjà levée depuis longtemps quand elle ouvrit les yeux. Le ciel était toujours autant gris et menaçait de verser une pluie torrentielle. La jeune femme décida d'explorer un peu plus cette terre où elle se trouvait et de tenter d'y retrouver des habitants un brin civilisé.
Elle marcha pendant plusieurs heures, dans la chaleur et l'humidité de la jungle sans trouver âme qui vive. Au bout d'un moment la luminosité se fit plus grande et les arbres commençaient de s'espacer les uns des autres. Elle apercevait maintenant, entre les troncs, devant elle, une prairie qui s'étendait aussi loin que portait sa vision. Elle pressa le pas sur les derniers mètres et pu ainsi sortir de la forêt tropicale. Des montagnes qu'elle n'avait pas encore aperçu se dressait au loin derrière un pan de collines verdoyantes. Sur sa droite, à plusieurs kilomètres, elle distinguait une forme ensevelie sous la végétation, qui semblait avoir été bâtit par un peuple civilisé. Elle décida de s'y rendre plus tard, et après avoir murement réfléchis, décida de s'installer provisoirement dans la plaine. Pendant toute la journée, elle s'affaira à ramasser du bois, des pierres et des feuilles. Vers la fin de l'après-midi elle avait réussi à construire un abri rudimentaire qui la protégeait partiellement des bêtes sauvages et d'une quel qu'onque maladie.
Tandis que le soleil se couchait paresseusement, la jeune femme fouilla une fois de plus ses habits, à la recherche d'un indice sur son identité. C'est alors, qu'elle se rendit compte qu'une fermeture se trouvait au fond de sa poche de jean. Dès qu'elle l'eue ouverte elle en retira une liasse de feuilles reliées, ainsi qu'un médaillon d'argent. Elle l'ouvrit fébrilement et remarqua une initiale inscrite. De fines gravures entouraient un magnifique "A" coulé d'or. Elle effleura du bout des doigts la lettre et plongeant dans sa mémoire, tenta de retrouver sa signification. Ne trouvant évidemment aucune réponse, elle attrapa les feuilles noircies d'une écriture serrée. Elle en parcouru la première page :

"À toi, lecteur.

Si ces feuilles sont entre tes mains, c'est que je suis sans doute en piteuse état, voir morte. Tu as alors du fouiller mon corps, plus précisément mes habits pour y trouver cette poche secrète contenant mon médaillon ainsi que cette lettre que j'ai, au début, écrit à l'attention d'une personne invisible.
Je suis en ce moment même dans l'avion qui m'emmène au large des côtes sur un archipel oublié, pour retrouver la trace de mon ancêtre guerrier. Je vais risquer ma vie pour essayer de comprendre quelque chose qui me dépasse. Au péril de mon existence, je vais tenter de trouver la réponse. La réponse à quoi me direz-vous ? La réponse à ça : Atila..."
« Dernière édition: Sam 01 Sep 2007, 13:35 par fannny »
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Réponse #3 Ven 24 Août 2007, 14:39
fannny
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Drôle de rêve
[..quatrième jour..]


Une pluie fine et froide tombait sans relâche sur l'île de l'archipel, se qui réveilla la femme. Elle s'étira, baillant bruyamment (bien qu'elle ne puisse s'entendre) et se recoiffa approximativement pour aller chasser. Le gourdin à la main, elle se dirigea vers la forêt. Après plusieurs heures de recherche, sans qu'elle n'ai vu le moindre animal, elle finit par cueillir des fruits qui lui semblait comestibles. Tandis qu'elle reprenait le chemin vers son "campement", elle aperçu avec étonnement une source d'eau potable auquele elle s'empressa de boire. Quand elle fut rassasiée, elle se dévêtie et plongea dans l'eau claire qui lui retira plusieurs frissons. Lorsqu'elle se fut passablement récurée la peau, elle sortit et se sécha vivement avec des herbes sèches.
La pluie tombait maintenant drue, et la jeune femme commençait à renifler, éternuant à plusieurs reprises. Ignorant ce début de maladie, elle se mit en quête de trouver d'autres personnes ayant fait le même voyage qu'elle. Elle avait plusieurs fois relevé l'hypothèse du crash, mais ne voyant que des blessures superficielles sur son corps, elle l'avait automatiquement rejetée.
Elle avançait maintenant d'un pas incertain, voir chancelant, et le médaillon sautait autour de son cou, à mesure de ses enjambées. N'ayant pas encore croiser des personnes sachant son identité, elle avait décidé de se nommer comme son ancêtre. Elle s'appelait donc Atila.
Vers midi, elle atteint le temple. C'était une grande construction en pierres carrées, rongées par les intempéries et la végétation qui l'escaladait. Tout en haut d'une grande volée de marche, elle distinguait une ouverture menant certainement à l'intérieur. Fatiguée et malade, Atila décida de reporter son exploration dans les méandres de ce labyrinthe, d'origine inca semblait-il.
Elle retourna à son campement, exténuée, mais malgré son état, décida de construire un petit muret pour la protéger de la faune avec les pierres des frondaisons qu'elle avait ramassées.
Il était encore tôt, mais après avoir dégusté quelques fruits aux saveurs agréables, elle plongea dans un sommeil comateux.
Des personnes criaient sans relâche, tandis que le siège sur lequel elle se trouvait tremblait violemment. Tandis qu'une voix tentait d'articuler quelque chose dans son micro, des masques tombèrent du plafond. D'une main tremblante elle s'en empara et le colla contre sa bouche. De ces yeux exorbités elle voyait les autres pleurer ou bien adresser des prières. Elle ferma les paupières  et attendit. La première secousse la plus violente se fit entendre et par la suite un sifflement intense retentit, brisant ses tympans. Elle se tassa contre elle-même, incapable de retenir les larmes qui coulaient sur ses joues et qui collaient ses cheveux noirs contre sa peau. Un choc violent la poussa dans l'allée, brisant net sa ceinture soi-disant de sécurité et la laissant sans oxygène. Elle haletait, tentant de reprendre on souffle. Mais rien ne pénétrait dans ses poumons. À moitié asphyxiée, elle s'écroula sur le sol instable qui penchait dangereusement vers l'avant et replia ses doigts autour d'un objet enveloppé dans un tissu beige...
« Dernière édition: Sam 01 Sep 2007, 14:09 par fannny »
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Réponse #4 Ven 24 Août 2007, 18:18
fannny
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Évènement inattendu
[..cinquième jour..]


Atila se réveilla en sursaut, la respiration saccadée et le coeur battant la chamade. Elle s'assit et s'essuya le front couvert de sueur. Elle entendait encore les voyageurs crier, les larmes coulant hors de leurs yeux. Une bride de souvenir lui était revenu. Elle avait l'espoir qu'un jour elle puisse retrouver totalement la mémoire.
La jeune femme plongea son regard dans le ciel étoilé espérant ainsi oublier les instants précédents le crash. Tandis que son esprit vagabondait, son oeil fut interpelé par une petite lumière rouge qui peu à peu grossisait en venant dans sa direction. Elle reteint subitement sa respiration, se rendant compte que la "chose" pourpre descendait droit sur l'île. Pour la deuxième fois dans sa vie, une énorme explosion eut lieu, et bien qu'elle n'entende rien de ce son assourdissant, Atila assista au crash de l'appareil. La terre  trembla pendant plusieurs secondes et la voûte céleste fut éclairer par le feu qui prenait à l'engin. Il s'écrasa à terre à plusieurs kilomètres d'où elle se trouvait, dans la jungle semblait-il. Elle se redressa brusquement, noua ses cheveux, et s'avança en lisière de la forêt, plus résolue que jamais.
Alors qu'elle marchait rapidement entre les troncs et lianes, elle serrait étroitement le bois qui lui servait d'arme. C'était sa seule protection et sa seule défense.
Certainement trop préoccupée à se demander s'il resterait des survivants, Atila ne vit pas la chose qui bruissait entre les buissons. Un éclat métallique brillait et deux yeux attentifs suivait la forme mouvante de le jeune femme. Un halètement sortait des herbes et fougères, mais à cause de sa surdité, elle n'entendit rien et se fut à sa plus grande surprise qu'elle le vit entrer dans son champs de vision. Elle n'eut le temps que d'apercevoir une masse de cheveux sales et emmêles lui sauter à la gorge avant de s'évanouir, assommée, sur le sol humide et terreux...
« Dernière édition: Sam 01 Sep 2007, 13:59 par fannny »
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Réponse #5 Sam 25 Août 2007, 21:34
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Qui êtes-vous ?
[..cinquième jour..]


Une bosse au-dessus de son crane l'élançait et brouillait sa vue. Atila préféra fermer les yeux et avancer à tâtons. L'endroit où elle se trouvait était humide et froid. De sa main elle sentait une parois rocheuse sur sa droite. Elle continua de ramper à genoux, suivant ce mur friable et glacé. Au bout d'un moment, tandis qu'il lui semblait tourner en rond, elle ouvrit ses paupières et scruta la pénombre de l'étrange lieu. Il semblait bien que ce soit une grotte. Au fond, elle apercevait un lac souterrain et juste devant un amas de branchage et feuille. Devant la sortie quelqu'un avait allumé un feu qui faisait rôtir un lièvre de petite taille. Le ventre grognant de faim, elle s'approcha des flammes chaudes, mais avant d'avoir pu saisir la broche portant l'animal un homme entra. Ce figeant, Atila le dévisagea. Il avait une machoire carrée, un menton volontaire et deux grands yeux d'un bleu profond. Des mèches blondes et grasses lui tombaient sur son visage buriné. Il ouvrit la bouche, et d'une voix grave et enrouée lui dit :
- Bonjour.
La jeune femme, incapable d'entendre recula de quelques pas. Que lui disait-il ?
D'une voix brisée et indistincte elle s'exclama :
- Je SuIs sO0ourDe. Je nE cOmPreNds RiEn dE Se qUe vOus dItEs.
Ses sourcils broussailleux se froncèrent légèrement, et lorsqu'elle s'apprêtait à répéter, il sortit de sa poche un bout de charbon et traça sur le sol :
" Bonjour jeune inconnue. Ton regard m'interpelle, connaîtrais-tu par hasard un certain Atila ? "
Elle eut du mal à cacher sa surprise et chuchota, sur la défensive :
- Je mE sUis CrAshéE sUr cEttE îLe dOnt jE nE sAiS rIen, eT eSt perDue lA méMoiRe.
Un mince sourire s'étala sur les lèvres de l'homme. Il inscrit une autre phrase sur le sol :
" Pourquoi mentir ? "
L'adversaire face à elle semblait en savoir beaucoup plus long qu'elle sur le sujet. Mais d'une voix éraillée elle répéta :
- Je sUIs sOuRde eT j'Ai peRdu lA méMoIrE. Et bIen qUe vOus nE mE crOyeZ pAs, c'Est lA vÉrIté...
Il tourna vers elle ses yeux et elle put y lire une pointe d'arrogance et de mépris. Mais que lui voulait-il à la fin ? À quoi s'attendait-il ? D'une main rageuse il écrivit une nouvelle phrase :
" Alors pourquoi portes-tu ce médaillon que j'ai cherché toute ma vie ? "
Atila reçu comme un coup de poing dans la poitrine. D'une voix incrédule elle lui répondit :
- MaIs qUi êTeS-VoUs À la FiN ?
« Dernière édition: Sam 01 Sep 2007, 13:50 par fannny »
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Réponse #6 Dim 26 Août 2007, 08:54
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Un brin de mélancolie
[..sixième jour..]


Noir total. Vertige. La tête lui tournait et un haut de coeur la secoua. Elle vomit. Des étoiles dancèrent devant ces yeux. Que c'était-il passé ? Un deuxième vide s'assembla au premier. Mal de crâne infernal. Atila se releva lentement, s'appuyant à un arbre noueux. Elle tâta sa peau, ses bras étaient couverts de petites égratignures et ses jambes d'une multitude de coupures plus ou moins profondes. Ses doigts remontèrent automatiquement à son cou où elle y chercha son médaillon. Frébilement sa main parcourut son décolleté sans y trouvé la moindre chaîne d'argent.
"Oh non... pas ça... pas le médaillon... il me l'a volé... non... j'en peux plus... marre... perdue..."
Pour éviter de sombrer une fois de plus à l'abattement, Atila se diriga d'un pas morne vers la lisière de la forêt qu'elle savait étouffante. En chemin, elle ramassa une lourde branche pour remplacer sa précédente arme. Alerté par le gargouillement de son ventre, Atila se prostra dans un buisson, pour attendre la venue d'un animal. Alors que ses jambes étaient parcourue de fourmillement et bientôt ankylosées, un petit lapin s'avança doucement dans l'herbe. À peine eut-il tourner la tête dans sa direction, que la jeune femme détendit ses muscles et sauta sur le rongeur terrifié qu'elle acheva d'un coup de branche. Elle l'attrapa par les oreilles et continua son chemin, imaginant maintes recettes pour accompagner sa viande.
La lumière déclinait et le soleil s'étirait langoureusement avant de plonger derrière les montagnes éclairées de la lumière orangée du crépuscule. La jeune femme allongea le pas, cherchant à s'orienter pour retrouvé la "chaleur" et la "sécurité" de son campement niché au centre de la plaine.
Peu à peu, le froid se fit plus vif et le ciel se teinta de bleu et de noir. Une à une les étoiles s'allumèrent, et scintillèrent au dessus d'Atila qui apercevait au loin le campement se dessiner dans l'obscurité naissante.
Après avoir allumé un feu et commencé de faire rôtir le lapin, Atila s'allongea dans son abri ou les planches disjointes laissaient voir l'extérieur. Une lassitude l'envahie et elle soupira. Où tout cela la menait-elle ? Un goût amère emplit sa bouche et elle regarda avec mépris la lune. Des larmes, longtemps retenues, coulèrent sur ses joues, et un sourd sanglot résonna dans la plaine. Mais pourquoi ? Pourquoi tout ça ?
La tristesse la submergea et l'engloutit totalement. Le regard voilée, elle retira de sa poche le papier usé qu'elle avait tant de fois lut et replongea dans ses lignes d'un noir d'encre...
« Dernière édition: Sam 01 Sep 2007, 14:13 par fannny »
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Réponse #7 Sam 01 Sep 2007, 14:28
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Survie
[..septième jour..]


Une tache rouge entre les herbes hautes. Atila s'approcha lentement, la batte en l'air, prête à tuer. Et ce fut avec stupéfaction qu'elle se rendit compte que ce n'était qu'un livre. Elle s'empara du volume de cuir rouge sur lequel était dessiné un couteau. Elle l'ouvrit et remarqua que c'était un manuel de chasse de niveau 1. Elle en déduit qu'il devait en avoir d'autre qui, sans doute, étaient au départ dans l'avion. À l'intérieur, des explications lui permettaient de fabriquer une fronde en bois. Songeant que se serait plus pratique que son bâton, elle ramassa donc pendant le reste de la matinée les matières premières qu'il lui fallait. Vers midi, elle put faire honneur à sa nouvelle arme, en abattant un pigeon totalement inoffensif qu'elle dégusta avec des aromates.
Ensuite, au début de l'après-midi, alors que le soleil tapait sur sa nuque elle commença son long trajet en direction des montagnes. Elle aurait bien voulu manger un oeuf, et l'autre jour, elle avait aperçu des aigles voler au dessus des monts. C'est donc pendant plusieurs heures qu'elle escalada les flancs des montagnes, ramassant au passage quelques silex. Lors de sa montée, elle aperçut une grotte, plus sur sa droite et se promit d'y aller.
Vers 16h environ, elle arriva au sommet. Des aigles planaient au-dessus d'elle en poussant des cris aigus. Elle distingua un amas de branchage dans un creux de la falaise et s'en approcha avec précaution. Dans le nid il y avait cinq gros oeufs qu'elle s'empressa de placer dans son sac miteux qu'elle avait toujours avec elle. Alors qu'Atila s'apprêtait à redescendre, un souffle lui parcouru l'échine. Elle se retourna et se trouva face à face avec un aigle de grande taille, dont les battements d'ailes lui ébouriffaient les cheveux. Il glatit et fondit sur elle. Atila n'eu malheureusement pas le temps d'attraper sa fronde et en dernier recourt protégea son visage de ses bras. Et elle s'évanouit, sombrant dans une sorte de sommeil nommé le coma...
Atila. Guerrière oubliée.

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Réponse #8 Dim 16 Sep 2007, 14:55
fannny
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Avion
[..huitième jour..]


Une couverture reposait sur ses jambes légèrement engourdies. Les yeux encore fermés, Atila caressa du bout des doigts le muret de bois sur sa gauche qui, en fait, n'était simplement que l'abris de son campement. Les pensées confuses, elle entrouvrit les paupières et se demanda comment était-ce possible qu'elle soit revenu à son installation, après s'être fait attaquer par un immense aigle au regard vif et menaçant. Elle n'avait absolument aucun souvenir de son retour, mais une chose l'avait marqué : à la serre du rapace était noué un mince bracelet de cuir rouge. C'était idiot de ce rappelé de ce maigre détail et d'en oublier la façon dont elle était venue s'allonger sur sa paillasse de feuille.
Elle passa une mèche noire qui lui tombait sur le front, derrière son oreille, et chassa toutes ces questions de sa tête. Le soleil était déjà levé et elle avait faim.

Mordant à pleine dent dans sa barre de céréales trouvée quelques jours plus tôt, la jeune femme avançait d'un pas rapide en direction du nord-est : partie non-découverte de l'île. Derrière quelques valons, elle distinguait l'épaisse masse feuillu des arbres d'une forêt tropicale et se félicita d'avoir cette fois ammener sa fronde au cas-où un animal sauvage l'aurait attaqué.
Lorsque l'astre solaire fut à son zénith, Atila était enfin arrivée en lisière du bois, et se désaltérait maintenant à la source, buvant une eau claire et fraîche.

Pendant le reste de l'après-midi, elle continua son avancée, profitant des paysages magnifiques de la vie sauvage, admirant le ciel azur et les rayons dorés traversant la frondaison des arbres. Bien que sourde, elle profitait, se délectant des odeurs enivrantes des fleurs multicolores et de la couleur attrayante des plumes d'oiseaux solitaires. La jeune femme était ce jour-là d'un calme profond et semblait ne faire qu'un avec la nature. Elle foulait avec grâce la terre humide et sa silhouette fine ondulait entre les tronc noueux. Cette journée aurait pu se finir ainsi, dans la paix et la douce humeur d'une journée sans questions, si Atila n'avait pas finalement tourné à droite.

Alors qu'elle avançait entre les branches basses et moussus, elle se rendit compte que la luminosité allait croissante et, en levant la tête, distingua au loin un étrange et intense reflet métallique.
Sortant de sa rêverie, elle allongea le pas.

À peine fut-elle arrivée à la lisière que ses yeux s'arrondirent sous le choc de la surprise. Un son non-distinct sortit de sa bouche et elle trébucha à moitié. Elle s'avança, tremblante, sur l'herbe grasse, regardant fixement, les tôles disloquées, formant vaguement l'arrière d'un avion. La terre semblait être retournée depuis peu, mais quelques mauvaises herbes poussaient déjà entre divers objets et tissus.
Sa main courrut le long du métal brûlant qui lui renvoyait la lumière aveuglante du soleil.
Par terre, entre quelques caisses et résidus de verre, elle aperçut les formes de plusieurs corps dont l'odeur lui parvenait déjà. Un tissu sur les lèvres, elle s'accroupit à côté des personnes mortes et remarqua que leur chair avait été entièrement dévorée par des charognard ainsi qu'une multitude d'insecte qui grouillait encore dans les orbites vides des hommes. Le coeur au bord des lèvres, elle s'éloigna des voyageurs et s'assit sur une rangée de siège bleus qui avait été expulsée hors de l'avion. Elle s'empara d'une bouteille de thé glacé qu'elle avait dans son sac et but une longue gorgée avant de finalement penser : "Étais-je assis à côté d'eux lors du vol ? Avais-je déjà vu leur visage ? Les connaissais-je ? Et eux, me connaissaient-ils ?"

Puis soudainement, de toute la force de sa voix, portée par le chagrin et l'abattement du à la solitude et la survie en milieu hostile, elle hurla :
- MAIS EXISTE-T-IL QUELQU'UN ME CONAISSANT ??

Tandis que des larmes chaudes roulaient sur ses joues creuses et qu'un sourd sanglot résonnait en son âme pour finalement s'échapper de ses lèvres et grandir dans le silence pesant l'entourant, une silhouette se découpa au loin...
« Dernière édition: Jeu 20 Sep 2007, 19:13 par fannny »
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Réponse #9 Dim 30 Sep 2007, 19:08
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Plus seule
[..huitième jour..]


Dom Dom...
Son coeur battait plus vite que l'anormal...
Dom Dom...
Et ses yeux fixaient avec insistance la forme lointaine de la personne...
Dom Dom...
Un voile de sueur glacé s'était posé sur sa peau...
Dom Dom...
Une brise l'effleura à peine et elle frissonna...
Dom Dom...
Ses membres semblaient engourdis et il lui était impossible de faire le moindre geste...
Dom Dom...
Figée par la peur elle regardait la personne s'approcher...
Dom Dom...
Elle avait l'impression que tout son être hurlait de terreur...
Dom Dom...
Et si c'était lui ?
Dom Dom...
Le même homme ?
Dom Dom...
Celui qui possédait encore le médaillon, son médaillon...
Dom Dom...
Elle battit vivement des paupières, tentant de distinguer le visage restant dans l'ombre...
Dom Dom..
Impossible de voir, le soleil jouait de ses rayons, les faisant refléter sur la tôle de l'avion...
Dom Dom...
Elle sentit les larmes lui monter aux yeux...
Dom Dom...
C'était trop bête, elle n'allait pas pleurer pour ça quand même...
Dom Dom...
Elle respira violemment une bouffée d'air...
Dom Dom...
Elle ne sentait plus ses jambes...
Dom Dom...
Elle tomba mollement à genoux sur le sol...
Dom Dom...
Il approchait...
Dom Dom...
Plus que quelques mètres...
Dom Dom...
Elle aurait enfin pu voir son visage mais sa vue se brouilla...
Dom Dom...
Fatiguée... Elle n'en pouvait plus...
Dom Dom...
Besoin de calme...
Dom Dom...
De repos...
Dom Dom...
De paix...
Dom Dom...
De solitude et de silence...
Dom Dom...
Il pencha son visage au-dessus du sien et contempla ses yeux vers émeraudes...
Dom Dom...
Délicatement il lui caressa la joue...
Dom Dom...
Ce n'était pas le même homme...
Dom Dom...
C'en était un autre...
Dom Dom...
« Dernière édition: Dim 30 Sep 2007, 19:14 par fannny »
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Réponse #10 Lun 29 Oct 2007, 16:10
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Éphémère
[..neuvième jour..]


Le hululement d'une chouette résonna dans la nuit noire. Le ciel taché d'encre et éclairé par le mince croissant de la lune attendait patiemment la venue d'un soleil qui le colorerait de rose et d'or. Au coeur d'une forêt, entre les troncs noueux aux rameaux touffus, crépitait un feu qu'un homme alimentait avec du petit bois sec trouvé à la lisière. Il semblait affamé et son visage mangé par un collier de barbe sombre était amaigri, laissant deviner ces os jouant sous sa peau mate.
Son campement était composé d'un abri, de plusieurs murets, d'une douche et d'un récupérateur d'eau, dans lequel l'homme venait de plonger les mains pour ensuite tamponner son visage couvert de sueur.
Effectivement, il venait de rassembler une grande quantité de bois et de pierre pour pouvoir améliorer son campement en raison de sa nouvelle protégée qui dormait sur le lit de feuilles.
Il passa le pan de tissu qui barrait l'ouverture de l'abri et entra dans la pénombre de la pièce fermée par des lattes disjointes. La lumière du feu filtait au travers et éclairait le visage de la femme allongée. Ses cheveux noirs coulaient le long de sa peau, descendant jusqu'à sa taille musclée. Elle ouvrit ses paupières et contempla l'homme agenouillé à ses côtés. Elle remarqua son regard inquiet, et d'une voix légèrement brisée par une peur soutenue, elle demanda :
- Qu'Y a-T-iL, AnToIne ?
« Dernière édition: Sam 17 Nov 2007, 10:41 par fannny »
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Réponse #11 Sam 17 Nov 2007, 10:36
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Étoile mourante
[..dixième jour..]


Un long et sourd son résonna dans la forêt. Plusieurs animaux s'enfuirent au petit galop, fuyant le lieu de la détonation. La nuit était noire. Les nuages épais cachaient toute lumière et donnaient l'impression à un ciel sans la moindre étoile. L'aube était loin, et le froid s'intensifiait chaque minutes un peu plus.
C'était sans doute l'une des causes des tremblements de la jeune femme solidement attachée à un arbre centenaire. Elle était nue et ses cheveux lâches dans son dos. Son visage semblait avoir été frappé, car il comportait plusieurs marques rouges. Ses yeux en amandes brillaient d'une lueure de profonde tristesse, tandis que des larmes dévalaient ses joues. À sa gauche une masse sombre était affaissée à terre, un liquide pourpre coulant le long de sa tempe, naissant d'un petit trou causé par le passage de la balle.
L'homme en face d'elle pointa l'arme sur son coeur et redemanda d'une voix forte :
- Qui es-tu ? Ne me ments pas !
« Dernière édition: Sam 17 Nov 2007, 10:42 par fannny »
Atila. Guerrière oubliée.

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Réponse #12 Lun 10 Déc 2007, 21:03
fannny
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Je vous écris cette lettre, vous rescapés probable du crash de cet avion, vous humains de cette espèce, vous pathétiques êtres de cette île... J'ai appris ces jours à haïr l'humanité comme j'ai haïs ce qui m'ont pénétrés et ont violés mon âme...
Alors oui, tout ces mots semblent êtres durs et violents, chargés d'une profonde aversion en vers vous.. Mais je me demande si je les pense...
Mes cris résonnants n'ont fait venir personne et mes pleurs continuels n'ont chassés que des oiseaux...
La solitude n'est autre qu'un poison qui m'a, chaque jour, tuée et qui m'a enlevé tout espoir de renaître...
J'ai su, au fil du temps, à quoi se résumerait ma vie, la fin de ma pitoyable existence...
Demain sonnera ce gong finalement tant attendu qui mettra fin à cette douleur habituelle et omniprésente...
Je n'ai eu aucune main dans la mienne pour me relever et me permettre de sortir de ce gouffre, pour me permettre de continuer après ma chute, pour me permettre de survivre dans les décombres de mon esprit...
Je n'ai croisé aucun regard, ni chargé de pitié et de compassion, ni chargé d'amour, ni chargé de dévouement...
Seulement des étincelles de désir et de passion mêlé au brasier du plaisir ardent procuré par mon corps blessé...
Alors oui, j'en veux à la vie qui ne m'a pas donné ce que je voulais, qui ne pas aidée un minimum, qui ne pas sauver, qui n'a pas voulu m'achever...
Mais j'en veux aussi à la mort qui m'a arraché l'Espoir le plus pur et le plus beau de ce monde et qui n'a pas voulu de moi parmis les siens...
Ma fin est proche... Ce sont mes derniers mots... Et ils sont pour vous... Vous que je ne connais pas et connaîtrais jamais... Soyez en paix... Je mourrais heureuse... Je parts rejoindre mon Ange... Celui dont on m'a séparer... Celui que je vais enfin retrouver...

Adieu à vous... humains... je pourrais enfin goûter à cette liberté...

Atila. Guerrière oubliée.
Atila. Guerrière oubliée.

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Réponse #13 Lun 10 Déc 2007, 21:11
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Ultime acte
[..dernier jour..]


Un unique bruit résonnant. Un corps affaissé sur le sol. Le regard vide. La mort est passée. Et est repartie avec son âme, main dans la main...

« Dernière édition: Lun 10 Déc 2007, 21:12 par fannny »
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