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Auteur Discussion: [Journal] Perdue en mer  (Lu 2852 fois)
Dim 07 Oct 2007, 18:08
daisy21
Shaolanana
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Le crash


        Le vol 884 d’Air Canada quitta Montréal à l’heure, soit 19h55, en ce dernier jour de Mai 2007.  C'était mon premier voyage en avion, enfin le premier dont je me souviendrais et j'avais eu la chance d'avoir un siège côté hublot.  Dire que j'étais nerveuse serait un euphémisme, le voyage en avion lui-même me terrifiait et Paris et la nouvelle vie qui peut-être m'y attendait me faisait encore plus peur. On passa un film de Harry Potter et pendant un moment j'ai oublié mes propres soucis en plongeant dans l'univers magique du jeune sorcier. Après le film l'hôtesse nous passa un léger goûter auquel j'ai à peine touché, mon estomac était bien trop noué pour que je puisse avaler quoi que ce soit.  Comme hypnotisée, je regardais l'immense étendue d'eau par le hublot. On était encore bien loin du continent, peut être que je devrais essayer de dormir un peu ainsi le reste du voyage passerait plus vite. Le passager à côté de moi venait juste de revenir s'asseoir et avait ouvert son ordinateur portable. J'allais faire un signe à l'hôtesse pour lui demander un oreiller quand la première secousse arriva. Une toute petite secousse mais qui me terrifia quand même. L'hôtesse dû s'en apercevoir car elle me fit un petit sourire encourageant. Puis il y eut une autre secousse un peu plus forte celle-là. L'hôtesse prit son micro et demanda à tout le monde de boucler sa ceinture car nous venions d'entrer  dans une zone de turbulences. Ensuite tout arriva très vite, les secousses devenaient de plus en plus fortes, et tout à coup l'avion piqua du nez. Agrippant mon sac de voyage de toutes mes forces je me penchai en avant, comme inconsciente de ce qui se passait vraiment je revoyais l'hôtesse nous montrant les consignes de sécurité avant le départ et je les ai appliquées en pensant que vraiment je n'aimais pas les voyages en avion. Et puis ce fut le crash…   
« Dernière édition: Jeu 18 Oct 2007, 06:37 par daisy21 »
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Réponse #1 Jeu 18 Oct 2007, 07:04
daisy21
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Jour 1-  Une mauvaise nouvelle ne vient jamais seule

Je me suis réveillée en sursaut, quelque chose clochait, il y avait comme une odeur de brûlé... le feu! Je me suis redressée rapidement enregistrant au passage que mon corps était particulièrement douloureux aujourd'hui. En ouvrant les yeux je me suis aperçue, surprise, que je n'étais pas dans ma chambre. J'ai aperçu l'avion encore fumant et tout à coup la mémoire me revint. Une minute si c'est l'avion là-bas à quelques mètres de moi, comment diable suis-je arrivée ici? Je n'ai pas pu être éjectée aussi loin sans être gravement blessée et malgré mon corps tout ankylosé, je n'ai définitivement rien de cassé. Tournant la tête j'ai aperçu un jeune homme à côté de moi. Il semblait inconscient ou endormi… ou peut-être… non je pouvais voir son abdomen se soulever régulièrement donc il respirait.  Encore sous le choc, mon regard s'est porté à nouveau sur l'avion et soudain l'ampleur et l'horreur de la situation me frappa. Les larmes coulèrent sur mes joues, doucement d'abord puis, je me suis effondrée et mes pleurs redoublèrent devenant presque hystériques. Je suis restée là pendant un long moment, couchée sur le sol la tête sur le sac de voyage que je n'avais jamais lâché. 

Étrangement, cet accès de désespoir me fit du bien et me fit retrouver mes esprits. Séchant mes larmes je me suis assise et j'ai regardé l'homme à côté de moi. Mes pleurs l'avaient vraisemblablement réveillé et il avait eu la délicatesse d'attendre que la crise soit passée. Je l'ai reconnu immédiatement, c'était mon voisin avec l'ordinateur portable. Je lui souris timidement.

- Bonjour.

- Bonjour.

mon regard se tourna à nouveau vers la carcasse de l'avion et j'ai frissonné d'horreur à nouveau,

- Est-ce vous qui m'avez sorti de l'avion?

- Oui. J'ai essayé d'y retourner pour sortir d'autres passagers mais il y a eu une explosion, et l'avion s'est embrassée en quelques secondes. C'était horrible, j'ai entendu des gens hurler de douleur mais je ne pouvais plus rien faire pour eux. Je ne sais pas ce qui était le plus terrible, les cris ou le silence qui a suivit. »

Des larmes coulaient sur ces joues et la douleur se lisait sur son visage. Je me remis à pleurer silencieusement moi aussi. Il voulut tendre sa main vers moi mais s'arrêta dans un gémissement de douleur.

- Oh mon dieu, vous êtes blessé! 

- J'ai été projeté au sol par le souffle de l'explosion et c'est ma jambe droite qui a tout pris.

- Vous croyez qu'elle est cassée?

- Sans l'ombre d'un doute. Fracture simple du tibia sans déplacement d'après ce que je peux voir. Je suis étudiant en médecine.

Il avait ajouter cette explication devant mon air surpris.

- Et bien espérons que les secours arrivent vite.

Son sourire s'effaça et il me regarda semblant hésiter à parler.

- Quoi? Vous ne croyez pas que les secours vont arriver vite ?

- Je ne suis pas sûre que les secours vont arriver à nous trouver du tout.

Je le regardai attentivement, il était sérieux je le voyais bien.

- Pourquoi?

- Quelques minutes avant le crash, j'ai entendu le steward demandé à une hôtesse de se rendre au poste de pilotage car il n'arrivait pas à joindre les pilotes avec la radio. Sur le coup j'ai cru à un simple problème technique mais avec ce qui est arrivé, je crois que quelque chose de grave c'est passé dans le poste de pilotage et personne n'était en mesure de piloter l'avion quand les turbulences ont commencé. Je ne crois pas que le pilote a pu envoyer un signal de détresse et il est très possible que l'avion, sur le pilote automatique est déviée de sa ligne de vol alors les secours ne sauront pas ou nous chercher.

La situation était pire que je pensais. J'ai fermé les yeux et pris une grande inspiration me forçant à ne pas céder à la panique.

- Je peux me tromper.

- Oui, mais mieux vaut prévoir le pire. On risque d'être ici pour un bon moment et si on veut survivre, on doit trouver à boire et à manger. 

Je me suis levée, essayant de décider par quoi commencer.

- Pour ta jambe qu'est-ce qu'on peut faire ?   

- J'aurais besoin de quelques morceaux de bois et de corde ou de tissu pour pouvoir réduire la fracture. Et puis quelque chose pour me faire une canne.

- Bien je vais essayer de trouver ça et aussi quelque chose à boire et à manger.

J'ai jeté un coup d'oeil à ma montre pour savoir combien de temps j'avais avant la nuit.  Première bonne nouvelle, il était environ 10 heures le matin, j'avais donc le temps d'explorer un peu les environs... enfin si ma montre était bien à la bonne heure pensais-je soudain. Bon ce n'était pas dramatique, à midi le soleil sera au zénith et je pourrai rectifier l'heure au besoin.  J'ai fais quelques pas en direction de la forêt quand soudain j'ai buté sur quelque chose. Une bouteille de thé glacé, génial ! Je commençais à avoir plutôt soif. Je l'ouvris et en pris quelques petites gorgées avant l'apporter à mon compagnon d'infortune.

Finalement je pris la décision de commencer mon exploration par les abords du site de crash. Marchant lentement, les yeux fixés sur le sol j'ai trouvé assez rapidement 3 autres bouteilles de thé glacé et 2 barres de céréales. Les mains pleines je suis de nouveau retourné vers l'endroit ou je m'étais réveillée. J'y ai laissé tomber mon butin et prenant mon sac de voyage j'ai vidé son contenu par terre. Il ne contenait pas grand chose d'ailleurs, juste le nécessaire pour passer une nuit à l'hôtel et un rechange pour le lendemain.

Avec mon sac maintenant vide, je suis retournée autour de l'avion ou j'ai fini par découvrir 2 valises provenant d'une des soutes à bagage. J'ai fouillé partout autour espérant trouver d'autres valises dans le coin mais je me suis bien vite rendu à l'évidence, seul ces 2 valises semblaient avaient résistés au crash et encore c'était vite dit. L'une d'elle était éventrée et une partie de son contenu semblait s'être envolé au vent. J'y ai trouvé quand même quelques vêtements ; une paire de jeans, 2 shorts, 1 camisole, 2 t-shirts, un chandail de laine et quelques sous-vêtements,  qui par bonheur étaient à ma taille et une paire de sandale dans une pochette interne fermé.  Il y avait aussi une petite trousse de voyage contenant savon et shampoing. L'autre valise était en fait un sac de voyage, un peu plus grand que le mien et en parfait état. Il contenait une trousse de rasage, un paquet de batteries, un téléphone cellulaire, une petite lampe de poche, un pantalon d'habit, deux chemises, deux cravates, deux paires de bas et un gros chandail de laine. J'ai transféré le contenu de la valise dans le sac de voyage et poursuivit mon chemin. Non loin de là, j'ai trouvé ce qui ressemblait à un bout de bout de comptoir avec un tiroir à peu près intacte. L'ouvrant j'y ai trouvé une petite trousse médicale d'urgence. Tout près il y avait 3 autres barres de céréale et une petite boite de lingettes.

Continuant encore je découvris avec stupéfaction que l'avion semblait avoir été coupé en 2 sous le choc du crash, la partie avant de l'avion n'était nulle part. Sous le choc j'ai contourné l'avion et là j'ai fait ma plus grande découverte: 4 grandes caisses en assez bon état dont 3 avaient été ouvertes durant le crash. La première contenait des rouleaux de tissus, la deuxième des postes de soudure et la troisième des outils, en fait des petits coffrets d'outils contenant une hachette, un marteau et une petite scie.  Plutôt satisfaite j'ai décidé de retourner à mon abri pour y déposer mon butin emportant avec moi un des petits coffrets d'outils. Mon compagnon s'étant endormi, j'ai vidé mon sac le plus silencieusement possible et je suis repartit aussitôt vers les grandes caisses. Me servant du marteau et de la machette je suis parvenue à ouvrir la quatrième caisse qui à mon grand désappointement contenait des cameras numériques. Retournant vers la caisse de tissus, j'en ai trouvé un assez épais et utilisant la scie j'en ai coupé deux bonnes longueurs pour nous faire des couvertures pour la nuit.

De ce côté de l'avion, la forêt était tout proche. J'ai décidé d'aller y faire un petit tour tout en restant à la lisière pour plus de sûreté. La chance fut de mon coté car après environ une demi-heure de marche j'ai trouvé un arbre fruitier.  Avec une dizaine de grosses nectarines j'ai prit le chemin du retour ramassant des morceaux de bois au passage.  La chaleur était presque insupportable maintenant et la marche dans la forêt m'avait épuisée. Le soleil de l'après-midi nous tapait dessus avec force. Je suis retournée chercher le couvercle d'une des caisses pour nous abriter un peu. Heureusement on était installé juste devant un arbre donc je pouvais caler le couvercle contre l'arbre. Pour plus de sécurité j'ai placé les plus grosses pierres que j'ai pu trouver de l'autre côté du couvercle. J'ai prit quelques gorgées de thé glacé avant de m'allonger pour me reposer pour une petite demi-heure.

Lorsque j'ai ouvert les yeux, le soleil était très bas à l'horizon. Et merde! Je m'étais endormie. Il était trop tard maintenant pour entreprendre quoi que ce soit. Mon compagnon était réveillé et avait déjà immobilisé sa jambe avec les morceaux de bois et les deux cravates..

- Bien dormi?

- Trop dormi, tu veux dire ! Tu aurais pu me réveiller.

- Non tu avais besoin de te reposer et puis tu en as déjà fait beaucoup pour aujourd'hui. Tu as faim?

Je mourrais de faim et de soif. On se partagea une barre de céréale en plus de manger deux fruits et de boire un peu de thé glacé. Pendant qu'on mangeait, je lui ai parlé de ce que j'avais découvert au cours de mon exploration.  On ne parla pas très longtemps ce soir là, étant tous les deux très fatigués. La chaleur de la journée tombait très vite et je regrettais ne pas avoir pensé à faire un feu. J'ai sortit deux chandails de laine dans le sac de voyage et aidé mon compagnon à mettre  le sien. La nuit était tombée et je me suis enroulée dans ma couverture pour ma première nuit en temps que naufragée. 

« Dernière édition: Jeu 18 Oct 2007, 07:09 par daisy21 »
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Réponse #2 Mer 24 Oct 2007, 01:33
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Jour 2 –Perdue au milieu de l’océan

En me réveillant aujourd’hui je mis quelques minutes à me rappeler ou j’étais… ou plutôt que j’étais perdue sur une île déserte au milieu de l’océan Atlantique. Des larmes menacèrent de couler encore mais je les ai refoulées avec détermination. Si je voulais survivre, je ne pouvais pas me laisser aller au désespoir.  Faisant le moins de bruit possible pour ne pas réveiller mon compagnon, je me suis levée et suis sortie de notre abri de fortune. Il était temps de me mettre au travail.
 
Armée de la hachette et de mon sac de voyage je suis partie vers la lisière de la forêt derrière l’avion. J’avais besoin de bois pour faire un feu mais je voulais aussi trouver 2 grandes branches de bois se terminant en Y pour faire des béquilles. Au passage je me suis arrêtée devant un pommier pour manger un fruit.  J’en cueillis aussi une dizaine pour apporter. Je ne mis pas trop de temps à trouver tout ce que j’avais besoin et c’est les bras chargés que je suis retournée au campement déposer mon stock.  Je suis ensuite retournée à la recherche d’objets pouvant nous aider autour de l’avion. J’y fit quelques bonnes découvertes, d’abord une trousse de couture complète incluant des ciseaux, une boussole électronique, une boite d’allumette, puis une petite caisse contenant des barres de céréales. La caisse en elle-même pouvait servir de banc alors je l’ai ramenée au campement.

Mon compagnon s’était réveillé pendant mon absence et m’accueillit avec un grand sourire. 

- En passant, je suis François Carpentier, et toi quel est ton nom ?

Sa question me prit par surprise et pourtant j’aurais bien du m’y attendre, demander son nom à quelqu’un est tout ce qu’il y a de plus normal, enfin pour tout le monde sauf pour moi.

- Moi c’est Jane. Tu as faim ?

Je sortis de mon sac les pommes que j’avais ramassées et lui en offrit une. On se partagea aussi une barre de céréale en guise de déjeuner puis, je lui expliquai mon idée pour lui faire des béquilles. Mes branches étant un peu trop grandes, j’ai sorti ma hachette pour les couper un peu. Il restait le problème pour François de se mettre debout. J’étais trop petite et pas assez costaude pour l’aider. Mais François était plein de ressource et remarqua bien vite une branche un peu trop haute pour lui dans l’arbre au-dessus de notre abri. Il me demanda d’y accrocher sa couverture et agrippant un côté de la couverture avec chaque main il se hissa debout à la force de ses bras. Je lui ai glissé rapidement les béquilles sous les aisselles et il put faire quelques pas autour du campement. La manœuvre lui prenait beaucoup d’énergie alors il se recoucha bien vite mais au moins il pourrait se déplacer un peu.

- Je retourne à la caisse de tissu te découper une autre couverture comme ça on pourra laisser celle-la sur la branche pour que tu puisses te lever sans mon aide.

- Rapporte aussi une petite bande mince environ de la même longueur. En l'attachant à la branche je pourrai y accrocher mes béquilles.

Avec les ciseaux couper le tissu fut beaucoup plus facile qu'avec la scie. J’ai aussi coupé deux carrés d'un tissu un peu plus mince et pliant l'un des carrés en deux je me suis fait un fichu pour me protéger la tête du soleil. Pour retourner à l'abri je fis le tour complet de l'avion toujours à la recherche de tout ce qui pourrait nous aider. Je découvris un livre; L'ABC de la Couture, une tablette de chocolat et un carnet à dessein. De retour au campement j'ai attaché solidement la bande de tissu à la branche et j’y ai accroché les béquilles. Je me suis ensuite occupée de préparer un endroit pour faire un feu, pas trop loin de notre abri mais pas trop près non plus. Je fis un cercle avec des pierres et je commençais à y empiler des morceaux de bois quand je me rendis compte de mon erreur. Pour faire un feu j'avais aussi besoin de feuilles mortes ou d'écorces d'arbre et de brindilles. Reprenant mon sac je suis retournée à la lisière pour en chercher, ramassant encore quelques fruits au passage et une pleine brassée de bois.

Dans l’après-midi j’ai terminé l’installation de notre feu, agrandi notre abri temporaire en ajoutant le couvercle d’une deuxième caisse de l’autre côté de l’arbre, en plus d’explorer encore les abords du site du crash espérant trouver d’autre bouteille de thé glacé. Je n’en découvris qu’une seule. François fit se leva une autre fois et cette fois il réussit à prendre ses béquilles sans aucune aide de ma part. Malgré tout le simple fait de se lever lui prenait tout son énergie alors il ne faisait que quelque pas avant de se recoucher.

La chaleur de la journée persista longtemps ce soir-là. Finalement j’ai décidé de ne pas faire de feu, mieux valait économiser les allumettes car je n’avais aucune idée comment faire un feu sans elles. Le soir venu, allongés dans notre campement nous avons essayé de faire le point sur notre situation. La première priorité c’était de trouver de l’eau. Nous n’avions que quelques bouteilles de thé glacé et si les fruits pouvaient nous désaltérer un peu, nous ne pourrions pas survivre longtemps sans trouver pas une source d’eau. Demain matin je devrai partir en exploration.

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Réponse #3 Ven 02 Nov 2007, 17:50
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Jour 3 - Une montagne de surprise

Je me suis réveillée très tôt le lendemain matin aux chants des oiseaux. François était aussi réveillé alors on déjeuna ensemble d’un fruit et du reste de la bouteille de thé glacé puis, je me suis préparée pour mon exploration. J'ai mis la boussole autour de mon cou, emportée une barre de céréale et un fruit ainsi que deux bouteilles de thé glacé vides. Avec un peu de chance je pourrai les remplir avec de l'eau aujourd'hui. J'ai ramassé une dizaine de petites pierres et autant de petites branches que je mis dans mon sac de voyage. J’allais partir quand François m’appela.

- Tiens prends ça. 

Il me tendait des mini-jumelles.

- Génial ! Ou as-tu trouvé ça ?

- Dans une pochette du sac de voyage que tu as trouvé. Tu ne sais pas comment je regrette d’être cloué ici incapable de rien faire.

- Ce n’est pas ta faute si tu es blessé. Par contre si tu veux faire quelque chose tu pourrais peut-être faire l’inventaire de ce que nous avons. J’ai du papier et un stylo dans mes affaires.

- D’accord. Sois bien prudente.

Bon quelle direction prendre, Au sud et à l'ouest c'était la forêt, à au nord et à l'est c'était la plaine. Pour ce que j'avais vu de la forêt hier elle était très dense donc j'ai décidé de l'éviter. Finalement je suis partie vers le nord. Je n'ai pas marché longtemps avant d'arriver sur le bord d'une falaise avec en bas une mince plage et puis la mer à perte de vue. La falaise était beaucoup trop escarpée pour que je puisse espérer descendre par-là. Avec mes jumelles j'ai exploré l'horizon, il semblait y avoir une épave de bateau très près de la rive juste un peu plus à l'ouest. A l'est je voyais maintenant clairement une montagne au loin. Sortant quelques pierres et branches je fis un petit monticule pour retrouver mon chemin au retour et me suis éloignée en direction de la montagne. Je mis environ une heure à l'atteindre. Elle n'était pas très abrupte et ne semblait pas trop haute non plus mais d'en haut j'aurais certainement une meilleure vue de l'île. Au bout d'une heure j'avais atteint le sommet. La vue était magnifique et j'avais maintenant une meilleure idée de la forme de mon île. A l'ouest je voyais clairement la carcasse de l'avion et la forêt derrière. En bas du versant est de la montagne se trouvait une belle plage très invitante. Au sud l'île semblait s'étendre très loin mais tout ce que je voyais c'était de la forêt. Le plus intéressant c'était au sud-ouest ou la mer semblait formée une espèce de lagon, il faudra que j'aille explorer ça. L'escarpement de la montagne au sud me cachait le paysage juste au bas de la montagne. Rampant à plat ventre je me suis approchée du bord pour essayer d’en voir plus et c'est alors que le vit. Un nid d'aigle avec des oeufs dedans juste un peu plus bas. Descendre jusque là ne fut pas une mince affaire mais j'étais déterminée. Les parents ne semblaient pas dans le coin alors enlevant les pierres de mon sac je fis un trou au centre des branches dans lequel j'ai placé deux des œufs. Je cherchais un chemin plus facile pour retourner en haut de la montagne quand soudain j'entendis un léger bruissement... de l'eau!  Mes oreilles bien ouvertes j'ai suivi le bruit descendant encore un peu vers le sud. Le bruit devenait plus fort et très vite j'ai trouvé un petit jet d'eau sortant de la montagne. Folle de joie j''ai mis mes mains en coupe et bu plusieurs fois. Mon dieu que c'était bon. Le bruit était bien trop fort pour ce simple petit jet d'eau, il devait y en avoir d'autre. Avec précaution j'ai regardé plus bas et découvert une véritable cascade descendant jusqu'au pied de la montagne ou elle formait un petit lac. Le paradis quoi ! La descente devenait bien trop abrupte pour que je puisse atteindre la cascade par ici mais après un bref survol avec mes jumelles je vis que je pourrais l'atteindre en allant droit vers l'est à partir de la l'avion. Demain je prendrai enfin un bain. Je bus encore un peu d'eau, mangeai la moitié de ma barre de céréale, mon fruit puis, je remplis les bouteilles de thé glacé de cette eau bien fraîche avant de prendre le chemin du retour. Et le retour fut long et bien plus pénible qu'à l'aller à cause de la chaleur suffocante. Encore une fois, j'étais complètement épuisée en arrivant au campement. J’expliquai à François en quelques mots que j’avais trouvés de l’eau et des œufs pour notre dîner, lui demandai de ne pas me laisser dormir trop longtemps puis, je m'effondrai à l'ombre du campement et m’endormi aussitôt. 

François me réveilla vers la fin de l’après-midi et je me suis mise tout de suite à l’œuvre. Sur le chemin du retour j’avais réfléchit à la façon de faire cuire nos œufs et j’avais finalement pensé au tiroir dans lequel j’avais trouvé la trousse médicale d’urgence. Le tiroir étant en métal il pourrait faire office de poêlon. François offrit de s’occuper du feu et du repas alors prenant les ciseaux je suis retourné à la caisse de tissus. Il y avait de tout sorte de tissus même du tissu éponge qui me fera une excellente serviette pour mon bain dans le lac du lendemain. J’en ai coupé 2 petits carrés, un moyen rectangle et un grand rectangle. Je fis complètement le tour de l’avion avant de retourner au campement et j'ai trouvé 2 autres bouteilles de thé glacé, et une masse.

Faire cuire des œufs dans un tiroir ce n'est pas évident surtout quand on a pas de mitaines pour se protéger de la chaleur. Et ce n'est pas plus évident de les manger. N’ayant aucuns ustensiles on a du attendre que le tiroir refroidisse avant de manger. Malgré tout, ces œufs à moitié froids manger avec nos doigts étaient un vrai délice. Après le dîner, François compléta notre inventaire avec mes dernières trouvailles avant de me montrer la liste:

Vêtement pour femme :

un pyjama
2 paires de jeans
1 pantalon de voyage *
2 paires de short
3 T-shirts
1 camisole
1 blouse *
1 chandail de laine
4 sets de sous-vêtement
3 paires de bas
1 paire de sandale
1 paire de souliers de ville *

Vêtement pour homme:

 1 pantalon d’habit
 1 paire de jeans *
 1 T-Shirt *
 2 chemises
 2 cravates
 2 paires de bas
 1 gros chandail de laine
 3 sous-vêtements
 1 paire d'espadrille *

Accessoire:

une brosse à cheveux
une brosse à dent
un mini-tube de dentifrice
une petite trousse de voyage contenant savon et shampoing
une trousse de rasage
un stylo et 2 crayons à mine
un calepin
un carnet à dessein
un livre de couture
des mini-jumelles
une boussole
1 grande serviette en tissu éponge
1 petite serviette en tissu éponge
2 petits carrés de tissu éponge
2 couvertures chaudes
1 trousse de couture
1 trousse médicale d'urgence
1 boite d'allumette
2 bouteilles de thé glacé vide
1 boite de 12 lingettes
1 petite caisse pouvant servir de banc
1 paquet de batterie
1 petite lampe de poche
1 téléphone cellulaire

Outil:

un marteau
une petite scie
une petite hachette
un poste de soudure
une masse

Nourriture:

4 bouteilles de thé glacé
2 barres de céréale
1 tablette de chocolat
1 caisse contenant 12 boites de 12 barres de céréale (144)
quelques fruits


On discuta un peu avant de s'endormir. J'ai raconté un peu plus en détail ce que j'avais vu du haut de la montagne et expliqué à François que je voulais me rendre à la cascade dès le lendemain et peut-être aussi me rendre jusqu'à la plage. On se mit aussi d'accord sur nos nouvelles priorités: Trouver un endroit pas trop loin de la cascade pour installer notre campement et trouver de la nourriture.

« Dernière édition: Ven 02 Nov 2007, 18:02 par daisy21 »
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Réponse #4 Ven 23 Nov 2007, 06:09
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Jour 4 - Règle numéro 1: toujours regarder ou l'on mets les pieds

En me réveillant ce matin-là je me suis immédiatement mise à sourire, la perspective d'un bain dans le petit lac en bas de la cascade me remplissait de bonheur. J'étais si impatiente d'y être que j'ai décidé de partir immédiatement emportant un fruit et une barre de céréale pour manger en route. J'avais préparé mon sac la veille emportant du linge de rechange, les serviettes, la petite trousse de voyage, la boussole, les jumelles et 3 bouteilles de thé glacé vide. Je me suis levée sans bruit pour ne pas réveiller François et sortant la boussole je me suis dirigée vers l'est.

Je marchais rapidement depuis 3 à 4 minutes seulement quand m'accrochant les pieds dans quelque chose je me suis tombée à plat ventre dans l'herbe longue de la plaine. Je me suis relevée en râlant un peu, quand même soulagée de ne pas m'être blessée, et j'ai voulu voir sur quoi j'avais trébuché.  Avec stupeur je découvris une pelle ronde en parfaite état. J'ai hésité pendant une minute, devais-je l'emporter ou retourner la porter au campement ? François aurait bien rit s'il m'avait vu tombée comme ça pensais-je alors que j'hésitais toujours… et ce fut là que j'ai eu une idée absolument géniale. Je suis retournée au camp presque au pas de course et j'ai fait le tour de l'avion pour retrouver les grosse caisses de marchandise. C'était celle des caméras numériques qui m'intéressait. Oui j'avais raison, la caisse contenait des ensembles caméras comprenant en plus de la caméra, une carte mémoire et des piles. Voilà comme ça j'allais pouvoir photographier les endroits ou j'allais et les partager avec François. Emportant une des caméra j'ai repris le chemin de la cascade.

Au bout d'une heure de marche je suis arrivée à la cascade. Vue d'en bas elle était encore plus impressionnante. L'eau cascadait depuis la montagne tantôt avec force tantôt plus lentement et elle avait formée un petit lac, environ la grandeur d'une piscine olympique, au pied de la montage. Au sud le lac devenait un mince cours d'eau, qu'on pouvais facilement enjamber, et se jetait dans le lagon. J'ai rempli une bouteille d'eau que j'ai ensuite bue avec délice. J'avais envie de me déshabiller immédiatement et de plonger dans l'eau mais j'ai finalement décidé de me rendre jusqu'à la plage avant voulant garder le plaisir de la baignade pour la fin. De l'autre côté de la cascade j'ai traversé des collines pour environ 40 minutes avant d'arriver sur une immense plage de sable fin et de cocotiers avec la mer à perte de vue. Sortant la caméra je pris quelques photos de la plage dans différentes directions. J'ai trouvé quelque coquillages sur la plage et j'ai même aperçu un crabe au loin. J'aurais bien aimé pouvoir l'attraper pour notre dîner celui-là mais bon je n'avais aucune idée comment, enfin pour le moment. Par contre j'ai trouvé une noix de coco sous un des cocotiers, avec la hachette je pourrai l'ouvrir et ça nous fera quelque chose de différent à manger. C'est en retournant vers la cascade que j'ai découvert l'endroit parfait pour notre futur campement. Une toute petite clairière au milieu des collines avec quelques arbres tout autour. Quatre arbres en particulier me semblaient très intéressants car ils formaient un rectangle un peu au centre de la clairière et je les voyais déjà devenir la base de notre abri. La cascade n'était pas trop loin car je l'entendais, bien que faiblement.  J'ai photographié la clairière sous tous les angles avant de repartir.

Me guidant avec le bruit de la cascade je mis seulement 10 minutes à l'atteindre.  La cascade, le lac et le temps de la baignade enfin! Sans plus attendre je me suis déshabillée laissant en plan mon sac et mes vêtements sales et je me suis avancée tranquillement dans l'eau. Elle était glacée et le contraste avec la chaleur suffocante de l'air me fit frissonner. Courageusement je me suis laissée couler, entrant complètement sous l'eau, torture et plaisir tout à la fois. Revenant à la surface j'ai fait le tour du lac à la nage, oubliant bien vite la froideur de l'eau pour ne garder que le plaisir de la baignade. Pendant un moment je fis la planche offrant mon corps au chaud rayon du soleil. Je serais resté comme cela pendant des heures, c'était si calme si paisible et si agréable de simplement flotter sur l'eau. Je me suis immergée une dernière fois, m'émerveillant devant la beauté des profondeurs du lac et salivant à la vue des nombreux poissons qu'il recelait. Puis je suis sortie de l'eau pour aller chercher ma serviette et la trousse de voyage. Je me suis lavée en vitesse, bénissant le ciel pour mes cheveux ultra court, avant de me sécher avec la serviette et de mettre mes vêtement de rechange tout propre... quelle joie de se sentir propre.  Je suis remontée vers la cascade pour remplir les bouteilles et j'ai pris quelques photos avant de repartir vers le site du crash passant cette fois-ci un peu plus au sud pour atteindre la lisière et ramasser du bois et des fruits. Cette fois-ci j'ai trouvé des bananes, des mangues et des clémentines... de quoi varié le menu quoi! 

Je pouvais presque voir l'épave de l'avion au loin et j'avais bien hâte d'y être, il faisait chaud et mon sac et mes bras étaient chargés de bois et de fruits. Et soudain, pour la deuxième fois de la journée je me suis retrouvée face contre terre. J'ai poussé un cri de rage, suivit de quelques mots que je ne répéterai pas ici, en regardant l'étendue des dégâts. J'étais tombée sur le mélange de morceaux de bois et de fruits que je portais dans mes bras, mon t-shirt impeccable il y a quelque minutes était maintenant taché et déchiré, j'avais une longue éraflure au bras gauche causé par une des branches et bien sûr mes fruits étaient éparpillés un peu partout.  Heureusement ceux que j'avais mit dans mon sac n'avait pas souffert de ma chute. Mais sur quoi avais-je donc trébucher cette fois-ci? On était bien trop loin du site du crash pour que ce soit quelque chose venant de l'avion non? Perplexe je me suis mise à quatre pattes essayant d'identifier l'objet de mon malheur. J'ai rapidement découvert la racine, une énorme racine appartenant à un non moins énorme arbre, j'allais me relever quand mon regard fut attirer par quelque chose d'orangé qui semblait prit derrière la racine. J'ai contourné l'arbre pour essayer de mieux voir. Il y avait un espace, une sorte de terrier entre 2 racines de l'arbre et là à moitié enfoui dans le trou se trouvait une tente dans son emballage de toile orangé. Mais qu'est-ce qu'une tente pouvait bien faire ici me suis-je demandée stupéfaite. Je me suis penchée pour la ramasser mais elle semblait coincée. Je n'avais pas l'intention de me laisser décourager si facilement. Empoignant solidement la tente j'ai tiré de toute mes forces... la tente céda soudainement et je me suis retrouvée assise par terre à moitié assommée par la tente et le sac à dos auquel elle était attachée.  Après quelques minutes pour reprendre mes esprits, je me suis jetée sur le sac à dos pour l'examiner. C'était un gros sac à dos de campeur dont il manquait la partie supérieur. Un gros bouquin semblait coincé dans le sac, ce qui expliquait sans doute que le contenu du sac ne soit pas resté dans le trou. J'ai réussi à déplacer le livre et découvert des vêtements d'homme et plein de matériel de camping incluant, merveille des merveilles un set de vaisselle/casserole. J'ai remit le livre dans le sac jugeant plus prudent de le rapporter au campement pour en faire l'inventaire. Reprenant tout mon fardeau j'ai repris le chemin du campement en faisant bien attention ou je mettais les pieds cette fois.

François resta bouche bée en me voyant revenir avec le sac à dos. Si je n'avais pas été si fatigué j'aurai sorti la caméra pour immortaliser ça.

- Et attends de voir ce qu'il y a dedans, tu ne peux pas deviner comment on est chanceux?

- Oh oui je le peux! Et encore plus que tu ne le penses.

Il souriait maintenant à pleine dents et pendant un moment je me suis demandée si je ne m'étais pas assommée plus fort que je ne le pensais. François remarqua ma confusion car il éclata de rire avant de pointer le sac.

- C'est mon sac à dos que tu as trouvé.

C'était mon tour d'être bouche bée. Il m'expliqua qu'il avait prit l'avion pour aller rejoindre des copains l'Université pour parcourir la France en camping durant tout l'été.

Je me suis allongée à l'ombre de notre abri pendant que François vidait le sac et en notait l'inventaire. Certaines choses avaient disparu de son sac à dos, soient au moment du crash soient lorsque j'avais forcé pour sortir le sac de sous l'arbre : un sac de couchage, un livre sur la France, une veste de pluie et un lecteur MP3. Mais heureusement pour nous le matériel le plus important était toujours là.

Vêtement pour homme:

2 paires de jeans
1 paire de short
1 maillot de bain
4 t-shirt
1 camisole
1 veste en polar
4 paires de bas
3 sous-vêtements
un pyjama


Accessoire:

un peigne
une brosse à dent
un mini tube de dentifrice
une petite trousse de voyage contenant savon et shampoing
une trousse de rasage
un stylo
un calepin
des mini-jumelles
une lampe de poche
un gros paquet de batterie
une petite trousse de survie
un jeu de cartes
un gros livre

Matériel de camping :

une boussole
un couteau suisse
une bobine de fil de fer
une bobine de ficelle épaisse et solide
un sac-douche
une grosse boite d'allumette (148)
une grille en métal pliable
une gourde
le set de vaisselle/casserole:
une assiette plate
une assiette creuse
une tasse
un couteau
une fourchette
une cuillère
un petit chaudron
un petit poêlon

Nourriture:

2 grosse tablette de chocolat noir
1 sac de noix
1 sac de fruits séchés
8 sachets de nourriture déshydratée
1 petit pot de café instantané


Je le regardais sortir tout cela émerveillée. Notre situation venait de s'améliorer grandement.    On décida de se payer la traite pour fêter ça et d'utiliser un des sachets de nourriture déshydratée pour le repas du soir. On se régala donc d'une grosse portion de bœuf bourguignon et pour la première fois depuis notre arrivée sur l'île, on pu manger à notre faim. Après le repas j'ai sortit la caméra pour lui montrer les photos que j'avais prise et avec enthousiasme j'ai commencé à faire des plans pour notre futur campement.  Au bout d'un moment je m'aperçus que François ne m'écoutait plus et semblait d'humeur plutôt morose.

- Qu'est-ce qu'il y a ? Ta jambe te fait souffrir?

- Non, mais sans cette fichue jambe cassée je pourrais t'aider à organiser notre survie au lien de rester ici complètement inutile.

Ah non par exemple, il n'allait recommencer avec ça ! 

- Si t'arrêtais un peu de t'apitoyer sur toi-même et de regretter ce que tu ne peux pas faire, peut-être que tu trouverais des choses utiles à faire.

Et vlan ! Dès fois je me giflerais. Non mais, je me retrouve sur une île déserte et je n'ai rien de mieux à faire que de parler sans réfléchir et d'insulter le seul autre rescapé.

- Écoute, je suis désolée…

Il secoua la tête, se tournant vers moi souriant faiblement.

- Non, tu n'as pas à t'excuser, tu as parfaitement raison. J'ai passé ces deux derniers jours à enrager parce que tu dois faire tout le boulot et prendre tous les risques, au lieu de penser à des façons de me rendre utile. Mais c'est fini tout ça et j'ai déjà une petite idée de ce que je vais pouvoir faire d'utile demain.

Là-dessus il me fit un clin d’œil et refusa obstinément de m'en dire plus. On bavarda encore quelques minutes autour du feu avant de retourner dans l'abri pour la nuit.

   
 

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