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Auteur Discussion: [Journal] Renaissance  (Lu 1928 fois)
Jeu 18 Oct 2007, 11:46
titSarthoise
Shaolanana
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Journalisée
I
Le Réveil


Je m'étais réveillée il y avait déjà un ou deux mois de cela, je ne savais plus très bien : je n'avais pas compté les jours. Je me souvenais d'avoir été dans un avion, j'allais en vacances ou j'en revenais, la mémoire m'échappe. J'avais profité des vacances scolaires pour partir respirer un peu, au soleil, dans les îles. La prépa, c'est sympa mais ça use, et après un an de travail forcené, ayant obtenu mon entrée à l'IEP de Paris, je méritais un peu de repos. Je voulais du grand air, je ne m'attendais pas à en trouver autant...

Tout s'était passé très vite : le pilote avait commencé par nous dire de ne pas nous affoler, que tout allait bien se passer. J'avais alors levé les yeux du septième tome de Harry Potter qui venait de sortir avant mon départ, dans lequel j'étais profondément plongée, et j'avais réalisé que tout allait mal, en vérité... Par le hublot, je voyais le sol se rapprocher de plus en plus... Ou plutôt la mer, et ses vagues tumultueuses. Et puis je ne sais trop comment, on m'avait enlevée de mon siège, je m'étais retrouvée avec un parachute autour du torse et des recommandation sur son fonctionnement fusaient de toutes parts. Il y avait une île, j'avais une chance. Surtout ne pas tirer trop tôt ni trop tard. Ne pas avoir peur, tout allait bien... J'avais écouté confusément cette agitation autour de moi, mais mon esprit était bien loin. J'étais jeune, j'étais une femme, et ils avaient décidé que je méritais d'être aidée dans ma survie... Je ne savais plus si d'autres se préparaient à sauter ou non, tout cela était trop irréel, je n'avais pas fait attention... et tout à coup j'avais été à l'air libre.

Je m'étais réveillée dans la forêt, mon parachute déchiré et suspendu aux branches d'un arbre. Un miracle que je n'aie été dévorée par les nombreuses bêtes sauvages qui hantent ces lieux, je l'ai réalisé plus tard. Je souffrais de quelques égratignures à causes des branchages dans lesquels j'avais atterri, mais rien d'alarmant. Quand je dis que je m'éveillai, je ne parle pas simplement de mon réveil physique après le court évanouissement que j'avais subi. Non, ce réveil était autre chose, comme une nouvelle naissance. Ma vie n'allait plus jamais être la même à présent, car j'avais atterri au beau milieu de l'océan, je le savais : je l'avais vu par les hublots. Il ne me fallait plus penser à la vie d'avant, il me fallait uniquement organiser ma survie d'aujourd'hui. Je préférai ne pas penser, ne pas me poser de question, juste agir pour empêcher l'abattement. Oui : j'étais une battante, pendant mon année de prépa j'avais travaillé sans relâche, malgré mes origines et les doutes de mon entourage. Et j'avais atteint mon but, grâce à cette ténacité toujours renouvelée. Ici aussi, je me battrais, sans réfléchir au sens, au but, à la vie, mais juste aux petits résultats du quotidien qui jalonneraient mon parcours.

Je commençai par me dégager des liens qui me retenaient encore au parachute. Puis je me levai, et je réalisai que je boîtais légèrement de la cheville droite. Passant outre, je regardai un peu autour de moi, et ne vis qu'une forêt sombre et touffue et sans la moindre trace d'une orée, quelle que soit la direction dans laquelle je regardais. Je grimpai à la cime d'un arbre pour me repérer, pour voir à quoi ressemblait cette île que j'avais entrevue par le hublot de l'avion. Heureusement je ne souffrais pas trop du vertige, et de nombreux exercices de ce genre lorsque j'étais enfant m'avaient accoutumée à ce genre d'escalade. Ce que je vis tout d'abord, au loin, c'était un gigantesque feu : la carcasse de l'avion... Heureusement, il était sur le sable, et le vent ne soufflait pas vers la forêt. Je sentis une goutte d'eau, puis une autre : une pluie bénie était la bienvenue pour aider à éteindre ce brasier avant que la flore de l'île ne soit en danger... À coup sûr, j'étais la seule survivante, vue la fournaise qu'était devenu l'ancien cockpit.

Du haut de mon perchoir, je me tournai à présent vers l'ouest, puis le sud : je vis la mer qui entourait cette forêt dans laquelle je me trouvais. À l'est au contraire, je vis une grande étendue de plaines et de collines, l'île semblait s'étendre un peu plus dans cette direction. C'était donc par là que je me dirigerais, pour explorer un peu et trouver un abri. Le soleil se levait à peine à l'horizon, et j'avais toute la journée pour marcher. En descendant de l'arbre, je cueillis quelques fruits, puis avec un bout de toile déchirée de mon parachute et quelques noeuds je confectionnai un sac rudimentaire dans lequel j'entassai mes provisions.

De nature solitaire et craintive, je préférais me cacher d'éventuels ennemis. Je comptais bien m'éloigner du lieu du sinistre pour ne pas risquer d'être confrontée à quelque être malveillant. Je me souvenais encore des histoires que contait ma grand-mère dans les soirées en famille, avec son intonation mélodieuse et son accent chantant que j'aimais tant, à propos des esprits qui hantent les lieux où sont parties trop brusquement des âmes qui n'y étaient pas prêtes. À l'époque où je vivais dans un monde de raison et de civilisation, je n'avais pas ajouté foi à ces contes de bonnes femmes, mais dans les circonstances présentes tout cela me paraissait bien plus plausible. Si j'étais à peu près convaincue d'être la seule âme vivante dans cette contrée, rien ne me disait en revanche que je ne risquais pas de croiser des âmes de l'au-delà, tourmentées par leur fin si peu attendue.

J'étais donc partie, avec en tête l'idée de m'éloigner le plus possible de ce lieu maudit, pour aller organiser ma survie dans cette terre hostile.
« Dernière édition: Lun 10 Déc 2007, 18:56 par Lline »
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