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Auteur Discussion: [Journal] Comment ça #schgling# ?  (Lu 51799 fois)
Réponse #50 Lun 29 Jan 2007, 01:39
PhilouZ
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29 Janvier 2007



Il m'aura fallut plus d'un mois pour que les effets des champignons hallucinogènes s'estompent...
Je n'ai pas arrété de voir des images et avoir l'impression de vivre des aventures plus fantastiques les unes qu les autres alros qu'il n'en était rien.

Je me suis assomé avec ma casserôle en tôle pendant que je remangeais des champignons et je suis donc entré dans un délire d'homme mtallique...

Promis demain j'arrête, en plsu il ne m'en reste plus de champignons...

Je vais plutôt me remettre à boire de ce bon vin que j'ai trouvé près de la source, ça nuit nettement moins à la santé.

Encore heureux que je ne fumes pas et qu'il n'y ai pas de marchand de tabac, car avec le stress quotidien sur l'île, je pense qu'on en arriverait tous à devenir de vrais pompiers.  :D

Bon je vais me coucher, j'ai encore un peu mal à la tête et je dois me reposer.
Réponse #51 Ven 01 Juin 2007, 13:58
PhilouZ
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9 Mars 2007



Réveil matin 15h00, je me réveille comme… Réveil matin ? Mais qu’est ce que je raconte moi…
J’ouvre un œil, puis le second et j’aperçois pas loin de mon camp un groupe de personnes qui tapent sur la carlingue de l’avion et désossent la bête pour en récupérer la tôle tant recherchée…
Ils sont pas fou de faire ça à cette heure ? Est-ce que je vais les réveiller moi ? Non !

Je me lève d’un pas furibond pour leur demander de faire moins de bruits quand je trébuche sur un objet dur qui me fait souffrir le martyre.
Il n’y a décidément rien de pire que de se lever le matin et de se taper l’orteil dans… une bouteille de verre…

Mais qu’est ce qu’elle fait là elle, je l’arrache du sol et l’observe telle un objet précieux et rare. Un objet en verre sur cette île, mais qu’est ce que c’est que ça encore ? En plus une bouteille de Rhum mais vidée de son contenu, quel malheur…

Je cherche dans le sol pour voir s’il n’y aurait rien d’autre et c’est là que j’ai trouvé ce parchemin.

Un vieux morceau de parchemin usé et très fragile, un parchemin révélant l’éxistance de bout de carte ménat à un trésor… Et tiens pourquoi pas. Courrir un peu de long en large sur cette île ne me fera pas de mal.

C’est décidé, je vais trouver ce trésor et le ramenner à mon campement !

Hop hop hop c’est partit !

(bon je dois aller à l’IRL sur Paris, je continuerais ça plus tard... ).
Réponse #52 Ven 01 Juin 2007, 14:01
PhilouZ
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29 Mars 2007



Et bien pour une petite ballade, c'était plus long que prévu. Il m'aura fallu environ 3 semaines, si j'ai bien compté, pour rentrer à mon campement.

J'aurais mis le temps qu'il fallait mais j'ai trouvé les 4 morceaux de cartes comme il était inscrit sur le parchemin de pirate qui partait en lambeaux. J'eu a peine le temps de lire et de rtenir l'itiniéraire que le parchemin s'éffrita sous la pression de mes doigts pour ne laisser que quelques bribes d'informations...

Et dire que je pensais avoir une mémoire visuelle, j'aurais quand même tourné en rond pas mal de temps avant de trouver tout les morceaux et de les relier ensemble.
Mais le jeu en valait la chandelle car le coffre était éxactement à l'endroit indiqué.

"Aller jusqu'à la carcasse du crash sud ... faire 300 pas vers les montagnes ... tourner au 5 ème cocotier à droite ... longer la plage jusqu'au rocher blanc en forme de cacahuète ... creuser sur 1 mètre de profondeur et marcher 50 pas dans la direction de la flèche représenté par un caillou de forme triangulaire ... une fois arrivé sur place, vous reconnaitrez la croix formée par l'ombre des deux arbres au couché du soleil ..."

Une fois arrivé à l'endroit, il était presque l'heure du repas du midi et j'ai du attendre toute l'après midi sans bouger de peur qu'on vienne me prendre mon trésor.
Arc de chasse bandé et flèches pows-pows engagées et prêtes a être tirées, j'attendais avec impatience le coucher du soleil...

Quelques carcasses d'ours, de lynxs, de lions et de pigeons plus tard, plus rien ne sortait de la jungle pour s'approcher de mon butin. 

Il était l'heure, je me levais et creusais avec ma pioche à l'emplacement indiqué par mes deux palmiers croisés. Jusqu'à ce que ma pioche butte contre une planche de bois, je creusais délicatement de mes mains jusqu'à retirer le coffre du sable.

La serrure qui aurait du être vérouillé par un cadena était entrouverte, décidément, j'étais soit tombé sur un farceur qui voulait se fouttre de moi, soit sur quelqu'un de très étourdis mais quelle ne fut pas ma joie en ouvrant le coffre.

Je fut tout de suite ébloui par son contenu et me hattais de rentrer au campement pour enterrer et enfouir profondèment dans ma cabane ce trésor précieux et auquel je tenais comme à la prunelle de mes yeux.

Le problème est que suite à cette découverte, je devenais irritable et paranoïaque en pensant que n'importe qui pourrait en vouloir à mon trésor.

Il fallait que je trouve une solution pour me sortir ces mauvaises idées de la tête, peut être faire un peu de sport ou améliorer un peu mes conditions de vies, le campement était un peu à l'abandon depuis quelques temps, il fallait que je fasse quelquechose !!!
« Dernière édition: Ven 01 Juin 2007, 14:02 par PhilouZ »
Réponse #53 Ven 01 Juin 2007, 14:01
PhilouZ
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7 Avril 2007



Une semaine que je réfléchis nuit et jour, une semaine que je ne vois plus personne et je sens la vie passer sous mon nez, il me hante et je ne sais plus quoi faire... Je crains à chaque instant que quelqu'un vienne pour me le dérober.

Aujourd'hui, Lline est passée à mon campement pour m'emprunter quelques épices et elle aperçu sur ma table quelques morceaux de sucres que j'avais trouvé quelques semaines auparavant... Sucre que j'avais trouvé dans un reste de boite en carton dans une des nombreuses salles des ruines.

... mais c'est bien sur, les ruines étaient ma solution, c'est là bas que je devais mettre mon précieux en sécurité.

Fou de joie, je donnais à ma chère voisine ces quelques bien qui lui faisaient défaut et elle me remercia en me donnant une jolie fleur qu'elle avait trouvé plus tôt dans la matinée, le geste était très gentil bien que je ne fusse pas un accoutumé de verdure. 

J'attendis que la belle soit partis depuis au moins 10 minutes pour prendre mon coffre et le traîner jusqu'aux ruines où j'étais sur et certain de trouver un endroit idéal pour le cacher à la vue et la découverte de tous.

Je pourrais retrouver le sommeil et ma tranquillité une fois mon bien à l'abris. Le labyrinthe de couloirs et de salles enchevêtrées fut assez facile à franchir, mais j'eu la grande surprise de découvrir des lieux que je n'avaient jamais vu auparavant.

Notamment une des salles dangereuse comme jamais je n'en avais vu auparavant, il me fallut de longues heures pour en comprendre les mécanismes, mais je pu enfin y cacher mon butin dans un endroit où j'étais sur que personne ne le trouverait tant la méthode et le machiavélisme était élevé ! 

C'est sur le chemin du retour que j'eu la chance de tomber sur une caisse contenant des objets rares, notamment un tissu semblable à un filet de pêche... Mais qu'est ce que ça pouvait bien faire ici ça ?

Je n'eu pas le temps de me poser la question plus longtemps que j'entendis un vacarme assourdissant venant de derrière moi, l'écho résonnant dans les couloirs, une sorte de courses effrénées, bruits de sabots, de pattes, cris et gémissements d'animaux en tout genre, il se passait quelque chose de pas normal.

Je pris donc mon arc de chasse et prépara une série de flèches pow-pows pour stopper cette charge qui inévitablement allait m'atterrir dessus. Bingo !

J'eu à peine le temps d'apercevoir les formes massives que mes flèches furent décochés en rafales, tiges de bois et d'acier fendant l'air et détruisant tout au moindre contact, je n'eu pas vraiment le temps de distinguer ce que cela pouvait être mais dans tout les cas, il ne me chargeraient pas. ^^

Il me fallut attendre une bonne heure pour que toute la poussière se dissipe et je pu enfin m'approcher de la zone de combat pour agrandir mon tableau de chasse.

En regardant de plus près, je pense ne pas être loin de la vérité si je dis : 2 grizzlys, 3 cochons, 1 lynx, 1 panthère noire, 5 ours (hé hé hé, un très joli coup ça ^^), des animaux étranges que je n'avais jamais vu avant (animaux qui semble-t-il ont du flair  ), des animaux à la peau brillante et aux reflets luisants et 10 lièvres ou lapins, mais ces derniers semblaient drôlement nerveux, leur expression de visage étaient tendus, comme s'ils avaient été surexcités ou complètement fou...

Etrange mais au moins, avec des gardiens comme eux qui vadrouillent dans les couloirs, on n'approcherait pas de ma super cachette.

Dans les couloirs, j'ai pu me confectionner un joli pantalon et une veste disco, et il me restait encore de la peau alors j'en ai recouvert un vieux chapeau de paille usé pour avoir la clâââsse ! 
Et j'eu à ce moment là l'idée d'utiliser la fine toile de pêche pour en faire une sorte de moustiquaire sur mon joli chapeau. Si un jour je trouve quelque part des abeilles, je pourrais tenter de faire du miel. 

J'avais passé plus de 2 jours dans les ruines pour retrouver mon chemin, 2 jours passé dans le noir presque complet, heureusement que j'avais maintenant en ma possession quelque chose de joli, quelque chose de rare, quelque chose de bleu, quelque chose... quelque chose apparemment sans valeur à l'oeil nu, ou du moins sans valeur pour qui n'aura pas cherché comme moi un lieu inaccessible de tous...

De retour dans mon campement, j'eu le plaisir de recroiser touki, elle était heureuse et rayonnante en comparaison de la frayeur qu'elle avais eu en me croisant dans les ruines. Je n'avais pas encore trouvé ma combinaison des années 80 et maintenant, la voila qui riait en me regardant... elle riait mais au fond d'elle, je savais qu'elle était jalouse...

Dans ces moments là, qu'est ce qu'on peut penser quand on est une fille ? ... « Si j'avais eu ce tissu, j'en aurais fait une jupe et un soutien-gorge » sans doute...

Ahhhhhhhhhh, les femmes... 
Réponse #54 Ven 01 Juin 2007, 14:04
PhilouZ
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7 Mai 2007



Je ne sais pas ce qui me prend en ce moment mais je ne me sens pas très bien. Je fais des cauchemars épouvantables où je vois des hommes sombres me voler mon coffre et s’emparer de mon trésor.

C’est pour cette raison que je suis retourné dans les ruines malgré le danger, il fallait que je déplace mon précieux, je ne voulais pas qu’il disparaisse dans des mains inconnues.
J’ai cherché pendant un moment mon chemin, luttant et me battant contre toutes les créatures qui en temps normal me craignent, mais là, en dehors de cette période de pleine lune, ils étaient déchaînés et mauvais, même avec moi.

J’ai du user de toutes mes forces pour les combattre mais j’ai maintes fois été blessés par des griffes, crocs, serres et tout ce que l’on peut trouver de dangereux dans le dédale de salles toute plus dangereuses les une que les autres…

Une fois arrivé dans la salle que j’avais choisie, j’ai entendu un bruit étrange, comme lorsque l’on traîne un lourd objet en bois sur le sol irrégulier… Je me hâtais de trouver la source du bruit et aperçu l’homme qui tirait mon coffre. Il était comme dans mon rêve et le temps que je m’approche, il me lança très rapidement quelque chose au visage qui éclata au dessus de ma tête, ouvrant mon cuir chevelu et faisant couler le sang chaud le long de ma nuque et sur tout mon corps, mais la sensation fut étrange, le sang coagula rapidement et sécha à même ma peau.

Une course effrénée derrière cet homme qui avait abandonné son butin, je le rattrapais pas loin de la sortie et il se retourna vers moi, cet air de défi sur son visage me mit hors de moi. Je me ruais sur l’homme et lui assénait un violent crochet à la mâchoire, il vacilla puis m’enfonça son genou dans l’estomac ce qui me fit tomber au sol, le souffle court, j’avais des milliers d’étoiles qui brillaient et occultaient ma vue.

Je tombais sur le dos incapable de reprendre mon souffle, mais lorsque je le vis se tenir au dessus de moi avec un grand couteau courbé à la main, je compris que mon heure était venue.
J’attendais le dernier moment pour intervenir, au moment où la lame s’approchait de ma gorge, je pivotais rapidement sur le côté et lui balaya les jambes avec un puissant coup de pied.

Le malheureux tomba en avant et s’enfonça profondément la lame dans le cœur… Pas de bol pour un voleur de mourir avec sa propre arme, quoi que le terme assassin serait dans ce cas pas loin de la vérité également…
Je me souvenais à ce moment là d’une légende grecque qui expliquait que le corps d’un bandit qui échoue devait être brûlé pour le punir de sa bêtise et de son incompétence et c’est avec grand plaisir que je m’occupais de faire le bûcher.

Pour je ne sais quelle raison, j’avais l’envie profonde de rester là jusqu’à ce que le corps se soit entièrement embrasés, mais avant je décidais de laisser un message à ses acolytes des fois qu’ils soient plusieurs.

Ses vêtements sur un mannequin en bois à l’entrée des ruines avec un message sur une pancarte « Ainsi finit la vie de ce voleur assassin, vous voilà prévenu à présent… » , la lame courbée plantée dans la tunique au niveau du cœur, lame profondément enfoncée dans le bois.

Une fois le message laissé, je me retournais vers mon bûcher pour constater qu’il était déjà éteint et que le corps avait totalement disparu, ma peau me brûlait et c’est en rentrant au camp que je compris ce qui était arrivé…

Les cendres du corps de l’inconnu s’étaient collé à ma peau en brûlant et je ne pouvais plus les retirer avec les outils à ma disposition.

Ma peau avait une teinte blanchâtre contrastant fortement avec le sang séché sur mon épiderme qui n’avait pas accroché les cendres…

Me voilà dans de beaux draps à présent… Et le plus étrange était maintenant cet incontrôlable envie de chasser, de me défouler et de combattre tout ce qui se mettrait sur mon chemin.

J’étais dans un état de fureur intèrieur, on aurait dit que je n’étais plus le même, comme une sorte de Dark PhilouZ…

Il me fallait trouver une solution tant que j’avais un tant soit peu de contrôle de moi-même.

Et cette voix dans ma tête… Pourquoi étais-je persuadé de m’appeler Kratos ?

" Kratos, réveille toi !!! "

Kratos… Kratos… Kratos… Kratos… Kratos… Kratos… Kratos… Kratos…
« Dernière édition: Ven 01 Juin 2007, 14:06 par PhilouZ »
Réponse #55 Ven 01 Juin 2007, 14:08
PhilouZ
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1 Juin 2007



Aujourd'hui, Kratos n'est plus, il a totalement disparu de ma tête et je me suis réveillé près d'une gigantesque mue humaine.

La peau était si blanche et des motifs tribals rouges zébraient certaines parties...

Comme cette créature devait être effrayante. Pourvu que je ne la rencontre pas, je n'ai en plus presque plus de flèches pow-pows...  :/
Réponse #56 Lun 02 Juil 2007, 16:17
PhilouZ
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2 juillet 2007
6557 et merci à Lline pour la correction orthographique ^^


Il était une fois... la vie...
Et de la pierre bleue jaillit un océan nouveau...
De grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités...
Des rêves où je m'éveille je ne suis plus le même...

Et chaque jour qui passe l'éloigne d'autant plus de son ancien lui... de mon ancien moi...
Tel le phoenix renaissant de ses cendres, il réapparaîtra... lui... moi... eux... nous...

Coming soon
« Dernière édition: Lun 02 Juil 2007, 17:40 par PhilouZ »
Réponse #57 Mar 10 Juil 2007, 00:05
PhilouZ
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9 juillet 2007
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* Plic... ploc... plic... ploc... *

Tout le monde a déjà connu ce phénomène de ne pas arriver à s’endormir à cause d’un lavabo qui goutte. Mais que diriez vous si vous vous retrouviez au pied d’une cascade qui goutte… un peu… dirons nous.

J’ouvrais lentement un œil puis l’autre… Mais que faisais-je auprès de cette cascade alors que j’étais tranquillement dans mon campement… Et pourquoi donc cet endroit est-il aussi lumineux ? Je ne comprenais pas ce qu’il se passait mais me pincer le bras droit me fit réaliser que tout cela n’était pas un rêve mais bel et bien la réalité.


- Soit le bienvenue parmi moi PhilouZ, c’est bien comme ça que tu veuille que l’on t’appelles mon enfant…

- Pardon ? Qui me parle ?

- C’est moi, tu peux m’appeler Seigneur, Maître, Dieu ou tout autre appellation divine qui te passerait par la tête.

- Non… sans déconner… et bob, ça fait assez divin ?

- Bob ?

- Ben oui, bob quoi, enfin vous voyez quoi… le bob quoi, enfin pas la grosse brute genre le bob barbare mais bob le dieu de la musique et des plantes.

- Grmmbbbbllllllllrrrreeeee…

- Je dois prendre ça pour un oui ?

- Soit, qu’il en soit ainsi, si cela peut te faire plaisir.

- Yes, cool bob, alors on commence par où, tu m’expliques ce que je suis sensé faire ici ?

- Et non, je vais juste te demander de me rendre un service, un petit service, tu va devoir marcher pendant 7 jours et 7 nuits pour me faire un plan détaillé.

- Et le plan d’où si c’est pas trop indiscret ?

* SBAMF Fiiiiiiiiizzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz… *

C’est quoi cet lumière vive et pourquoi je me retrouve avec de la fumée plein la bouche… étrange comme cette fumée est humide… Oh non, mais c’est pas possible, je vole et suis dans les airs ou non, je dirais plutôt que je tombes… mais oui je tombe depuis le ciel vers cette petite île qui ressemble à une patate et qui grandit à vue d’œil !

Alors c’est ça, je vais mourir…


- Nooonnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn !!!

* KKKRRRRAAAAAAACCCCCCCCKKKKKKKKKKKKKK *

Et c’est dans un bruit fracassant que mon corps toucha le sol, ou plutôt s’y enfonça d’au moins 3 bon mètres… Mais quelle sensation étrange de se relever aussitôt sans aucune blessure. Alors je suis devenu immortel, ou alors un ange ? Pourquoi je suis luisant comme ça, on dirait que je suis une grosse luciole.

Bon n’oublions pourquoi je suis ici, j’aimerais pas que ça empire.

Et c’est ainsi que je fit le tour de l’île de long en large jusqu’à trouver un panneau m’indiquant l’endroit où j’étais tombé.

« Venez boire un petit coup avec nous sur Shaolan !  »

A peine avais-je eu le temps de lire le panneau que cet impression de vertige me repris…


* SBAMF Fiiiiiiiiizzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz… *

Encore des heures et des jours de marche et les paysages et lumières défilaient…

« Bienvenue sur Mokona l’ami !  »


* SBAMF Fiiiiiiiiizzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz… *


« Te voilà arrivé sur Ianho, la plus belle de toutes les îles !  »

* SBAMF Fiiiiiiiiizzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz… *


« Karaho, l’île où la vie est moins chère !  »

* SBAMF Fiiiiiiiiizzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz… *


« Melanah, territoire gardé par la plus cruelle des créatures !  »

* SBAMF Fiiiiiiiiizzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz… *

- Mais c’est pas bientôt fini oui tout ce bazar ? Pourquoi j’ai aussi mal au crâne et les tripes qui tournent sur elles même… Oh non ça va pas recommencer…:/

- Tu as bien rempli ta mission en faisant le tour de toutes les îles de cet archipel. Tu as soigneusement noté tout ce que je t’avais demandé et vérifié que tout était correctement en place selon ma volonté ?

- Oui je le crois.

- Alors soit, tu peux repartir maintenant… Merci.

- Non mais attendez, j’aurais quelques questions à vous poser notamment pourquoi il y a tant de… hééééé oohhhhhh nnnnnnnnooooooonnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn ppaassss eennncccoooorrrrrreeeeeeeeeeeeeee…

* SBAMF Fiiiiiiiiizzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz… *


Encore cette douce sensation de fraîcheur sur le visage, l’air est humide, le vent siffle à mes oreilles et je sens mes vêtements battre contre mon dos.



3 secondes de réflexion…



Aïe, je sens que la chute va faire mal cette fois en revanche !  :/



* KKKRRRRAAAAAAACCCCCCCCKKKKKKKKKKKKKK *

- Aïe gagné, j'aime pas avoir raison dans ces moments là...
« Dernière édition: Mar 10 Juil 2007, 00:13 par PhilouZ »
Réponse #58 Dim 15 Juil 2007, 15:12
PhilouZ
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15 juillet 2007
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Le vent s’était mis à souffler très fort dans la colline durant cette magnifique nuit étoilée. Le vent n’était pas un soucis en soit, mais je savais à présent ce qu’il annonçait quand il soufflait de cette façon. Et plus le temps passait, plus je trouvais tout cela ridicule.

Bien que de voler ou me téléporter d’un endroit à un autre eu été drôle au début, à présent, cela ne m’amusait plus du tout. En fait, ça aurait été drôle si ces pouvoirs été inhérents à ma personne mais non, on me les donnait et me les retirais à loisir en fonction des missions qui m’étaient incombées.

Et là encore, j’allais passer une nuit des plus étranges… Je le sus au moment où le vent s’engouffra dans mon abris et se matérialisa sous la forme d’un vieillard barbu portant à l’épaule une besace pleine de vieux livres.


- Bonsoir PhilouZ, j’ai encore une mission pour toi et elle est de la plus haute importance.

- Oh non ça va pas recommencer, tu commences à plus être drôle bob !

- Tu sais bien que les tâches que tu accomplis pour nous sont de la plus grande importance. Tu devrais en être fier.

- Ah bon ? Et bien si c’est si important, pourquoi tu ne fais pas tout toi-même ? Je suis pas contre les nouvelles expériences mais j’avoue que tester l’immortalité en tombant du ciel et en voyant mon corps se reconstituer était pas du tout ce que j’imaginais. Et puis tu aurais pu me prévenir que immortel ne voulait pas dire ne pas ressentir la douleur. Merci du cadeau.

- Euh oui, en effet, je m’excuse pour cela... Mais j’avais oublié que les débuts de la vie d’un immortel ne l’immunisent pas à la douleur, cela vient bien plus tard. Pardonne mon vieil age, c’est si loin tout ça pour moi aussi.

- Mouai, ben merci quand même, c’était sympa mais la prochaine fois que tu penses à moi pour un truc douloureux, soit gentil et oublie moi.

- Alors cela tombe bien car ce que je vais te confier ne sera presque pas douloureux. Profites en bien et rapportes nous tout ce que tu aura vu avec ton nouveau don temporaire.

- Comment ça presque pas ? Non mais attend que je…

* Fuuuiiiiiiijjjjjjjjjjjjjjjjjjjj *

Et voilà qu’il recommence mais cette fois c’est lui qui disparaît dans un rayon de lumière aveuglant. Puis une fois que l’éclairage de la lune repris possession de la nuit, une vive douleur s’empara de mon front et je ne pu m’empêcher de tomber au sol en me tordant de douleur.

Ce n’est qu’à mon réveil que je compris ce qui m’était arrivé. J’ouvris un œil puis le second et avant que je ne réalise que le jour était levé depuis longtemps, mon troisième œil s’ouvrit également baignant le décors de lumière et d’information diverses et variés.

Le paysage dansant tel un magnifique ballet de couleurs, textes et nuances colorées. Tantôt transparente, tantôt claires et nettes, des centaines d’informations apparaissaient sur chaque chose. Je connaissais l’angle de courbure des troncs, la vitalité de chaque espèce… Toutes ces informations que mère nature ne garde que pour elle, je voyais tout.


- Mais qu’est ce qu’il m’arrive encore ?  :/  Je sais pas pourquoi mais je sens que ça va encore me déplaire, car si pour le moment tout cela est sympa, quel peut être le prix à payer pour cela ?

Après avoir été émerveillé toute la matinée par ce nouveau don, je comprenais comment il fonctionnait, en me concentrant je pouvais voir ou ne pas voir toutes ces choses.

Je vous laisse donc imaginer la crise en allant me laver dans ma douche, au moment où j’en sortais pour m’essuyer avec une petite serviette en tissu tressé, et quelle ne fut pas ma surprise en apercevant dans mon reflet sur la tôle polie. Un troisième œil… j’avais un troisième œil au beau milieu du front, mais il était fermé comme s’il se reposait.

Au bout de quelques minutes à le détailler et à tenter de l’ouvrir sans succès à l’aide de mes doigts, je tentais d’utiliser mon don pour voir au delà des choses et c’est là que j’eu le choc de ma vie.
C’était quand cet autre œil s’ouvrait que ma vision devenait infiniment plus profonde dans les choses.
Et qui plus est, quand il était ouvert, mes cheveux se mettaient à flotter dans les airs et battre la cadence, faut vraiment être barge pour imaginer un truc pareil.

Ah ben bravo, que pouvait donc me réserver de plus ce vieil enquiquineur, il fallait vraiment que je trouve une solution pour reprendre ma petite vie tranquille sur mon île.

Ca commence à suffire ces histoires d’archipel et de super pouvoirs… Maintenant que j’y repense, je suis sur que mon ancien costume de super héros lui appartenait. Ou alors qu’il l’avait laissé pour moi.

Etait-je une marionnette aux prises de ce père Fourras pour qui les énigmes étaient un mode de vie ?

Quoi qu’il en soit, la donne allait changer, je ne resterait pas ainsi sans rien faire, je vais trouver le moyen de me libérer de son emprise…
Réponse #59 Mar 24 Juil 2007, 12:52
PhilouZ
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24 juillet 2007
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Mais c'est pas possible ça...  :/

Il suffit que j'ai des envies de rébellion pour que la situation s'aggrave, il va vraiment falloir que je me surveille et ne dise pas trop haut ce que je ne voudrais pas qu'il entende.

Me voilà à présent affublé de tout ces yeux, c'est pas super pratique pour passer incognito sur Inaho mais au moins je peux effectuer ma mission encore plus rapidement. J'arrive à voir tout partout autour de moi, et même au delà de ce que mes yeux me montrent, je vois tout ce qu'il se passe sur l'île :

- Bing marchant avec un chaton, d'ailleurs on se demande où il l'a eu...

- Touki qui se retrouve enfermée dans une galerie avec comme seul ami un Xiphosure, mais je vois d'ici qu'elle va s'en sortir sans soucis, elle n'est pas si loin de la sortie pour peu qu'elle la cherche un peu.

- Et je vois également Yew qui a du grimper dans cet arbre pour échapper à ce petit nounours, ah si seulement j'étais là bas, je pourrais lui venir en aide avec mes flèches pow-pows... Pourtant mon ami Jack est dans le coin, il pourrait l'aider mais il a l'air visiblement très occupé.  :D

J'irais bien aider ce Yew mais je lui ferais peur avec tout ces yeux, il faudrait que je puisse m'y rendre immédiatement mais avant cela, il faudrait que je change d'apparence pour ne pas l'effrayer.

Et si ? ...

...

Huuuggggggnnnnnnnnnnnnnnn

...

Arf non ça ne marche pas, je n'arrive pas à m'y rendre comme si on m'en empéchait.  :/
Serait-ce bob qui me bride mes pouvoirs ?

Va vraiment falloir que je prenne mes distances et mon indépendance...

Mais que se passe-t-il, pourquoi a-t-elle brisé sa seule source de lumière ? Oh non, elle tombes inconsciente, je dois faire quelquechose si je ne veut pas la voir mourrir.

...

# FIIIGGGGGGGGHHHHHHHHHHHHHHHHH #

...
« Dernière édition: Dim 29 Juil 2007, 21:21 par PhilouZ »
Réponse #60 Jeu 02 Août 2007, 00:47
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...

# FIIIGGGGGGGGHHHHHHHHHHHHHHHHH #

...

Et ben c’était moins une, au moins la voilà sauvée d’affaire maintenant et elle ne m’a même pas aperçu. Hé hé hé.

Il ne me fallut pas plus de 5 minutes pour me téléporter à nouveau dans mon campement, mais une fois arrivé sur place, je fus frappé de stupeur. Plus rien n’était à sa place. On aurait dit qu’un gigantesque ouragan avait tout balayé et déplacé à sa guise. Au sol, j’aperçu une forme qui brillait, des lettres incrustées dans la terre :

« V2 was here »

Mais qu’est ce que ça voulait dire que ce charabia encore ? Je frottais le sol de mes pieds pour effacer l’inscription et c’est à ce moment là que le drame se déroula. La lumière vive, cette étrange sensation d’être aspiré sans pouvoir résister… Même en fermant les yeux et en me concentrant, impossible d’y résister.

# SLLLUURRRPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPPP #

Je me réveille et ouvre les yeux, une langue passe rapidement sur mon visage. Un grand molosse noir se trouve juste au dessus de moi, ses grands yeux de couleur ébène me fixent intensément. Ce n’est qu’une fois mes deux yeux se retrouvèrent grands ouverts qu’il daigna se pousser de mon abdomen pour que je puisse me lever.

J’étais dans une grande pièce blanche où contrastait ce canin couleur de la nuit. A droite rien, à gauche un panneau qui indiquait la direction du Mont Aixelle, ce tas de pierres était réputé pour rassembler un maximum d’informations diverses et variés, mais sans mes yeux multiples, je ne pouvais pas voir tout ce… sans mes yeux ? Oh mais c’est pas vrai, et voilà qu’au moment où j’en ai le plus besoin, je n’ai même pas un petit coup de main ?

Et comment je vais faire moi pour m’y retrouver dans tout ça ? Oh tiens mais qu’est ce que c’est que ça ? Certains morceaux de pierre s’effeuillaient… comment ça pouvais être possible ça ? De la pierre qui s’effeuille. J’attrapais le morceau qui rebique et tirait dessus jusqu’à ce que j’aie un morceau de feuille en main. Et alors que je cherchais à lire ce qu’il y avais écrit en tout petit à l’intérieur, la feuille s’enroula autour de mon visage et en pris la forme jusqu’à devenir un casque avec un emblème... V2…

Une autre feuille arrachée et c’était un plastron qui apparaissait sur mon torse, encore une autre et j’avais une épaulette. En moins de 5 minutes, j’avais une armure complète résistante comme de la pierre mais à l’aspect de gigantesques feuilles vertes. Et qui plus est, ces feuilles dégageaient un léger parfum citronné qui éloignait les moustiques.

C’est alors que mon corps bascula en arrière sous le poids de l’armure et je repris connaissance sur mon lit de feuilles dans mon abri, l’armure encore sur mes épaules.

Mes yeux avaient disparu et pourtant j’avais encore des mots en tête, souvenir fugitifs de ce que j’avais vu dans la montagne… Et qui lit brage à petit tude ? Ah ! Ni maux beau n’eusse point d’air mitage. Ah, mais Lio rat scions hideur.

Mon esprit était embrouillé par toutes ces phrases sans queue ni tête, je décidais de ne pas y penser et de me forcer à aller de l’avant.

Je n’avais pas de temps à perdre en réflexions.

« Dernière édition: Jeu 02 Août 2007, 00:48 par PhilouZ »
Réponse #61 Sam 25 Août 2007, 18:21
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Il n’aura pas fallu plus de 5 jours pour que l’armure ne soit totalement réduite en poussière par les multiples agressions que j’ai subit. C’est un peu comme si les animaux et la nature avaient voulu me faire payer le prix de ma connaissance.

C’était pourtant suicidaire de leur part car j’étais intouchable et invulnérable jusqu’à ce jour, et à présent, je me retrouve nu comme un vers, la peau à vif et incapable de bouger. C’est comme si j’avais trop eu à subir les ravages intérieurs qui me tourmentaient depuis que j’avais ces pouvoirs en moi. Le choc en retour on appelle ça, pourtant moi qui est du signe de la balance, je pensais en connaître suffisamment sur le phénomène, mais visiblement, on est jamais totalement Maître de son destin et de sa vie.

Renards, ours, grizzlys, panthères noires, loups, pigeons, bélougas, requins, toutes les créatures les plus sauvages ont succombés sous mes assauts. Mes flèches pow-pows percutaient et perforaient tout sur leur passage… mais elles n’ont malheureusement pas eu les ressources nécessaires pour atteindre cette biche, ou ce cerf, dans la nuit noire je ne me rends plus bien compte. Tout ce que je sais, c’est ce qui en a résulté, alors que ça devait être quelques heures de repos comateux bien enroulé dans mon abri sous ma couverture en peaux d’ours, c’est bel et bien plusieurs jours qu’il me fallut pour pouvoir sortir de ma grotte.

L’esprit embrumé et la bouche pâteuse, il m’était difficile à présent de retourner chasser. Un peu comme si toutes mes forces avaient été tirées en même temps que mes dernières flèches. J’avais pourtant un stock plus que conséquent et je pensais connaître mon affaire en matière de chasse, mais la nature a voulu me prouver que j’avais tort.

Et voilà que maintenant je me mets à douter de mes talents et de mes capacités. Moi qui me considérais comme quelqu’un de sure et d’infaillible, ces pouvoirs de quelques jours ont visiblement infligés des dégâts irréversibles. Je devrais faire un tour de mon stock de médicaments et de tout ce qui pourrait m’aider à passer cette épreuve.

Demain, je vais partir pour une semaine en pleine jungle et juger de mes réelles capacités et de ma résistance face à cet environnement hostile. Je ne vais rien prendre avec moi et compter uniquement sur ce que je trouverais sur place.

Et avec un peu de chance, je retomberais sur cette créature et je réussirais à prouver ma bravoure et mon courage. Allez, je vais quand même préparer un minimum de matériel, je sais la zone très dangereuse et il ne faudrait pas mourir en chemin…
Réponse #62 Sam 29 Sep 2007, 00:31
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Cher journal, ce n'est pas une semaine mais presque 2 mois que j'ai passé dans cette jungle… mais j'y ai appris milles et une choses mais je ne sais pas par où commencer.

Alors voyons voir, je pense que je devrais commencer par le début.

Quand je suis partit, la première semaine fut très calme, j’avais trouvé un arbre confortable où j’avais pu établir un petit nid douillet à l’abri des créatures sauvages de la nuit. Une base de planches de bois trouvé sur un navire échoué et des grandes feuilles de palmiers en multiples couches pour rendre la surface plus agréable pour y dormir.

Cela commençait bien et j’étais aux anges de cet exil loin de mon campement et de mon confort. Car il est vrai que l’on reprend rapidement des petites habitudes même quand on est rescapé d’un crash et perdu sur une île déserte.

Bref, revenons en à nos moutons, ou plutôt à nos tigres et panthères car c’est sur leur territoire que je m’étais installé sans le savoir. Au bout d’une semaine, j’étais à nouveau en slip perché sur mon arbre sans savoir comment redescendre. Je ne pensais pas que ces fauves pourraient vivre en clans, je les pensaient sauvages et insociables au point de s’entretuer mais non… trop malins pour cela, ils préféraient attendre que je descende pour tenter de me croquer.

Comme je regrettais à cet instant de ne pas avoir emporté avec moi plus d’équipement. Moi qui me pensais fort, me voilà devenu le jouet de l’infortune.

Je suis donc resté 4 jours sans manger perché au dessus de centaines de crocs acérés et j’ai du attendre qu’ils perdent de leur vigilance pour leur échapper au prix d’une course effrénée jusqu’à la plage.

Par chance, je n’étais pas loin de l’endroit où j’avais amarré ma barque et pu donc facilement y récupérer mon matériel de pêche afin de partir en haute mer pour me nourrir de poissons et tenter de subsister quelques temps. Et puis ce recul maritime me fera aussi du bien je l’espère.

Et là tu va rire mon beau journal, car alors que je reprenais du poil de la bête et que je me sentais apte à rentrer, je me suis retrouvé en pleine tempête. Mais pas la petite tempête passagère qui ne dure qu’une heure ou deux et puis qui s’en va, non je parle d’une véritable tempête de plusieurs jours pendant lesquels je pensais pouvoir sombrer à chaque seconde.

Mille fois j’ai cru mourir pendant ces quelques jours et j’ai bien cru que ça n’allait pas tarder quand la barque s’est retournée à l’aube du 6ème jour. Et comble de malchance, c’est à ce moment là que je me suis retrouvé nez à nez avec un kraken immense. Il était impressionnant avec ses gigantesques tentacules toutes tendues vers moi.

N’écoutant que mon instinct de survie et porté par mon courage, je montais sur le bois instable de la barque et pointais l’une des lances de pêche que j’avais trouvé dans les ruines.
La lueur bleutée du métal à la lumière de la lune étincelait de mille feux. La première manqua la cible et alla s’enfoncer dans les profondeurs de l’océan. La secondes quand à elle alla se ficher dans une des tentacules, le sang de la bête coulait par saccades et souillait la mer qui prenait une teinte bordeaux. La troisième et dernière se planta dans son œil et laissa échapper un cri strident et plaintif de la bête.
Tandis que les tentacules fouettaient les airs à la recherche de quelque chose à broyer, je sautais sur la bête pour y récupérer la lance. Je l’arrachais de l’œil où elle était figé et en plantait la bête de part en part.
Ivre de rage, je ne fus calmé et rassasié qu’au moment où le corps flottant stoppa ses spasmes nerveux. J’aurais avec cela assez de viandes pour quelques semaines mais il fallait rapidement que je remette la barque dans le bon sens et que j’utilise l’un des filets comme d’une nasse pour tracter le corps du monstre. Et c’est ce que j’ai fais, mais pour cela, j’ai du plonger dans la mer rouge de tout ce sang, l’odeur en était forte.

Une fois arrivé près du camp il y a quelques jours, je me mis au travail pour découper et conserver au mieux toute cette viande avant qu’elle ne pourrisse et n’attirent les charognards.
Et c’est au cours du dépeçage que je m’aperçu que la bête n’était pas venue seule… Une petite créature nous avaient suivi jusque là… En fait, le kraken n’en étais pas un mais étais plutôt une kraken, et je me retrouvais avec son petit – ou sa petite – dans les bras sans savoir ce que j’allais en faire.

Je rangeais la barque et la camouflais un peu pour ne pas qu’on me l’emprunte et ramenais les morceaux de poissons au campement pour les mettre à l’abri, et pendant ma longue marche, je me questionnais sur ce que j’allais faire de bouboulbi.

:/  …

Bouboulbi ? Et merde… Voila que je lui avais donné un nom sans même m’en rendre compte, comment m’en débarrasser maintenant ? Comment en faire des sushis alors que je commençais à l’appeler par un nom que j’avais moi-même créer ? :mad:
Je ne pourrais pas le manger dans ces conditions et avoir l’esprit tranquille.

Oh et puis, ça fais un moment que je n’ai pas eu à m’occuper de quelqu’un d’autre que moi… Pourquoi pas bouboulbi ? Avant même que je finisse ma réflexion, j’avais déjà mis le petit calamar dans mon bac à poisson. Comme ça il aura de la compagnie et ne se sentira pas seul. :)

PhilouZ ? Efface ce sourire niais de ton visage et va plutôt te laver, tu es rouge du sang de la kraken et devrais t’en débarrasser, qui sait quelle vertus a ce sang après tout. Sauf que ce fut impossible… J’avais beau rester des heures sous la douche ou sous la cascade des sources en me frottant des pieds à la tête avec un morceaux de savon trouvé à proximité, rien n’y faisais.
La couche rouge sur ma peau ne disparaissait pas. :/ 

Et ben me voila encore dans de beaux draps, j’ai vraiment la poisse en ce moment ! :(
« Dernière édition: Dim 11 Nov 2007, 20:24 par PhilouZ »
Réponse #63 Mer 31 Oct 2007, 21:45
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J’aurais mieux fait d’y réfléchir à deux fois avant de mettre bouboulbi dans mon bassin de pisciculture. Je ne m’en étais pas rendu compte tout de suite mais le vilain gourmand a tapé dans ma réserve de poissons jours après jours et a grandit bien vite.

Alors qu’il mesurait à peine plus d’une dizaine de centimètres, il en a pris plus de 40 en 5 jours. A ce rythme là, je devrais bientôt créer un bassin géant et lui refiler tout les poissons que j’attrape. Pire encore, je ne devrais même plus pêcher pour ma survie mais pour la sienne.
C’est le comble décidément…

Bon ben il va falloir que je trouve un moyen simple pour m’en débarrasser, il commence à devenir trop encombrant et je ne veux pas qu’il prenne le contrôle sur ma survie. Mais que pourrais-je bien en faire ?

Le troquer contre des poissons à Lline ? Ou bien demander à Touki si elle ne voudrait pas d’un cadeau vivant qui sente l’air du large ? Ah non, elle pourrait le prendre comme une insulte, ce ne serait pas de bon ton…
Et si je le relâchais là où je l’ai trouvé, discrètement je le laisse partir à la mer et je retourne à mon campement sans me retourner. Oui c’est une bonne idée ça, c’est ce que je vais faire, et de ce pas même.

Quelques heures plus tard, je rendais à la mer bouboulbi à quelques centaines de mètres de l’endroit d’om je l’avais trouvé. J’avoue ne pas avoir pu le laisser près de la carcasse de sa mère, elle avait livré un combat féroce et méritait mon respect pour cela.

Mais quelle ne fut pas ma surprise en remarquant que mes mains fraîchement sorties de l’eau laissées apparaître par endroits la peau sans ces taches bordeaux. Mais comment cela était-il possible ? Pourquoi l’eau de source aurait échoué là où l’eau de mer… l’eau de mer ? Le sel !

Mais pourquoi le sel aurait des vertus particulières avec le sang de Kraken. :/  Je ne comprend toujours pas pourquoi mais le résultat était là. Je pris donc le temps de me prélasser dans un long bain à même la plage afin de me nettoyer de tout ce sang qui avais séché et incrusté les pores de ma peau.

Et tandis que je me prélassais tranquillement, une forme orange au loin attira mon attention. Cette étrange boite flottant au milieu de l’écume semblait m’appeler par je ne sais quel mystère. Intrigué, je nageais jusqu’à elle pour réaliser que c’était une énorme citrouille vidé de son contenu.

Ce n’est qu’une fois sur la plage que je pu reconnaître la forme de ce visage bien connu, et ce costume noir qui était niché en son sein. C’était le costume de l’étrange noël de Mr jack mais version citrouille. Ayant perdu mes vêtements le temps de faire l’aller retour, encore le coup d’un de ces voleurs pirates sans aucun doute, je me décidais à donc enfiler ma nouvelle tenue, du moins jusqu’à ce que je retourne à mon campement.

On ne m’y reprendra pas la prochaine fois, je piègerais mes vêtements. :evil:
« Dernière édition: Lun 19 Nov 2007, 02:23 par PhilouZ »
Réponse #64 Lun 19 Nov 2007, 02:52
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Aussitôt arriver à mon abri, je m’empressais de retirer ce costume ridicule pour en enfiler un bien plu pratique. Ma tenue de chasseur en peau d’ours et je décidais d’aller me détendre en tirant à la pow-pows sur des lapins. J’aimais à regarder voler dans les airs ces longues oreilles apeurées par les explosions de la forêt.

Je me baladais donc en lisière de jungle et tirait à droite à gauche, modifiant l’environnement au grès de mes envies. C’est beau une forêt en flammes quand le bois crépite et laisse s’échapper cette douce odeur de feu de camp que j’aimais tant. Il n’y avais pas à dire, je n’étais pas un pyromane dans l’âme mais cette douce odeur me réchauffait le cœur et me rappelait mon chez moi. Je repensais à tout ces longs moments passés sur la terrasse à préparer un barbecue qui se terminait immanquablement par un long feu dans la nuit. Blottit dans une couverture à la lumière des flammes…

* soupir *

Quelques larmes perlèrent et coulèrent le long de ma joue, cela faisait bien trop longtemps que j’étais sur cette île, j’y avais vécu tant d’aventures palpitantes. Tantôt de grands moments de rire, parfois des moments très difficiles à vivre. Magaw… Qu’était-elle devenue ? Je n’en avais aucune idée, la seule chose dont j’étais sur, c’était qu’elle allait bien et qu’elle avais quitté cette île pour toujours. Je ne sais pas comment je le savais mais c’était quelque chose dont j’étais sur et certain. Une autre chose dont j’étais sur, c’était que jamais plus je ne la reverrais ni n’aurais de ses nouvelles. Etrange sentiments… Un peu de culpabilité mêlée à un sentiment de bien être. Il est parfois des choses qui ne nous semblent pas bonne sur le moment mais que l’on sait juste à plus long terme.

* soupir *

Mon esprit était tranquille, affalé au pied d’un arbre gigantesque, j’étais en plein monde des songes en moins de 5 minutes et rêvais. Je voyais une lueur d’un bleu vif qui scintillait et m’attirait l’œil. Une douce chaleur irradiait mon visage et mes yeux avaient du mal à rester ouverts. Mes mains montèrent naturellement pour me protéger de cette lumière et en même temps, une profonde envie de grimper le plus haut possible me pris.
Je rangeais l’arc à mon épaule et commença mon ascension en haut de l’arbre, mais rapidement je me rendis compte que je ne pouvais pas monter. Les premières branches solides étaient un peu trop hautes, c’est alors que me viens l’idée d’utiliser ma machette pour me fabriquer une sorte d’échelle naturelle à même l’arbre. Et en effet, en 2 coups de machettes j’arrivais à créer un espace suffisant pour y placer la main ou le pied et ainsi gravir le tronc jusqu’aux branches.

Vingt minutes plus tard, j’arrivais à la cime et m’apercevait avec étonnement que ce qui brillait était une sorte de fruit étrange. Il brillait de milles feux comme un phare éclairant l’horizon pour signaler aux marins dans le brouillard que la côte n’était pas loin. Je le cueillais donc et croquais immédiatement dedans. C’était comme un appel, une envie impossible à réfréner et aussitôt que le jus coula au fond de ma gorge, je ressentit un profond sentiment de bienveillance et me réveillait aussitôt.

J’avais chaud et je réalisai que je n’avais plus ma peau de bête sur le dos mais plutôt une combinaison semblable à une armure avec un casque complet qui cerclait toute ma tête.

Mais qu’est ce que c’est encore que ce délire ? Je rentrais donc rapidement au campement pour tirer cela au clair. En m’approchant de ma réserve d’eau, je fis l’effort d’aller observer mon reflet à la surface de l’eau. Ce casque m’est vaguement familier mais je ne comprend pas qui, pourquoi ni comment je portes cet équipement ?  :/ 

Il se passe vraiment des choses très bizarres sur cette île. Si ça se trouve, je dors toujours et vais me réveiller… Oui, ça ne peut être que ça. Je vais me réveiller. :)

ps: Petit mot rien que pour toi et en ton honneur, oui toi, ma première filleule. Gros bisous Miss  :-*
ps2: je sais que d'autres le liront mais c'est le jeu ma pauvre Lucette...
« Dernière édition: Lun 19 Nov 2007, 02:56 par PhilouZ »
Réponse #65 Lun 19 Nov 2007, 12:56
chossette
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Ca y est, tu as réussi, j'ai du m'inscrire sur le forum pour répondre à ton post  :P
Très chouette, soit dit en passant.

J'ai voulu te faire un petit cadeau en arrivant sur 650km (bon, en général ce sont plutôt les parrains qui font des cadeaux aux filleuls, mais les convenances et moi, ça fait deux), alors je t'ai cédé ce que j'avais de plus cher. Comme je suis un peu timide et surtout un peu gênée, parce qu'une fois l'armure ôtée j'étais toute nue dessous, j'ai préféré te la passer durant ton sommeil. Je ne pensais pas que ton trouble serait si grand au réveil. Mais il faut dire aussi que tu as un peu abusé du takablue : ce merveilleux fruit (ou légume selon certains, le débat fait encore fureur) a des effets tranquillisants  et anesthésiants à petite dose, mais complètement hallucinogènes voire mortels à plus grande dose. Il faut apprendre à gérer l'envie incroyable qu'on a de croquer dedans lorsqu'on en voit un, car cela peut s'avérer dangereux. Tu as eu de la chance.
Quoiqu'il en soit, as tu remarqué à quel point la combinaison est confortable ? Je n'ai pas eu à forcer pour te la passer durant ton sommeil, elle s'adapte à la personne qui la porte. Génial, non ? Prends en soin ...

ps : t'ayant cédé ma combinaison en guise de présent de paix et d'amitié éternelle pour mon arrivée ici  (mieux vaut surveiller ses arrières dans ce monde sauvage où règne la loi du plus fort), j'ai troqué ma force bleue contre une appellation plus soft et moins remarquable : chossette.
Réponse #66 Dim 25 Nov 2007, 20:19
PhilouZ
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Et c'est donc pour cela que j'ai du courir après ce satané pigeon pendant plus de 10 minutes et que... Vous vous demandez de quoi je parle ? Pour cela, je dois revenir un peu en arrière.

Tout a commencé à il y a quelques semaines alors que je l'apercevais en rêve. Elle était là, dans sa tenue bleutée qui lui saillait à ravir. Son visage tout d’abord flou était devenu petit à petit de plus en plus net. Comme il était étrange de voir ce visage à priori inconnu alors qu’au fond de moi je sentais bien qu’il m’était familier.

Les mois précédents passés dans la peau du Dieu de l’île m’avaient appris tout un tas de chose qui restaient solidement ancrées au fond de moi. Comme la connaissance de l’archipel et de ses mystères. Shaolan, Mokona, Inaho, karaho, Melanah et les autres… Je les connaissais toutes de noms comme de relief.
Même l’île dont était originaire Haka, oui même celle là, j’avais toutes ces réponses en moi, ne sachant simplement plus comment exploiter ces montagnes de données.

Et là la sensation fut étrange mais alors que j’étais sur Inaho, en pleine nuit et en plein rêve, je voyais la carlingue fumante de son avion tomber et s’écraser sur Shaolan, et je la vis, elle, se sortir des débris de tôle et réussir à fuir dans la jungle. Elle courrait et s’éloignait de toutes ses forces de ce drame qui venait d’arriver, les larmes coulaient sous son masque et elle galopait de toute s’es forces à en perdre haleine.
Elle fini par s’écrouler au pied d’une souche totalement morte de fatigue et plongea dans un sommeil profond et tourmenté.
Elle ne vit donc pas la panthère noire s’approcher furtivement d’elle, les yeux flamboyants et les crocs acérés, se délectant d’avance de ce festin servi sur un plateau royal.
J’avais beau me savoir en plein rêve, je ne sais pas comment je fais mais j’ai toujours su faire la distinction entre rêve et réalité. Et quand je rêve, il m’est plusieurs fois arrivé d’arriver à changer le cours des choses et de prendre le contrôle sur les évènements. C’est ainsi que j’ai pu à loisir voler de nombreuses fois dans les airs. Je connais donc la sensation que l’on a quand après une impulsion les pieds s’écartent du sol et que l’on sent son corps flotter dans les airs. Mais revenons en à cet autre rêve.

Je voyais donc la panthère s’approcher de cette femme endormie, je me sentais impuissant et voulais tout faire pour l’aider.

- Pars, laisse la tranquille si tu ne veux pas avoir affaire à moi.

Un grand moment de silence où l’animal semble hésiter. Je n’en revenais pas, c’était comme si elle m’avait entendu. Après quelques secondes le félin repris tout de même son approche silencieuse.

- Arrête ça tout de suite, repars d’où tu viens avant que je ne m’énerve.

Je sentais mon sang bouillir en moi, mes poings serrés, je ressentais une sourde rage de ne pas pouvoir faire plus que des mots pour la sortir de là. Je sentais des picotements dans mes paumes et constata que mes ongles s’enfonçaient dans ma chair tellement j’était contracté.

- Eloigne toi tout de suite !!!

Des flammes s’élevèrent soudainement tout autour de l’animal. Elles étaient apparus de nulle part et encerclait partiellement l’animal, ne lui laissant comme solution de repli qu’un unique chemin vers la jungle, totalement de la jeune femme.

La panthère fixa le ciel, on aurait dit qu’elle pouvait me voir par delà les nuages, nos regards restèrent figés quelques secondes puis l’animal bondit et s’enfuis dans la jungle en poussant des grognements de mécontentements.

Serait-ce possible que ces flammes soient… non ce n’était pas possible, tout cela n’était qu’un rêve mais pourtant je sentait qu’une partie du moins de tout ceci était réel.

Je tentais alors de m’approcher plus près pour tenter de la réveiller doucement mais alors que j’était à moins d’un mètre, je senti une étrange sensation et je me retrouvais immédiatement assis et réveillé sur mon lit de fortune.
L’armure bleue était posée à mes pieds et dégageait un doux et somptueux parfum.

Comment cela était-il possible alors qu’elle était sur Shaolan et moi ici ? Je sentais comme un appel mais savais pourtant que je ne pouvais pour le moment rien y faire.
Elle était là-bas, inaccessible pour le moment vu la situation. Mais je sais que rien n’est jamais figé dans la vie, et à un moment ou à un autre, je trouverais un moyen de m’approcher et de la rejoindre pour enfin la voir de visu.

Mon campement n’avait pas bougé de place, j’étais bel et bien sur Inaho alors comment cela était-il possible ?

Je décidais alors de porter cette armure qui était légèrement différente de celle que j’avais vu dans le rêve. A croire qu’elle prenait la forme de son propriétaire, quitte à devancer ses besoins et demandes.

Il me fallait la contacter à tout prix, et c’est alors que je pris en chasse un de mes pigeons voyageurs pour lui envoyer un petit mot mais la bestiole ne voulait pas se laisser faire.

Plus de vingt minutes plus tard j’arrivais enfin à l’attraper et lui coller dans les pattes mon précieux message. Je lui donnais une poignée de graine qu’il avala comme un morfal et décolla vers cette demoiselle inconnue.

Je savais qu’elle aurait bien le mot, il n’y avais aucun doutes mais maintenant je devais sérieusement chercher un moyen de pouvoir quitter du moins temporairement l’île pour aller à sa rencontre et vérifier si mon instinct me jouait des tours ou pas.
Réponse #67 Ven 30 Nov 2007, 17:15
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C’est après 4 jours sans nouvelles du pigeon que je pu apercevoir enfin revenir mon petit messager à plumes. Il était dans un état pitoyable, on aurait dit qu’il avait passé des jours entiers dans les ruines. C’était d’ailleurs probable vu les toiles d’araignées qui entouraient ses pauvres petites pattes maigrelettes.

La bague et le message que je lui avais accroché à la patte n’étaient plus là, signe sans doutes que le message avait bien été transmis, mais je retrouvais un autre papier autour de son coup, le tout accroché avec de la fine liane tressée. J’ouvrais rapidement le morceau de parchemin pour en lire le contenu.

« La personne que vous recherchez n’est plus à l’adresse indiquée, merci d’éviter de renvoyer à nouveau vos faibles oisillons si vous voulez les revoir entiers. »

Quoi ? Mais qu’est ce que c’est que ce message là ? Qui avais pu me l’envoyer ? Et dans quel but ? Pourquoi chercher à me ralentir dans mes recherches alors que je semblais si près du but ?

Décidément, cette île nous réserve ponctuellement de grandes surprises. Tantôt bonnes, tantôt mauvaises, mais dans ce cas présent, je ne savais pas dans quel camp y mettre l’information.
Disons que la rencontre risquait d’être fort risquée mais sympathique… Mais le fait d’avoir reçu une réponse de la sorte exprime sans aucun doute le fait qu’il y a une tierce personne qui soit moins hospitalière. Hum… voyons voir cher journal ce qu’il conviendrait de faire… Comment choisir ?

Mais c’est bien sur, c’est le coutelas d’ivoire qui décidera du chemin que je devrais suivre. :)

Je plaçais alors mon coutelas taillé dans un os de grizzly sur une pierre plate. De l’index et du pouce, je donnais l’impulsion qui fit tourner ne couteau sur lui-même en attendant de voir la direction qu’il m’indiquerait.

S’il s’arrêtait sur moi, je déciderais de ne pas y aller et de continuer à vivre sur cette île sans risquer ma vie dans une rencontre aussi dangereuse. Je ne sais pas pourquoi mais je sentais que cette rencontre pouvait à l’heure actuelle n’apporter rien de très bon.

S’il s’arrêtait dans la direction de Shaolan, alors je prendrais le risque de m’y rendre et de voir de quoi il en retourne. En sachant que je prenais de gros risques et devrait sans doute m’attendre à ne jamais la trouver si elle était prisonnière d’une situation qu’elle ne pouvais pas contrôler.

Tourne, tourne petit coutelas et de mon destin fais ce que tu voudras…

Et le coutelas tourna encore, et encore, et encore dans un lent mouvement lancinant jusqu’à s’arrêter dans une certaine direction, je dirais même une direction certaine.

Ainsi, le choix était donc fait, je prennais donc le chemin de la jungle quand une étrange sensation s'emparra de moi et je perdis connaissance.

En me réveillant, l'armure de tôle que j'avais sur le dos avais changé de forme et de couleur, et je sentais au plus profond de moi comme un changement. Comme une irreversible envie de prendre des risques.

La peur semblait avoir disparu de mon corps, j'étais comme insouciant et complètement je m'enfoutiste.  :evil:
« Dernière édition: Ven 30 Nov 2007, 17:50 par PhilouZ »
Réponse #68 Dim 02 Déc 2007, 22:59
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Un être s’efface tandis qu’un autre s’éveille… C’est le mystérieux jeu de la vie. Les loups mangent les brebis qui elles même mangent l’herbe qui se développe grâce à la terre et qui est fertilisée par le cadavre des loups.

On appelle ça une boucle. Une boucle sans fin même. Et il est parfois compliqué pour un être pensant et intelligent de rester seul et isolé sur une île déserte. Malgré les nombreux amis que l’on peut s’y faire, ils ne restent que de vagues connaissances gardant au fond d’eux leur sombre secrets. Nous le faisons tous, on se protège des autres et ne leur donne que le minimum en attendant d’être sur de leur confiance. ;)

Et visiblement, je ne suis moi-même pas plus équilibré que la plupart des survivants de cet archipel, je dirais même que j’ai l’impression d’être de plus en plus atteint. Il me prend parfois d’avoir des sauts d’humeur. Il m’arrive également de me prendre pour ce que je ne suis pas ou de penser pouvoir faire des choses incroyables dont j’étais incapable avant de prendre ce satané avion.

Et voilà que l’un de ces délires recommençait, je ne me sentais plus moi-même, ou plutôt je me sentais différent, presque comme contrôlé par quelqu’un d’autre ou quelque chose d’autre.
L’armure dont on m’avais fait cadeau en rêve, enfin pas vraiment en rêve puisqu’à mon réveil elle était là, mais cette armure qui semblait un cadeau s’est finalement révélé comme une malédiction.

Parfaitement adapté à mon corps dans un premier temps, elle me démangeait à présent. Je sentais mes muscles et ma peau réagir à son contact et je ressentait une violente envie de l’enlever. J’arrachais à mon corps chaque protection et les posais à terre. Rien n’y changeait, la démangeaison se faisait de plus en plus violente.

Une fois en slip, je me jetais au sol et me frottait contre les herbes fraîches et les racines. Cela devenait de plus en plus insupportable. Je n’avais jamais ressentit une telle douleur et ma main me faisait atrocement mal. Cette même douleur que j’avais ressentit dans les ruines en ayant été mordu mais cette fois, la douleur venait de l’intérieur.

Je regardais alors ma main et ne pu que constater que quelque chose d’inhabituel s’était produit… L’armure qui était au sol était devenu molle et ressemblait à mon costume de l’année précédent, mais la couleur en était différente. Je pris l’un des gants dans ma main et aussitôt il l’enserra et se colla à moi comme une seconde peau. Le gant atténuait la douleur jusqu’à la rendre imperceptible.

Bon ben je sais ce qu’il me reste à faire, me débarrasser de mes armes et de reprendre place dans ce costume que j’avais délaissé il y a longtemps.

Je sens que l’aventure ne fait que commencer et qu’il ne va pas falloir me chauffer…  :evil:
« Dernière édition: Dim 02 Déc 2007, 22:59 par PhilouZ »
Réponse #69 Lun 10 Déc 2007, 03:04
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Voilà maintenant plusieurs jours que je cours. J’ai fait au moins 6 fois le tour de l’île mais impossible de mettre la main sur ma barque. Pourtant je l’avais laissée près du navire pirate échoué et camouflée avec des feuilles et des branchages près des fourrés.

Oh non, on me l’as sans doute volée. Mais qui pourrais faire ça, moi qui connais pratiquement tout le monde sur l’île, qui aurait pu s’en emparer. Tout le monde a sa propre barque en plus, je ne vois pas pourquoi quelqu’un irait en prendre 2. Et pourquoi pas essayer d’en avoir 3, 4 ou même 7 ? Cela n’a aucun sens mais une chose est sur, costume ou pas, sans ma barque je ne pourrais aller nulle part.

Il va donc falloir que j’en reconstruise une alors ? :mad:
Comme si je n’avais que ça à faire que d’aller chercher un troc et de le tailler à nouveau. Et voilà que je sens que tout cela m’énerve. Mon sang bouillonne dans mes veines et je sens que l’air autour de moi devient électrique. La colère s’empare de moi et je ne peux m’empêcher de crier à pleins poumons, laissant s’envoler des centaines d’oiseaux apeurés par cet inhabituel bruit inconnu et bestial.

Je sens que mes tempes sont gonflées par tout ce sang qui afflue vers mon cerveau. Le mal de tête n’est pas loin et j’entends dans les fourrés des bruits suspects. Quelqu’un ou quelque chose approche rapidement. Je me prépare à réceptionner cette venue, si elle n’est pas amicale je serais prêt.

Grroooaarrrrrrrrrrrrrrrrr !!!

Un grizzly furieux surgit de la lisière, il n’est visiblement pas heureux de voir qu’une créature effrayante viens lui faire de la concurrence dans le contrôle de son territoire. Je n’ai pas d’autres armes que mes mains, l’affaire ne va pas être simple mais je n’ai pas peur. Il arrivera ce qui doit arriver et je me surprends à sourire sous mon masque. L’excitation du combat monte en moi et j’ai envie de me frotter à la bête.

Je n’ai pas le temps de réfléchir que j’ai déjà chargé vers lui, surpris il ne comprend pas que je passe à l’attaque et je lui envois un coup de pied vers la mâchoire. Mais ce qui étais le plus étonnant, c'était ces sortes de ralentissements qu iarrivaient pendant ma course. On aurait dit que je mettais tantôt 1/2 seconde pour faire un pas et à un autre moment plus de 20 secondes où le temps semblait s'être arrété puis tout reprennais dans une violente accélération.Le coup porte mais n’est suffisant que pour lui détourner la tête de quelques centimètres.

# Service Temporarily Unavailable #

Quoi, mais qu'est ce que ça veut dire ce truc ? Je ne comprend pas pourquoi...
Pas le temps de penser plus en avant qu'un violent coup de patte m'atteint et mes côtes deviennent extrèmement douloureuses. Je vole pendant quelques secondes avant de m’écraser contre un tronc. J’espère que ce « Craaack » que je viens d’entendre proviens du tronc tout en sentant bien que mon dos n’a pas apprécié cette réception.

Il grogne et bave en me voyant tel un pantin désarticulé, je suis au sol et j’ai une position des plus amusantes. Mes jambes sont repliées sur elles même comme font les araignées mortes et j’ai un bras coincé sous mon bassin tandis que l’autre me masque à moitié le visage. Je n’arrive pas à bouger, je sens que ma fin est proche… Il s’approche de plus en plus et je sens son souffle puant sur mon visage. Oh non je ne vais pas finir comme ça…

Je lui lance un dernier regard haineux avant de sombrer dans l’inconscience… Et merde, me voilà bien fin prêt pour être servi en pâté wiskas.  :/ 







Une voix dans ma tête, ce qu’elle me dit n’a ni queue ni tête…

«Vous avez demandé à contacter le service psychiatrique, ne quittez pas, nous recherchons si vous avez des marshmallows en réserve. Je suis désolé de ne pouvoir donner suite à votre demande, veuillez renvoyer un nuage de secours ultérieurement… »

- De quoi ? Mais qu’est ce que c’est que ce brol ?

«Nous vous conseillons de ne pas tenter d’aller sur Shaolan et de quitter cette combinaison au plus vite. Elle n’est pas faite pour les bisounours… »
 
- Non mais de quoi je me mêle, je t’en pose moi des questions ? Et tu es qui d’abord ?

«Votre ticket n’ayant pas été poinçonné, je vais être obligé de vous réveiller. Et une odeur putride une !  :evil :  »

- Hein ? Non mais c’est pas possible que ce… Ouah qu’est ce que ça pue votre truc…







J’ouvre un œil puis un second. J’aperçois un ange penché sur moi. Un ange debout s’appuyant les mains sur ses genoux, elle me dévisage.
Je la regarde, la lumière m’éblouit et je ne remarque que sa grande cape rouge qui flotte au vent. Elle me regarde et sourie.

- Qui es-tu ?  Aïïïe...

- Bonjour à toi, tu ne me reconnais pas ?

- Euh franchement ? ... Non là comme ça je ne vois pas.

- Mais si rappelles toi, j’étais poursuivi par un méchant loup dans les collines et tu m’as sauvé. Tu l’as fait fuir avec ta peau d’ours sur le dos et là alors que je me baladais pour aller donner ma récolte de fruits et légumes quotidienne à la vieille ancêtre, tu sais celle qui veut qu’on l’appelle grand-mère. Et bien je t’ai trouvé il y a même pas 5 minutes ici au beau milieu de cette clairière avec tout ce sang et ces restes d’ossements. Tu as chassé du gros gibier apparemment.

Je regardais autour de moi et me relevais péniblement, mon dos et mes côtés me faisaient toujours un peu mal mais je ne devais rien laisser paraître. Il n’y avais aucune trace du grizzly jusqu’à ce que je remarque au sol les bouts de fourrures disséminés un peu partout et tout ce sang. Visiblement il s’étais passé quelque chose mais quoi ?

- Merci de m’avoir aidé et d’être venu jusqu’à moi. Tu n’as vu personne en arrivant ? Pas d’animaux ou quoi que ce soit ?

- Euh non, personne à part toi étendu sur le sol dans cet accoutrement tout déchiré.

Tout déchiré ? J’observais le costume, il avait salement morflé. J’étais recouvert de sang et il y avais tout un tas de micro entailles un peu partout. Il ne faudrait pas longtemps pour qu’il finisse en guenilles. Et c’est à ce moment là que me revins en mémoire les mots pendant que j’étais assommé. Il me fallait quitter ce costume et ne pas chercher à quitter Inaho.

Moi qui n’aimais pas que l’on me dicte ce que j’avais à faire, je rageais mais savais au fond de moi que je devais suivre ce conseil mais sans savoir pourquoi.

- Bon tu m’excuseras mais je dois y aller. Je dois retirer ce costume et je n’ai pas de rechange. Tu vas où au fait toi ?

- Si vraiment tu dois le retirer, tu le peux. :rolleyes:  Mais non je plaisante, pas de soucis, on se retrouveras plus tard et on ira se boire un mojito coco. ;)

- Ben oui pas de soucis pour le verre, je suis toujours partant, surtout depuis que mon baril de rhum est vide.

- Très bien, on se rejoindra donc à ma hutte qui n’est pas très loin de la carcasse, tu sais à côté des ruines et près de la plage.

- Très bien, moi je vais me changer et je te rejoindrais là bas plus tard. Fais bien attention à toi et n’hésites pas à m’appeler à l’aide si tu as besoin.

- Voyons, je suis une grande fille, mais si vraiment j’en ai besoin je penserais à toi. Bye Kiss

Et je la vis repartir en trottinant avec son panier en osier et en chantonnant une petite chanson.

♪♫  Promenons nous dans les bois, ♫ pendant que le loup n’y est pas, ♪ car s’il y étais, il nous mangerait…

Et elle disparu au coin d’un groupe d’arbres. Quel étrange et amusante rencontre. J’avais un vague souvenir d’elle mais ma mémoire me jouais à nouveau des tours. Des paroles, des images, des odeurs me revenaient en mémoire et son visage m’était familier mais j’étais encore un peu perdu.

Je rentrais péniblement au camp pour retirer le costume et me préparer pour aller déguster cette boisson succulente et si gentiment proposée. :P
La marche mis du temps car la douleur ne passait pas, si j’avais abusé, je lui aurais demandé un petit massage relaxant, mais c’était déjà très gentil à elle de me proposer qu’on se voit pour boire un verre. Il ne fallait pas abuser des bonnes choses.

Et puis elle aurait alors compris que j’avais pris cher contre ce grizzly, j’ai une réputation de chasseur à tenir.

Aïe ouille, heureusement que j'ai encore des baumes anti-hématomes à l'abri, ça va m'être plus qu'utile.   :love:
« Dernière édition: Lun 10 Déc 2007, 15:57 par PhilouZ »
Réponse #70 Sam 15 Déc 2007, 14:48
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Les baumes avaient bien fait leur effet et je ne sentais pratiquement plus la douleur. Enfin étais-ce ça ou la joie de revoir une personne qui m’est cher, allez savoir. En tout les cas, c’était efficace et je pensais en mon fort intérieur qu’il était bien plus agréable d’être à deux sur cette île que seul.

Je venais à peine d’arriver sur le lieu du rendez vous et ne voyais personne à l’horizon. Je me décidais à attendre sagement l’arrivée de la demoiselle en rouge quand soudain, j’entendis un battement d’ailes se faire de plus en plus présent et pu en me jetant au sol éviter de peu le contact avec le volatile fou.

C’était un pigeon courrier qui avais à la patte un mot et le bec profondément enfoncé dans la terre. Ah tiens, il n’y avais pas que les miens qui avaient des soucis de navigation ? :lol:
Je m’empresse de prendre le morceau de parchemin, il sent bon le parfum des fleurs coupées et j’y lis ces quelques lignes.

« Je suis déjà arrivé depuis quelques minutes et j’ai envoyé "Shooter" te porter ce message pour te dire que je t’attend plutôt à la fontaine, enfin je veux parler de la source. A tout de suite PhilouZ. »

Alors la source, voyons voir, d’ici comment je vais m’y rendre, ah mais oui bien sur, c’est évident, je vais couper par la jungle, ce sera bien plus rapide.
En effet, il me fallut moins de 5 minutes pour traverser cette jungle que je connaissais comme ma poche, pas celle qui avait un trou mais celle que j’avais réparés avec un long poil de grizzly. :)

Arrivé devant l’eau, je la redécouvrais, un ange tombé du ciel sans aucun doute, son visage reflétait la joie et l’apaisement, son regard provoquait l’émoi, son sourire donnait des frissons. Une véritable muse, ode à la créativité, on la regardait quelques instants avant de tomber irrémédiablement sous son charme. Pourtant quelque part au fond de moi, je ressentais qu’il y avait tout de même une certaine forme de danger. Il se dégageait d’elle une assurance et un naturel troublant, on aurait dit que d’être seule sur cette île ne la dérangeait en rien, bien au contraire.

Pourtant, ce n’était pas ce qu’il me semblait quand je repensais à la fois où je l’avais sauvé de cet animal sauvage. Sans moi il n’en aurait fait qu’une bouchée… Si je n’avais pas été là… Je revois bien la scène du fauve bondissant sur elle tandis qu’elle était… debout… et sur d’elle…

Mince. Mais quel boulet je suis, je pensais l’avoir sauvé mais en y repensant, elle ne semblait pas effrayé le moins du monde par cet animal, au contraire, en y repensant, je trouve même qu’elle le provoquait. C’est comme quand elle m’a retrouvé…

* des flashs et des images coulaient dans ma tête. Je me souviens le grizzly me fonçant dessus, moi qui m’apprêtais à aller faire un somme du côté des imprudents qui errent sans buts dans la jungle à la recherche d’une fin héroïque. Puis cet éclair rouge passant devant mes yeux, les cris de la bête puis cette forme féminine postée devant moi pour me protéger. *

Se pourrait-il que ce soit elle qui soit venu à mon secours lors de la charge de l’animal enragé ?
Non, ce n’est pas possible… Mais alors pourquoi ?

- Ah te voilà enfin, coucou, ça me fais plaisir de te voir. Viens les verres de cocktails nous attendent par là.

- Coucou, entendu, je te suis de ce pas. Allons prendre ce verre.

Mon esprit était embrouillé et tout le temps que dura notre discussion et la dégustation de cette douce boisson, j’étais pris entre le charme et le romantisme qui se dégageait d’elle et toutes ces idées qui me traversaient l’esprit et m’embrouillaient. Je ne savais pas trop quoi penser de tout cela et j’en étais un peu perplexe.

- Tu sais quand on apprend à vivre seule sur une île déserte on apprend aussi la patience. A ne pas se précipiter et de profiter de chaque instant de calme.

- Ah ça, je ne le comprend que trop bien.

- Et puis tu sais, il ne faut pas se prendre la tête. Malgré toutes les épreuves et les objectifs qui rythment nos vies, on arrive toujours au bout finalement. Même si parfois ça prend plus de temps qu’on ne l’aurait voulu.

- Tu m’étonnes. Le nombre de fois où je me suis usé les mains en arrachant de la tôle de cet avion. Je n’irais pas te contredire sur ce point, bien au contraire. :)

- Tu vois, c’est ce que je disais, quand on a un objectif assez long et pas gagné d’avance, il ne faut pas aller trop vite et surtout ne pas s’emballer. C’est le meilleur moyen de ne pas arriver à notre but.

- Oui, c’est pas faux. Mais parfois, on ne peut pas s’empêcher de sauter sur l’occasion de remplir plus rapidement nos objectifs. Il y a des jours où je carbure toute la journée à la tisane pour faire tout ce que je voudrais faire.

- C’est en effet parfois indispensable. Mais patience est mère de sureté.

- ...

Son calme et sa franchise était émouvante, on se parlait comme si l’on s’était toujours connu. J’avais l’impression d’avoir toujours été à son contact. Malgré quelques sensibles différences de jugements ou de comportement, j’aurais juré qu’elle était moi, ou plutôt que j’était elle.
Enfin disons que nous aurions pu être les 2 entités masculine et féminine d’une même personne, et c’était peut-être cela qui m’attirait tant. Disons que l’on aurait pu à nous deux ne faire qu’une seule et même personne. Troublant échanges que nous avions qui me firent perdre la tête et le cours de la soirée.

Il était tard dans la nuit quand je réalisais que nous étions toujours en train de discuter comme si le temps n’avait plus d’importance.

- Il est tard à présent, il va falloir être sérieux et rentrer à présent.

- Tout a fait, en tout les cas ce fut une charmante soirée. Merci à toi d’être venu.

- Merci à toi de m’avoir invité surtout, et on se refait ça quand tu veux.

- Pas de soucis, on s’appelle par pigeons interposés et on s’organisera ça.

Je la vis repartir en me saluant une dernière fois d’un geste de la main tandis que milles pensées tournaient à toute vitesse dans mon crâne.

Tu aurais du l’accompagner pour être sur qu’elle rentre chez elle sans soucis. Mais pourquoi ne pas l’avoir accompagné ? Tu aurais du lui demander pour le grizzly. Mais pourquoi ne pas avoir demandé de passer à son campement plutôt que de voyager seul de nuit, c’est de l’inconscience.

Mais je ne voulais pas lui imposer ma présence même si l’envie de l’accompagner m’avait démangé. Je ne voulais pas qu’elle pense de moi que j’étais un importuniste ou que j’aie des idées en tête particulières.

Je la vis donc partir à nouveaux vers la jungle et disparaître entre deux arbres.

Il devait être environ dans les 2h00 du matin et j’étais à la source, je décidais alors de me rendre au sud vers mon campement.

Je marchais pendant plus de 2 heures avant d’arriver du côté du grand bois où parfois la nuit erraient des créatures étranges et polymorphes. Je les appelais ça les "MerMadam" et je n’en avais jamais croisé moi-même mais en avais entendu parler, et je pensais qu’à cette heure il y avait des chances que j’en vois un ou deux roder mais il n’en fut rien.

J’arrivais donc du côté du bois et la soif me tiraillait, par chance, je pu troquer une bouteille d’eau contre quelques rondelles en métaux à un vendeur ambulant qui traînait par là. Il me dit s’appeler "Eftotal" et grâce à lui, je pu me désaltérer.

Toujours est-il que passé 04h30 du matin, je n’étais toujours pas arrivé à mon campement et ne voulais pas dormir dans l’herbe, il faisais drôlement froid et dormir dehors ne me semblait pas conseillé. De plus le sol était gelé et m’y allonger m’aurait sans aucun doute rendu malade.

Je savais par expérience que vers 06h30 certains campeurs allumaient des feux de camp et qu’en s’y approchant on pouvait venir s’y réchauffer et qu’avec même un peu de chance je pourrais même y avoir une boisson chaude.

Mais il me restait un peu plus d’une heure à attendre dans le froid. La fatigue me tiraillait et je décidais de trouver un moyen de m’allonger quelques minutes à l’abri du froid, et c’est avec une grande joie que je trouvais une caisse en bois partiellement détruite à côté d’un grand carton. C’était un grand écran plat qui avait sans doute échoué ici en tombant d’un des avions, il semblait en bon état de marche mais ce qui m’intéressait à l’heure actuelle était plutôt son emballage.

Je sortais l’écran et le mettais à l’abri caché derrière quelques fougères, et j’utilisais le carton pour m’en faire un matelas pour le sol. Je m’allongeais dans le froid et m’assoupis assez rapidement.

Dans mon sommeil et alors que je sentais le froid me tiraillait les jambes et les orteils, je pus ressentir une douce chaleur bienveillante et apercevoir mon ange se pencher au dessus de moi.

- Ne t’en fais pas, quoi que tu fasses, où que tu sois, je pense un peu à toi…

Ce n’est qu’au petit matin que je réalisais que j’étais emmitouflé dans une grande cape rouge qui m’avais permis de tenir dehors dans le froid sans en être inquiété. Mon esprit avait divagué toute la nuit.

Je regrettais d’être parti si loin alors que j’aurais pu rester à ses cotés si j’avais été un peu moins timide. La prochaine fois peut-être oserais-je, qui sait…

Enfin comme je le dis souvent, c’est bien beau de vouloir, mais encore faut il pouvoir et assumer les conséquences de ses choix. Pour assumer j’assume pas de soucis, mais pour ce qui est d’oser, là il y a un sacré boulot.

Toujours est-il qu’avec mon accoutrement rouge sans, je fu bien vite repéré et invité à venir me réchauffer autour d’un bon et grand feu où je pu me réchauffer à loisir avant de retrouver mon campement et surtout mon lit douillet.

La nuit suivante, je dormi plus de 12 heures d’affilé pour récupérer des 1h20 de la veille. Ce qui est drôle dans le manque de sommeil, c’est qu’on a beau dormir autant que l’on veut, on n’a jamais l’impression de récupérer ce qui est perdu.

Encore à présent, alors que mes journées de chasse ont repris, que je suis plus méfiant avec ces créatures dangereuses et que je prends soin de moi… Il m’arrive de penser à elle et au fait qu’à sa façon, elle m’a inspiré et m’a sauvé la vie de différentes façons.

On ne remercie jamais assez ceux qui nous aident si ce n’est en ayant des pensées pour eux.
Si j’osais je lui enverrais un autre pigeon, mais je sais comme je suis, je suis excessif dans ce que je fais et je lui enverrais pigeon sur pigeon jusqu’à la dégoûter d’avoir de mes nouvelles.

Le mieux que j’ai à faire est de continuer mon chemin en espérant ne pas perdre la piste du sien… Dans tout les cas, je l’ai vu à l’œuvre. Elle est une chasseuse née et saura me retrouver le moment voulu…
Réponse #71 Jeu 20 Déc 2007, 23:40
PhilouZ
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20 Décembre 2007
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Ca fait maintenant 5 jours que je reste enfermé dans mon abri. Il fait de plus en plus froid, on croirait qu’une tempête glaciaire s’est abattue sur Inaho. J’ai même pu faire un mini bonhomme de neige hier mais il a fondu en début d’après midi avec le retour du soleil.

J’ai même du mettre mes pigeons à l’abri car le froid engourdissait leurs pattes et leurs ailes. J’ai du faire au mieux pour le protéger. Certains n’ont pas survécu au froid et je n’ai pas pu me résoudre à les manger. Je les ai alors déplumés et me suis fait un renfort de plumes chaudes sur l’intérieur de ma capuche rouge. C’est du plus bel effet tu en conviendra.

Mais qu’est ce qui m’arrive à nouveau, voilà que je me remets à te parler comme si tu étais une personne alors que tu n’es qu’un journal. Je ne suis même pas sur qu’un jour quelqu’un d’autre lise ces quelques mots ni si ma mémoire survivra au temps.

- Ne t’en fais pas, quoi que tu fasses, où que tu sois, je pense un peu à toi…

Cette phrase ressurgissait parfois de ma mémoire et elle me mettait ma là l’aise. Sous ses aspects touchants, je ressentais une forme de gène. Incertain d’en saisir le sens, j’avais l’impression d’être à la fois épié et en sécurité. Je revoyais cette ombre rouge bondir sur le grizzly sauvage… Le nuage de sang au moment de leur rencontre… La bête qui s’effondre sur le sol les poils collés par le sang… Son agonie lente pendant que la forme carmine continuait de s’agiter et de démonter la créature pièce par pièce.

Je ne voyais pas quel était le genre d’arme capable de faire cette boucherie. Même ma hache de bataille n’était pas aussi efficace. Je ne voyais pas de métal briller dans ses amples mouvements. Je cru même apercevoir une main humaine munie de longues griffes ou plutôt de longs ongles. Se pourrait-il que…

Non je n’y crois pas. Ce ne peut pas être elle. En même temps, que connaissais-je d’elle finalement ? Non, je n’allais pas me mettre à douter de celle qui m’avais retrouvé dans cette forêt et sans doute m’avais sauvé la vie. Ce n’était pas correct.

Le soleil tapait fort sur la neige et il était presque midi. Je décidais d’aller me chercher un peu d’eau dans ma réserve et constatait que mon bac était vide. Comment cela était il possible ? Je cherchais à droite puis à gauche et décidais d’aller me renseigner auprès d’Haka. Il était sympa mon ami le Maori.
Pour quelques statuettes dorées, il me livrait ses secrets et me donnait de bons tuyaux. :D

Je décidais de me rendre auprès de lui afin qu’il me renseigne. Pour passer incognito sur le chemin et mener mon enquête tranquillement, je décidais de me mettre une fausse barbe blanche. Avec mon costume rouge ton sur ton, je passais inaperçu dans le décors. :)

En chemin, des mots étranges résonnaient dans ma tête, des incompréhensions comme dites à voix basses qui parfois me distrayaient suffisamment pour me faire perdre mon chemin…

org.springframework.dao.DataIntegrityViolationException: SqlMapClient operation; SQL []; --- The error occurred in com/omegames/kilometres/dao/ibatis/maps/gameobject.xml. --- The error occurred while applying a parameter map. --- Check the GameObject.insertOne-InlineParameterMap. --- Check the statement (update failed). --- Cause: com.mysql.jdbc.exceptions.MySQLIntegrityConstraintViolationException: Cannot add or update a child row: a foreign key constraint fails (`650km/game_objects`, CONSTRAINT `game_objects_ibfk_2` FOREIGN KEY (`id`) REFERENCES `game_objects` (`id`) ON DELETE CASCADE); nested exception is com.ibatis.common.jdbc.exception.NestedSQLException: --- The error occurred in com/omegames/kilometres/dao/ibatis/maps/gameobject.xml. --- The error occurred while applying a parameter map. --- Check the GameObject.insertOne-InlineParameterMap. --- Check the statement (update failed). --- Cause: com.mysql.jdbc.exceptions.MySQLIntegrityConstraintViolationException: Cannot add or update a child row: a foreign key constraint fails (`650km/game_objects`, CONSTRAINT `game_objects_ibfk_2` FOREIGN KEY (`id`) REFERENCES `game_objects` (`id`) ON DELETE CASCADE) Caused by: com.mysql.jdbc.exceptions.MySQLIntegrityConstraintViolationException: Cannot add or update a child row: a foreign key constraint fails (`650km/game_objects`, CONSTRAINT `game_objects_ibfk_2` FOREIGN KEY (`id`) REFERENCES `game_objects` (`id`) ON DELETE CASCADE)

- Oh non mais c’est pas bientôt fini ces âneries... je pensais que c’était fini tout ça ? Oh non Bob, ne me dit pas que je suis reparti pour un tour et que vous allez me demander encore des choses impossibles ?  :/ 

- Et si mon cher PhilouZ, je vais encore avoir besoin de toi…

- T’es vraiment sur ?

- Oui, viens avec moi, nous avons de grandes choses à réaliser ensemble mon petit…

- Et merde, rebelote. :mad:

* SBAMF Fiiiiiiiiizzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz… *

La lumière vive me brûle les yeux et l’espace d’une seconde avant de disparaître dans un flash, je vois entre deux arbres une sorte de gros dindon jaune marcher dans la neige, il porte un costume rouge et semble déposer de ci de là des cadeaux empaquetés. Il laisse s’échapper de sa barbe des Oh oh oh en laissant un regard malicieux aux écureuils et autres petites bestioles inoffensives…

* SBAMF Fiiiiiiiiizzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz… *

- Où suis-je ? Je ne reconnais pas cet endroit… Ca ressemble à… Oh non, c’est pas vrai ?

 
[A suivre…]
« Dernière édition: Dim 23 Déc 2007, 23:29 par PhilouZ »
Réponse #72 Lun 14 Jan 2008, 20:00
PhilouZ
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14 Janvier 2008
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L’endroit m’était à la fois familier mais tout aussi inconnu. Des lumières blanches éblouissantes semblaient jaillir de toute part, éclairant tout ce vide et ce néant d’une vive mais uniforme teinte d’ivoire. Et dans l’air, des symboles apparaissaient au grès d’un vent inexistant. Formule de chimie, phrase dans un langage inconnue, symbole étrange, nom ou prénom étrange, sobriquet plus ou moins ridicule, tout ce que je pouvais voir me semblait pourtant si habituel…

Je me souvenais lentement de cette sensation que je ressentais au plus profond de mes entrailles, j’étais déjà venu ici et j’y avais passé pas mal de temps. Perdu dans les méandres de ce labyrinthe de jeux de lumières. Pris au piège au cœur d’un système dont les règles m’échappaient, j’arrivais cependant à en saisir quelques fondements et parfois à en modifier l’essence.

Je me concentre quelques instants pour que la lumière arrête de s’en prendre à ma rétine et se fasse plus douce. Instantanément l’intensité baisse et la brûlure s’apaise. Je remarque enfin que je n’ai plus mon capuchon rouge, j’ai en revanche sur le dos une sorte de longue tunique blanche à capuche. Elle est confortable et je me sens comme avec une seconde peau sur le dos. Mais je ne l’avais pas la première fois que je suis venue ici… :/ 

- En effet, tu as changé et évolué depuis la dernière fois, tu as bien appris mais tu as cependant délaissé la mission que je t’avais confié.

- Quelle mission ? Je n’ai jamais eu d’autre mission que celle que je m’étais fixée.

- Tu crois encore que tu as pu réaliser tout cela tout seul ?  Ahaahahah…

Il rit de moi, je suis à son écoute et le respecte et il ose se moquer... Ca ne se passera pas comme ça.

- Arrête de rire ! Arrête de te moquer de moi !!!


L’air se mit à vibrer autour de moi tandis que je sentais une sourde colère monter en moi. Je sentais ma température monter et me mis à voir rouge. La pièce vide qui s’étendait à l’infini se mit à rétrécir à une vitesse hallucinante, on aurait dit que des murs glissant de très loin se rapprochaient de moi, comme pour m’enfermer dans une pièce encore invisible mais qui devenait presque palpable.

- Cela suffit maintenant, je ne joue plus à ce petit jeu et ne serais plus manipulé !

- Très bien, alors voyons comment tu vas te débrouiller à présent que l’Univers dans lequel tu évolues et a tes amis n’est plus accessible par qui que ce soit… Que les îles accessibles à partir de maintenant se bloque et ne soit plus visible de personne. Tu n’aurais pas du me provoquer mon petit…


Je n’ai pas le temps de réfléchir que déjà je cours vers lui, je ne le vois pas mais sais où il est. Je ressens sa présence et perçois les vibrations qui émanent de lui et modifie son environnement. Je bondis et le percute de plein fouet. Nous tombons tout les deux et dans ma chute une lame apparaît dans ma main, d’un mouvement vif et rapide je frappes au niveau du cœur et sens que le métal a touché son but. Instinctivement je savais où frapper, j’entendais cette voix dans ma tête…

Nous touchons enfin le sol après cette longue chute dans l’inconnue, je l’écrase de tout mon poids et sens que la lame se brise sous le choc de l’impact. Je pense avoir tué l’homme mais il ne semble que suffoquer et je vois la panique dans ses yeux. Il se relève rapidement et écarte sa soutane pour constater que ma lame a pénétré sa cuirasse et s’est profondément figé sur ce qui ressemble à un microordinateur portatif. En fait, il a un ordinateur en guise d’armure, le clavier est sur son bras gauche, l’unité centrale semblait être sur son torse mais maintenant que j’ai transpercé le processeur la machine ne servira plus à grand-chose. Un autre coup de couteau brisé et je sectionne les attaches laissant au sol des composants fumants. Je les écrase du pied en le fixant dans les yeux.

- Tu fais moins le malin maintenant Bob. Je t’entends moins rire de moi. :evil :

- Tu n’aurais pas du faire ça. Tu ne sais pas ce que tu as engendré pauvre fou.

- J’en sais plus que tu ne le penses, mais à présent, je sais que tu ne me manipuleras plus et surtout n’apparaîtra plus dans mes rêves.


Je me baissais et ramassais les restes de la machine que je glissais sous mon bras.

- Allez, je te laisse à présent, bon séjour dans ton nouveau foyer. Bienvenue sur Shaolan.
Et comme tu peux le deviner, j’espère pour toi que l’archipel ne restera pas isolé trop longtemps si tu ne veux pas y perdre la tête.  :evil :


Je souris de le voir aussi implorant, il serait prêt à me supplier pour que je ne le laisse pas mais je ne lui en laisse pas le temps. Au moment où il ouvre la bouche, je lui tourne le dos et tend une main vers le ciel avant de disparaître dans un nuage de fumée.



- Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh…

Je me redresse rapidement sur mon lit et réalise que je suis dans mon abri, bien au chaud sous ma couverture en peau de Grizzly. Il fait jour depuis longtemps et je me réveille seulement maintenant.
Je remarque qu’au lieu de dormir torse nu comme à mon habitude, j’ai une étrange combinaison semblable à la soutane de mon rêve… mais c’est la soutane de mon rêve !!! :o

Incroyable, je ne comprend pas trop ce qui se passe, entre rêves et réalités la limite est parfois saisissante. Le plus étonnant fut en sortant de mon abri de constater que des restes de circuits informatique finissaient de cuire dans mon feu de camp fumant.

Oh la la, j’ai un peu peur de comprendre mais… ça veut dire que je ne reverrais plus Bob alors ?  Et la femme en rouge, était-elle aussi une invention ou bien était-elle réelle ?

- Pourquoi t’es tu levé aussi tôt ? Tu aurais pu rester au lit avec moi…

Je me retourne pour constater qu’elle est là, mais en guise de combinaison elle a un très beau déshabillé rouge vif qui met ses courbes en valeur. Oh non, ne me dites pas que je ne vais pas me souvenir de la nuit que je viens de passer.    ???

« Dernière édition: Mer 16 Jan 2008, 14:17 par PhilouZ »
Réponse #73 Ven 22 Fév 2008, 00:11
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Elle est là, elle me regarde de ses yeux de braise et pourtant aucun souvenir ne me reviens. Les draps sont sans dessus dessous ce qui laisse imaginer les scènes torrides qui ont agités l'abri dans la nuit, et pourtant toujours rien.

J'imagine les ramifications neuronales de mon cerveau en action et imagine pendant quelques secondes capable de les contrôler pour me rappeler mais rien n'y fais. Je ne ressens plus cette omniprésente sensation de pouvoir faire ce que bon me chante. C'est un peu comme si on me bloquait mes pouvoirs, mais ce n'est pas comme la sensation avec Bob.

Lui utilisait des façons simples pour me contrôler et je l'ai vaincu par ces mêmes moyens. Là, c'est différent, c'est comme un puissant baillon mental qui bloque les muscles de ma bouche et verrouille mon regard. D'ailleurs j'essaie de lui parler mais malgrès le fait que ma bouche s'ouvre, aucun son n'en sort. C'est un peu étrange à expliquer mais j'ai beau avoir envie de lui parler et de lui demander ce qu'il se passe, je n'en ai ni les moyens ni la force.

Elle continue de m'observer de ses yeux ardents et pourtant rien n'y fais. Je me détourne d'elle non sans regrets mais je sens que je dois aller ailleurs.

Je m'éloigne du campement pour tenter de tirer cette affaire au clair, mais que se passe-t-il ? Je constate que l'île n'est plus la même. Une sorte de bruit de fond agite les branches des arbres et se répercute sur les récifs à proximité de la plage. On dirait une sorte d'élan du cœur, venant de partout et nulle part. Des gens appellent à l'aide, on dirait une marée humaine de personne bloquées entre deux mondes et pourtant rien ni personne ne peut les entendre ni même les aider.

Je ferme les yeux et me concentre pour les discerner et les localiser, je les vois et peut presque les compter. Je tente de les rejoindre mais rien n'y fais... Pourquoi ne puis-je pas les aider tous ?

Au fond de moi, je sens mes intestin prendre feu, la chaleur me brûle et d'un seul coup ma vision se brouille tandis que je perd conscience.

Je vois une immense plaine surplombée d'une colline en haut de laquelle siège un immense chanteau. Des centaines de jeunes gens entourent le bâtiment en attendant d'y entrer. Je vole et m'approche lentement du lieu mais je sens une force émaner du château. Je comprend que je ne peut pas y pénétrer ainsi mais laisse une trace invisible pour en retrouver le chemin.

Je me réveille lentement et vois ma belle femme en rouge qui m'a veillé pendant tout ce temps. Ma tête posée sur ses genoux, elle me regarde intensément... j'ai comme l'impression qu'elle comprend bien plus de choses qu'elle ne le laisse croire.

J'ouvre la bouche pour parler mais ma voix n'est toujours pas revenue. Elle en profite pour m'embrasser fougueusement et ses mains glissent sur ma peau. Je ressens ma peau me bruler et je remarque que la mèche qui couvre mon front scintille et lui d'une couleur rouge vive... Je me demande ce qui m'arrive mais les caresses de ma douce deviennent plus pressantes et c'est en silence que nous rentrons au campement.

Une fois rentré sur la couchette, nous finissons enlacés dans les bras l'un de l'autre, sa peau est douce comme un noix de coco et son parfum sucré embaume mon nez.

Ses gestes sont pleins de tendresse et je lui rend autant si ce n'est plus. N'étant pas du genre à recevoir avant de donner, je l'emmène très haut dans le ciel afin de lui montrer de plus près cette étoile qui brille bien souvent en reflet au fond de ses yeux...
« Dernière édition: Ven 22 Fév 2008, 00:11 par PhilouZ »
Réponse #74 Lun 03 Mar 2008, 23:51
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Le réveil est difficile en ce lundi matin, j'ouvre un œil puis le second... Il fais encore nuit mais le soleil ne va pas tarder à se lever.

Je me met rapidement quelque chose sur le dos et me dirige vers la plage pour aller attendre que l'astre apparaisse brillant de milles feux. Assis sur le sable, je joue nonchalamment avec un crabe qui tente de me pincer les orteils. Je m'amuse de le voir tenter ses attaques. Je souris et constate que cela fait bien longtemps que je n'ai pas ressenti cette sensation de bien être.

Soudainement, une invasion de crabes apparait et m'encercle, je n'ai pas pris d'arme avec moi et n'ai rien pour riposter à leurs centaines de pinces. Ce qui était précédemment deviens rapidement un calvaire. Ils pincent et arrachent mes chairs. Piquant, griffant et attrapant  pieds, mollets et même genoux pour les plus courageux.

La douleur deviens insupportable et c'est avec un ravissant étonnement que je ressens cette chaleur surgir du plus profond de moi, j'ouvre les yeux et constate que le soleil se lève et que ses rayons me transpercent de part en part. Mon corps semble absorber sa chaleur et la renvoie avec une violente intensité démultiplié.

Les crabes au sol se tortillent de douleur tandis que leur carapaces fumantes sont les signes de la température qui s'évade des pores de ma peau. J'ai chaud, on pourrait même dire que je brûle.

Ma vision est déformée, je vois tantôt rouge puis jaune et les formes sont floues comme sous l'effet du soleil caniculaire d'été. Des ondes incendiaires s'échappent de mon corps et je ne peut plus rien contrôler, je tente d'aller dans l'eau pour apaiser cette sensation de brûlure mais l'eau elle même s'évapore avant qu'elle ne touche ma peau. J'avance vers le lagon et une sphère de chaleur m'englobe et me protège de l'eau. Je réalise alors que je n'ai pas besoin d'air pour respirer car tout l'oxygène autour de moi est consumé immédiatement, mes poumons ne semblent pas avoir besoin de quoi que ce soit...

Mais quand est-ce que tout ce manège finiras-t-il ? Je n'ai qu'une envie, rentrer au campement, creuser un trou et y disparaitre à jamais. J'ai l'impression que cette île ne m'apporte plus rien de bon et qu'il serait temps pour moi de chercher un moyen de la quitter...

Demain, je vais chercher le moyen de m'enfuir, un radeau, un bateau, la pirogue d'Haka... Je ne sais pas encore quel sera mon plan mais je vais y réfléchir sérieusement. Bientôt, je quitterais Inaho et avec un peu de chance je trouverais le chemin de sortie de cet archipel maudit.

Oui, une malédiction, je ne vois que ça pour subir quotidiennement toutes ces mésaventures... Une malédiction...  Oui je ne vois que ça comme explication.
« Dernière édition: Mar 04 Mar 2008, 09:57 par PhilouZ »
Réponse #75 Sam 29 Mar 2008, 19:50
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29 Mars 2008
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Il m'aura fallu un sacré moment pour trouver le moyen de m'enfuir mais j'ai enfin trouvé. J'ai créé une mixture étrange à base de boites d'asticots et de viandes de sanglier qui semble fonctionner à merveille pour attirer toutes sortes de poissons et mammifères marins.

J'ai même réussi à faire s'approcher de ma plage tout un banc de dauphins, je ne sais pas si ça se dit ça un banc de dauphins mais en tout cas il y en a un sacré paquet qui traine chaque jour dans l'attente que je leur fournisse une quantité vertigineuse de mon produit mais je n'en ai presque plus. Par chance, j'ai constaté qu'ils acceptaient aussi, avec un certain délice, le poisson que je pêche.

A croire que j'ai à faire à une sacrée bande de fainéants qui préfèrent que je les nourrisse plutôt que d'aller pêcher par leurs propres moyens mais cela n'est pas bien grave. Je leur ai appris le chemin pour accéder à différents points de l'archipel, j'y ai ainsi découvert plus d'un coin, inaccessibles à pied voir même en barque.

Île étrange dont je ne connais rien mais qui me semble pourtant hostile. Si j'y ai retrouvé une carcasse d'avion dans la jungle, il me semble que je suis le premier homme à marcher sur cette plage depuis des lustres. Les lois de l'archipel ne semblent pas avoir de prise ici, pas de crash régulier, pas de cri ou du moins pas encore, je doute que cette île reste un mystère bien longtemps pour nombre d'aventuriers.

Mais j'ai perdu assez de temps à présent, mon plan va être de tenter de partir avec un groupe de dauphins vers l'horizon en espérant qu'il y ait une terre amicale à proximité. J'ai pensé un instant à attacher des cordages et des planches de bois pour permettre aux dauphins de faire avancer mon navire de fortune mais cela me semble horrible d'utiliser ainsi ces animaux. Je ne vais pas les sangler et les priver de cette liberté qui m'est si chère ?

En rentrant, je me permets une petite halte sur Karaho pour m'y reposer et faire le plein de fruits frais que je ne trouve pas sur mon île, Inaho. J'en remplis tout un grand panier que je m'empresse de protéger avec de la ficelle et de la peau tannée. Il ne faudrait pas qu'ils prennent l'eau de mer. Quand soudain, une étrange sensation...

On me regarde, ou plutôt on m'observe. Je ressens ce picotement dans mon cou tandis qu'un léger parfum sucré s'élève dans les airs. Il y a dans les environs une jeune femme qui me détaille, comment le sais-je ? Aucune idée, sans doute encore un reste de ces pouvoirs ou bien un réveil inopiné de mon instinct, je ne sais pas, mais les faits sont là. Elle est présente, cachée derrière ce que je devine être un arbre ou un buisson, elle ne me veut apparemment pas de mal mais elle reste méfiante. En continuant ma cueillette, je la cherche du regard mais rien n'y fait.

Je vagabonde au gré des arbres cherchant le moindre bruit ou mouvement qui pourrait trahir sa position, mais c'est peine perdue. Elle semble être de ces femmes qui lorsqu'elles sont lâchées dans la nature ont un instinct de survie incroyable. Je parierais qu'elle n'est pas là depuis longtemps et pourtant elle arrive à déjouer mes talents de chasseur émérite. Un mouvement dans l'air derrière moi, une mèche de cheveux blonds qui volent et ce parfum enivrant qui empli l'air. Elle étais juste derrière moi et je ne l'ai ni vu ni entendu. Cette fille est décidément extraordinaire.

Je cours et tente de la rattraper dans la direction que je pense qu'elle a emprunté mais rien n'y fait. C'est incroyable, moi qui ne voulais que partir il y a 5 minutes, me voilà en train de courir à la recherche d'une inconnue sur une île qui n'est pas la mienne. Incroyable destin qui est le mien.

J'arrive dans une clairière totalement essoufflé, je ne retrouve pas sa piste... Tant pis, je ne vais pas passer des jours à tourner, il vaut mieux que je rentre et reviendrais ici avec des provisions et un meilleur équipement pour jouer avec elle.

Mais qu'est-ce que c'est que ça ? Au sol, je vois un petit lapin ligoté, une lettre accrochée à ses pattes par un collet finement tressé. Je l'ouvre et aperçois une mèche de cheveux blonds ainsi que quelques mots.

" Je suis désolé de t'avoir observé de la sorte mais je n'osais pas m'approcher. Accepte ce petit lapin en cadeau. J'en ai abattu deux avec un seul silex tout à l'heure et je tenais à te l'offrir pour me faire pardonner. Je suis un peu timide.
Tu comprendras que je suis ici depuis peu et que je me méfie des étrangers, même si ton visage me semble familier voir même plus qu'amical.
Je dois te laisser, j'ai des choses urgentes à régler mais j'espère que l'on se reverra bientôt.
Signé: Ophélia "


Quelle femme étrange... Puisque je ne peux pas l'approcher aujourd'hui, je vais me préparer pour cette prochaine rencontre. Qui que tu sois, merci de ce cadeau, j'en ferais un festin ce soir.

Je vais établir un campement de fortune sur la plage près de mes dauphins et repartir à sa recherche. Elle m'intrigue d'une douce façon cette Ophélia...
« Dernière édition: Dim 30 Mar 2008, 00:10 par PhilouZ »
Réponse #76 Lun 07 Avr 2008, 23:04
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7 Avril 2008
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C’est dans un silence des plus pesant que mes yeux s’ouvrent à nouveau. Mes muscles sont endoloris et mon dos me fait souffrir le martyre. Je tente de me relever en vain, impossible de bouger et je n’en connais pas la raison. Je me sens comme un vieux qui réalise soudain qu’il n’a plus vingt ans. Mais qu’est ce que je fais ici ? Je ne reconnais pas mon campement…
Je tourne difficilement la tête pour m’apercevoir que je suis à l’intérieur d’une yourte luxueusement décoré d’objets de récupérations aussi divers et variés.

L’esprit est embrouillé, je cherche des réponses qui ne viennent pas. Cet endroit me semble familier, les couleurs tournent rapidement dans ma tête. Je perd connaissance et retombe dans un sommeil involontaire.



Quelques heures plus tard…



Seconde tentative, les yeux toujours aussi lourd je me réveille lentement en constatant que j’ai une serviette humide sur le front. Qui me l’a mise là ? Qui d’autre est ici dans ce décor ? Je ne m’en souviens pas… Un flash me laisse apercevoir quelques mèches blondes… un autre un visage angélique… un dernier un sourire charmeur… mais aucun liens entre les trois… impossible de recréer le visage de cette inconnue à partir de ce patchwork, mais je sais que tout est lié. Soudaine douleur, mes yeux se révulsent et je sombre à nouveau dans l’inconscience.



Quelques jours plus tard...



Le soleil illuminait de ses milles éclats dorés le cuir de la yourte, le lent coulis de l’eau de la rivière non loin d’ici se répercutait en moi comme une douce mélodie. # flash : Le cuir provenant des peaux de grizzlys que j’avais abattu dans la jungle grâce à mes fameuses flèches pow-pows. La forêt en avait d’ailleurs souffert énormément. Branches et écorces jonchaient le sol et je n’avais pas eu à beaucoup me fatiguer pour bâtir la structure de mon petit pied à terre. #

J’entend des bruits de pas à l’extérieur de la tente. Une voix chantonne quelques chansons dont je ne comprends pas bien les paroles mais la voix m’est familière. Douce et calme, cette voix… c’est… c’est… Ophélia ! Mais qui est Ophélia ?
Les pas se rapprochent de l’entrée, je tourne difficilement la tête vers cette main qui écarte le pan de la tente. Le tissu s’écarte et je vois s’approcher une femme mais le soleil en contre jour m’ébloui et je ne peux pas discerner ses traits. Le soleil me pique les yeux et je vois des étoiles. Non pas maintenant… pas maintenant… je sombre à nouveau.



Quelques minutes plus tard…



C’est avec un certain plaisir que je sens une odeur familière. Un parfum sucré et doux qui émanent de la personne près de moi. Penchée sur mon visage, je sens que l’on me regarde et c’est en ouvrant les yeux que je découvre son visage. Des yeux couleurs noisettes remplis de malice et de tendresse, ses petites joues rondes et rosies par le froid ou un je ne sais quoi, sa bouche finement dessinée et brillante me décrochant un sourire craquant et à tomber par terre, ses longs cheveux blonds ondulants le long de son visage, deux mèches entrelacées partant des tempes pour se rejoindre derrière le crâne.

Elle s’aperçoit enfin que mes yeux sont ouverts et ses yeux se baignent de larmes. Elles coulent le long de ses joues et viennent atterrir sur mon torse. Je reste silencieux ne comprenant pas ce qui se déroule. Elle me prend dans ses bras et je sens les chaudes larmes couler dans mon cou. Je reste silencieux ne sachant pas comme réagir, les mots ne sortent pas, je n’arrive pas à formuler mes pensées…

- Ophélia ? C’est bien ton prénom il me semble…

L’étreinte de ses bras se fait moins forte tandis qu’elle me laisse me recoucher sur le lit, ses yeux me fixent intensément et je constate que ses joues sont cramoisies.

- Oh tu te souviens de moi ? Cela fais si longtemps que tu étais inconscient, je n’espérais plus te voir rouvrir les yeux depuis le temps…

Je cherche mais je me souviens pas de ce dont elle parle. Inconscient comme je l’étais il y a peu. Mais je n’ai pas arrêté de me réveiller… Je ne me souviens pas…

- A vrai dire, je ne me souviens pas tout à fait de toi mais j’ai l’impression de très bien te connaître… Je n’ai que quelques bribes de souvenir et n’arrive pas toujours à les remettre dans l’ordre ni à les comprendre.


- Oh je comprend. En fait tu es tombé des montagnes il y a un peu moins d’un an. Début Mai si je me souviens bien de la date du calendrier que tu avais dans ton abri. Tu as chuté et je n’ai pu que difficilement te ramener à mon campement. Je ne pouvais pas te laisser sans soins alors je t’ai ramené ici, dans la yourte que nous avions construit ensemble…

C’était donc ça les explosions et les flammes, mes flèches avaient coupé et déraciner l’emplacement de la yourte.

- Non mais ça d’accord mais je ne m’en souviens pas. Et toi, qui étais-tu pour moi ?

Le plus simple pour elle semblait de me montrer car elle s’approcha de moi et m’embrassa tendrement. Son baiser était parfumé et sucré. Ses lèvres douces touchèrent les miennes et un plaisir immense s’empara de moi. Des images floues remontèrent violemment manquant de peu de me faire tourner la tête. La sensation de ses lèvres me ramenant à la réalité, ce n’était pas la première fois que je l’embrassais, c’était une chose certaine.

Je dirais même plus, je prenais énormément de plaisir à ce qu’elle me tende ses lèvres pour me ramener la mémoire, et cela semblait efficace à la vue de ces nouvelles visions qui s’imposaient à moi. J’en demandais encore… encore plus pour me souvenir…

[ A suivre ]
Réponse #77 Ven 11 Avr 2008, 16:40
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Réponse #78 Jeu 24 Avr 2008, 17:03
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24 Avril 2008
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La vie suivait son cours et mes facultés me revenaient petit à petit. L’esprit encore un peu embrouillé par ces mois d’inactivités, tout devenait de plus en plus clair à présent.

J’avais donc passé tellement de temps perdu dans mes songes et mes délires ? Pourtant cela était si réel. Elle me racontait alors tout ce qui lui était arrivé depuis ma chute, la bataille contre les animaux enragés, les fouilles des ruines à la recherche d’un moyen de me réveiller en douceur, les luttes contre la hausse des prix chez Haka, les sacrifices de crevettes roses au dieu des mers pour que le bassin supporte l’hiver, …

Tant d’aventures trépidantes que je n’avais vécu qu’en rêve à travers elle. La pousse des yeux multiples, les cheveux tentaculaires, la tête de citrouille de Jack, les rencontres régulières des zombis autour des sites de crash, le costume noir moulant, elle me racontait comment tout ceci était entré dans mon esprit.

L’hiver avait été rude et elle avais du me protéger avec une combinaison noire intégrale car je ne devais pas tomber malade, mes cheveux ayant trop poussés, elle m’avait fait des tresses puis quelques temps après les avais coupés quand ils devenaient fourchus à la pointe. Tout s’expliquait et reprenait sa place au fur et à mesure.

Nous allions main dans la main nous balader sur notre belle île. Je redécouvrais ces coins charmants qui renvoyaient à mon esprit  des bribes d’images et d’informations que je traitais à mon rythme. Des violents maux de tête m’arrivaient régulièrement.

Par chance, elle était toujours là pour moi, me relevant quand je tombais, m’épaulant quand je trébuchais, m’embrassant quand je souffrais. De là à dire que je simulais la souffrance, il ne fallais pas exagérer, mais je profitais de chaque baiser comme s’il n’y en aurait plus d’autre ensuite. Ses lèvres délicatement posées sur les miennes me mettaient dans un état de joie intense.

Je m’endormais dans ses bras toutes les nuits, son corps lovés contre le mien. Nous nous bercions de douces  paroles et caresses tout au long de la nuit. Notre campement était bercé au son des soupirs et gémissements nocturnes. Débauchées cavalcades à la lumière de la lune, la nature elle-même se faisait silencieuse pour ne pas déranger les amoureux en pleins ébats. Doigts agiles, bouches gourmandes, lèvres enflammées, corps sulfureux… C’est l’histoire de deux êtres fou l’un de l’autre qui célèbrent à leur façon la vie et élèvent jusqu’au cieux un hymne à l’amour...

Mais tout ceci n’étai qu’un début. La douce Ophélia, jolie nymphe et muse à ses heures rentra de sa ballade matinale son sac à dos bien lourd. Elle avais trouvé un oeuf énorme du côté du volcan et avais donc décidé de le ramener au camp pour en prendre soin. Telle une mère nature, elle avais déjà tout une ribambelle de lapins, chatons, renards, belettes et louveteaux et à présent, elle voulait aussi se mettre à élever des coquilles…

Elle passa sa première nuit hors de notre lit pour veiller sur cet œuf qu’elle réchauffa au coin du feu. Elle était si gentille et adorable, endormie au coin du feu, le bout des doigts touchant la coquille tiède. Je déposais une couverture chaude sur son dos pour qu’elle ne soit pas malade et entrepris de faire un petit tour de garde pour être sur qu’aucune créature malveillante ne s’approcherait du camp.

Car avec un œuf de cette taille, je n’imagine même pas la taille de l’omelette. :D

[ A suivre ]
« Dernière édition: Ven 25 Avr 2008, 15:04 par PhilouZ »
Réponse #79 Lun 28 Avr 2008, 16:54
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28 Avril 2008
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3 jours et 3 nuits consécutifs où elle n'a pas quitté sa place. Visiblement, cet oeuf dont la coquille est toute tachetée l'hypnotise. Elle en oublierais presque parfois ma présence si je ne lui apportais pas son repas.

Après une longue discussion avec elle, nous avons décidé de le veiller alternativement pour ne pas nous épuiser à la tâche. A peine couché sur notre lit qu'elle ne pu résister aux attraits de Morphée et qu'elle sombra dans un sommeil réparateur.

Quelle folie de veiller aussi longtemps, je comprend tout a fait son envie de le voir éclore de ses propres yeux, mais si ça devais arriver, je n'hésiterais pas à la réveiller.

L'oeuf m'amuse et je me suprend à imaginer quelle étrange animal pourrait en sortir... Peut être un animal en forme de palmier, sorte de phasme mais en modèle plus exotique en somme... Ou bien tout simplement un petit singe déguisé en pirate, il se plairait à nous amuser en effectuant des saltos dans le airs... Ou alors tout simplement un bébé aigle, un petit aigle géant avec un long bec fourchu qui demanderais sa ration de viandes et autres petits mammifères quotidiens...

Et c'est lors du matin suivant que j'eus la surprise d'en découvrir le contenu, au moment de la relève de ma belle, je m'apprêtais à aller me coucher quand soudain, un léger craquellement se fit entendre depuis la coquille. Léger au début, il se répandait sur tout le contour au fur et à mesure. La marque se faisait plus présente au fur et à mesure que les petites pattes grattaient l'intérieur.

Une fois des gants de cuir enfilés à nos mains, nous entreprîmes la lourde tache de l'aider à soulever le couvercle pour qu'il puisse apercevoir ses parents pour la toute première fois.
Un rayon de lumière illumina tout l'intérieur et il était là, ce petit être vert aux yeux jaune et globuleux. Il nous observait de ses pupilles cristallines et semblait chercher à évaluer le danger que l'on pouvait représenter pour lui.

Il ne mit pas longtemps à réaliser le potentiel que nous avions pour le nourrir et lui donner à boire. Réclamant toutes les 15 minutes une ration conséquente de viande ou de fruits. le vilain petit glouton... Il vidait petit à petit nos réserves et ce avec son plus beau sourire carnassier.

Non mais quel petit monstre, nous décidions alors de lui donner un nom... Nous t'appellerons... Denfer !

[ A suivre ]
« Dernière édition: Lun 05 Mai 2008, 14:17 par PhilouZ »
Réponse #80 Ven 30 Jan 2009, 16:33
PhilouZ
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30 Janvier 2009
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Je reprends l’écriture de ce journal que j’ai trop longtemps délaissé. Je constate avec effroi que cela fait des mois que je n’ai rien noté, pourtant j’ai l’impression que c’est comme si c’était hier que je posais sur la petite tablette ce journal fais de morceaux de parchemin et de feuilles séchées.

Le petit Denver a grandit très vite au cours des premiers mois, tellement grandit même que nous n’avions plus assez de viande pour le nourrir car en effet, il semblait de plus en plus évident que ce cher ange était un carnassier et non un herbivore.

Ophélia m’étonnes chaque jour qui passe. Le statut de survivante la rend de plus en plus belle chaque jour qui passe. A croire qu’il est bien inutile d’être à la civilisation et d’utiliser toutes ces crèmes de beautés si être sur une île déserte offre les mêmes bienfaits. Ses longs cheveux blonds et bouclés lui donnent un air d’ange descendu du ciel. Les reflets dans ses cheveux sont semblables à une auréole et son sourire efface les durs journées de labeur avec la tellement de facilité que ça en est déconcertant.

Bref, je vis ici le parfait bonheur avec cet amour qui ne cesse de se renforcer.

Denver a décidé de quitter le camp un soir qu’il partait chasser et nous ne l’avons jamais revu. Il semblerait que certaines de mes connaissances l’aient croisée dans un des labyrinthes mais je ne l’ai pas constaté par moi-même. Pourvu que personne ne se blesse en le rencontrant, il est tellement fort… Espérons que lui-même ne blesse personne non plus. Ce petit bout de lézard est tellement craquant avec sa crête bleue.

J’oubliais, il m’est également arrivé une étrange rencontre sur l’île que tous appellent Namoha. Des centaines de personnes se sont retrouvés sur place pour creuser dans la boue tous ensembles. On aurait dit un pèlerinage collectif vers un lieu de culte, sauf qu’il n’y avait ni piscine de boue ni catcheuse pour divertir les passants.
Au bout de plusieurs jours, nous avons enfin réussi à déterrer ce qui ressemblait à un temple gigantesque qui était enfoui sous des tonnes de boue. A l’intérieur de celui-ci se trouvait mille et une merveilles. C’était incroyable. J’y ai trouvé cette sublime armure couleur azur et qui brille au soleil comme de l’ambre, elle est aussi dure qu’un diamant brut et on s’y sent drôlement en sécurité. Un ours qui a croisé mon chemin en a d’ailleurs fais les frais.

Bon il faut que je vous laisse, ma douce m’appelle pour manger un kébab bien chaud et bien garni qu’elle a trouvé dans ce même temple. Nous en avons fait tout un stock, ça faisait bien longtemps qu’on n’avait pas mangé autant de recettes diététiques.

Il me reste tant de choses à vous raconter… Surtout le jour où…

- Oui oui, j’arrive mon ange.

Bon je vous laisse et vous raconterais le reste une autre fois. On ne fais pas patienter la cuisinière.  ;)
Réponse #81 Mar 13 Oct 2009, 10:50
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13 Octobre 2009
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Le soleil s'est levé tôt ce matin. Je n'ai pas eu le temps de me remettre de ma chasse de la veille.
Il avait fallu que je j'aille détrôner toute une famille d'ours qui avais élu domicile près de notre
campement. Je les ai fait fuir avec mes flèches pow-pow extrêmement chargées en explosif, tirant
en tout sens pour créer le chaos le plus total. Les flammes embrasaient tout sur leur passage, et
ni les ours ni moi ne souhaitions rester sur les lieux de cet ultime carnage.
Comment pouvais-je être responsable de tout ce chantier et n'en ressentir aucune gène ni honte ?
Il fallait que je tire ça au clair, je me posais de plus en plus de questions sur mon comportement
et mon tendre amour s'en était bien rendu compte. me levant parfois en pleine nuit, soumis à ces
moments incessants de doutes et de remise en question.
En quoi le fait de porter occasionnellement une armure introuvable me donnait le droit de réduire à
néant la beauté que la nature avait mis tant de temps à créer, façonner, embellir ?
Tout cela n'avais aucun sens... Il devait forcément y avoir une raison, un but caché peut-être...

Encore quelques jours de réflexion et l'incendie qui était né en moi pourrait s'éteindre.
Comment faire pour passer le temps sans penser ? La réponse vint à moi toute seule. Ma douce
Ophélia proposa d'améliorer la qualité du campement en renforçant les structures principales.
N'ayant pas d'idées particulières, elle me tendit donc une boite de durcisseur prêt à l'emploi.
On peut tout à fait ne pas être très manuel et savoir utiliser ce genre d'outils quand ils sont
mis à notre disposition. Je pris donc le paquet et lis : "Sans ciment, économique, sans eau, rentable,
il ne vous faudra pas plus de 5 minutes pour appliquer. Sec au toucher en moins de 21 jours".
Que demander de plus ? Appliquer une couche sur tout notre équipement le rendra bien plus solide.
Une chance qu'elle soit là pour penser à tout. Je ne sais vraiment pas ce que je deviendrais sans
elle. J'ai beau faire la malin, sans mon armure, je ne vais pas bien loin...
« Dernière édition: Mar 13 Oct 2009, 10:53 par PhilouZ »
Réponse #82 Mer 21 Oct 2009, 13:38
PhilouZ
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Prochainement... un peut-être final et ultime chapitre à mon aventure...








ou pas...


Réponse #83 Mer 27 Jan 2010, 16:43
PhilouZ
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Avis aux modos :
Vous pouvez fermer ce topic, je n'y remettrais plus les pieds ni ne posterais de nouvelles aventures. A moins que vous ne vouliez le laisser ouvert, dans ce cas j'invite les lecteurs à y laisser un petit mot en guise de livre d'or, ça sera toujours ça de fait.

Merci à tous de votre patience de m'avoir lu et soutenu.  ;)


Fin.
Réponse #84 Sam 30 Jan 2010, 15:12
Lautanie
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Chantier d’hiver en vue de décollage printanier



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PhilouZ,
je ne sais si tu auras l'occasion de repasser
(on peut toujours l'espérer),
mais dans tous les cas, voici un
LIVRE D'OR
confection maison
:

Encore un petit coup de chapeau pour les délires de Phil qui me font toujours rire  :P

En tout cas je dis +1 Phil'

Moi,j'aime beaucoup le journal de philouz,de jack et de Roxanne)

Sinon moi j'aime bien celui de Bing et toujours celui de PhilouZ (comment ça impartiale? meuh non) Devrais aller lire d'autres de temps en temps.

Alors voila, il fallait que je soit en vacances pour apprécier pleinement cette partie du forum.
J'étais déjà une inconditionnelle du journal de philouz pour ses délires ainsi que de celui de bing pour son imagination toute aussi délirante d'ailleurs.
Me voici à présent envoutée par les différents personnages de cette prise d'otage en plein vol à multiples facettes.
Ces journaux seraient dignes d'être publié sous la forme de recueil de récits au même titre que les "liaisons dangereuses" sous un tout autre registre évidemment.
Je n'ai plus qu'une chose à dire c'est : ENCORE

Pour ma part, déjà j'aime beaucoup le journal de Philouz, mais je ne suis pas la seule... :P

Bonsoir à tous
j'ai commencé la lecture de pas mal de récits et j'avoue que je suis très impressionnée par le réalisme et l'imaginaire de certains. (...)
une survivante qui écrit pour se sortir de la folie de cette situation....un crash


J'avoue qu'en tant que lecteur assidu de la bibliothèque je suis gâté en ce moment !
Marsue et chalala qui commencent très fort, un nouveau chapitre du grand PhilouZ, et les suites des journaux de Roxanne, des anges et de Joyce ... et j'en oublie. Sans parler de la nouvelle énigme ...
Vive la rentrée à la bibliothèque \o/

Bonsoir à toutes et tous
Et bien entre la lecture et l'écriture mes nuits sont bien remplies.. Et oui suis insomniaque, alors......
J'ai lu pas mal de journaux, mais je ne sais vraiment pas comment voter tant les styles diversifiés sont désopilants.
Chapeau à tous les débutants en nouvelles, journaux et autres écrits dont je fais modestement partie.
Un régal, un plaisir... que dis-je un supplice quand il faut lâcher pour dormir un peu....
Bravoooooooooooooooooo continuez tous à nous embarquer dans vos pages.
une lectrice assidue....
Bonjour à tout le monde
voilà maintenant une semaine que je suis de retour, j'ai lu.... beaucoup lu les nouvelles, romans et autres écrits que j'avais emporté avec moi lors de mon séjour au Luxembourg.
Des surprises j'en ai eu... plein ...des bonnes, des mauvaises, des étonnements aussi.
Certaines pages m'ont bouleversée, d'autres m'ont donné envie de connaître la suite rapidement... et oui c'est ça le miracle : captiver les lecteurs.

j'ai lu que la deuxiéme page de ton journal philouz mais je le trouve bien
pour mon journal,j'édite ou je poste une autre réponse?
édit:j'ai lu le début et la 2 éme page,il est bien.

Super ,je lis toujours ton "comment ça shling" avec un grand intérêt ! Pourquoi ce titre au fait ?Ai-je raté une info quelquepart ?
Effectivement ton fil conducteur ,(le changement d'avatar) est une idée excellentissime (si,si ,pas moins !) cela te fourni une trame et cela nous pousse, nous lecteurs, à nous interroger en voyant ta "nouvelle tête" ,sur les folles aventures que tu vas encore vivre .Le fait que l'histoire colle parfois beaucoup aux évènements du  jeu est un vrai plus ,cela donne l'impression que tu écris l'histoire de 650!(ex :le passage à la V2...)
Bref ,je te suis avec grand plaisir et j'aime beaucoup tes idées (délires ?) .D'ailleurs bravo pour la longévité de ton journal ,ça ne doit pas être simple . =)

Je viens de lire le dernier passage du journal de Philouz "Comment ça ,#SCHLING#?  (arf ,je ris encore de ma méprise sur ton titre et m'amuse de ce nouveau sens  !) et j'aime beaucoup ,c'est d'ailleurs exactement ce qui me plait dans ce journal ,comme je te l'avais précédement dit :la relation entre le fil de ton histoire et les évènements réels qui touchent le jeu . Ton interprétation des problèmes de lenteur sur 650 et leurs répercutions sur ton personnage  :mdr: ...j'adore ! Voilà maintenant un Philouz-Néo ,se mouvant comme dans Matrix!!! :mdr:

Bonjour à tous !
je suis nouvelle sur le forum,et en voyant la bibliothèque,j'y suis tout de suite allée.
J'ai lu les 3 journal ci-contre : celui de philouz,roxanne et tigrou.
Celui de philouz est extrèmement long,j'ai mis beaucoup de temps,mais je suis parvenue à la fin.

J'ai enfin retrouvé le chemin de la bibli !  =)
bon d'accord, pas assez tôt pour participer aux votes de la semaine mais vu le nombre de journaux créés depuis mon dernier passage, il va bien me falloir un mois pour en venir à bout et par conséquent, juste à temps pour les prochains votes !  :D
j'n'ai pas pu m'empêcher de remettre la main sur mes chouchous et ça tombait bien, ils ont été épinglé !
Toujours autant fan de Roxanne, Bing, Marsue, Cactus, Ganto, Philouz, Yew et Sparrow=)

Bah ,pour ma part je te fais confiance et je suis l'aventure avec intérêt ,quelle que soit sa direction  ! =)

@PhilouZ : tout est bien comme ça et on ne sait jamais à quoi s'attendre alors c'est super à lire !  ;)

:O Ahhhhhhh Philouz !!!Quel suspens insoutenable !!que va-t-il encore t'arriver !!? ???
J'ai hâte de voir la suite !

suspens US, bien ! :D
mais t'as pas pris de co-scénaristes US avec toi j'espère !
parce qu'avec leur grève... on peut l'attendre longtemps la suite !  :lol:
elle vient quand d'ailleurs la suite, hein ?  :D
ACCRO... MOI... NAN !  =)
toujours lectrice assidue de ton journal ! (la narration, l'univers, les rebondissements... autant d'éléments accrocheurs !)
et j'adore les derniers développements !  =)
alors... à quand la suite !  :lol:

Bon, bah ça vallait le coup d'attendre ;)
Très sympa ta dernière chronique, Phil :D J'aime bien les chtits clins d'oeil à l'autre côté du jeu... et l'intrigue intrigante (vi c'est fait exprès, pour bien montrer à quel point c'est intr... enfin, z'avez compris) avec la mystérieuse fille carmin ;)

:mdr: la chute du dernier chapitre de Phil... j'adore !

Bah personnellement j'aime beaucoup ta dernière page et l'idée que tu as eue pour le dernier mois :D
(vouais je sais je te l'ai déjà dit mais c'est pas grave ^^)

B
Merci d'avance! et PhilouZ bon courage pour te sortir de l'histoire de la météorite  :lol:


c'est un acharné notre Phil !  :lol:
bonne lecture  full_moon ! les derniers chapitres sont excellents, tu verras !  ;)

excellent Phil !
j'dirais même que des p'tits dessins de temps à autre pour compléter ton récit seraient du meilleur effet !
surtout que tu te défends bien dans ce domaine, ce serait dommage de ne pas nous en faire profiter plus souvent !  ;)

excellent le dessin philouz. :P
:


Moi je trouve vraiment génial le journal de Philouz, c'est ce qui m'a donné envie à mon tour décrire.

je trouve l'histoire de philoz super

Alors je viens de finir de lire ton histoire récemment PhilouZ, j'aime beaucoup le déroulement jusqu'à maintenant.  =)
J'aime aussi beaucoup le système d'avatar qui change au grès des chapitres, et j'aimerais t'emprunter ce procédé sur mon histoire(enfin, une image que de temps en temps par contre).
Je peux?
Et bonne continuation!  ;)

Waiiii! un nouveau chapitre dans le journal de PhilouZ qui explique pas mal de choses! (on y apprend d'ailleurs ce que fait PhilouZ la nuit :-[ )
Vivement la suite! (PhilouZ chevauchant un D.... géant avec sa belle à l'arière?  :D )

bien joué les délires d'un comateux, Phil !
pourvu qu'éveillé il reste toujours aussi déjanté !  :lol:

agréable moment de détente passé à lire Assilem, Phil, Bing, Rémus et Piochounette !  =)

Que de bons journaux dans cette bibliothéque.
Mes préférés sont ceux de Rémus de Philouz et de Bing.

Bon, et puis de mon côté j'ai lu tout plein de pages très agréables à dévorer ces derniers jours, pas encore pris le temps de féliciter les écrivains, faute de temps, mais je vais me rattraper bientôt :D
En tout cas un petit merci collectif à tous ceux qui nous font partager leur envie d'écrire, et font vivre de fort belle manière ce petit coin de forum :)

J'ai lu les journaux de Assilem, Remus, Big daddy, Philouz, Bing, Full_monn et de Yoshimaru que je trouve excellent. J'attends avec impatience la suite. Jeretourne à ma lecture. J'ai énormement d'autres journaux à lire.

En réalité, pour les smileys, je m'en étais inspiré du récit de Philouz, j'ai trouvé l'idée aassez sympa, et je m'en suis donc inspiré pour en mettre aussi :). Aussi, c'est un peu mon style d'écriture, inspiré de celui de Philouz :)

je parle du journal : [Journal] Comment ça #schgling# ? écrit par PhilouZ
@PhilouZ: en faite je pensais que tu changeais seulement ton avatar quand tu as écris un nouveau message dans ton journal, mais cette fois ci tu as changé ton avatar sans poster dans ton journal...
Je me réjouissais pour lire ce que tu as encore inventé, mais il n'y a rien. ???
Je voulais seulement encore te dire que ton journal me plaît beaucoup ;)

*Dévore*
*Contente*
*Retourne lire*

*Intrusion curieuse, un peu intimidée par le calme des lieux*
*Intrusion studieuse, parce qu'il faut bien oser*
Cela fait du bien de tomber sur une telle clairière dans la jungle du net!
Cette bibliothèque est une agréable surprise : les auteurs y déploient de très belles ressources imaginatives, favorisées par la qualité de l'accueil communautaire, à la fois critique et convivial. Véritable invitation à la créativité et à l'expression. Ainsi qu'au partage du plaisir de lire ou d'écrire.  Ces qualités sont suffisamment rares pour être notées. D'autant plus dans un forum lié à un jeu. Sans compter la difficulté d'animer un tel espace (plaisir du partage, certes, mais plaisir chronophage). Donc, c'est dit.
Le fait que 650 km (...) Ce qui génère visiblement de nombreux à côtés inspirés. Et là, le mérite vous en revient totalement, rescapés écrivant sur des feuilles de bananiers à coup d'encre de seiche!
Alors, continuez à l'être, inspirés, en toute décontraction...
Une vraie bulle d'air au milieu des fumées du crash contemporain!
* Z'aurais pas perdu mon temps à dépiauter ce forum.
Z'vais aller me coucher avec le sourire*


ça y est, j'ai fini par me décider!

Mes votes:
(...)
Comment ça #schgling# ? par PhilouZ :
Beaucoup de plaisir à lire un récit un peu délire et défouloir, à la fois spontané et très structuré.
Qualité majeure : l’humour et la décontraction, l’esprit décalé du récit, comme au début où le protagoniste jeté en pleine île déserte pense comme s’il était dans la banalité de la vie quotidienne. Mais c’est justement l’un des axes du récit et son originalité : la vie trépidante d’un survivant racontée comme un quotidien banal.Recours bien fichu à des anachronismes ou au mélange des genres.
Personnages secondaires folklo et inattendus. Références à l’univers de 650 km très bien intégrées, donc plein de « privates jokes pour survivants » carrément savoureuses, sans que cela exclut des lecteurs non avertis, l’humour de ces références étant double.
Au niveau de l’écriture, il y a une efficacité du récit, des accroches et des chutes nickel. Le tout est bien fichu, accrocheur et cohérent.
Le plus : voir la petite tête du perso changer au fur et à mesure, et annoncer à chaque fois un événement, une mutation. Derrière l’apparente légèreté du récit, un thème plus profond : la modification, la transformation de l’homme quand il est réellement confronté à lui-même. Ici traité de manière humoristique, fraîche, avec accent mis sur l’aspect physique du changement. Au final, la tramsmutation est totale... avec une chute inattendue !
(...)
Continuez tous à nous régaler, c'est un bonheur.

« Dernière édition: Sam 30 Jan 2010, 15:44 par Lautanie »
L’hivernage est un cocon où la chenille tricote un papillon.
Faut jamais dire que y’a pas d’issue… même après un crash. (> photos d’hiver…)
Réponse #85 Sam 30 Jan 2010, 20:19
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Merci à toi Lautanie pour ces morceaux choisis et le travail que tu as du accomplir pour faire la compilation.  :)

Merci à tous également de m'avoir lu, l'intérêt pour moi était de faire une chronique autour de ce que mon survivant vivait ainsi que ce que moi même j'expérimentais au sein d'Omegames.

Mais à présent que je ne travaille plus là bas et surtout que je ne me connecte plus à mon personnage ingame, cette chronique n'a plus aucun intéret.

Je passe sur le forum à l'occasion lire une intervention ou deux d'amis que j'ai toujours ici, mais l'envie n'y est plus. Je ne supprimerais pas mon compte forum par respect pour tout ce que j'y ai vécu et pour y laisser ma trace, mais il est maintenant évident que je n'y ai plus ma place.

Merci à tous de vos efforts, de votre soutien et de votre bon état d'esprit.

Le forum ce n'est pas une équipe de modération ni même une équipe de Dév, mais bel et bien vous, les forumeurs qui lui donnaient vie et lui insufflez  ce que vous êtes.

Je vous dit pas adieu parce que ça me parait extrême mais plutôt... au revoir et à bientôt.  ;)
Réponse #86 Mar 10 Avr 2012, 15:32
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