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Auteur Discussion: [Journal] Le Côté Sombre - L. I & II  (Lu 11685 fois)
Mar 13 Nov 2007, 01:24
Remus
Inahoori
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"Les monstres sont réels, les fantômes le sont aussi,
ils vivent à l'intérieur de nous. Et parfois... ils gagnent."

-Stephen King



Le Côté Sombre




- Sommaire -
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Livre I


Acte Premier: Les Prémices
1. La Genèse
2. Les Recherches
3. Ina-Ho

Acte Second: Le Jour et la Nuit
Nuit 1 - Black
Jour 1 - Treize
Nuit 2 - Black II
Jour 2 - Matin de Pluie
Jour 2 - La Source
Jour 2 - Le Temple

Acte Troisième: Dante
Duel
Fin ?
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Livre II


Acte premier: Paris
1. Hazell et Elena
2. Le Réveil

Acte Second: Les Autres
1. Lui
2. La Liste
3. Clément
4. Woman of Science, Woman of Faith
« Dernière édition: Mer 29 Juin 2011, 10:02 par Lline »
"La Grèce assit jadis Alcide entre les Dieux, Pour avoir surmonté les Monstres de la Terre;
Et toi domptant l'Enfer, qui nous brouille de guerre, Quelle place dois-tu attendre dans les Cieux."

Le Côté Sombre: Tome I & Tome II
Réponse #1 Jeu 15 Nov 2007, 01:00
Remus
Inahoori
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Drame en trois actes
Au lecteur imprudent, tu entres dans un monde sombre, tu es prévenu ...

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"L'un des démonologues les plus connus, Boguet, raconte que, dans les montagnes de l'Auvergne, un chasseur fut un jour attaqué par un loup énorme, auquel, en se défendant, il coupa les patte droite. L'animal ainsi mutilé s'enfuit en boitant sur trois pattes, et le chasseur se rendit dans un château voisin pour demander l'hospitalité au gentilhomme qui l'habitait ; celui ci, en l'apercevant, s'enquit s'il avait fait bonne chasse.

Pour répondre à cette question, il voulut tirer de sa gibecière la patte qu'il venait de couper au loup qui l'avait attaqué, mais quelle ne fut pas sa surprise, en trouvant au lieu d'une patte , une main et à l'un des doigts un anneau que le gentilhomme reconnût pour être celui de sa femme.
Il se rendit immédiatement auprès d'elle, et la trouva blessée et cachant son avant bras droit. Ce bras n'avait plus de main, on y rajusta celle que le chasseur avait rapportée, et force fut à cette malheureuse d'avouer que c'etait bien elle qui sous la forme d'un loup avait attaquée le chasseur. Le gentilhomme qui ne se souciait pas de garder une telle compagne la livra à la justice, et elle fut brûlée ..."

__________

Acte I
Les Prémices

1. La Genèse


Je m'appelle Remus et il y a de ça 8 mois et 5 jours j'ai été infecté. Et depuis maintenant exactement 3 mois, j'ai échoué sur cette île, à la recherche de la plante qui me guérira. Elle est ici je le sais, elle me l'a dit.
Cette infection m'a tout pris, m'a volé ma vie. J'ai tout perdu et fut contraint à un exil, pour protéger ceux qui me sont proches. J'avais 25 ans, le temps semble s'être arrêté depuis pour moi. Etudiant en Sciences, je terminais une thèse sur l'évolution des espèces et la théorie de la lycantropie afin de prouver qu'il ne s'agissait là que de pures inventions et légendes, et que le réel problème relevait de la psychiatrie. Mais malgré moi, ce que j'allais vivre allait changer à jamais mon point de vue sur la question.

Tout commence cet hiver, en janvier. C'était pendant la pleine lune. Je m'étais inscrit dans un club de randonneurs, pour occuper mes vacances et essayer de me sortir la tête de ma thèse quelques jours. Je ne connaissais personne de mon groupe, nous étions sept au total. Nous devions marcher jusqu'à un refuge que l'un d'eux possédait et revenir, c'était l'affaire de six jours de marche aller et retour compris. Pour les nuits, nous avions chacun notre tente et nous devions camper. La première nuit tout se passa comme il faut. Feu de camp, chants, chamallows à volonté et avec une ambiance légèrement arrosée.

Mais la deuxième nuit tourna au cauchemar pour moi et la troisième était pour moi le départ de mon grand voyage. Et je regrette aujourd'hui de ne pas avoir su interpréter assez vite les signes avant-coureurs.
Cette nuit là donc, j'étais sorti de ma tente pour assouvir une envie pressante un peu plus loin mais me perdit en route. Je tentais en vain de retrouver mon chemin mais dans l'obscurité je ne reconnaissais plus rien. Plus j'avançais et plus j'avais le sentiment de m'éloigner du campement. C'est alors qu'un grognement sourd se fit entendre derrière moi. D'instinct je me fige sur place et me retourne lentement. Je vis, suspendu dans le noir, deux yeux rouges fixés sur moi. Et sans me laisser le temps de comprendre quoi que ce soit, ceux-cis se jetèrent sur moi et je compris que mon destin était scellé lorsque je sentis des crocs s'enfoncer dans mon épaule.

C'est à ce moment là que je perdis sans doute connaissance car juste après je me réveillai dans ma tente, avec aucune trace de morsure sur mon épaule ni ailleurs. J'avais du faire un mauvais rêve m'étais-je dit. Je décidais donc de n'en parler à personne, on me prendrait certainement pour un fou, et la journée passa comme la première. Mais la nuit suivante confirma que ce que j'avais vécu n'était pas un rêve. Paradoxalement, je n'ai aucun souvenir de cette nuit là, mais je sais en mon for intérieur ce qu'il s'est passé. Car lorsque je me réveillai le lendemain, toutes les tentes étaient déchirées et les sacs éparpillés dans la clairière. Mais quelque chose de pire m'attendait: les cadavres de mes compagnons de route, empilés, déchiquetés, c'était une vraie boucherie. Et les traces de sang et et les empreintes qui partaient de là menaient directement à l'entrée de ma tente, dans laquelle je retrouvai un bras à moitié dévoré. Quelques jours après le charnier était découvert et faisait la une des journaux et médias locaux. "Randonnée mortelle" titraient certains, "La réalité dépasse la fiction" pour d'autres ou encore "Cinq personnes retrouvées mortes en forêt".

Voilà comment tout a commencé. A partir de ce jour, Remus fut porté disparu et je cherche désespérément le remède à ce que je suis devenu. Je me dois de préciser que, contrairement aux croyances je me transforme les deux nuit qui suivent la pleine lune et je n'ai aucun contrôle ni souvenir de mes activités nocturnes. C'est comme si une autre facette de moi prenait le contrôle, et cette partie de moi je l'ai appelée Black ...



(Ndr: Toute similitude de noms avec une célèbre histoire
en 7 tomes est voulue mais n'influe en rien et n'a rien à voir avec l'intrigue de celle-ci ;-) )




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"Je crois en l'ennemi. Les preuves de l'existence de Dieu sont faibles et byzantines, les preuves de son pouvoir sont plus maigres encore. Les preuves de l'existence de l'ennemi intérieur sont énormes et celles de son pouvoir sont écrasantes. Je crois en l'ennemi parce que, tous les jours et toutes les nuits, je le rencontre sur mon chemin. L'ennemi est celui qui, de l'intérieur, détruit ce qui en vaut la peine. Il est celui qui vous montre la décrépitude de la réalité. Il est celui qui vous met en lumière votre bassesse et celle de vos amis. Il est celui qui vous dégoûtera de vous-même. Il est celui qui, quand vous entreverrez le visage céleste d'une inconnue, vous révèlera la mort contenue en tant de beauté."

Amélie Nothomb, Cosmétique de l'ennemi
__________

2. Les Recherches


Ainsi donc je me retrouvais malgré moi obligé de fuir ma famille et trouver un endroit tranquille où Black ne pourrait nuire à personne. Je trouvais dans une région de montagnes désertée par l'homme une maison abandonnée depuis des décennies. Elle était relativement en bon état et lorsque Black se montrerait il ne pourrait se mettre sous la dent que quelques chèvres et lapins sauvages. Je vivais alors trois jours par mois de chasse et de cueillette, j'étais devenu un ermite qui fuyait ses semblables pour leur bien.
Black ne se montrant que trois nuits par mois, j'avais droit à au moins un mois entre chacune de ses apparitions pour effectuer mes recherches.


Les premiers mois je ne trouvais rien. Il faut bien avouer que, pour ma thèse toutes les informations sur le sujet tendaient à prouver que mon cas n'existait pas. J'étais alors loin d'imaginer que j'allais en devenir la preuve vivante. J'errais en vain dans chaque bibliothèque, feuilletant chaque livre, chaque ouvrage parlant du sujet. Allant de l'ouvrage scientifique au simple roman de science-fiction. Mais plus j'avançais et moins j'avais d'espoir. Tout semblait vouloir dire que j'étais bon pour être enfermé dans une cellule capitonnée avec un entonnoir sur la tête.

C'est alors qu'un soir, je tombai devant un magasin étrange. "Le Démon intérieur" disait l'enseigne en forme de chauve-souris. Je pensais tout d'abord à un de ces magasins à la mode pour halloween mais lorsque j'entrai je fus surpris. On se serait cru dans l'antre d'une sorcière. Des potions de toutes tailles et couleurs se dressaient fièrement sur des étagères, des livres de runes étaient ouverts ça et là, des pattes de toutes sortes d'animaux pendaient au plafond.
Dès que je fis quelques pas je fus pris d'un malaise. Immédiatement je pensai à Black, mais il n'était que quatre heures de l'après-midi et la pleine lune n'était que dans une semaine. Lorsque je repris mes esprits une vielle femme se tenait devant moi, me fixant étrangement. Quand son regard croisa le mien j'eus la désagréable sensation qu'elle savait, qu'elle voyait en moi l'horreur qui se cachait au plus profond. Puis elle me demanda d'une voix suave mais inquiétante:

- Vous cherchez quelque chose monsieur ?

- Je ... oui. Je suis à la recherche d'informations sur les lycans. Mais ce n'est pas pressé, je ... vais, non je regardais juste, ne vous dérangez pas.

Je ne savais pas pourquoi mais une partie de moi tenait absolument à sortir en courant de cet endroit, le plus vite possible. Malgré ça mes jambes refusaient de bouger.

- Les lycans ... Oui je vois, je m'en doutais. -Puis elle sortit d'une étagère un gros livre noir et plein de poussière qu'elle enleva avec la manche- Ce livre vous aidera dans vos recherches, moi-même je ne peux rien faire pour vous aider mais vous trouverez tout ici. Maintenant sortez s'il vous plait, je ferme.

Et l'étrange dame me poussa vers la sortie avec une force incroyable. Lorsqu'elle referma la porte juste sous mon nez je pouvais lire: "Horaires: Tous les jours de 10h à 19h". Visiblement je l'avais poussée à fermer plus tôt que prévu. Qui plus est ce livre semblait très ancien et valoir assez cher. Je m'assis sur un banc et commença à le feuilleter. C'était écrit en latin, heureusement je me vantais d'avoir de très bonnes bases. Au fur et à mesure que je tournais les pages je passais textes (qui semblaient être des témoignages de prêtres et maires datant de centaines d'années) et dessins (de lycans dessinés selon les témoins qui auraient eu la chance de leur échapper et de plantes de toutes sortes).
Et au milieu du livre, une carte. Visiblement une île, elle se nommait Ina-Ho. Au milieu de laquelle trônait un dessin d'un homme et d'un lycan livrant bataille. Chacun d'eux portaient les mêmes vêtements, même si ceux du lycan étaient légèrement plus abimés. Dessous, une inscription en latin que je déchiffrai avec facilité: "Ici, un seul des deux a le pouvoir de repousser l'autre". J'eus alors la conviction que cette île était la prochaine (et dernière ?) étape de mon voyage.



« Dernière édition: Sam 25 Déc 2010, 23:05 par Bing »
"La Grèce assit jadis Alcide entre les Dieux, Pour avoir surmonté les Monstres de la Terre;
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Le Côté Sombre: Tome I & Tome II
Réponse #2 Sam 24 Nov 2007, 02:50
Remus
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3. Ina-Ho


La première des difficultés fut donc de localiser cette île mystérieuse. Le problème était que dans le livre qui me fut donné il n'y avait qu'un page sur cette île. Sur cette page figurait la carte elle-même et des inscriptions cabalistiques incompréhensibles. J'avais beau chercher, me renseigner, personne ne pouvait m'aider.


Mais alors, une semaine avant la prochaine pleine lune je trouvais ce que je cherchais. Finalement c'était assez simple et je l'avais sous les yeux depuis le début. Sur la couverture on pouvait voir une amulette dessinée mais en regardant de plus près, elle n'était pas dessinée mais incrustée dans la couverture. Cette même amulette chacun de protagonistes du dessin central la portait lui aussi. je sortis l'amulette avec une facilité déconcertante et la fit tourner entre mes doigts. Avais-je là un indice ? Au dos de l'amulette figurait une inscription, en français cette fois ...

"Toi qui est Double,
vers la Terre Australe inconnue tu retrouveras l'Unité"

Dès lors, mon itinéraire était tout tracé. Avec pour seul bagage un sac à dos avec le minimum vital et le livre-amulette je m'embarquais dans le prochain avion à destination de Sydney, une semaine après, c'était un vol de nuit.

La dernière chose dont je me souviens dans l'avion c'est d'avoir regardé par le hublot et contemplé avec horreur la lune au loin, puis ce fut le trou noir.

Lorsque je me réveillai, j'étais allongé sur le sable avec un horrible goût de sang dans la bouche et une forte odeur de brûlé flottait dans l'air. Je me relevai et constatai avec horreur les dégâts: à une centaine de mètres de là la carcasse de l'avion gisait au sol. Il n'y avait plus de feu mais l'odeur, au fur et à mesure que je m'approchais était insoutenable. Il ne devait pas y avoir de survivants. Je vérifiai quand même mais cela ne fit que confirmer mes soupçons, je les avais tous conduit à la mort.

C'était il y a exactement trois mois, depuis j'essaye de survivre sur cette île. En la parcourant de part en part il ne fait aucun doute que c'est celle que je cherchais. Malheureusement je n'ai toujours pas trouvé le remède à mon mal et trois nuits à chaque pleine lune il est là.

Je regarde au large, le ciel s'obscurcit. La lune est ronde. Black ne va pas tarder.
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Le Côté Sombre: Tome I & Tome II
Réponse #3 Mer 28 Nov 2007, 02:13
Black
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Côté sombre


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Acte II
Le jour et la nuit


33 ème pleine lune

Nuit 1
Black


C'est vraiment pas drôle de pouvoir se sentir vivant seulement trois nuit par mois. Mais le bon côté c'est qu'avant je n'existais pas, alors je ne m'en plain pas. Et puis, je sais rattraper le temps perdu, croyez-moi.
Pour vous faire une idée de mon calvaire, imaginez-vous emprisonné dans une cellule où vous ne pouvez pas bouger, ni parler, ni rien faire mais seulement regarder, impuissant. Vous mourrez de faim et sans arrêt vous voyez défiler des plats, vous mourrez de soif alors que devant vous coule une fontaine, inaccessible. C'est ce que j'endure lorsque la lune ne se dévoile pas entièrement. Je suis là, je vois cet être dans lequel je suis né vivre et tenter par tous ses moyens de m'éliminer. Bien sûr je mange, car il mange; je bois car il boit. Mais ni ma faim ni ma soif ne sont les mêmes que les siennes. Ma soif est beaucoup plus cruelle, elle a besoin de sang frais, de cris et de douleur. C'est le mal, c'est moi.

Alors quand mes chaînes se rompent, je m'évade et je rattrape tout ce temps perdu. Ma transformation est quelque chose de vraiment extraordinaire. Tout mes sens s'aiguisent et je prends alors l'apparence de la plus noble des créatures qui soit sur cette terre. Etre lycan est un don, et chaque nuit je remercie celle qui m'a donné cette faculté, celle qui m'a permis de naître.
Il a bien essayé de me stopper. Il a cru que s'éloigner des humains serait suffisant. Mais il ne connait pas toutes mes capacités. Je suis endurant, fort, presque invincible. Un petit footing avant le festin ne m'a jamais fait peur. J'aurais pu me contenter des animaux qui pullulaient autour de nous mais leur peur n'a pas le même goût que l'espèce humaine. Les hommes voient la mort approcher, ils en ont conscience et en ont peur, c'est délicieux. Les animaux ont bien sûr leur 6e sens (que j'ai aussi, extrêmement développé. Qui me permet d'ailleurs de sentir cette peur suinter de mes victimes) mais ce n'est pas comparable.

Mais voilà qu'il trouve cette parade immonde: une île déserte ! Aucun être humain, rien ! Alors je tourne en rond. Qu'est-ce qui me retient ? Je me suis vanté tout à l'heure d'être fort et endurant, peu importe là où sont mes proies je les atteindrai toujours. Mais nager m'est impossible. Je coule. J'en ai fait l'amère expérience une nuit, où poursuivant un matou (eh oui, j'ai gardé cet instinct primitif de mes camarades canins et je ne m'en vante pas) je suis tombé à l'eau. Je crus mourir lorsque je fus sauvé par un humain qui crut sans doute à ce moment là sauver un très gros chien. Le pauvre je regrette presque de l'avoir dévoré.

Ici donc, je n'ai rien pour assouvir suffisamment ma soif de sang. Tout juste quelque bêtes sauvages, des lapins aussi. Mais aucune trace de civilisation, rien. Les seuls hommes qui vivaient là n'existent plus depuis des centaines d'années (voir plus). J'ai assisté, impuissant, à ce voyage. J'aurais dû être plus attentif et au moins garder en vie le pilote ... mais lorsque je commence il m'est difficile de m'arrêter et puis les humains ont tendance à ne pas comprendre quand je m'exprime et ça a le don de m'agacer légèrement.

Et il croit pouvoir se débarrasser de moi si facilement ? Sincèrement se croit-il plus fort que moi ? Non il est fou, personne ne peut et ne pourra jamais m'arrêter. Cette carte, cette phrase, ce dessin. Il semble vouloir me défier. Et ce médaillon qu'il porte et dont je n'arrive pas à m'en défaire. Je le jetterai bien à l'eau pour toujours si seulement j'arrivais à l'enlever. Avant d'arriver sur cette île, je l'enlevais à mon réveil. Si j'avais su je m'en serais débarrassé bien plus tôt. S'il croit me piéger, il se met le doigt dans l'œil jusqu'aux coude. J'ai bien l'intention de me battre jusqu'au bout.

De toutes façons, il n'est pas prêt de réussir, il n'y a rien sur cette île. Il faudra bien qu'un jour il trouve un moyen de regagner la civilisation et de s'avouer vaincu. Sauf si je trouve avant lui ...


*Passe un cerf*

A table !
« Dernière édition: Sam 25 Déc 2010, 23:01 par Bing »
«Celui qui se transforme en Bête se délivre de la douleur d'être un Homme»
Le Côté Sombre: Tome I & Tome II
Réponse #4 Mer 12 Déc 2007, 00:07
Remus
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"Je me rends au Diable à l'instant
Si tant est que je ne suis pas Lui."


J. W. von Goethe, Faust
__________

33 ème pleine lune

Jour 1
Treize

- 08 h 00
Comme toujours, je me réveille avec une migraine infernale et l'impression de n'avoir pas fermé l'œil de la nuit. J'ouvre les yeux et manque de tomber. Allons bon, me voilà assis sur une branche à quelques dizaines de (grands) mètres du sol. Ca doit être encore une idée de Black ...

Je descends tant bien que mal mais à l'avant-dernière branche, je glisse et me retrouve le derrière à terre, faisant une chute de plusieurs (petits cette fois) mètres. Plus de peur que de mal, mais quand même, je n'ai pas ma réserve de Sonthyl à portée de main !


- 08 h 25
Le temps de me remettre de mes émotions et je repars à l'aventure. Je remarque que cette fois il n'a rien laissé sur place. Je m'arrête et regarde en haut de l'arbre. Tout juste le temps d'apercevoir une forme sombre qui fonce droit sur moi et je me jette sur le côté. Encore un beau bleu en perspective.

Je me relève, et regarde au pied de l'arbre. Ce qui m'a sauté dessus n'était pas vivant (en tout cas il ne l'était plus depuis cette nuit). C'est une tête de cerf de taille bien conséquente, avec les bois taillés en pointe. Avait-il prévu ce qu'il se passerait ? J'en étais persuadé mais il ne devait pas être très fin, car si ma vie s'arrête, la sienne suivra inévitablement le même chemin ... Aucune trace du corps aux alentours, et à en juger par le goût de sang dans ma bouche, j'avais ma petite idée de ce qu'il était devenu.


- 09 h 00
Après un brin de toilette à la source. Je continue l'exploration de l'île. Ca ne fera que mon 3e tour entier mais je ne désespère pas.

- 12 h 00
Trois heures de marche, me voilà maintenant à l'extrémité sud de l'île. Là se trouve la carcasse de l'avion qui m'amena ici, elle n'a pas bougée. La nature commence à prendre ses droits sur la technologie humaine: des chauves-souris se font entendre et la rouille dévore déjà la tôle.

Je m'arrête non loin, je fais une pause. A la lisière je trouve quelques fruits bien mûrs et gorgés d'eau. Ici au moins, je ne mourrais pas de soif ni de faim, cette île regorge de denrées, on se croirait au paradis. Il y a juste la carcasse et son aspect de mort qui fait tâche dans le décor. Ca et Black.


- 13 h 15
Je me décide à entrer dans l'avion. C'est idiot mais j'en ai peur et ça sera la première fois depuis mon arrivée sur l'île. C'est assez sombre, la lumière entre mais pas jusqu'au fond. Je n'irais pas très loin. A peine entré l'odeur de mort m'assaille, ça ne doit pas être très sain ce que je fais là.

J'avance petit à petit, sursautant à chaque cadavre que je croise. Ici c'est un steward, là un passager et à côté de lui un autre, plus petit ... je ressors en courant et rends immédiatement les fruits à peine digérés. J'irais une autre fois.


- 13 h 38
J'ai quand même pu attraper au passage une valisette légère. Une chance, c'est une trousse de secours, avec pansements, cachets pour la tête et tout le toutim.

- 14 h 30
De retour à mon campement de fortune (c'est une petite cabane en bois confectionnée par mes soins. J'ai bien du mettre des semaines à la construire jusqu'à ce qu'elle tienne bien en place !) je dépose la malette et m'asseois pour relire le mystérieux livre. Je ne compte plus le nombre de fois où je l'ai lu et relu, mais je commence presque à pouvoir le réciter de mémoire. Comme toujours, rien de plus, aucune information ne semble pouvoir m'aider. A croire que l'unique but de cet ouvrage était de m'exiler afin que je ne nuise plus à personne.

- 18 h 42
Après une longue sieste, mon estomac me rappelle à l'ordre. N'ayant pas pu profiter de mon dernier repas, j'ai une faim de loup (garou ? Pardon mais c'était trop tentant). Je me mets donc en quête de nourriture.

- 21 h 02
Quelques fruits encore et des racines (merci le bouquin) suffirent à combler ma faim. Je m'asseois sur la plage, attendant que le soleil se couche. J'ai beau assister à ce spectacle chaque nuit depuis mon arrivée je ne m'en lasse toujours pas. A chaque fois c'est différent, de par les couleurs, les teintes, les nuages. Parfois même lorsqu'il pleut j'ai droit à un arc en ciel. Ce n'est pas le cas aujourd'hui.

Ca y est, le soleil s'est couché. Maintenant la lune apparait clairement de derrière un nuage sombre ...
« Dernière édition: Sam 25 Déc 2010, 02:43 par Bing »
"La Grèce assit jadis Alcide entre les Dieux, Pour avoir surmonté les Monstres de la Terre;
Et toi domptant l'Enfer, qui nous brouille de guerre, Quelle place dois-tu attendre dans les Cieux."

Le Côté Sombre: Tome I & Tome II
Réponse #5 Jeu 20 Déc 2007, 00:42
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"Quand j'ai dit que la Miséricorde
Se tenait au bord de la forêt,
Je pensais à la bête placide et griffue
Dont les mâchoires sanglantes font de vous une bouchée."


Lawrence SPINGARIN
__________


33 ème pleine lune

Nuit 2
Black II



La lune fait son effet habituel sur Remus. Alors que sa conscience sombre peu à peu dans le sommeil, une autre partie de lui se réveille: c'est le côté sombre. Tout ceux qui auraient eu la chance d'assister à ce réveil ne peuvent aujourd'hui raconter le spectacle surprenant qu'est sa transformation; ils ont tous d'abord été pétrifiés de peur puis, dans une violence absurde, tués. Les rares chanceux à avoir survécu perpétuent quant à eux la tradition des lycans de leur côté.

La première chose à changer sont ses yeux. Ils passent du bleu mer azuré au rouge sang. Puis tous les sens de Remus (qu'on appellera Black, car c'est lui qui détient les rennes désormais, jusqu'au lever du soleil) s'aiguisent au plus haut point. Il est capable de repérer des êtres humains à des kilomètres.
Ensuite, et c'est là le plus spectaculaire, son aspect physique change. Sur sa peau pousse un pelage dru et noir comme les ténèbres. Ses membres, jambes et bras, et les muscles se font saillants. Grâce à cela il pourra courir plus vite qu'un homme, plus vite qu'un loup adulte. Sa force sera aussi décuplée. Ses changements prennent toutes les caractéristiques du loup, mais un loup trois fois plus grand que le plus grand de tous les loups et qui pourrait aussi faire tout ce qu'un homme pourrait faire. Ses dents s'allongent et deviennent plus pointues, sa mâchoire n'en devient que plus puissante.

Un puissant râle surgit de sa gorge et fait s'enfuir tous les êtres vivants des alentours. Black est enfin là.






Enfin libre ! Pas autant que je l'espère chaque nuit, mais suffisamment pour me dégourdir les pattes et assouvir mes envies de sang. Deux ou trois tours de l'île pour commencer doucement la nuit, faudrait éviter le claquage.

A l'ouest rien de nouveau. Cette île ne change pas, n'a jamais changé et ne changera probablement jamais. C'est d'un ennui. Et courir après des animaux ennuyeux, c'est ... d'un ennui. J'ai bien fait passer la notion d'ennui là ? Car je crois que les mots ne seront jamais assez forts pour décrire mon état ... d'ennui dans lequel je me trouve. Cette fois, trois cochons sauvages et deux cerfs y sont passés, je retente le coup de hier avec la tête de cerf ? Cet empoté de Remus va sans doute apprécier encore une fois ma surprise. Hop deux tois coups de crocs et voilà ses bois affutés comme des couteaux. Il me suffit juste maintenant de le déposer en équilibre pour qu'une secousse même faible le fasse tomber.

Je monte à l'arbre, y dépose mon œuvre et redescends. Simple.
Allons saluer notre amie la Lune, elle doit se sentir bien seule elle aussi, on se comprend toujours. Mais je ne la trouve pas, c'est étrange ... les étoiles sont pourtant bien là, mais aucune Lune ... Et ... mais cette ... cette odeur. Je rêve ? Je dois en avoir le cœur net. Je me met à courir. Ca serait trop beau.

Je me retrouve maintenant devant un temple. Je ne l'avais jamais vu auparavant. Et pourtant maintenant je connais cette île comme ma poche, du moins je le croyais. L'odeur se fait de plus en plus présente. Il n'y a plus aucun doute pour ma part. Ici et là des traces. Elles mènent vers une entrée en pierre, menant sur un long couloir sombre. Mon sixième sens me dit qu'il est entré, je suis les traces. le couloir débouche dans une salle, qui mène vers trois autres couloirs tout aussi sombres. Grâce à l'odeur, je sais par où il est entré. Me voilà maintenant en train de courir. C'est un vrai labyrinthe, les salles se succèdent, nombre d'entre elles contiennent des coffres, des pierres ou même des animaux, morts.

Je ralentis, et m'arrête. Maintenant je l'entends. J'entends son cœur battre. Sait-il que je suis là ? Non, son cœur battrait beaucoup plus fort encore si c'était le cas. Il n'est pas seul, quelqu'un l'accompagne. Ils sont deux. Faisant à nouveau appel à mon sixième sens, je vois qu'ils n'ont pas peur, pas de cette peur de la mort en tout cas. Ils devraient.

Je fais mon entrée et me retrouve devant deux humains, visiblement très surpris de me voir. Leur cœurs s'accélèrent, ça y est la peur est arrivée. L'homme est étrange, bancal, il penche sur le côté, il est visiblement blessé. La femme se tient à côté de lui, elle lui dit quelque chose que je ne comprends pas, j'ai horreur des messes basses ! Je grogne et l'homme tend sa main sur le côté, et se tient maintenant devant la femme, il semble vouloir la protéger, c'est très noble de sa part il mourra donc en premier. Je remarque qu'il tient dans sa main un drôle d'objet, une sorte d'amulette comme celle que j'ai au cou et dont je ne peux me séparer. Est-il comme moi ? Non, impossible, pourquoi n'est il pas sous sa forme de lycan lui aussi ? Il crie, c'est inutile, je ne comprends pas un mot de ce qu'il dit. Je jette ma tête en arrière, hurle (ça fait toujours son petit effet sur mes victimes) et me jette sur lui.

Je percute quelque chose qui n'est pas la tête de ma proie. C'est un gros morceau de bois, je ne l'avais pas remarqué. Mon élan était tel que je me retrouve projeté à l'autre bout de la pièce. Contre une porte imposante et lumineuse. Ils ne s'enfuient pas, pourquoi est-ce qu'ils ne s'enfuient pas ? Je ressens leur peur, je la savoure mais ils restent là. Je réitère mon attaque, faisant attention cette fois à ce bout de bois rond qui le protège. Il ne le protègera plus maintenant que je l'ai réduit en miettes. L'homme s'effondre à terre. Je m'approche pour lire la terreur dans son regard, mais il ne me regarde pas. Il semble faire des signes insistants. Je me retourne et vois la femme qui hésite, l'homme lui crie quelque chose et c'est alors qu'elle s'enfuit par la seule issue possible: l'entrée. Elle n'a pas mon flair et se perdra sûrement dans le labyrinthe, mais je me dis qu'il vaut mieux ne pas prendre de risques, une occasion comme celle là ne se représentera pas deux fois sur cette île déserte.

Je la rattrape facilement, par la jambe. Dans le feu de l'action je l'ai mordue à la jambe. Je décide de ne pas la tuer, elle et moi savons ce qu'elle deviendra désormais. Je la ramène dans la salle où l'homme attend, il n'a pas bougé, toujours à terre. Je l'attrape d'une main et le soulève, c'est tellement simple. Je lis dans son regard la peur mêlée à la haine, et j'y trouve plus de haine que de peur. c'est une première pour moi.

je m'apprête à lui briser la nuque lorsqu'une lumière intense m'aveugle. Je suis forcé de lâcher prise pour me couvrir les yeux. L'instant d'après je ressens une vive douleur à l'estomac. J'y porte ma main et trouve du liquide gluant qui s'y échappe. Je suis sonné, titube ça et là. J'ai honte à l'admettre mais je m'enfuis. J'entends derrière moi mes proies qui crient, puis un énorme bruit grinçant. Je cours et me retrouve à l'air libre. Je retrouve peu à peu la vue. Le sang continue de couler de mon ventre, que dois-je faire ? Je panique, tente de retenir le sang mais peu à peu je perds connaissance.

Je vois la lune au loin dans le ciel, elle s'efface doucement.
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«Celui qui se transforme en Bête se délivre de la douleur d'être un Homme»
Le Côté Sombre: Tome I & Tome II
Réponse #6 Jeu 31 Jan 2008, 17:44
Remus
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33 ème pleine lune

Jour 2
Matin de Pluie

Doucement la nuit laisse place au jour. Les premiers rayons filtrent à peine des nuages qu'un pluie fine tombe déjà depuis quelques minutes. Puis c'est le vent qui fait son entrée sur scène, faisant courber les arbres à la lisière de la forêt. Un seul élément du décor ne semble pas être perturbé par le vent, il est allongé là sur le sable, inconscient. Les gouttes de pluie finissent par le réveiller.

Le vent et la pluie, eux, continuent de plus belle, emportant avec eux cet ange blanc.


¯\(o_°)/¯

Doucement j'émerge. Où suis-je ? Qui suis-je ? Je tente de me relever mais un poids me maintient cloué au sol. Qu'est-ce qu'il se passe au juste ? Devant moi les nuages défilent, sombres et menaçants. La pluie me caresse doucement le visage.

Soudain devant moi apparait un être étrange qui dénote dans ce décor en noir et gris. D'un blanc pur il tournoie au dessus de moi tel un oiseau perdu. Est-ce un ange ? Je suis donc mort ...



Le voilà à présent qui se pose à côté de moi. Je me sens un peu bête en découvrant ce qu'est en réalité cet ange blanc. Mais quelque chose d'autre me sort immédiatement de mon état semi-comateux: une vive douleur au ventre. Instinctivement je porte ma main là où sévit la douleur. La douleur se fait encore plus intense alors. Tant bien que mal je découvre l'origine de ce mal: ma chemise blanche d'origine est devenue rouge sur tout le côté gauche, je perds du sang ! Mais depuis combien de temps ?

Tout d'un coup un éclair de douleur intense me transperce et parcourt tout mon corps. Ca y est je vais mourir ici. C'est peut-être mieux comme ça, au moins Black ne fera plus de mal à personne maintenant. Mais non je ne meurs pas, car l'espace d'une fraction de seconde je me souviens. Je m'étais réveillé avant d'être sur cette plage, je me tenais debout tenant par le cou un homme contre un mur qui semblait terrorisé. Puis plus rien, et une nouvelle fois je me retrouve courant dans des couloirs interminables. Tout cela était-il un rêve ? Sans doute pas car je me souviens de cette douleur à l'estomac. Avais-je réussi à prendre le contrôle sur Black l'espace d'un instant pendant sa nuit ? Quelque chose me dit que j'ai raison et que je dois retrouver cet homme, ou ces couloirs. Ils doivent y être pour quelque chose dans cet évènement.

Mais la vive douleur me fait revenir à la réalité, il ne faut plus perdre une seconde à présent, je ne sais pas combien de sang j'ai perdu.
"La Grèce assit jadis Alcide entre les Dieux, Pour avoir surmonté les Monstres de la Terre;
Et toi domptant l'Enfer, qui nous brouille de guerre, Quelle place dois-tu attendre dans les Cieux."

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Réponse #7 Sam 08 Mar 2008, 15:04
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33 ème pleine lune

Jour 2
La source

Je me relève péniblement, je me demande même comment je peux encore tenir debout. Chaque pas m'est insupportable, mais je sais que si je ne fais rien je finirais ma vie ici, sur cette plage servant de repas aux crabes ... Surmontant la douleur je me dirige vers la forêt. Pourquoi par là ? Je n'en sais rien, sans doute parce que de l'autre côté c'est l'océan et que je ne sais pas nager et sachant que les requins sentent le sang à plusieurs kilomètres de distance ce n'est pas la direction à prendre pour tenter de sauver sa vie, bien au contraire.

Tout en marchant je prie qu'aucune bête sauvage autre que mon moi nocturne ne vienne à ma rencontre, car il trouverait là une proie facile. Je marche sans m'arrêter, ne croisant sur mon chemin que des oiseaux qui s'envolent à mon passages et quelques papillons. Mes forces peu à peu m'abandonnent mais je lutte le plus possible, je ne peux pas abandonner la course si près du but; au bout de l'aventure c'est le retour à la vie réelle, mon village, ma maison et Sarah. Car si je survivais elle le saurait enfin ... si je survis ...

C'est alors que mes jambes ne me portent plus du tout, je tombe en avant. Heureusement l'herbe amortit ma chute mais la douleur n'en est pas moins insupportable car je suis tombé sur le côté de la blessure. Hurlant de douleur je fais fuir un écureuil tout près qui bondit de la pierre où il était posté et monte immédiatement tout en haut d'un arbre et finit par disparaître de mon champ de vision. A demi conscient je relève la tête, en face de moi la pierre où se tenait l'animal. C'est la seule chose que je puisse voir, car je ne peux plus bouger tant la douleur est intense.

Très près également un bruit d'eau se fait entendre. Une cascade ? Une source ? Un torrent ? Puis mon attention vacillante se porte sur la pierre, elle est étrange, comme posée là intentionnellement. Recouverte de mousse mais je distingue ici et là des étranges inscriptions. D'une main faible je dégage la mousse qui recouvre la pierre. N'en croyant pas mes yeux je lis à voix haute l'inscription: La source de vie !



Je reste un moment interdit devant cette inscription. Est-ce juste le nom de cette source comme on en donne souvent à un endroit ? Ou bien un signe ? Car pourquoi baptiser une source sur une île déserte ? Me relevant un peu je parviens à voir la source en question, elle n'est qu'à quelques mètres de moi. Les idées se bousculent dans ma tête, tenter ou ne pas tenter ? De toutes façons je suis condamné, ne rien faire signifierait me laisser mourir tout simplement, je n'ai plus rien à perdre.

Péniblement je rampe vers le bord de la source. Je regarde l'eau trouble qui me renvoie par moments mon reflet grimaçant de douleur. Prenant une grande inspiration qui me brûle les poumons je me laisse tomber dans l'eau. Elle ne semble pas profonde car très vite je touche le fond, au propre comme au figuré je dois l'avouer. Les premières secondes me semblent interminables, l'angoisse commence à m'étreindre, je suis en train de vivre ma plus grande peur: mourir noyé.

Alors que je me croyais perdu, je ressens une vive douleur dans tout le corps. Pire que tout ce que j'ai pu vivre jusqu'alors. Puis plus rien. Pour la seconde fois je me crois mort mais c'est le besoin de reprendre ma respiration qui me prouve le contraire. Dans un réflexe  de survie je pousse sur mes jambes et rejoins la surface. J'avale de grandes goulées d'air, je suis vivant. Je me hisse sur la berge et m'assois. Portant la main à l'endroit de ma blessure je constate qu'il n'y a plus rien, plus de sang ni même une cicatrice, comme si tout ce qui avait précédé ma baignade n'avait été qu'un cauchemar.

La pierre qui m'avait sauvé la vie, elle, avait disparue ...
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Réponse #8 Mer 19 Mar 2008, 18:32
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Jour 2
Le temple


C'est donc avec un regain d'énergie que je me relève. J'ai plus que jamais l'impression d'être vivant et ça fait un bien fou, surtout après avoir cru mourir à plusieurs reprises. Rempli d'espoir je décide de tenter de retrouver le temple qui flotte à la surface de ma mémoire obscure. Car j'ai bien l'impression que c'était un temple, ces couloirs et cette salle. Sans doute retrouverai-je avec beaucoup de chance l'homme de ma vision.J'ai comme dans l'idée qu'il pourra m'aider.
Mais malheureusement je n'ai aucune idée d'où se trouve cet endroit. J'ai beau fouiller mes visions mais je n'y trouve aucune indication. Mais je ne perds pas espoir, et maintenant que j'ai cet indice je sens le dénouement tout proche. De plus si je ne me trompe pas cette nuit c'est la dernière pour Black avant un bon mois. J'aurais donc plus de temps devant moi pour trouver.

Je me mets donc à la recherche immédiatement. J'ai beau marcher et marcher, les heures passant aucune trace d'un temple ni même de pierres qui pourraient laisser penser qu'il y en a un tout près. Le plus surprenant pour moi c'est de ne rencontrer aucune forme de vie. Seuls quelques oiseaux s'enfuient à mon passage, mais aucun autre animal ne semble vivre ici. Black ne les aurait quand même pas tous tués ?!
C'est alors qu'au détour d'un chemin je découvre une petite clairière. Clairière au bout de laquelle se dresse fièrement ce qui ressemble à un temple. Une sensation très forte de déjà-vu me pousse à penser que je suis enfin arrivé là où je voulais.



Je m'approche du temple. C'est alors que je me rends compte que le ciel s'est obscurci, la nuit commence à pointer son nez. Je n'avais pas vu qu'il était si tard. Il me faut faire vite. J'entre par la porte du temple. Un long couloir me mène à une salle qui elle-même mène à plusieurs couloirs ... c'est un labyrinthe !

Mais une force obscure semble me guider, et j'enchaine les couloirs sans trop savoir où je me rends. Je meurs de chaud. Le médaillon sur mon torse me brûle tellement que je dois l'enlever. Effectivement, le médaillon rougeoie, comme s'il avait été passé au feu, mais mes lains ne ressentent aucune brûlure.
Sans m'en être rendu compte j'arrive maintenant à un cul de sac. Me serais-je perdu ? Mais je n'ai pas le temps de penser à rebrousser chemin que les murs de cette salle attirent mon regard. Des écritures foisonnaient, ainsi que des dessins. Les dessin, assez effrayants, représentaient des loups semblant être en guerre avec des hommes, et les écritures ne semblaient pas contredire ce fait. Au fond, une porte, d'un bleu rayonnant.

Je m'approche d'elle mais soudain une douleur intense me traverse les tempes. Non, pas Black, pas maintenant ! ...
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Réponse #9 Dim 30 Mar 2008, 00:40
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Acte III
Dante




[Labyrinthe - Salle du Loup Noir]

1. Duel
Remus est à terre, la tête entre les mains. Il est habitué à l'arrivée de Black lors de chaque pleine lune, mais la douleur qu'engendre cette arrivée il ne s'y est toujours pas accommodé. A chaque fois cela dure quelques minutes tout au plus puis Remus perd connaissance pour laisser pleine liberté d'action à Black.

C'est ainsi qu'effectivement au bout de quelques minutes la douleur disparait, mais Remus demeure éveillé. Il se relève, examine ses membres et ne constate aucun changement. Serait-il libéré de sa malédiction ?

Quelque peu décontenancé il décide d'inspecter la pièce à la recherche d'un quelconque indice qui pourrait l'aider à comprendre la situation. A terre il retrouve son médaillon qu'il avait laissé tomber lorsqu'il crut à l'arrivée de Black. Il avait retrouvé son aspect normal, comme s'il n'avait jamais été brûlant. Machinalement il le remet autour du cou. S'approchant à nouveau de la porte bleue, celle-ci se met à briller intensément, de plus en plus fort jusqu'à l'éblouir totalement, si bien qu'il se voit maintenant obligé de fermer les yeux.

Au bout de quelques instants, lorsque la lumière semble s'être arrêtée il tente une percée du regard. Il y fait plus sombre que tantôt, ses yeux mettent du temps à s'habituer à cette obscurité. Mais avant une totale acclimatation deux lueurs se font voir, là très près de lui, accompagnés d'un souffle chaud et fétide ...


~

Qu'est-ce que je fais là ? Je suis toujours vivant ? J'ai bien cru y passer à cause de cet humain l'autre nuit. J'aurais pas du me précipiter comme ça, j'ai même pas fait gaffe à sa trombine à ce veinard. Si jamais je le retrouve il va goûter à mes canines sur sa nuque ...

Mais où je suis exactement ? C'est quoi cette lumière ? J'comprends plus rien, j'me réveille pas comme d'habitude ... Ah ça y est je commence à y revoir.

...

Nom d'un chien, j'suis revenu dans cet enfer ! Et qui c'est lui ? Il porte le même médaillon que l'autre. Ca c'est une chance que je ne vais pas laisser passer, foi de lycan !


~

Sans même laisser à Remus le temps de comprendre quoi que ce soit, Black se jette sur lui toutes griffes dehors. Tous deux roulent alors vers l'autre bout de la pièce, Remus est gravement mordu au bras gauche.

~

- Gnnn ... qu'est-ce que ...

Oh non le revoilà. Aucun doute, cette fois je suis guéri, mais malheureusement pas de la manière dont je le souhaitais. Si j'agis pas très vite tout ça ne servira à rien. Mais comment faire face à ce monstre dans l'état où je suis ? Tenter de le raisonner ne servirait à rien et lui dire qu'il est une partie de moi est tout aussi inutile vu le nombre de fois qu'il a essayé de me tuer indirectement ...

- Tout doux ! Il est gentil le toutou ... hein ?

Ah non, et bien joué tu l'as encore plus énervé. Enfin point positif tu l'as arrêté dans sa lancée. Réfléchis, réfléchis, réfléchis ! Eh mais qu'est ce ...


~

Implacable, Black renouvelle son attaque. Il plante ses griffes dans les épaules de Remus qui à présent ne bouge plus du tout. Comme pour affirmer sa victoire, la bête grogne au visage de sa victime, semblant attendre et vouloir savourer l'instant où il va dévorer sa proie. Puis rejetant sa tête en arrière il hurle, un cri inhumain qui sera entendu à des kilomètres à la ronde pour enfin retomber lourdement sur le pauvre homme.
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«Le dernier refuge de la pensée gnostique, ce sont les fantasmes de la schizophrénie.»
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Réponse #10 Lun 31 Mar 2008, 21:45
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[Labyrinthe - Salle du Loup Noir]

2. Fin
Le temps semble s'être arrêté, à présent aucun des deux adversaires ne bouge. Un témoin extérieur pourrait penser que la vie les a quittés, qu'ils ont quitté le monde des vivants pour rejoindre celui des morts.

Remus est à terre, adossé au mur le plus éloigné de la porte bleue, qui elle ne cesse pas d'irradier la pièce d'une lueur surnaturelle. Sur Remus, Black, qui le plaque au sol de sa masse. Autour d'eux sur le sol, une mare de sang étend son territoire, de plus en plus loin.

Faiblement, on peut entendre le souffle rauque de Black, qui finit par s'arrêter pour laisser place finalement au silence le plus total. L'œil grand ouvert de l'animal ne se refermera plus de lui-même, il a même perdu sa couleur rougeoyante habituelle pour laisser place au gris, un gris sans vie.

Mais voilà que soudain l'une de ses pattes avant se soulève ...


~

- D'jousse qu'il est lourd ! Il l'est plus mort que vivant c't'animal !

De toutes mes forces je repousse son bras qui m'empêchait de respirer normalement. Ouf je retrouve un peu d'air ! Mais j'ai toujours ce poids mord sur moi et mon bras me fait un mal de chien ...

Petit à petit j'arrive à me dégager de dessous Black. Plus de doutes à présent, il est bien mort. Une chance d'avoir trouvé cette machette au bon moment, sans elle les rôles seraient inversés et c'est moi qui serait mort à l'heure qu'il est. Je bénis la personne qui l'a laissée là.


- Tu peux oui, ça n'est d'ailleurs pas la première fois que cette lame croise l'épaisse fourrure de ce lycan.

- Gné ? Qui est là ?

- Regarde plus bas ... voilà juste là.

Et effectivement, plus bas se trouvait l'amulette qui n me quittait plus depuis le début de ma 'maladie'. Mais en y repensant il aurait du y en avoir deux, la mienne et celle de Black ... j'avais remarqué qu'il l'avait lui aussi.

- Elle s'est réunifiée à présent que tu es guéri Remus.

- Vous connaissez mon nom ? Mais où êtes-vous ? Je ne comprends plus rien, et qu'avez-vous dit à propos d'un lycan ?

- Je connais tout Remus, enfin ... tout ce qui entre dans cette pièce. Et je comprends ton envie de réponses, alors je vais tenter de te répondre au mieux.

Premièrement je suis le gardien de ce temple depuis maintenant plusieurs siècles. Mon 'job' est de faire transiter les élus porteurs de médaillons comme le tien chez eux. Quant au lycan, je sais que tu as gardé des souvenirs assez flous de ta dernière visite en ces lieux lorsque tu était transformé, souvenirs assez douloureux si je ne m'abuse. Eh bien dans cette salle une jeune femme a sauvé un homme au péril de sa vie, l'amour peut faire faire bien des choses ...


- Oui je me souviens, je crois ... un homme avec une amulette comme la mienne. Que lui est-il arrivé ensuite ?

- Pour le moment il va très bien, il a d'ailleurs sacrifié son voyage de retour pour en faire profiter cette jeune femme, comme je te disais l'amour ...

- Il est resté sur l'île alors ?

- En un sens oui ... mais la nuit où vous vous êtes rencontrés c'était une nuit spéciale. L'alignement de certaines planètes avec la lune a crée un blanc dans le temps. Il est sûr la même île que toi effectivement, mais tu as quelques dizaines d'années d'avance.

- Je vois oui ... mais comment vous faites exactement pour ramener les gens chez eux ? On est sur une île assez loin de tout j'imagine. On doit être à des kilomètres de toute civilisation.

- Six-cent cinquante kilomètres très exactement, mais là n'est pas le propos. Pour te répondre il suffit tout simplement de passer par cette porte bleue que tu as en face de toi avec le médaillon. Tu te réveilleras ensuite chez toi, tu garderas tous les souvenirs de ton aventure mais temporellement parlant ça sera comme si tu n'étais jamais parti, et au mieux tu reprendras ta vie au moment de ta contamination, mais sans celle-ci. Aux yeux de tes proches ça sera comme si tu n'étais jamais parti.

Je ramasse alors le médaillon à terre et me dirige vers la porte bleue qui s'ouvre d'elle-même. J'entre alors dans un long couloiret la dernière chose dont je me souviens c'est de cette voix me disant bonne chance.

~

[Epilogue]

Remus à son retour a décidé de laisser ses études et sa thèse pour se consacrer à l'écriture. Il est aujourd'hui un romancier de science-fiction reconnu grâce à son premier roman 'Le côté sombre'.

Il est également devenu le parrain d'une association visant à la protection du loup dans son environnement naturel. Association qui, dans ses activités les plus courantes, soigne les loups malades. On raconte que lors de ses visites aux refuges de l'association, Remus et les loups s'entendent comme des vieux amis.
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Réponse #11 Lun 28 Avr 2008, 11:48
Remus
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Ici débute le Livre II du Côté Sombre

Citer
"Paris m'isole, me déboussole
Paris me perd et me promène
Dans des artères de foule sans gêne
Paris m'isole

Paris m'étouffe, Paris me bouffe
Paris se pame, Paris se moque
De moi quand je rame et je suffoque
Dans les tunnels du RER"

Subway - Paris


Acte I
Paris

1. Hazell
Il est cinq heures, Paris s'éveille. A cette heure-ci il n'y a personne dans les rues, seulement ceux qui travaillent ou ceux pour qui la société va trop vite pour eux à qui personne n'ose tendre la main. A travers le brouillard matinal on distingue une silhouette qui s'avance tranquillement sur les pavés, qui tend à l'un de ces hommes un sac en papier marron recyclé; dedans deux croissants, un sandwich au jambon et une bière. Ils discutent une dizaine de minutes puis l'homme repart, direction le métro.

Avant son aventure, Remus n'était pas ce que l'on pourrait appeler quelqu'un qui est du matin. Il était plutôt marmotte et grasse mat', et bien qu'il travaillât sur sa thèse on le voyait rarement émerger de chez lui avant midi passé. Mais maintenant qu'il s'était libéré de ses études qui l'étouffaient et qu'il avait une bonne raison pour flemmarder il se levait tous les jours aux aurores. L'expérience qu'il avait vécue alors il y a de cela quelques années l'avait totalement transformé. Il se levait tôt et se couchait tard, profitant pleinement de chaque minute qu'il vivait; chaque inspiration, chaque expiration étaient pour lui une bénédiction. Aucune religion n'entrait en jeu, car ayant vu de près le démon il ne croyait plus en un Dieu miséricordieux.
Se promener le matin, alors que tout le monde dormait encore était un de ses plaisirs favoris. Chaque ville, le matin, était différente de ce qu'elle était lorsque le soleil est bien haut. Grâce au succès de ses livres, il pouvait à loisir voyager, mais s'il était à Paris ce matin là ce n'était pas pour son plaisir personnel mais il avait un rendez-vous important pour son association de protection du loup.


Arrivé à son lieu de rendez-vous, il était six heure et demie, il avait trois heures d'avance. Il s'installa donc à une terrasse d'un café, commanda un capuccino et attendit, replongeant dans sa lecture du Portrait de Dorian Gray, de Wilde. Il ne lui restait que quelques chapitres qu'il dévora aussi vite que le reste.
Sa lecture terminée, il reposa son livre et termina d'une traite sa tasse. Un coup de vent malicieux emporta son marque-page sous une table quelques mètres plus loin. Ramassant son signet son œil fut attiré par deux pieds nus de femme qui jouaient entre eux, les chaussures à talon négligemment posées à côté. Suivant du regard les longues jambes de la demoiselle, il se cogna durement le crâne en se relevant, légèrement surpris lorsque la demoiselle décroisa et recroisa ses jambes.


- Vous avez égaré quelque chose ?
Demanda-t-elle souriante, légèrement taquine, avec un accent italien. Se massant le sommet du crâne, Remus put avoir un meilleur angle de vue et celle qui avait des jolies gambettes, n'avait pas que ça de charmant. Elle portait une robe rouge qui lui arrivait quelques centimètres au dessus du genou. Les cheveux d'un blond foncé lui retombant sur les épaules et un regard smaragdin.

- Juste ceci, Lui dit-il en montrant le signet, j'espère ne pas vous avoir importuné. Je ne vous dérangerai pas davantage. Bonne jour ...

- Ce n'est rien, et puis j'ai l'habitude. Mais vous me semblez plus courtois que la plupart des hommes que je croise à ce café ... C'est d'ailleurs étrange mais je ne vous ai jamais vu par ici monsieur ... ?

- C'est normal je suis arrivé hier, j'ai un rendez-vous assez important dans un peu plus d'une heure. J'ai voulu profiter de Paris avant de m'envoler pour Barcelona demain soir. Paris est une belle ville, du moins ce que j'en vois.
Lui dit-il appuyant bien sur les dernières parôles.
- Oh et ... appelez-moi Remus, mademoiselle ... ?
Ajouta-t-il en lui tendant la main qu'elle lui serra en lui répondant :

- Hazell, enchantée Remus. Prenez place à ma table, j'ai moi aussi une heure à tuer. J'aurais grand plaisir à passer ce temps avec vous. Tout à l'heure je dois me rendre au musée du Louvre, j'ai un petit ... travail à effectuer.

- Vous travaillez au Louvre ?

- En quelque sorte oui. Elle rit un peu puis ajouta : Et vous Remus, dans quel domaine êtes-vous ?

- Pas grand chose à vrai dire. Pour le moment je vis des ventes de mes romans. Peut-être avez-vous entendu parler du Côté Sombre ... Remus 'Black' c'est moi. Devant l'approbation de Hazell il changea rapidement de sujet, n'ayant jamais été à l'aise pour évoquer son succès littéraire : Aujourd'hui je suis reçu en tant que président de mon association de protection du loup, avec à la clé une grosse subvention. J'espère pouvoir convaincre le ministère.

- Voilà qui semble intéressant ! Pensez à me laisser les coordonnées de votre association en partant, je vous avoue que j'ai un penchant pour les animaux qui inspirent méfiance pour la plupart des gens. C'est fou comme les préjugés peuvent être tenaces ! C'est presque si on n'allait pas vous lapider parce que vous possédez un serpent !

Et ainsi ils discutèrent longuement jusqu'à ce que Remus dut prendre congé, lui laissant comme promis la carte de son association. Remus eut même droit à un au revoir à l'italienne de la part de Hazell, qui l'embrassa furtivement sur le coin de lèvres et effleura de la main le bas de son dos. Tout ébloui il se rendit à son rendez-vous sur un petit nuage.
Lorsqu'il s'arrêta pour acheter son journal, son porte-feuilles avait disparu ...
« Dernière édition: Sam 25 Déc 2010, 02:34 par Bing »
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Réponse #12 Lun 05 Mai 2008, 16:25
Remus
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1(bis). Elena

- Mais mademoiselle, je vous répète que j'ai rendez-vous. Il doit bien y avoir mon nom quelque part sur votre carnet ... Vous avez bien regardé ?

- Je suis désolée, je n'ai aucun Remus noté pour aujourd'hui. Vous êtes sûr que c'est aujourd'hui ?

- Bien sûr que j'en suis sûr ! Ce n'est pas tous les jours que j'ai besoin de monter à Paris. Rien non plus qui ait un rapport avec une association de protection de la nature ? C'est pour ça que je suis ici ...
Ecoutez Mademoiselle, ne pouvez-vous pas appeler votre employeur directement ? Il vous confirmera le rendez-vous.

La plantureuse blonde reste songeuse un instant et après un moment de flottement elle secoua la tête :

- Monsieur a demandé à ne pas être dérangé, il a un rendez-vous important qu'il m'a dit. Je ne me permettrais pas de contrarier Monsieur ...

- Un problème Melle De Sandre ?

La voix se fit entendre derrière Remus, qui en se retournant se retrouva face à face avec une deuxième jeune femme, blonde également mais dont le regard n'avait rien à voir avec celle qui se trouvait derrière le bureau de l'accueil. En effet, ses yeux trahissaient un esprit réfléchi et intéressé à tout, et il se sentait maintenant examiné de la tête aux pieds par celle qui venait d'arriver.

- Vous êtes sans doute Monsieur Remus, mon père doit vous attendre impatiemment dans son bureau. Je dois vous prévenir que mon père n'aime pas trop qu'on le fasse attendre, ses recherches le rendent un peu aigri ces temps-ci ...

- C'est bien moi. J'ai bien peur d'être en effet en retard, j'essaye depuis dix bonnes minutes de persuader mademoiselle de prévenir Monsieur Zeta de mon arrivée, mais elle maintient qu'elle n'a aucune trace de ce rendez-vous sur le carnet ...

- Je serais vous je ferais plus attention à l'organisation des rendez-vous de mon père, vous le connaissez et vous savez combien il est pointilleux. Je ne lui dirais rien mais tâchez de vous reprendre. Et au passage, nous ne sommes pas dans un salon de manucure mademoiselle ...
Ajouta-t-elle avec un sourire mi-amusé mi-agacé.
- Monsieur Remus, je vais vous conduire au bureau de mon père et faire passer ce retard en disant que nous nous sommes rencontrés à l'accueil et que nous avons bavardé un peu.
Et après lui avoir lancé un clin d'œil complice, ils montèrent l'escalier somptueux qui menait au bureau de son probable futur mécène pour son association. Derrière lui il entendit l'hôtesse d'accueil grommeler :

- 'Mademoâselle' n'a plus à s'en faire, à la fin du mois je largue cette boite pleine de scientifiques pompeux et je file dans l'industrie du cho ...

Mais la voix se perdit au fur et à mesure qu'ils montaient et lorsqu'ils arrivèrent devant la porte du bureau ce fut M. Zeta qui ouvrit grand la porte et accueillit chaleureusement Remus. Surprise mais contente de l'humeur de son père elle l'embrassa sur la joue, serra la main de Remus et prit congé, elle travaillait actuellement sur un traitement qui, disait-t-elle, devait révolutionner le monde de la médecine.
M. Zeta s'était forgé un nom dans le domaine de la science et tous les journaux spécialisés ne parlaient plus que de lui et de sa fille, ainsi que de leur formidables résultats dans plusieurs domaines.

M. Zeta et Remus discutèrent plusieurs heures. L'homme d'affaire sortit même son meilleur whisky pour accompagner la conversation, il lui proposa même un de ses cigares cubains mais Remus ne fumait pas.


- Décidément vous avez toutes les vertus monsieur. Vous feriez un excellent parti pour ma fille, dommage qu'elle préfère les femmes ... mais je trouve que c'est mieux ainsi ! Les hommes ont trop tendance à briser le cœur des femmes, et je ne veux que le meilleur pour mon Elena, j'espère juste qu'elle trouvera quelqu'un qui la dévergondera quelque peu. Je ne cesse de lui répéter qu'à son âge il faut aussi qu'elle pense à elle et un peu moins à la Science ... Même si le projet sur lequel elle travaille mérite toute cette attention !

- Je ne doute pas qu'elle trouve quelqu'un très vite, elle semble posséder autant de beauté que d'intellect.

- N'est-ce pas ! Mais assez parlé de nous, parlez-moi de votre association mon cher Remus ! Travaillant moi-même sur un projet de préservation d'une espèce qui ne cesse de vouloir se détruire elle-même votre association m'intéresse beaucoup !

Mais le temps passait trop vite, il était déjà midi passé. Ainsi M. Zeta proposa de continuer cette conversation autour d'un bon repas dans un restaurant cinq étoiles à deux pas d'ici, bien entendu c'était lui qui invitait !
Après un repas frugal et encore quelques heures de conversation, Remus regagna sa chambre d'hôtel avec un chèque doté d'un nombre de zéros assez conséquent.
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Réponse #13 Dim 22 Juin 2008, 03:38
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2. Le Réveil
Cette nuit personne ne pourra l'arrêter, c'est SA nuit, la nuit où il va reprendre le contrôle. Ses pas résonnent sur les pavés de la rue déserte. Il respire un grand coup, il se sent plus en vie que jamais. Un instant il s'arrête pour contempler son reflet dans une vitrine, il a changé ... ou plus précisément il n'a pas changé. Un sourire éclaire le visage de Remus, un sourire qui ne lui ressemble pas, celui d'un carnassier qui partirait à la chasse. Puis il se retourne et repart de plus belle.

Cette nuit c'est SA nuit. Il entend un peu plus loin une agitation, une musique puis rien. Il suit l'origine du bruit et se retrouve devant une boite de nuit. Apparemment il fallait être VIP pour entrer, une chance que le videur à l'entrée l'ait quand même laissé entrer après qu'il lui ai demandé 'gentiment'.

Sa frayant un chemin à travers la foule des danseurs il prend place au bar et commande un whisky. Puis il contemple la piste de danse, toujours avec ce même sourire de prédateur en chasse. Une fille le remarque, il s'approche et tous deux entament une danse plutôt collée. Puis retournent au bar où il lui offre un verre.
Deux heures plus tard ils sont dans son hôtel. Elle s'installe sur le lit pendant qu'il s'attarde dans la salle de bain. Il contemple à nouveau son reflet dans la glace, ses yeux prennent alors une couleur rougeoyante très particulière et son sourire révèle une rangée de dents plus acérées les unes que les autres. Il prend peur mais ça n'est plus lui qui contrôle désormais, il est impuissant et LUI va agir ...


- Bonne nuit ... Remus. Laisse tonton Blacky s'occuper de tout ...

Et sur ce sourire dément de carnassier sur le point d'entamer ce repas Remus se réveille.
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Réponse #14 Dim 13 Juil 2008, 06:05
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Ca n'était qu'un cauchemar. Un de plus. Depuis qu'il avait été libéré de sa malédiction il ne se passait pas une nuit sans qu'il fasse ces étranges rêves, comme pour lui rappeler qu'un jour il avait failli tout perdre. Mais celui-ci semblait si réel comparé à ceux dont il avait à présent l'habitude, ça n'était pas de vagues formes sombres noyées dans du brouillard, et la peur qu'il avait ressenti était beaucoup plus violente. Il en avait encore le cœur qui palpite.

Mais se disant qu'il devait encore être dans le brouillard, il décide de ne plus y penser et se lève pour se rendre à la salle de bain. Il s'assoie tout d'abord sur le rebord du canapé, il a l'habitude, s'il se lève trop vite il aura droit à un léger tournis, qui à défaut d'être douloureux n'est jamais très agréable.
Canapé ? Comment se retrouve-t-il endormi là ? Et tout habillé ... voilà qui était étrange. Se levant il alla se rafraîchir dans la salle de bains de sa chambre d'hôtel.

Après une bonne douche qui lui a remis les idées en place mais après laquelle il n'a toujours pas de réponse à sa question: qu'a-t-il fait hier soir ? Réveillé encore habillé n'était pas dans ses habitudes.
Il jette un coup d'œil à sa montre: midi vingt ! Et son avion qui décolle pour Madrid dans une heure!
Vite rassembler ses affaires.
Prendre son sac sous le lit, le porte-feuilles sous l'oreiller ... les draps ensanglantés !?

Ils ont beau être rouge, Remus distingue clairement la grande tâche légèrement plus foncée. Ainsi qu'évidemment le liquide qui goutte à présent petit à petit sur le sol. Sous le sang et les draps une masse. Il n'ose vérifier ce qu'il s'y trouve. Le sac à main posé contre la table de chevet l'incite également à ne pas pousser la curiosité plus loin.
Tout se bouscule à présent dans sa tête, instinctivement il recule mais glisse sur la flaque de sang qui s'est à présent formée sous ses pieds. Se rattrapant à ce qu'il peut il agrippe les draps et révèle sans le vouloir ce qu'ils cachent. En se relevant il ne peut échapper au spectacle sanglant qui se révèle à lui.
Son pire cauchemar est à présent une réalité.
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Réponse #15 Lun 14 Juil 2008, 15:57
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La panique des premiers instants passés Remus reprend ses esprits, difficilement mais sûrement. Un deuxième coup d'œil à sa montre, là c'est certain son avion partira sans lui. Mais il y a un plus gros problème: le cadavre. Est-elle bien morte ? D'après ses légères connaissances en biologie, il se doute qu'un être vivant à qui on aura enlevé son cœur et déposé à ses côtés ne risque pas de vivre bien longtemps.

Une deuxième question commence à surgir également dans son esprit. Cette fille a eu l'air de le suivre dans sa chambre de son plein grès: son sac près de la table de chevet, ainsi que quelques affaires disposées dans la salle de bain de l'hôtel. Si comme Remus le redoutait Black est de retour comment avait-il pu faire ?

Il va falloir prendre son courage à deux mains et faire le ménage dans cette chambre. Il n'osait pas penser à ce qui arriverait si on trouvait un cadavre ici, surtout dans cet état, et au vue de la gueule de bois qu'il avait il devait avoir quelques grammes en trop dans le sang ...
Il sortit de sa chambre et vit au bout du couloir le chariot de la femme de ménage. Il piqua le paquet de sac poubelles et retourna à sa chambre, il referma la porte après avoir ajouté le petit papier 'Do not disturb' à la poignée. Au moins il n'aurait pas à laisser la chambre et ne serait pas dérangé pendant ... ça.

Dans le premier sac il disposa les les jambes et un bras. Il eut des sueurs froides lorsqu'il s'aperçut que le second manquait mais il le retrouva dans le tiroir de la table de chevet. Il rendit donc une deuxième visite au chariot de nettoyage pour emprunter des produits décapants. Se demandant pourquoi il n'avait pas bougé il colla un instant son oreille à la porte et ce qu'il entendit le rassura, le chariot n'était pas près de bouger.
Se remettant au travail il remplit encore trois sacs avant de trouver la serviette, sur laquelle était inscrit en lettre de sang:


"Je suis de retour et
les règles ont changé"
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Réponse #16 Lun 14 Juil 2008, 19:15
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Il avait beau s'y attendre depuis le début, la trouvaille de ce message l'assomme. Maintenant il es est sûr, Black est revenu, revenu d'on ne sait où. Il aurait du le voir venir pourtant ... cette aptitude qu'il avait gardée à son retour, ces affinités particulières avec les loups. Mais il s'était dit que ça n'était rien ... rien que de vagues restes.
Et aujourd'hui le cauchemar recommençait.

Et comment avait-il fait pour inscrire son message ? De ce qu'il savait, Black n'avait jamais pris la peine de lui écrire un mot ou quoi que ce soit d'autre. Tout ce qu'il avait eu jusqu'ici de Black étaient des pièges grossiers à son réveil. Tout cela avait-il un rapport avec le rêve de cette nuit ? 'les règles on changé' ... que voulait-il dire par là ?

Machinalement et pour s'aider à réfléchir Remus décida de continuer à nettoyer la chambre. L'heure tournait et bientôt il allait devoir rendre les clés. Heureusement pour passer les sacs dehors il avait trouvé une astuce: la fenêtre. Elle donnait sur une ruelle sombre où apparemment personne n'avait l'air de passer. Il les jetterait là, rendrait les clés, et les récupèrerait à la sortie pour les déposer dans un container plus loin. Il ne fallait en aucun cas qu'ils puissent remonter jusqu'à lui, surtout pour un crime qu'il n'avait pas commis ... enfin pas tout à fait.

Mais au moment de déposer le dernier morceau dans les sacs, Remus eut une nouvelle surprise de taille. Cette fille, c'était celle de son rêve ! Elle avait l'air un peu changée, sûrement l'expression de terreur immense sur son visage, mais il la reconnaîtrait entre mille. Ca n'était donc pas un rêve ... C'était lui-même qui l'avait emmenée ici, invitée jusqu'à sa chambre d'hôtel et qui lui avait fait ... ça.
Remus ne mit pas longtemps à comprendre les enjeux du retour de Black. C'était donc ça le changement dans les règles dont parlait ce monstre. Il était de retour mais avait changé de forme, à présent lorsqu'il viendrait il garderait son apparence. Cela ne présageait rien de bon, non vraiment rien.
Il allait devoir l'arrêter.
Encore une fois.
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Réponse #17 Lun 14 Juil 2008, 19:16
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Pendant ce temps, bien enfoui dans les profondeurs obscures de l'âme de son hôte, la noirceur incarnée complote.

~~~

Je me suis bien amusé cette nuit, ce petit diner dans la chambre d'hôtel était exquis et la chair tendre et jeune comme je l'aime. Pour une première fois je crois que je me suis pas mal débrouillé.

Par contre je n'ai pas aimé cette désagréable impression d'être espionné, à chaque seconde. Et pourtant il n'y avait personne, je l'aurais de suite repéré. Non, j'étais seul mais c'était comme si des yeux invisibles me surveillaient où que j'aille et quoi que je fasse. Je ne sais pas comment me débarrasser de ça ...
Mais c'est sûrement un fait de l'esprit, avec l'expérience ça disparaitra bien assez vite. Et ensuite rien ne sera en mesure de m'arrêter.
« Dernière édition: Sam 07 Août 2010, 04:24 par Black. »
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Réponse #18 Mer 16 Juil 2008, 03:12
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Extrait du Journal Le Parisien du 14/04 1987 :

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Découverte macabre dans la Rue Miel


(Photo A.K.)

Ce matin un sans domicile fixe a donné l'alerte en découvrant dans le Rue Miel le corps d'une jeune femme, éparpillé dans des sacs poubelles. Il y avait là ni plus ni moins que huit sacs.

Le légiste arrivé sur les lieux affirme alors qu'il n'a jamais rien vu de semblable en 35 ans de carrière. Le corps est parsemé de morsures diverses, et semblent provenir d'un homme, mais dont la taille des canines est anormalement disproportionnée.
Pour l'heure le médecin légiste reste encore dans le flou, et affirme ne pas pouvoir dire exactement avec quel instrument la pauvre femme a été tuée.

A deux pâtés de maison de là fut découvert un autre sac du même gabarit, où les enquêteurs trouvèrent la jambe manquante ainsi que des draps et une serviette de bain ensanglantés. Sur cette dernière était inscrit un mystérieux message, non révélé au grand public à l'heure actuelle, mais qui laisse penser à l'œuvre d'un tueur en série.

Nous suivons l'affaire de près et nous tiendrons au courant nos lecteurs dès la moindre information.


S.G.

Extrait du Journal Le Parisien du 21/04 1987 :

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Des nouvelles dans l'affaire de l'inconnue de la Rue Miel !


Effectivement, l'inconnue ne l'est plus. Les scientifiques ont retrouvé son identité: il s'agit de Meredith S., étudiante anglaise passant ses vacances en France.

Encore une avancée dans l'affaire: les résultats du test ADN n'ont rien donné. Chose étrange et d'après des sources extérieures au laboratoire de police, l'ADN découvert sur la victime n'avait rien d'humain. Mais ne se rapprochait également d'aucun animal connu. De fait, les meilleurs spécialistes recrutés pour l'affaire commencent à penser à un mélange extrêmement complexe de deux genres de génomes: celui de l'homme et celui du loup. La police tente d'étouffer l'affaire pour ne pas créer un mouvement de panique mais l'information a quand même réussi à filtrer.

Et déjà dans les rues de Paris court la rumeur de l'homme-loup.
La police a déjà entendu des dizaines de témoignages assurant avoir vu ces quelques jours une forme étrange rôdant dans les rues dès la nuit tombée. Tous les témoins se rejoignent en un point: c'est une silhouette bel et bien humaine mais dont se dégage une "aura maléfique" sans pouvoir se l'expliquer. Des cris auraient été entendus, qui semblaient aux témoins inhumains.


S.G.
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Réponse #19 Sam 30 Août 2008, 15:42
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Extrait du Journal Le Parisien du 16/04 1987 :

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Braquage sanglant cette nuit.
Trois morts et un blessé grave.



(Photo A.K.)

Comme tous les soirs, Monsieur Boucherie termine son travail alors qu'il fait déjà nuit depuis quelques heures. Il terminait d'imprimer des tracts pour un client qui était là lui aussi en cette tragique nuit, accompagné de sa femme et de leur fils. Ils devaient se rendre à un gala organisé par le maire juste après.

Selon les légistes tout se passa aux environs de 23h. L'imprimeur et la famille furent sauvagement attaqués. Aucune chance de survie pour les deux hommes, retrouvés décapités; quant à la femme, elle sera retrouvée coincée dans les rouages des machines avec dans la bouche un mot particulièrement choquant de la part du tueur, un papier sur lequel était écrit: "Les temps modernes ... Je suis de retour !". Les inspecteurs sur l'enquête planchent actuellement sur la thèse du tueur en série et recherchent à présent des crimes plus vieux qui pourraient ressembler au modus operandi de ce tueur à qui nous avons à faire aujourd'hui.

Quant au fils du couple qui était présent il fut retrouvé gravement blessé sous des rouleaux de papier d'imprimerie, mais toujours vivant. Lorsque les secours les retrouvèrent il était en état de choc et ne cessait de répéter les mêmes mots, certains incompréhensibles: enfer, loup, feu ... Et ceci en boucle. Il tomba dans le coma pendant le trajet en ambulance jusqu'à l'hôpital le plus proche. Les médecins le disent dans un état extrêmement grave et l'enfant est aujourd'hui sous respirateur artificiel.


S.G.

Extrait du Journal Le Parisien du 17/04 1987 :

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Du nouveau dans l'affaire de la boucherie Boucherie.


Les enquêteurs ont rapidement trouvé une piste tangible grâce à l'ADN du tueur retrouvé un peu partout sur les lieux. Beaucoup de poils et de sang n'appartenant pas aux victimes mais bel et bien au coupable. Il s'avère que le meurtrier soit le même que pour l'affaire de la Rue Miel.

Les pistes s'arrêtent là pour le moment car nous le rappelons, l'ADN du tueur a été identifié par les meilleurs spécialistes comme étant indubitablement un mélange d'ADN humain et de Canis Lupus.

Pour l'instant la police se refuse à tout commentaire et semble impuissante, mais les effectifs parcourant les rues la nuit ont été triplé afin de tenter de mettre fin à ces massacres nocturnes.
Une information a cependant filtré: la caisse a été vidée, ce qui laisse penser que le tueur n'agit pas seulement pour assouvir ses pulsions mais également pour subvenir à ses besoins. S'il a besoin d'agent il recommencera bien assez tôt; espérons que cette fois la police saura faire son travail ...


S.G.
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Réponse #20 Jeu 15 Juil 2010, 17:47
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Black ne s'était pas manifesté dans les jours qui ont suivi ce qui laissait le temps à Remus de réfléchir à un plan d'action. Et il était simple: revenir sur cette île où il avait réussi à s'en débarrasser la toute première fois. Il avait toujours le médaillon, trouverait là bas le temple et se battrait jusqu'au bout pour vaincre une deuxième fois de son côté sombre. Le seul problème était d'y retourner.

Cette fois il n'allait pas risquer la vie de dizaines de passagers pour sauver la sienne, il allait falloir s'y prendre autrement. Alors comment ? Premièrement localiser la boutique où il s'était procuré le grimoire qui lui avait été précieux. Sans doute était-il unique mais la tenancière pouvait sûrement l'aider. Ensuite quoi ? La carte de l'île en poche il n'y avait pas trente-six moyens de s'y rendre, s'il ne pouvait pas y aller par la voie des airs il prendrait la voie des mers. Il avait pris quelques cours de voilier étant jeune, avec un peu de chance c'était comme le vélo, ça ne s'oubliait pas si facilement.

Retrouver la rue lui prit pas moins de deux jours de repérages dans les rues de la capitale, mais la déception fut amère lorsqu'il la retrouva. La fameuse enseigne en forme de chauve-souris était toujours là, mais à l'intérieur c'était tout autre chose. Sur la grande vitrine était inscrit Tripot des Mauvais Capitaines. A l'intérieur aucun indice ne laissait deviner qu'autrefois il y avait là une mystérieuse petite boutique des horreurs. C'était là juste un bar miteux rempli de gens peu recommandables.

Désespéré il parcourut les rues sans but. C'était là sa dernière chance d'obtenir l'aide dont il avait besoin. Il avait tenté toutes les bibliothèques du coin, jusqu'à la plus petite librairie de quartier. Avait pris des renseignements à l'aéroport mais n'en obtint rien de conséquent. Non c'était un combat perdu d'avance, et Black pouvait revenir d'un instant à l'autre, il le sentait tapi dans l'ombre, endormi mais ne dormant que d'un œil, à l'affut du moindre mouvement suspect.

Il s'arrêta à la terrasse d'un bar, se posa à l'ombre et commanda un café.
Il ne reconnut pas l'homme assis à quelque pas de lui.

Mais lui le reconnut.
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Réponse #21 Sam 07 Août 2010, 04:27
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Au même moment, Black ne perd pas une miette de ce qu'il se passe à l'extérieur.

~~~

Excellent. Les évènements sont en ma faveur, Remus ne sait plus quoi faire. Il s'est perdu ? Ça n'est plus qu'une question de temps avant qu'il ne s'enfonce un peu plus profondément dans la forêt de son esprit torturé. Et lorsqu'il sera bien loin, quand il sera trop tard pour faire demi-tour, je serais là. Surgissant d'un buisson, de derrière un arbre, et alors ... il n'y aura plus que moi.
Black.

E buona notte‼

Pensa-t-il un sourire carnassier aux lèvres.

Mais son attention fut détournée vers la gauche de Remus, quelqu'un l'observait attentivement. Oui, il l'observait lui, Black, et non pas Remus que tout le monde pouvait voir sirotant son café. Il le sentait, sentit son regard croiser le sien et un courant d'air froid parcourut son échine.
Il venait pour la première fois d'expérimenter la peur. Comment était-ce possible ? Il aurait voulu endormir Remus, réduire à néant cet étrange humain qui osait le défier de la sorte. Il l'avait déjà fait à plusieurs reprises, et même parfois sans que son hôte ne s'en aperçoive. Mais là c'était différent, quelque chose l'empêchait d'agir. L'homme avait une aura trop puissante, elle gardait Black à l'écart, titillant son sixième sens, celui de l'instinct de survie. C'était étrange et inattendu.

Puis il le reconnut, oui, c'était bien lui, il l'avait déjà rencontré auparavant. Mais alors il avait conséquemment changé, comment était-ce possible ? Il s'en était sorti par un coup de chance la dernière fois, et voilà qu'une deuxième fois il allait sans doute pouvoir passer son chemin, vivant. Pour le moment il ne pouvait rien faire. Pas tant qu'il se sentait observé. Il était temps d'opter pour un repli stratégique. Il n'aimait pas cela et il ne dormait généralement que d'un œil, mais il n'avait pas le choix.

Il allait s'effacer, mais pas pour longtemps.
Et quand il reviendra le petit Remus aura intérêt à être en bonne forme.
Arrivederci amore, ciao‼
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Réponse #22 Ven 10 Sep 2010, 18:58
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Acte II
Les Autres

Lui

Alors qu'il s'apprêtait à jeter deux cachets dans son café pour lutter contre la migraine qui s'était intensifiée de manière significative, celle-ci disparut aussi rapidement qu'elle était arrivée. Et avec elle ce grand voile sombre qu'il avait devant les yeux en permanence depuis le retour de Black. Il poussa un profond soupir de soulagement et s'étira de tout son long, goûtant au plaisir d'être enfin seul. Etait-ce définitif ? Remus en doutait mais il comptait bien profiter largement de ce moment de répit.

Mais il fut de courte durée, car il fut alors abordé par son voisin de table :


- C'est mieux comme ça non ? J'imagine que ça n'était pas très agréable de partager vos pensées avec un être si sombre, si fait ?

Remus ne put rien répondre, comment pouvait-il être au courant pour Black ? Car c'était bien de lui dont il parlait, de quoi d'autre alors ? Il savait qui il était, et il savait que cet "être si sombre" s'était éclipsé. Remus le regarda avec des yeux ronds, incapable de prononcer le moindre mot. Et l'individu qui lui avait adressé la parole restait là à lui sourire avec bienveillance, attendant sans doute une réponse.

Il frissonna et eut soudain une frousse d'enfer. Il termina son café d'une traite, se brûlant la langue mais n'en tint aucunement compte. Tout ce qu'il voulait c'était partir loin, le plus loin possible de cet homme qui semblait le connaitre que trop bien. Il se leva mais l'autre l'en empêcha, le retenant par le bras.


- Voyons, inutile d'être aussi pressé. Vous n'avez aucune raison d'avoir peur. Par ma montre et mon billet je vous l'assure. Je crois qu'il vous a laissé un petit cadeau avant de partir, c'est tout à fait normal. Cette peur que vous ressentez n'est pas la votre mais la sienne.

Au bout de quelques secondes effectivement ce sentiment de peur s'évanouit, et il se demanda un instant comment il avait pu avoir peur de cet homme, cet homme qui semblait bien incapable de faire de mal à une mouche. Il se rassit, se disant que peut-être en savait-il beaucoup plus sur son histoire. Une vague impression de déjà vu s'empara alors de lui, comme s'il avait déjà croisé cet homme quelque part, mais où ...

- Vous avez raison, nos chemins se sont déjà croisés une fois, il y a de ça quelques années pour vous, et presque toute une vie pour moi. Je sais, ça peut paraître obscur mais je crois que vous avez plus important à faire que d'écouter l'histoire qui raconte comment je me retrouve à vos côtés. Il va revenir, et cette fois il ne sera pas très content. Tant que je serais là cependant vous ne craignez rien, il ne semble pas me porter dans son cœur.

- Vous dites que nous nous connaissons, mais pourtant je n'en ai aucun souvenir. Je sais que j'ai cette impression mais je ne vois vraiment pas. Et comment faites-vous ça ?

Cet homme avait l'air de pouvoir lire dans ses pensées et ça le mettait mal à l'aise. Il venait de se débarrasser d'un intrus dans sa psyché, il n'avait pas besoin d'un remplaçant.

- Rassurez-vous je ne suis pas télépathe, je déchiffre par contre très bien les attitudes et les expressions du visage. Vous avez entendu parler de la compagnie Lightman ? Non, bon. Bref, pour vous répondre je ne vous ai pas croisé vous mais votre "parasite". Il mima alors les guillemets C'était dans les ruines sur cette île spéciale, il m'a donné bien du fil à retordre !

- Je n'en ai aucun souvenir, j'espère qu'il ne vous aura pas fait trop de mal. Je sais de quoi il est capable et c'est pas toujours très joli joli ...

- Heureusement je n'étais pas seul. J'avais mon ka-tet avec moi, sans ça je crois que je ne serais même pas là pour t'en parler.

Et soudain Remus se souvient :

- Alors c'est vous! Cette voix dans le temple m'a parlé de vous, et de votre sacrifice. Jamais je n'aurais pensé vous croiser un jour. Surtout que d'après ma source tu étais dans un autre quand, et peut-être même dans un autre ...

- Pour le quand ça n'était effectivement pas le même, j'en ai d'ailleurs parcouru pas mal, de quand. Mais je peux te dire que c'était bel et bien le même . Maintenant je vais devoir faire vite, j'ai bien peur pour toi que le retour de Black ne se fasse de plus en plus important. Ces migraines vont empirer, c'est le signe qu'il devient de plus en plus puissant. A terme il pourrait prendre le dessus et t'évincer pour de bon. Heureusement je suis là pour t'aider, et tu vas devoir m'écouter attentivement.

Pour commencer, tu vas devoir réunir ton propre ka-tet.
« Dernière édition: Sam 25 Déc 2010, 02:38 par Bing »
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Réponse #23 Sam 25 Sep 2010, 23:58
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La Liste

Remus commençait à croire qu'il avait affaire à un lunatique qui semblait utiliser un obscur langage sorti droit d'un roman de science-fiction. Sérieusement ? Mais c'était sans compter sur la légitimité évidente et des preuves qu'il avançait. Il était évident qu'il devait l'écouter. Et après tout quel autre choix avait-il ? C'était là son seul espoir de se débarrasser pour de bon du mal qui le dévorait de l'intérieur.

- Je vous écoute. C'est quoi cette histoire de cassette ?

- Ka-tet, Corrigea l'individu, Ka-tet. C'est un lien très étroit que partagent un cercle restreint de personnes, souvent ils sont liés par le destin. Dans ton cas ces personnages seront destinés à t'aider dans un premier temps, puis par la suite ils auront à t'assister.

- M'assister à quoi exactement ? Je les connais d'abord ? Je n'ai pas envie d'embarquer ces gens contre leur gré dans une aventure qu'ils n'ont pas choisie. Encore moins s'ils y risquent leur vie, car c'est bien ce qui va arriver, on parle de Black, c'est écrit d'avance. Il ne va pas se laisser faire ...

- Tu vas apprendre à les connaitre, et d'un certain côté vous vous connaissez déjà. C'est assez compliqué, et c'est tout ce que je peux te révéler pour le moment. Mais ne t'inquiètes pas, ils seront prêts le moment venu, je les connais bien, crois-moi, comme si je les avais fait ou tout comme. Tu en as croisé quelques uns déjà, tu ne t'en souviens sans doute plus mais c'est le cas. Le Destin a une curieuse façon d'arranger les choses, tu verras ça par toi-même.

Voilà qui était bien vague ...

- D'accord, mais j'espère au moins que vous allez m'aider à les retrouver, tous ces gens. Je ne me sens pas de refaire tous mes itinéraires en sens inverse et d'attendre que je croise quelqu'un qui fasse tilt dans mon hémisphère sud, ou où que ce soit. Et ils sont combien au juste ?

Remus avait conscience d'être légèrement impoli, ce qui ne lui ressemblait pas, mais plus il en apprenait plus il avait l'impression que tout ceci allait être presque impossible à réaliser. Comment convaincre un groupe de personnes qu'il n'avait jamais vu auparavant de le suivre et de l'aider ?

- Cinq, très exactement. Je t'ai même préparé une liste de noms, la voici. Il lui tendit un papier chiffonné où les cinq noms étaient inscrits et ajouta: Aucune indication sur le lieu où les trouver, c'est préférable. Entends-moi bien, sache que tout ce que tu apprends à présent ne pourra pas arriver aux oreilles de Black, il est absent et les absents ont toujours tort. Il lui fit un clin d'œil et continua: C'est un laps de temps auquel il n'aura aucun accès, mais si tu conserves des informations par écrit elles lui parviendront forcément. De plus Black n'est pas la seule entité malfaisante dont tu dois te méfier à présent que je me suis manifesté, alors il vaut mieux prendre nos précautions. Tu sauras retenir tout ce qu'il faut savoir sur ces personnes ?

Remus jeta un œil sur le morceau de papier qu'il tenait entre les mains, il y lut les cinq noms et rien d'autre, comme s'il tenait entre ses mains une simple liste de courses:

Citer
- Elena Zeta
- Hazell
- Antoine M.
- Nikolaï Marx
- Sibyl Vane

- Attendez une minute, je reconnais ce nom. Zeta ... Je, j'avais rendez-vous avec son père il y a un peu plus d'une semaine. Je lui ai même parlé, ça sera plus facile pour moi de la contacter je crois. Hazell, ça me parle aussi. Une femme sur la terrasse d'un café. Là par contre ça sera un peu plus difficile.

- Oh, n'en crois rien. Si tu connais déjà Mademoiselle Zeta alors je n'ai même pas à te confier davantage d'informations. Tu feras connaissance avec les suivants très rapidement, le Destin a tracé son rayon plus rapidement que je ne le pensais.

- Euh, une minute, trop d'informations d'un coup je n'arrive pas à tout suivre. Entité malfaisante ? En plus de Black ? Wohohoh minute papillon, c'est quoi ?

- Si tout se passe bien tu n'auras même pas affaire à lui, mais c'est une possibilité. C'est un écumeur, un individu de la pire espèce. Il ne vit que pour le crime, le vol, si tu dois le croiser un jour ... eh bien je ne te le souhaite tout simplement pas. Mais je crois que tu es bien préparé, tu as réussi à battre Black une fois et cette fois tu ne seras pas seul.

Bon, je vais devoir y aller
Consultant sa montre Oh, déjà ? Bonne nouvelle, il te reste encore cinq jours de calme. Sans Black tu intuites. Ou un peu moins (Je retiens deux, plus trois) 114 heures, un peu moins de cinq jours. Tu devrais profiter de ce temps pour rechercher ces personnes. Ensuite tout devrait s'enchainer plutôt rapidement. Alors, si c'est la volonté du Ka nous serons invités à nous croiser à nouveau. A bientôt alors, heureuse rencontre que la nôtre saï Remus.

Il s'inclina bien bas devant lui. Remus hésita à faire de même mais s'y conforma également, par politesse. Mais alors qu'il était déjà loin, Remus l'interpella:

- Votre nom, au moins ?

- Bing, grand merci. S'inclinant à nouveau, il disparut ensuite au coin de la rue, laissant Remus digérer toutes les informations qu'il venait de recevoir. Il regarda à nouveau la liste des noms.

- Pff et il ne m'a même pas expliqué comment je suis censé les convaincre moi ...
« Dernière édition: Sam 25 Déc 2010, 02:38 par Bing »
"La Grèce assit jadis Alcide entre les Dieux, Pour avoir surmonté les Monstres de la Terre;
Et toi domptant l'Enfer, qui nous brouille de guerre, Quelle place dois-tu attendre dans les Cieux."

Le Côté Sombre: Tome I & Tome II
Réponse #24 Sam 02 Oct 2010, 23:13
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Clément

Dans les limbes profondes et obscures des âmes désincarnés et privés d'enveloppe corporelle, Black se fraye son chemin jusqu'à sa cible.

~~~

L'homme était assis à la terrasse d'un café et avait le regard rivé sur une jeune femme de l'autre côté de la rue. Il la suivait depuis plusieurs semaines, notant mentalement les grandes lignes de son emploi du temps, étudiant les moindres de ses petites habitudes journalières.

Par exemple, pour l'heure, c'était l'heure de lire le courrier. Elle l'ouvrait toujours en pleine rue, pour pouvoir se débarrasser plus facilement des mauvaises nouvelles, qu'elle jetait dans la poubelle en leur tirant la langue avec une moue angélique. Puis elle fermerait sa porte à clé et se dirigerait ensuite à la poste, comme tous les jours, pour déposer trois lettres. La première pour sa sœur en Irlande, la deuxième pour sa mère qui était restée dans le sud à Toulouse et enfin la dernière pour sa correspondante, Liz Edelivre.
Pour la troisième cependant elle ne l'envoyait qu'une fois par semaine. Elle avait fait connaissance de Liz grâce à son blog et toutes les deux recherchaient une personne à qui se confier, mais en utilisant ce moyen dont on se servait que trop peu: la lettre écrite. Et cette relation épistolaire durait maintenant depuis plus d'un an et demi. Elle comptaient même se rencontrer enfin dans un mois. Elle aimait bien Liz et le surnom qu'elle lui avait donné "Long Jane". En retour elle l'avait surnommée Elisheva.

Tout ça, cet homme l'avait découvert par lui-même, en ouvrant son courrier. Quand on décidait de suivre quelqu'un et de le décortiquer, il ne fallait pas faire les choses à moitié. Surtout si on comptait faire disparaitre sa cible dans la foulée.


- Hep! Alors l'ami, on est en chasse ?

L'homme sursauta, il n'avait entendu personne s'approcher. Et pour cause, il n'y avait effectivement personne. L'individu le plus proche était le serveur mais il était trop occupé à essuyer les tables. Il retourna même au bar sans un coup d'œil dans sa direction. Il avait peut-être rêvé.

- Non pas, tu es bien réveillé. Je suis juste une voix dans ta tête.

Grands Dieux, les médecins avaient raison, il était fou!

- Encore raté l'ami, tu es tout ce qu'il y a de plus sain. Enfin ... dans ton genre. Je ne fais pas partie de toi en tout cas. Mais je te cherchais. J'ai quelques informations croustillantes qui pourraient t'être utiles. Ou même juste qui pourraient te faire plaisir.

- Ok je t'écoute. Ou je te pense ... Enfin, parle. Et explique-moi d'où tu viens dans la foulée, si ça n'est pas moi qui suis en train de taper le bout d'gras avec une partie de mon inconscient.

- Tu peux m'appeler Black, si cela te sied. Pour ce qui est du "où", je suis une sorte d'incarnation du malin, tu dois t'y connaître dans ce domaine non ? D'après ce que j'ai pu apercevoir dans ta p'tite tête. Sinon, tout à l'heure j'étais dans la tête d'un autre, mais c'est disons ma résidence principale. Je ne fais que passer chez toi, en vacances forcées.

J'ai croisé un type louche et j'ai préféré m'éclipser. J'y serais bien retourné une fois qu'il n'était plus là mais apparemment j'ai gagné un CDD de cinq jours dehors. Bref, pour faire court celui qui m'a délogé m'a inconsciemment refilé deux, trois infos sur ce qu'il avait en tête, j'imagine que ça n'était pas volontaire vu la vitesse à laquelle il a tout refermé quand il s'en est rendu compte. C'était tout en vrac mais tu étais dedans, alors je me suis dit que j'allais te rendre visite.


- Si j'étais mentionné alors oui ça m'intéresse. Dis-m'en plus.

- Tout d'abord si je te dis tout ça c'est parce que d'après ce que j'ai lu tu peux être en mesure de m'aider à faire échouer son plan. Plan qui s'il réussit pourrait faire échouer le mien, de plan, tu me suis ? Bien.

Mon hôte a en tête de se débarrasser de moi, et cette fois il a du renfort: celui qui m'a délogé temporairement. Et encore mieux, il va bientôt réunir tout un groupe de paumés qui pourraient eux-mêmes l'aider à leur tour. Pas jouasse, passe-moi l'expression. L'une de ces personnes s'appelle Zeta, Elena Zeta. Entends-moi bien. Et d'après lui, rien qu'avec elle il serait possible de localiser les quatre autres.

Ça, ton identité et la sienne, c'est tout ce que j'ai pu découvrir. J'ai cru comprendre que vous aviez un compte à régler tous les deux. Surtout de ton côté. Il ne te porte pas dans son cœur mais apparemment ça n'est rien à côté de ta rancœur actuelle. Tu veux lui mettre des bâtons dans les roues ? Peut-être même lui faire part de tes sentiments, l'ami ? Creuse dans les infos que je viens de te filer sous le manteau. J'ai cru comprendre qui tu étais doué pour ça.


- Pour sûr, mais je n'ai jamais réussi à la localiser, lui. Si tes informations sont justes tu viens de me rendre un grand service. Tu es certain que c'est lui ? File-moi le nom que tu as.

Et Black murmure à Clément le nom de sa cible la plus célèbre, celle qui lui avait échappée. Son Némésis comme il aimait à l'appeler, 'old-fashioned way'.
Et il laissa sa cible actuelle tourner au coin de la rue sans la suivre. Elle en avait de la chance, et elle ne le savait même pas.
« Dernière édition: Sam 25 Déc 2010, 02:39 par Bing »
«Celui qui se transforme en Bête se délivre de la douleur d'être un Homme»
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Réponse #25 Ven 24 Déc 2010, 01:14
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- J'ai encore comme un mauvais pressentiment ce matin ... Ça ne me lâche pas.

Elena soupira:
- Si tu t'en fais encore pour mon père je peux te rassurer encore une fois, c'est un grand scientifique en avance sur son temps. Je doute qu'apprendre que sa fille entretienne une liaison avec une autre femme le bouleverse à ce point. Je crois qu'il serait un peu embêté sur ton ... métier ? Mais absolument pas à propos de notre relation.

- Non ça n'est pas ça. -continua Hazell sans se soucier du ton de sa blonde- C'est ce rêve que j'ai fait cette nuit. Ça, et tu peux ajouter ton parapluie qui s'ouvre sans prévenir à l'intérieur, l'oiseau qui a frénétiquement saccagé la cuisine alors que les fenêtres étaient grandes ouvertes.

- Tu oublies ce chien qui a hurlé toute la nuit! Lui rappela Elena sur un ton faussement apeuré. Puis voyant que son amie ne riait pas: Allons, tout ça arrive, ce ne sont que des coïncidences. Et puis ce parapluie appartient à mon père, il est vieux c'est tout. Pour l'oiseau, c'est la saison, ils ne savent plus où donner de l'aile. Et tu sais ce que je pense des superstitions ... Tiens, regarde mon horoscope!
Dictant:
Amour! Tout est au beau fixe, vous aurez droit à une belle surprise aujourd'hui, qui vous ira droit au cœur. Vous risquez de ne pas vous en remettre. Travail, vous prendrez quelques vacances, une belle surprise car elles n'étaient pas planifiées du tout. Pourquoi ne pas prévoir un séjour dans les îles ? Santé, vous avez atteint le sommet, vous ne serez jamais aussi en forme que ce matin, profitez-en pour commencer ces vacances du bon pied, avec votre moitié peut-être ?

Elena enlaça Hazell et lui offrit un baiser.
- Tu vois ? Rien que du positif dans le journal, ça annule l'effet négatif de tes petits présages non ? Allez fais risette. Dommage que je soies débordée de boulot en ce moment dans le labo de mon père, sinon je prendrais bien au mot cet horoscope et nous offrirais ce petit voyage dans les îles ... -lui dit-elle avec un clin d'œil.

Hazell réussit à décrocher un maigre sourire, mais continuait de percevoir ce nuage gris au dessus de leur têtes. Il ne voulait tout simplement pas partir, et elle qui avait toujours fait confiance à son instinct, instinct qui ne l'avait jamais trompé jusqu'alors, était toujours aussi inquiète.
Soudain le téléphone sonna. Elena comme à son habitude laissa le répondeur se charger du travail, elle n'aimait pas être dérangée pendant son petit-déjeuner. Au bout de sept sonneries le répondeur s'enclencha et une voix se fit entendre:
- Mademoiselle Elena ? C'est Louis, du labo. Vous êtes là ? Je dois absolument vous parler, je ne peux vraiment pas laisser ce genre de message sur votre répondeur. Décrochez si vous êtes là, c'est à propos de votre père ...

La voix terminait à peine sa dernière phrase que Elena s'était jetée sur le combiné et avait décroché:
- Louis ? Qu'est-ce qu'il se passe ? C'est grave ? Répondez bon sang!

La jeune femme écouta attentivement ce que Louis avait à dire et son visage blêmit instantanément. Elle lâcha le téléphone qui tomba à terre. C'était un sans fil et le combiné glissa sous la table de la cuisine.

- C'est mon père! Il a été retrouvé mort dans le laboratoire! Il faut absolument que j'y aille, je t'appelle dès que je suis sur place, tu fermeras en sortant ?

- Personne ne fermera parce que personne ne sort jeunes gens. -fit soudain une voix inconnue derrière Elena. Lorsqu'elle se retourna elle se retrouva nez à nez avec Clément, bien qu'elle ignorait alors l'identité de cet homme. Il tenait dans sa main une arme à feu, et peut-être était-ce là une illusion mais elle était encore fumante ... *l'arme qui a tué mon père* se dit-elle subitement. Et elle ne savait alors pas qu'elle avait effectivement raison.

- On se pose maintenant. L'effet de surprise est passé, on va s'asseoir gentiment et on va répondre à mes questions. Sinon ... -et à ces mots l'inconnu agita son arme et agrippa son pull à l'endroit où se trouvait son cœur, grimaçant de manière comique, bien qu'il fut le seul à rire, et à pleins poumons, à sa petite blague maison- J'ai. Dit. On. Ne. Bouge. PLUS! On ne joue pas aux héroïnes!

- Mais, je dois ... je dois aller retrouver mon père, il est mort!

- Je sais, j'étais là quand ton satané téléphone a sonné! J'ai même passé la nuit ici figure-toi. Ohoh, oh oui! Quelle belle partie de galipettes vous m'avez offert cette nuit jeunes filles! Si je n'étais pas venu pour autre chose j'aurais continué de me cacher jusqu'à ce que je me lasse. Disons, une autre nuit, je me lasse vite ... Ohhh pardon, c'est trop à encaisser ? Papounet il a mourru et vous êtes menacées par un foufou ? Bouh-hou!
-il mima cette fois un enfant se frottant les yeux. Hazell tenta de profiter que l'homme ne voyait rien pour attraper sa tasse afin de ... mais l'homme l'interrompit: Bah alors ? Vous me prenez pour un bleu ?

Il tira et détruisit la tasse, blessant Hazell à la main.

- Ne comptez pas sur les voisins pour entendre ça, je les ai rendus ... silencieux. Vous n'aurez plus de problèmes de voisinage! Ahahaha!

- Mais vous êtes complètement malade! Attendez que ...

- Quoi ? J'en ai assez d'attendre! Allez-y! Faites ce que vous avez à faire!
-il attendit quelques secondes- C'est bien ce que je pensais ... Maintenant on est gentilles et on m'explique ce que Ma-de-moi-selle Ze-ta a de si important pour avoir été choisie. Je suppose qu'il t'a déjà contacté et tout expliqué. Alors maintenant tu vas ouvrir ta bouche, et me répéter tout ça. Et je veux les noms des autres, si tu es coopérative je te ferais pas trop souffrir ...

- Mais de quoi vous parlez ? C'est à propos de Louis ? Mais vous avez dit que vous aviez tout entendu, je ne comprends pas! Et de quels autres vous parlez ?

- Pauvre imbécile, ne fais pas celle qui ne comprend pas! C'est moi qui ai tué ton papounet, tu ne l'as toujours pas assimilé ? Une scientifique, tu parles! Alors on se ressaisit et on me dit tout ce que Remus t'a appris. Ou sinon, pan-pan!

- Mais puisque je vous dit que je ne sais pas de quoi vous parlez! Je ne connais pas de Remus, encore moins de Romulus! Vous allez devoir être plus précis à la fin!

- Arrêtez d'essayer de vous défiler, il vous a sans doute parlé de moi alors. Tel que je connais l'autre bougre y'a des chances ouais. Et toi, celle qui parle pas qu'est-ce que tu fabriques à siffler ? Tu appelles Molosse ton fidèle toutou ?


Hazell sourit:
- Fidèle oui, mais toutou assurément pas!

- Qu'est-ce que ... Aargh!


A ce moment là un serpent sembla surgir de nulle part et mordit l'homme à la main, laquelle tenait fermement le revolver. Il eut un malheureux réflexe et appuya sur la détente avant de lâcher l'arme à terre. Il continuait de hurler en essayant de se débarrasser du reptile qui tenait bon. Hazell de son côté avait récupéré l'arme et tint en joue l'agresseur, qui ne sembla même pas remarquer ce retournement de situation. Il s'empara d'un couteau qui trainait sur la table du petit-déjeuner et le planta allègrement dans la tête de l'animal qui le mordait. A en juger par son second hurlement, il s'était également blessé au bras. Lorsqu'il retira le couteau, le serpent tomba à terre, mort et sur son avant bras on distinguait clairement l'entaille du couteau et les deux trous dus à la morsure du serpent.

- Nooon! -Hurla Hazell à la vue de l'animal à terre. Elle perdit son sang froid et se mit à tirer sur l'homme déjà blessé qui commençait à reprendre ses esprits. Elle ne put cependant que tirer une seule balle, qui se logea dans la cuisse de leur invité surprise, mais elle persista à presser la détente malgré le chargeur vide, comme prise de folie. Clément jeta un œil à Elena, eut un large sourire et disparut par la fenêtre ouverte avec une agilité surprenant pour un homme blessé comme il l'était.

Décontenancée par cette sortie, Hazell détourna elle aussi son regard vers sa blonde, laquelle restait assise sur sa chaise, silencieuse. Elle semblait fatiguée, comme si elle s'était endormie soudainement, la tête basse. Mais ses yeux restaient grands ouverts et son visage exprimait une grande surprise. Sur son tee-shirt où l'on pouvait y voir un chromosome disant à un autre "Pousse-toi, tu me gènes", on y voyait également une tâche rouge qui s'agrandissait bien trop vite pour n'être que de la confiture. La jeune femme s'approcha pour toucher son amie, mais celle-ci glissa de sa chaise et tomba à terre.

- Non, c'est un rêve ... ELENA!
Ses mains étaient complètement rouges sang à présent, elle continuait de secouer sa bien aimée, comme elle pouvait la ranimer grâce à ses gestes ou comme par magie. Mais aucune magie ne lui vint en aide, et Elena ne bougeait plus.

Au bout de quelques minutes et dans le silence qui était à présent tombé dans le petit appartement s'éleva une petite voix artificielle:
"Allo! Mais qu'est-ce qu'il se passe! Vous m'entendez! J'ai appelé les secours, ils ne devraient plus tarder! Est-ce que quelqu'un m'entend! Bon sang de bonsoir!"

- Allo ...

- Elena ? C'est toi ? Que se passe-t-il ?

- Non ça n'est pas Elena, c'est sa ... Il l'a tuée, il l'a tuée et il est parti. Il m'a tout pris, je n'ai plus qu'à rejoindre mon Elena.

"Mais qui est à l'appareil ? Ne faîtes pas de bêtises! All."

Hazell raccrocha et s'empara du couteau qui était tombé à terre, prête à faire la bêtise dont parlait Louis-du-labo au téléphone.



- Arrêtez! Ne faîtes pas ça! - Lui cria Remus depuis la porte d'entrée grande ouverte.
« Dernière édition: Dim 06 Mar 2011, 21:22 par Bing »
Sha-Man Spiritueux de l'île de Pack des STCAA
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