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Auteur Discussion: [Journal] Renard pour seule compagnie  (Lu 5917 fois)
Mar 18 Mar 2008, 19:49
assilem
Invité


Courriel
Renard pour seule compagnie



Au petit matin, perception animale
Jour 1


     « -Snif, snifsnif, c’est pas normal cette odeur là !»   

   Mon odorat de renarde m’a tout de suite renseigné. Bon  je sais, un renard c’est pas censé parler mais moi je suis particulière !

   Bon, c’est pas tout ça mais il va falloir que j’aille voir ça, si quelqu’un me pique mon territoire…Je me dirige donc vers cette étrange senteur. Je m’avance alors au milieux de… d’un saccage dans la forêt ! Saccage, c’est le seul mot qui puisse désigner cette trouée dans les arbres. Elle semblait avoir été faite pas une immense chose grise qui dégageait une atroce odeur …Mais à cette odeur que mon museau ne connaissait pas, s’ajoutait une odeur de mort.    J’explorais cette carcasse quand je découvrit un corps qui ne dégageait aucune pestilence. Je m’approche, curieuse. C’est malheureusement un de mes défauts ! Je renifle, observe, léchouille…Mais fait un immense bond en arrière quand la chose s’agite d’un soubresaut. Les yeux noisette que j’aperçois avant de fuir me regardent avec étonnement.



Je remercie Roxanne, dont je me suis inspiré du récit
« Dernière édition: Lun 05 Avr 2010, 17:32 par Lline »
Réponse #1 Mar 18 Mar 2008, 20:53
assilem
Invité


Courriel
Au même moment, perceptions humaines
Jour 1


        J’ouvris les yeux pour apercevoir un éclair roux se faufilant entre les arbres. Des arbres ? Je regardait autour de moi et m’aperçut avec surprise que je me trouvais au milieu d’une jungle dense et verte. Bon, je sais, la jungle va pas être orange et violette mais comprenez moi, perdue au milieu d’une forêt que je ne connaît pas, au bord d’un carnage sans nom….Il y a de quoi être perdue. Je me relève avec difficulté, tous mes muscles ankylosés. Je suis alors assaillie par une atroce odeur de fioul et de … mort. Je sens montée une nausée qui ne manquerait pas de me faire vomir. Je m’éloigne un peu et m’abrite sous le couvert des arbres. Je me sens aussitôt happée par la touffeur et le calme de cette forêt encore vierge dont je suis la première habitante. Le doute me saisit. Qu’est qui me fait dire ça ?

         Me décidant à retourner sur les lieux du carnage, je retourne vers la carcasse de l’avion. Aussitôt la sensation de quiétude qui m’avait envahit sous les frondaisons  s’estompa.

           Il me fallait explorer tout cela si je ne voulais pas dépérir toute seule au beau milieu de nulle part. Fouiller ces corps sans vie me répugnais, je ne m’approchais donc pas. En revanche, il me fallait vérifier que ceux qui ne présentaient pas de blessures graves étaient bien morts. Non, il ne fallait pas me dire que tous ces gens étaient morts. Il y avait forcément des survivants. Mais après plusieurs heures de fouilles, il me fallut me rendre a l’évidence : pas de survivants ! Mon maigre butin ne comptait qu’une boites d’allumettes, plusieurs sacs de passagers, un couteau suisse. Et une cage a hamster vide mais qui ne me servirait a rien !

        Je triais ensuite le contenu des sacs de voyageurs et mon moral remonta un peu. Mes trouvailles étaient ce coup ci un peu plus intéressantes : des habits bien évidemment, mais aussi une trousse de toilettes comprenant un désinfectant et des mouchoirs en plus du matériel habituel. Je découvris un peu plus tard un sac contenant sandwichs et gourde. Je finis par ranger soigneusement mes trouvailles les plus précieuses dans un sac de toile verte. Je ressortis de l’avion défoncé et me dirigeais vers la forêt pour dévorer mon casse-croûte.

          A la lisière de la forêt, je m’arrêtais, troublée : Qui étais-je donc à part une passagère d’un avion crashé en pleine jungle ?


« Dernière édition: Ven 25 Juil 2008, 11:53 par assilem »
Réponse #2 Mer 19 Mar 2008, 17:42
assilem
Invité


Courriel
Milieu d’après midi, après un casse- croûte et un somme au pied d’un arbre
Jour 1


          Bon, j’ai mangé, j’ai dormi, mais je devrais songer à trouver  de l’eau et de la nourriture si je veux subsister. Il ne me reste rien a manger et la gourde que j’ai trouvé est moitié vide,  ma gorge asséchée ne s’est retenue qu’a grand peine de tout boire.

          Mais cela ne me rappelle pas mon passé. Je me souvient à peu près de mon identité : Annika BOUINS , 19 ans, résidant à la ferme du Gand Cormier, en voyage pour l’est de l’Asie à la découverte d’une agriculture différente.

          C’est malheureusement bien peu pour vivre seule. A quoi me raccrocher pour trouver la force de lutter, trouver un abri et faire tout ce qu’on doit faire sur une île déserte.

     « -Idiote, me dis-je a haute voix, qui te dit que tu est sur une île ? Qui te dit qu’elle est déserte ? Tu t’es à peine éloignée de la carcasse de l’avion !»

          Je repousse une boucle rousse derrière mon oreille et me met en route. Tiens, je suis rousse ?! C’est discret ! Pratique pour se cacher des bêtes sauvages qu’il ne manque pas d’y avoir dans les parages. Il me faudra aussi trouver un moyen de les attacher ces cheveux ! Je vais pas rester avec ma tignasse à se balader partout sinon je risque d’avoir un petit, non, un gros problème d’ici pas longtemps.

« Dernière édition: Ven 25 Juil 2008, 11:53 par assilem »
Réponse #3 Sam 22 Mar 2008, 14:36
assilem
Invité


Courriel
Au soir tombant, perceptions humaines
Jour 1


      Je me suis vit rendu compte que c'était pas si facile de trouver de l'eau comme ça dans la forêt. Surtout que celle-là est hyper dense : mes cheveux s'accrochent partout, j'ai les jambes et les bras tout égratignés et je suis crevée malgré ma sieste de l'après midi.

      Désoeuvrée, je me laisse glisser le long d'un tronc d'arbre. Hélas, quand j'étais active, je ne sentais pas ma faim mais elle revient, tenace. J'avalais quelques gorgées d'eau de ma gourde avec parcimonie. Ne voulant pas m'endormir le ventre vide, Je me suis remise à marcher, cherchant des yeux des fruits ou des plantes que je pourrai manger. De la viande m'aurai mieux rassasiée mais je n'ai pas la prétention d'être une bonne chasseuse, encore moins les mains vides !

       Au bout d'une errance qui m'a semblé interminable, je tombe presque miraculeusement sur un arbre fruitier au milieu d'une clairière verdoyante illuminée par le soleil couchant, les branches ployant sous le poids de magnifiques fruits vermillon.

      Évidemment, le lieu n'est pas si féerique. Il s'agit en fait d'un petit éclaircissement dans les arbres, plongé dans une obscurité presque totale. Quand à l'arbre, il se situe au bord de cette trouée et ne soutient que quelques fruits jaunasses, qui ressemblent un peu a des pamplemousses. N'écoutant pas la petite voix qui me souffle que ces fruits sont peut-être toxiques, que je vais me tordre de fièvre, avant de tout vomir dans un sursaut d'agonie, je me précipite dessus.

      M'arrêtant devant l'arbre, je les tâte délicatement pour choisir les plus mûrs. J'en choisis trois que j'épluche grossièrement avec mes dents avant de croquer avec délice dans la chair juteuse. Finalement, ils ne sont pas mauvais ! J'ai très envie d'en engloutir encore quelques-uns, mais il faut que je me rationne sinon demain je n'aurais plus rien !

       Je me décide donc a m'installer ici pour la nuit. J'ai au moins la perspective d'avoir à manger demain, le lieu est plutôt calme, et je tombe tellement de sommeil que je n'ai plus la force de chercher un autre endroit pour dormir. Je me roule en boule au creux des racines et je m'endors, presque sereine.
« Dernière édition: Ven 25 Juil 2008, 11:53 par assilem »
Réponse #4 Mer 26 Mar 2008, 11:52
assilem
Invité


Courriel
Dans la nuit, perceptions animales
Jour 1


   Décidément, cette chose m'intrigue ! Elle est rousse comme moi mais c'est le seul point commun. Je l'ai suivi une grande partie de la journée, ne m'éloignant que pour chasser.Je sentais pour cette créature à deux pattes une sorte d'attachement inexpliqué, un peu comme un instinct. Ne voulant pas me mettre l'instinct a dos, bon je sais c'est une fausse excuse, je me roulais en boule à quelques mètres de cette drôle de bête.

   
Au petit matin, perception animales
Jour 2


   A l'aurore, jugeant que ma nuit avait trop durée, je m'étirais un bon coup en baillant. Je jette un coup d'oeil à ma bestiole à deux pattes et part à ma chasse matinale au poisson. Je m'éloigne en trottinant en me disant qu'une bonne carpe ferait bien l'affaire. J'adore les carpes !!!!!
« Dernière édition: Ven 25 Juil 2008, 11:58 par assilem »
Réponse #5 Mer 02 Avr 2008, 17:56
assilem
Invité


Courriel
Au même moment, perceptions humaines
Jour 2


   J’ai passée une bonne nuit, qui, hélas, n’efface pas la faim qui me tenaille. Alors que je m’étire un bon coup, j’entraperçois un éclat roux, comme au premier jour de mon séjour sur l’île. Sans réfléchir, je me lance à la poursuite de cet éclat d’espoir. Car pour qu’il y ait un éclat roux, c’est qu’il y a quelqu’un ! Je m’enfonce donc dans la jungle, à la suite de ce qui n’est peut-être qu’une hallucination. Je me faufilais entre les branches, sautait par-dessus les racines à une vitesse effrénée. Dans ma couse folle, je remarque que les arbres autour de moi s’éclaircissent. Des changements imperceptibles autour de moi semblent m’indiquer qu’il y a de l’eau a proximité.

   A ce moment, je vois mon éclat roux une deuxième fois entre les branches basses. Il me semble que ce n’est pas un humain. Un animal sûrement. J’aurai dû être déçu mais non, c’est comme si je m’y attendais, comme si je l’avais toujours su. Mais voilà que je sors de la forêt et arrive dans une véritable clairière, pas comme mon misérable trou avec son arbre fruitier. Je stoppe net. Clairière n’est pas vraiment le mot adapté. Car je me trouve maintenant près d’un immense lac où sur la rive opposé poussent de grandes plantes vertes. Une extrémité du lac se coule en un petit torrent sautillant alors qu’en aval une chute d’eau ricoche sur les cailloux avant de venir troubler la surface plane du lac, ou se reflètent les rayons du soleil levant. Sur la rive où je me trouve, de longs roseaux balancent leurs longues tiges sous la brise.

   Mon regard tombe alors sur mon éclat roux. Je regarde fixement le renard qui s’approche discrètement de l’eau pour scruter les profondeurs. Il penche sa tête fine vers l’eau jusqu'à ce que ses longues moustaches la touchent. Son pelage lustré, blanc sous le ventre, le cou et le museau se reflète dans l’eau où je vois se profiler l’ombre de nombreux poissons. Une patte à l’extrémité blanche jaillit avec une vitesse fulgurante et fait sauter hors de l’eau une longue carpe luisante. Il retrousse alors les crocs pour se régaler de son butin.

« Dernière édition: Ven 25 Juil 2008, 11:55 par assilem »
Réponse #6 Jeu 10 Avr 2008, 17:52
assilem
Invité


Courriel
Quelques instants plus tard, perceptions animales.
Jour 2

   Décidément, j’adore les poissons c’est pas possible ! Je peux pas m’en passer. Eux voudraient sûrement se passer de moi, mais ils ont pas leur mot à dire ! En plus, allez parler à un estomac de renard !

   Tiens, elle est encore là ma bestiole à deux pattes. Je plonge mes yeux noisette dans les siens, verts. Un échange fulgurant, passe entre nous l’espace d’un instant. Je vois dans ses yeux la douleur incurable de ceux qui ont tout perdu. Je sens au plus profond de mon être que je devrai lui apprendre à vivre, à aimer la vie.

   Pour l’instant, j’ai fait mon devoir : elle a de l’eau a profusion, et si elle cherche bien elle pourra trouver des fruits. Si elle est douée, elle pourra aussi pêcher, mais pas trop, il faut qu’elle m’en laisse ! Ne voyant plus l’intérêt de rester ici, il ne me reste qu’à retourner dans ma tanière douillette. 
« Dernière édition: Ven 25 Juil 2008, 11:55 par assilem »
Réponse #7 Lun 28 Avr 2008, 19:31
assilem
Invité


Courriel
Le midi, perceptions humaines.
Jour 2


   C’est en rêvant que je sortis de l’eau. Il  se passe parfois des choses étranges dans une vie. Je m’écrase d’abords sur une île inconnue ou je semble être le seul humain vivant, puis je rencontre un renard qui semble me suivre. Et voila que ce matin, cet étrange échange… Une sensation de bien être m’avais envahie en croisant ce regard animal, et ne s’était estompée qu’après avoir fait trempette dans l’eau fraîche.

   Tout cela est bien beau mais ça ne me permettra pas de survivre. Il va donc falloir s’organiser. Je dois déjà me trouver à manger parce que c’est pas avec trois pamplemousses par jour que ça va marcher !  C’est bien joli un renard, mais je crois pas que ce soit comestible (il faudrait déjà que je le chope, même si celui-là j’ai pas envie de le manger, même avec une faim de loup). Ben oui, à cause de lui, j’ai plus mon arbre fruitier miracle !  Je n’en vois pas d’autre à proximité et il ne me reste que deux fruits. Seule solution : les poissons. Heureusement, ma pauvre personne a de la chance, elle a trouvé un bâton droit et plutôt pointu, il fera plus ou moins l’affaire. L’eau me renvoie le reflet d’une jeune fille fine, scrutant les profondeurs.

   Je peux me souhaiter bonne chance, je n’ai pêché qu’une fois dans ma vie ! C’était d’ailleurs désastreux…



Je m'excuse d'une panne d'inspiration et de courage pour
écrire et d'une semaine de vacances
qui expliquent l'écart entre ce message et le précédant.
A partir de maintenant je vais essayer de poster un peu plus régulièrement
« Dernière édition: Ven 25 Juil 2008, 11:56 par assilem »
Réponse #8 Mer 30 Avr 2008, 12:44
assilem
Invité


Courriel
Fin d’après-midi, perceptions humaines.
Jour 2


   Je n’aurais même pas dû essayer. Je savais depuis le début que cette idée serai destinée à être un échec.

   A plusieurs reprises, j’ai lancé mon pieu rudimentaire vers les ombres indolentes qui fuyaient devant la gerbe d’éclaboussures provoquée par mon arme, m’obligeant à attendre leur retour. Et cela jusqu’au moment où mon pieu a eu la bonne idée de ne pas suivre la trajectoire que je lui avais demandé, et s’est perdu au milieu de l’eau. Refusant ma défaite, j’ai plongée la main dans l’eau dans l’espoir d’attraper la vermine nageante, et je me suis piquée sur un oursin. Je l’ai sorti en hurlant et l’ai portée à ma bouche pour sucer le sang s’écoulant de la petite plaie. N’ayant toujours pas à manger, j’ai recommencé jusqu'à ce que mes mains soient couvertes d’égratignures.

   J’ai alors renoncé, préférant les petites baies que je voyaient me narguer depuis les branches où elles étaient accrochées.

« Dernière édition: Ven 25 Juil 2008, 11:56 par assilem »
Réponse #9 Ven 09 Mai 2008, 14:24
assilem
Invité


Courriel
Tard dans la nuit, ou tôt le matin,  perceptions humaines.
Jour 3


   Je n’ai pas eu le courage de fabriquer un abri, fût-il simple et branlant. Je me suis nourrie des deux derniers pamplemousses qu’il me restait et des quelques baies que j’ai cueillies. Après quoi je me suis couchée entre les racines  d’un arbre immense aux branches basses qui me protègent tout relativement.

   Au matin je me réveille ankylosée, frigorifiée et affamée. Je me dirige vers mon lac, et dépouille les buissons de leurs dernières baies. Je me demande comment m’organiser : je n’ai plus aucune nourriture (ne me parlez pas des poissons, ils m’énervent ceux là !), pas une ressource, et dans mon sac des objets civilisés que je préfèrerai économiser. Et celui-ci (mon sac) s’alourdit du découragement qui s’infiltre en moi comme une pluie pénétrante.

   Je regarde autour de moi et je me rends compte que je me trouve sur une sorte de plateau sur lequel s’étend le lac. A ma gauche, une cascade se déverse d’un surplomb rocheux en de larges cercles sur la surface lisse. A l’opposé, l’eau serpentait entre les arbres pour disparaître dans les taillis. Entre ces deux points, le liquide miroitait, parfois percé de touffes de roseaux ou de nénuphars.

   Comme il me fallait me bouger, je décidait d’explorer l’île, direction première : l’aval de ma rivière, donc, la mer

« Dernière édition: Ven 25 Juil 2008, 11:57 par assilem »
Réponse #10 Ven 25 Juil 2008, 11:40
assilem
Invité


Courriel
Début de matinée, perceptions humaines.   
Jour 3.

   En marchant près du cours d’eau, je me laissais envahir par la quiétude du lieu. Peu à peu, dans ce milieu vert que j’avais appris à aimer dès mon enfance, ma bonne humeur habituelle revint. Je me mis même à chantonner :

     « C’est décidé, j’arrête ! Déterminé, j’assume. Je ne fume plus une cigarette ! »

   Toujours en train de chantonner ma chanson (de aldebert), je regardais le vol vif des oiseaux. Des petits ouistitis s’amusaient, insouciant, sur les basses branches des grands arbres. Je les contemplais, esquissant un sourire. C'était exceptionnel de pouvoir les observer ainsi, sans qu'ils prennent la fuite. Je marchais tranquillement, émerveillée par la beauté des fleurs poussant aux abords de la sente tracée par le passage des animaux, et que j'avais empruntée.

   Un bruissement de feuilles me sortit de mon rêve éveillé. Un magnifique renard venait de sortir des fourrées, trottant tranquillement en direction du cours d’eau. Je stoppait aussitôt et l’observai attentivement.


Là c'est carrément une ovation que je lance a Rex,
 sans qui ce message ne serai tout simplement pas là!!
(et qui maintenant en fait autant que moi dans ce récit)
« Dernière édition: Ven 25 Juil 2008, 11:59 par assilem »
Réponse #11 Sam 23 Août 2008, 10:38
assilem
Invité


Courriel
Au même moment, perceptions animales
Jour 3
                                                                                                                           
   Tiens, encore là ma bestiole à deux pattes !?

  Je venais de la jungle, me dirigeant vers le cours d’eau pour me désaltérer quand je la remarquais. Elle ne bougeait pas. Elle me contemplait, l’air surpris. Je lui jetais un rapide regard, j’avais d’autres choses bien plus importantes à faire. Je bus une gorgée de l’eau pure et m’apprêtais à retourner dans la jungle quand un poisson frôla la surface de l’eau, là, juste sous mon museau.

  Quelle insolence!

  Je plongeai vivement ma patte dans l’eau et saisis le poisson frétillant. Celui-ci bougeait tellement qu’il m’échappa et retomba sur la berge. Il essaya de retourner à l’eau mais d’un coup de griffe bien placé je l’achevai. Il fera un bon encas. J’allais retourner dans la jungle maintenant, je n’avais plus rien à faire ici.
« Dernière édition: Lun 22 Déc 2008, 15:22 par assilem »
Réponse #12 Lun 22 Déc 2008, 14:41
assilem
Invité


Courriel
Au même moment, perceptions humaines
Jour 3

   Le canidé ne m'avait regardé qu'un bref instant. Regard presque réprobateur me semblait-il. Il était allé tout droit au ruisseau, avait bu une gorgée et saisis un poisson frétillant avec une adresse déconcertante. Il avait joué un instant avec lui, puis, encore sans se soucier de moi, il s’était engouffré dans la jungle, sa proie dans la gueule, juste sous mes yeux, à deux pas de moi.
 
   Je décidai de le suivre, le pister. Je m’engouffrai dans la jungle, à la suite de l’éclair roux.

   Il me fallait sans cesse écarter de mon chemin les branches qui me giflaient, sauter par dessus les racines. Cette courses folle après un renard tout a fait sauvage me donnait une étrange impression de déjà-vu. Après un bon quart d'heure de cette folie, je débouchais sur ma clairière, près de l'étang. Mais pas trace de l'éclair roux.

   Je sentis la déception m'envahir, et je m’affalais sur la rive, mes pieds nus ainsi que le bas de mon pantalon en loques trempant dans l'eau. Mon regard divaguait sur les vaguelettes causées par le vent, les roseaux ployant sous ce même élément. C'est alors que j'eue une illumination, a la manière des dessins animés, avec une ampoule au dessus de la tête.
   
   Quelle idiote je suis!!
   
   J'allais enfin pouvoir manger autre chose que des fruits.



Toujours au même moment, perceptions animales
Jour 3

   C’est bizarre ce qu’elle me fait là ! Ils étaient très bien où ils étaient ces roseaux ! non mais oh !

   Mais je suis bien curieuse de savoir ce qu’elle va me faire… Tiens, là je vais pouvoir m’installer pour la regarder ! Mmmhhhh! c’est douillet par ici, il faudrait que je vienne plus souvent.

   En y repensant, mon attitude envers cette bipède est tout a fait étrange. Depuis quand ce sont les animaux qui vont vers l’homme ? D’habitude, c’est plutôt le contraire, et pas toujours pour notre bien…

   En même temps, j’étais trop curieuse de connaître ses réactions. Les humais sont si étranges…
« Dernière édition: Lun 22 Déc 2008, 15:22 par assilem »
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