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News du 30/08/2018
Avis à tous les survivants!

Salut à tous, l'équipe de 650km à décider d vous laisser un peu plus de tps de jeu en retardant la fermeture de celui-ci pour une durée encore indéterminée suites à vos demandes
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Auteur Discussion: [Journal] Folles aventures (Réécriture des parties I et II)  (Lu 11570 fois)
Lun 14 Avr 2008, 11:37
rex
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L'épopée d'un survivant : folles aventures ou, (presque) mourir chaque secondes

-Prologue-

  Bonjour à toi lecteur qui lira ces quelques mots sur mon incroyable vie, perdu à 650 kilomètres de toutes civilisations. Voila un an que mon avion s’est écrasé ici, un an que je joue au robinson. Excuse-moi, j’allais oublier, je m’appelle Marc Lineberg, plus connu sous le pseudonyme de Mr *Hereoes*. Je vais te raconter vaguement, si tu me le permets, ce qui s’est passé avant les longues histoires, des histoires incroyables, que je vais te conter sur cette ramette de papier qui me servira de journal.

  Je pris l'avion le 20 aout 2007, à l'aéroport de Roissy à Paris, en direction de Miami, pour m'écraser ici le même jour. Je devais maintenant survivre ou mourir. Je me suis donc adapté assez rapidement à la vie de survivant et, par chance, peu après mon arrivée, j’ai trouvé une caisse, échouée sur la plage, remplie de livres de toute sorte : des manuels de survie. Grâce à ces livres j’ai beaucoup appris et chasse, pêche et cueillette n’eurent rapidement plus aucun secret pour moi. Plus tard, je fis la connaissance d'une communauté soudée, sur mon ile dont j’appris rapidement le nom qui lui avait été donné par les premiers survivants : Shaolan. Ils me parlèrent également de quatre autres iles qui possédaient elles-aussi une communauté de survivants fortement liés entre eux.

  Puis, un beau jour, je suis parti en quête de nouveautés, en quête d'aventures et de sensations mais qui se serait douté que tout cela me serait arrivé. Reverrais-je un jour mes amis naufragés ?
« Dernière édition: Mar 24 Août 2010, 17:31 par rex »
Réponse #1 Lun 14 Avr 2008, 12:49
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Partie I : Les profondeurs des marais

-I- Une nouvelle ile.


  Mon ami Léo et moi embarquions dans sa barque pour une nouvelle destination : une île qu'il avait découverte il y a de cela deux semaines, au cours d'une partie de pêche. Il m'en avait longuement parlé, me racontant toutes les choses merveilleuses qu'il y avait trouvées. Je me souviens précisément de ses paroles :

" Oh cher Hereoes, mon ami, j'ai déniché en ces lieux inconnus de fabuleux trésors ! J'ai, par exemple, recensé bien vingt espèces de plantes médicinales toutes plus utiles dans la confection de remèdes les unes que les autres ! Je sais également le sol de cette ile riche de nombreux minéraux. Ah Hereoes, si j'avais à ma portée les moyens nécessaires à leur extraction et, par la suite, à leur transformation, je saurai donner à ma vie de robinson d'avantage de ce confort moderne qui me manque tant !", m'avait-il alors dit, les yeux emplis d'étoiles.

  Et, tandis que nous étions en plein océan, une terrible tempête se forma et engloutit notre embarcation, brisant les rames et nous poussant hors de la coque. La tête hors de l'eau, je pouvais apercevoir le corps de Léo flottant à la surface. Il ne bougeait plus qu'au grès des vagues, visiblement inconscient. Un aileron surgit derrière lui, et je m’apprêtais à le rejoindre en nageant quand son corps disparut sous les flots déchaînés. Tout semblait perdu jusqu'à ce que mes mains ne s’agrippent à une planche solide et légère qui me permit de me sortir hors de l'eau à l'écart de ce qui semblait être une énorme mâchoire pleine de dents ...
« Dernière édition: Mar 24 Août 2010, 15:50 par rex »
Réponse #2 Mer 16 Avr 2008, 11:26
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-II- Le retour sur la terre ferme.

  La tempête finie, le calme revint enfin. J'étais en pleine mer, agrippé à ma planche et sans aucun moyen de regagner la terre ferme. Je croyais vivre mes dernières heures en voyant ces nombreux requins rodant autour de moi, tous prêts à me dévorer, quand soudain, de derrière moi, surgirent des dizaines de dauphins. Ils chassèrent sans aucune pitié et sans aucun ménagement les squales affamés qui s'apprêtaient à trouver en moi pitance à leur goût. Grâce à eux, l'heure de ma mort fut repoussée. Ces gentilles créatures me laissèrent m'accrocher à eux et ceux-ci comprirent que je recherchais la terre. Alors, ils se mirent à accélérer et traversèrent l'océan à tout allure. J'aperçus bientôt la terre, ce qui eut pour effet de me redonner courage. Nous n'étions plus qu'à quinze mètres de la plage et de peur de s'échouer les dauphins me déposèrent ici. Ils étaient déjà de nouveau en cavale quand je les remerciai d'un signe de main. Je finis les derniers mètres à la nage et posai enfin le pied à terre.
« Dernière édition: Mar 24 Août 2010, 15:52 par rex »
Réponse #3 Ven 25 Avr 2008, 16:50
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-III- L'exploration commence !

  J'étais contraint de visiter cette île et de m'en servir jusqu'à tant que je puisse retourner chez moi. Je ne comptais pas tout simplement construire une barque et rentrer chez moi, ce qui n'était pas à proprement parlé ma priorité. Explorer cette ile était pour moi bien plus important. Je voulais aussi essayer de retrouver Léo, m'assurer de sa vie ou de sa mort, ce qui semblait une tâche ardue. Alors je cueillis des fruits, ramassai un sac égaré dans la forêt et les mis à l'intérieur. Je pris ensuite un chemin qui s'enfonçait en forêt avec à son entrée un panneau indiquant "le marais, tout droit, suivez ce chemin". Je suivis donc cette direction car je ne voyais quel autre chemin emprunter ni vers quelle autre direction m'orienter. D'ailleurs c'est là où Léo et moi nous comptions nous rendre.
« Dernière édition: Dim 31 Jan 2010, 17:22 par rex »
Réponse #4 Jeu 01 Mai 2008, 19:05
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-IV- Les marais


  Enfin, je pénétrais en plein cœur du marais. Léo m'avais parlé d'une carte qui indiquait un endroit précis de ce lieu où se trouvait un temple mystérieux construit il y a longtemps de cela par un peuple vénérant le marais comme un dieu. Alors je me mis à la recherche de ce soi-disant parchemin, et remuais la boue frénétiquement. Après des heures de recherche, je baissais les bras et pensais que ce n'était qu'une simple légende. Mais tout à coup, sous mon pied je sentis quelque chose alors, je me penchai et me mis à creuser. Je sortis alors de terre de magnifiques habits et une épée d'un magnifique fer blanc. Le plus étonnant était que malgré qu'ils fussent enterrés dans la boue, ils n'étaient pas sales, aucunes traces de boue. Alors je revêtis cette tenue et soudain, de la veste, tomba un parchemin ancien. Je le lis et remarquai qu'il parlait d'un temple de boue en plein milieu du marais. Il indiquait également le chemin à prendre pour y arriver. Léo n'avait pas menti, le temple existait vraiment. I n'y avait plus qu'à le trouver.
« Dernière édition: Dim 31 Jan 2010, 17:24 par rex »
Réponse #5 Jeu 01 Mai 2008, 19:06
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-V-  L'ouverture de la porte


  Je me mis en route. Je suivais à la lettre les indications sur le parchemin et traversais le marais de long en large à la recherche du temple. Alors que je perdais espoir de le trouver un jour et même de ressortir de ce marais, je trébuchai sur une pierre, me cognai la tête et perdis connaissance. Après quelques heures, je me réveillai enfin, souffrant d'un ignoble mal de crâne. En levant la tête, je fus ébahi : j'étais tombé dans ce superficiel coma juste devant le temple de boue. Alors je gravis les marches et me retrouvai juste à l'entrée. J'essayai d'ouvrir la porte mais rien à faire, elle était très bien fermée. Je remarquai soudain un petit panneau de bois près d'elle, avec, dessus, quelques inscriptions écrites avec un liquide rouge, maintenant séché, fort ressemblant à du sang. Je le lus :

  Pour ouvrir cette porte, vous devez trouver le petit coffret contenant la clé. Ce petit coffret est gardé par un animal du marais. Donc, si vous voulez ouvrir cette porte, il faudra que vous affrontiez la créature et que vous lui preniez le petit coffret.

  Alors je décidai de partir à la recherche de ce petit coffret. Je courus partout dans le marais, quand soudain, je sentis le sol se dérober sous mes pieds. Je tombai dans un trou profond et la boue se referma sur moi. Il n'y avait aucune lumière. Je sentis un souffle chaud et humide près de moi. Soudain, une flamme surgit et tout s'alluma. Je remarquai à coté de moi un dragon avec un petit coffret au cou. Je savais maintenant que c'était lui que je devais affronter et tuer de mes propres mains.

  Alors je dégainai ma hallebarde et commençais à me battre contre la bête. Elle la réduisit en miettes et me mit au tapis. Je me dis qu'avec mes armes je n'avais pas de chance de battre cette créature. Je décidai donc de fouiner dans les os des malheureux qui avaient péri dans ses flammes. Je me lançai dans les nombreux ossements qui se trouvaient dans le trou à la recherche d'armes et pour faire diversion décochai des dizaines de flèches explosives à la face du monstre. Là, je trouvai enfin des armes puissantes : une magnifique hache rouge au tranchant noir, une épée très ancienne ainsi qu'un arc datant certainement de la même époque et les flèches qui allaient avec. Je me lançai à bras le corps contre la bête, mais aucune sembla efficace face à ce monstre, toutes furent réduites en poussières. Tout à coup, je réfléchis et me dis que je devais essayer l'épée que j'avais trouvé dans la boue. Alors je la dégainai et attaquai le monstre. Je vis la lame de fer blanc transpercer le monstre et en ressortir sans aucunes traces de sang. Le monstre s'abattit dans un fracas sourd et laissa tomber le coffret. Je le ramassai.
« Dernière édition: Mer 25 Août 2010, 12:14 par rex »
Réponse #6 Jeu 01 Mai 2008, 19:06
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-VI- Le temple de boue.


  Je revins au  temple avec le petit coffret et l'ouvris. Je mis la clé dans la serrure, la tourna et vis la porte s'ouvrir dans un affreux grincement.
  Je descendis l'escalier et arrivai sur une plate-forme de boue compacte. Je descendis de nouveau un escalier et me retrouvai enfin dans le labyrinthe du temple de boue. Les déplacements étaient rendus difficiles par l'eau qui encombrait les allées.
  Il y avait des tas d'os à moitié dans l'eau avec sur eux d'innombrables choses très intéressantes. Je décidai donc de jouer les crocs morts et de dépouiller les ossements des malheureux de leurs biens.
 
Je continuais à m'avancer dans le labyrinthe tandis que les déplacements devennaient de plus en plus difficiles, l'eau montant de plus en plus.
  Je vis des centaines de rats gambader dans les couloirs et, affamé décidai donc d'abattre une dizaine pour les manger.
  Je ramassai du bois pour faire du feu, pris deux silex, les frottai l'un contre l'autre et l'alluma. J'avais réussi à trouver un endroit à l'abri de l'eau et dégustai tranquillement mes rats grillés au feu de bois.
  Après ce délicieux repas je m'allongai sur le sol et m'endormis.
« Dernière édition: Mer 08 Oct 2008, 14:01 par rex »
Réponse #7 Ven 02 Mai 2008, 19:16
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-VII- Presque pas perdu !

  Je me réveillai après ma première nuit ici. Je me sentais bizarre, une étrange sensation m'avais envie, comme si qu'on aspirait une partie de moi. En me touchant le corps je ressentis des créatures accrochées à moi : des sangsues. Affolé je les arrachai une à une et me remis vite en route. Quand les couloirs du temple étaient inondés par le marais, de nombreux anacondas, ainsi que des couleuvres et des mocassins d'eau nageaient tranquillement. Suspendus au plafond, dans des lianes, vivaient de nombreux serpents arboricoles, gardiens des trésors que renfermaient ces cordes végétales. Je m'agrippai à une liane et montai dans le royaume des serpents : je ramassai tout les objets coincés dans les lianes que je pouvais ramasser et abattis de temps à autres les serpents trop curieux. Je redescendis et mis les cadavres des curieux dans mon sac. Je marchai, je marchai et je marchai, ce n'était plus vraiment de la marche, j'errais comme une âme perdue dans ces couloirs. Tout ce ressemblait, pas une seule salle que des couloirs et encore des couloirs. Les seuls animaux que je rencontrais, étaient des rats, des serpents et des sangsues. Je ne trouvai guère beaucoup d'objets à par dans les lianes ou dans les ossements humains. Je ne savais plus depuis combien de temps j'étais ici mais cela devait bien faire un mois, peut-être plus. Je veux rentrer chez moi !
« Dernière édition: Sam 13 Déc 2008, 11:22 par rex »
Réponse #8 Ven 02 Mai 2008, 19:17
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-VIII- Drôle de primate.


  Alors que je continuais mon errance, je trouvai enfin une salle. Une porte. Je l'ouvris et pénétrai dans un  jardin tropical qui, étrangement, avait poussé sur une motte de boue en plein cœur du temple. Au pied de cette motte, stagnaient des marres d'eau sale où voletaient moustiques et autres parasites.
  Une fois monté, je me retrouvai dans une jungle épaisse. C'était une aubaine pour moi : je pouvais y ramasser des fruits à foison et m'installer ici pour la nuit. Je mangeai et m'endormis.

  Soudain des cris me sortirent de mon sommeil. Je sortis mon arc et tirai dans tout les sens, les flèches explosèrent de tous cotés dans les grands arbres, ce fut un véritable feu d'artifice. Des grands arbres, tombèrent les carcasses fumantes des animaux abattus par les flèches de mon arc.
  Soudain des arbres encore cachés par la fumée, j'entendis un étrange rire mesquin et distinguai une forme floue. La fumée se dissipa enfin et je pus distinguer clairement une forme simiesque. Il s'agissait d'un chimpanzé très étrange, d'une taille inhabituelle, au pelage ébouriffé et aux yeux rouges. Je crus voir le diable en personne. Je décochai donc des flèches mais le primate étant trop rapide, aucune de mes flèches n'atteignirent sa cible et ce fut une pauvre famille d'oiseaux qui fit les frets de l'efficacité de mes flèches. Je me rendormis enfin parmi les carcasses qui avaient enfin fini de fumer. 
 
  Le lendemain, dans la jungle, parmi la végétation luxuriante, je trouvai un panier en osier que je remplis vite de fruits juteux et sucrés. Puis après avoir fouillé dans ces moindres recoins cette salle je sortis.
  À la sortie de cette salle, par chance, sous une pierre, je trouvai une carte du temple. Ça y est je n'étais plus perdu, j'allais retrouver ma route et toute une ère d'errance interminable aller se finir !
« Dernière édition: Mer 08 Oct 2008, 14:00 par rex »
Réponse #9 Sam 03 Mai 2008, 13:16
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-IX- Fini, c’est fini ! Satisfaction, grande satisfaction !

  Je me baladais enfin tranquillement amassant de nombreux objets. Je n’avais plus à craindre le risque de me perdre et ceci grâce à cette carte. Je pénétrais dans toute les salles découvrais des trésors cachés, abattais des animaux et vivais tranquillement ma vie. Se nourrir de fruits et de rats me lassais quelque peu en effet mais je ne pouvais pas me plaindre. Au moins, j’avais de quoi manger ! C’était vrai que la nuit  n’était guère très confortable : dormir sur la boue à moitié dans l’eau, se réveiller couvert de sangsue. Surtout ces derniers jours où l’eau était montée à un niveau très haut. Les déplacements difficiles étaient compensés par la diminution de mouvements inutiles cela, grâce à cette carte m’empêchant de me perdre. Je n’aurais jamais pensé dire un jour que j’étais heureux, perdu dans un temple immonde, fait de boue et traversé par les eaux boueuses d’un marais !
« Dernière édition: Mer 08 Oct 2008, 13:59 par rex »
Réponse #10 Mer 07 Mai 2008, 21:24
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-X- Pour la gloire et la prospérité.


  J’empreintai ce qui semblait être le dernier couloir. En effet c'était un cul-de-sac. Je tâtai les murs pour essayer de desseller une salle cachée. Je sentis une légère fissure dans une des parois, lançai un grand coup dans le mur et tout à coup, il s'effondra et je me retrouvai dans une gigantesque salle. De chaque coté, des mètres en contrebas, on pouvait voir couler des torrents de boue. La salle donnait l'impression d'être posée à même le marais. Du plafond pendaient de grandes lianes. Au fond de la salle, posé sur une fine passerelle de bois, je distinguai un grand coffre de bois.

  Je courus pour l'atteindre quand soudain, je m'affaissai et tombai lourdement contre le sol, sombrant dans l'inconnu. Je me réveillai, dans une autre salle, attaché et suspendu au plafond. Tout autour de moi se trouvaient des indigènes.

-Oh bé o ha !
-Bi oh bé ha hou !
-Oh bé ha hou bé ha hou oh !
-Silence ! Humain profanateur de lieu saint, je suis le shaman de cette tribu : les hommes-boues.
-Vous savez parler dans ma langue ?
-Bien sur, pauvre humain. Je sais parler tous langues et dialectes qui ont vécu et qui vivent sur cette terre. Mais n'en est pas là la raison de notre présence. Tu as pénétré dans un lieu sacré et tu dois payer pour cette forfaiture. Nous allons invoquer notre grand dieu, le seigneur des marais, celui qui nous fait vivre : Débongola. Tu serras une petite offrande pour apaiser sa rage.
-Je ne veux pas mourir !
-Il le faut pourtant. Oh amis du marais invoquons notre dieu protecteur.

Ils se mirent à réciter des incantations dans leur langue, jetaient des fruits et de la viande dans les torrents de boue, quand soudain, ils s'en allèrent en courant.

  Je me demandai ce qui se passait quand soudain, la boue se mit à remuer, à la surface apparaissaient des bulles. Une énorme créature aux apparences reptiliennes surgit alors des torrents. J'étais effrayé, j'eus peur de vivre les derniers instants de ma vie. Soudain, j'arrivai à me détacher et atterris sur une plate-forme de boue sèche. Je mis ma tenue que j'avais trouvée dans le marais et dégainai l'épée au fer d'un blanc immaculé. Je courus en direction du monstre furieux, prêt à l'abattre. De sa bouche furent propulsés jets d'eau et boulles de boue. J'esquivai toute ses attaques, m'élançai et sautai sur lui. Je lui plantai mon épée dans le dos et il relâcha une terrible plainte de douleur.

  En se retournant, il me fit tomber. Je m'abattis violemment sur le sol et m'assommai. Le monstre me voyant, sur le sol, inconscient, était prêt à m'achever.

  Quand, soudain, une petite fée apparut et figea le temps. Elle vint près de moi et me réveilla. Elle jeta un sort au monstre pour qu'il m'obéisse pendant un certain temps puis elle reparti. Je la remerciais. Après son départ tout redevint normal sauf que maintenant le monstre m'obéissais.

  Alors je montai dessus, traversai le mur de la salle et arrivai dans la salle au coffre où se trouvaient maintenant les homes-boues. Le monstre massacra les indigènes un à un. Je m'emparai du coffre et remontai sur la bête. Elle prit son envole et traversa le plafond du temple. 

  Je chevauchai la bête dans les airs pour enfin atterrir sur mon île. Le monstre étant toujours sous mon emprise je pu l'abattre sans qu'il résiste. Alors, je sortis mon arc et décochai plus de cent flèches explosives dans le monstre. Il mourut sur le champ. Je pris ma hallebarde, ouvris la bête et découvris un coffre. Je découpai le cuir de la créature pour en faire des bottes et rangeai la viande dans le garde manger. Je me décidai à ouvrir les coffres : à l'intérieur je trouve livres, armes, vêtements, outils.

  Je rangeai tout, pris un repas et allai me coucher après de longues aventures dans les marais. Merci Leo, je ne t'oublierais jamais!

« Dernière édition: Sam 13 Déc 2008, 11:23 par rex »
Réponse #11 Lun 12 Mai 2008, 10:16
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Partie II : Le cargo échoué et les animaux féroces

-I- Traîné noire sur fond bleu

  Cela faisait peu de temps que j'étais rentré de mon exploration en plein cœur des marais, ramenant foule d'objets rares et utiles précieusement conservées dans mon campement. J'avais en effet construit un nouveau bâtiment pour accueillir tous ces trésors s'entassant dans de grandes vitrines construites à partir de bois amassé en forêt et de grandes plaques de verre à peine abîmées que j'avais trouvé dans les décombres d'une des épaves d'avion de mon île.

  Je les admirais ne sachant guère quoi faire, quand au loin j'aperçus une grande traînée de fumée noire souillant le grand ciel bleu sans nuages. Je me décidai à aller voir de plus près ce qui pouvait bien se passer.

  J'arrivai sur la plage et vis un cargo en difficulté. Il avais certainement du percuter le récif meurtrier qui entourait l'île. Les membres d'équipage affolés couraient sur le pont et l'on pouvait distinguer dans la salle de commandes, un capitaine lui aussi apeuré et au front suintant de sueur. La panique régnait à bord. Un affreux bruit retentit : le signal de la fin du cargo était donné. L'immense masse de métal se retourna et coula lentement tandis que tout l'équipage avait sauté dans la mer sauf le capitaine qui était resté dans sa salle de commandes, ne voulant pas abandonner le navire. Tout les malheureux s'agitaient dans l'eau et soudain de tout les cotés surgirent d'innombrables requins affamés saisissant un repas facile. Les pauvres membres d'équipage furent emportés par les requins et ne flottaient plus sur l'eau que les coiffes des malheureux, baignant dans un bain de sang.
 
  Paralysé par la peur, je ne pus les aider. Je m'en voulais terriblement.
« Dernière édition: Mer 25 Août 2010, 15:19 par rex »
Réponse #12 Ven 16 Mai 2008, 18:37
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-II- L'idée.

  Je rentrai à mon campement, boulversé par cette vision d’horreur. La scène s’était passée ce matin, il y avait de cela déjà de bonnes heures mais je ne m’en étais toujours pas remis. La nuit n'allait pas tarder à tomber, je courai donc dans mon garde manger, en sortis trois belles tranches de viande, les fis griller sur le feu de camp, les croquai goulument et allai me coucher épuisé par les événements du matin. Le soleil s’était levé depuis longtemps quand je décidai enfin de sortir du sommeil. Une idée me vint soudain à l’esprit : pourquoi ne pas aller faire un petit tour dans ce cargo, je trouverai certainement de nombreux objets intéressants. Alors, je préparai mon sac, mis dedans assez de vivres pour une semaine au moins, des objets utiles et de  petites armes. Les grosses, je les attachai à ma ceinture de chasse ou les mis sur mon dos. Après m’être équipé pour cette expédition, je pris le chemin de la plage.
« Dernière édition: Mer 08 Oct 2008, 13:55 par rex »
Réponse #13 Sam 24 Mai 2008, 09:52
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-III- Le systéme D c'est le système D.

  J'arrivai enfin sur la plage. De peur que les requins reviennent, je préférai aller jusqu'au bateau en pirogue. Je montai dans ma barque et après une courte traversée accostai sur le navire englouti. Je pénétrai à l'intérieur grâce à une fissure dans operée dans la sombre coque de métal.

  Dans l'étage où j'étais, se trouvaient uniquement des cabines destinées aux membres de l'équipage. Le chaos régnait mais l'eau n'avais pas réussi à s'engouffrer dans cet étage. Je pénétrai dans les diverses salles, y dérobant tout ce qui était dérobable, fouillai les moindres recoins pour ne rater aucun objets.
  En soulevant une couverture, je me fis sauvagement attaquer par une petite mangouste m'infligeant une sérieuse blessure sur la joue gauche. Je décidai donc de faire une halte dans une des cabines. Je m'assois sur un lit, soigne ma blessure en y appliquant un pansement provenant de ma trousse de premiers secours et ressentis soudainement quelque chose sous moi. Je me levai et soulevai la couverture pour découvrir une petite clé. Je vis qu'à coté du lit se trouve une grosse armoire normande. Je m'en approchai et remarquai que la fente était pile parfaite pour y laisser entrer la clé. Alors je glissai la clé dans la serrure, effectuai un tour et vis l'armoire s'ouvrir. À l'intérieur se trouvaient de nombreuses couvertures que je rangeai dans mon sac.
  Petit à petit les objets remplaçaient les denrées. Le temps passait tellement vite, déjà trois jours passés dans les cabines de membres d'équipage à ramasser nombre d'objets.

  Alors je décidai de rejoindre la salle de commande. Tous les appareils étaient encore intacts. Les vitres étaient brisées et déjà les animaux avaient envahis la salle. Les rats et les cafards grouillaient sur le sol; les pélicans, mouettes, goélands et albatros volaient autour du bateau ou se perchaient sur le pont. Moustiques et mouches étaient eux aussi présent dans l'air. Je m'emparai des quelques objets intéressants puis montai sur le pont.

  Je décidai d'allumer un petit feu avec le bois des caisses et d'attendre que la nuit vienne. Je sortis une tranche de viande, quelques fruits, les mangai puis m'endormis. J'avais décidé que les deux jours à venir seront dédiés aux fouilles sur le pont. Je vidai frénétiquement les dizaines et les dizaines de caisses sur le pont. Je récupérai livres, ustensiles de cuisines, outils, graines, vêtements, bouteilles, barres de céréales et matériaux pour l'aménagement de l'intérieur. Après deux jours de vidage intensifs,  la place venait à manquer et je partis donc à la recherche de nouveaux sacs. Je trouvai enfin mon bonheur : une petite caisse, qui n'avait pas attiré mon attention lors des fouilles des caisses, regorgaient de sacs. J'en pris donc quelques un et les remplis d'objets. À l'aide d'une corde traînant sur le pont, je descendis doucement les objets dans ma barque.

  Après cette manoeuvre, je pris l'escalier se trouvant sur le pont menant à la partie que je n'avais pas encore visité. Je me retrouvai dans la zone en dessous des cabines de membres d'équipages. Cette zone où se trouvaient salle des machines et marchandises avait été touché par l'eau. En effet la moitié de la salle était sous l'eau et encore une fois les animaux avaient investis les lieux. Raies et requins nagaient sereinement à la recherche d'une pitance. Crabes, langoustes et homards se promènent tranquillement au bord de l'eau. Voyant c'est nombreux crustacés proliférer ici, je décidai dans tuer pour les manger les jours de recherche à venir et pour en faire des stocks de nourriture à mon camp. Encore une journée qui se terminait et, cette fois ci avec un délicieux repas de crustacés.
  Mon dernier jour ici allait se résumé à encore de la recherche. Je commençai à vider les caisses et à trouver des objets très utiles : casseroles, pilons, râteaux, marteaux, masses…Puis je plongeai dans l'eau et sondai le fond, ressortant quelques objets intéressants.
  Pour finir, je me dirigeai vers la salle des machines. Le peuplement animal dans cette pièce était très étrange : rats, cafards et autres nuisibles grouillaient sur les machines; crabes et crustacés entre les machines et l'eau et dans l'élément liquide poissons, requins et raies vivaient leur vie. Cette salle était richement fournie en objets de navigation et en outils. je les ramassai.
 
  J'avais fini ma collecte et pris le chemin de la sortie. Je retournai à ma barque tout autour du corps, acrochés, des sacs sacs remplis de vivres, de vêtements et d'outils. Je me rappellai d'une chose que j'allais oublier. Je devais aller récupérer l'armoire normande. Je rentrai de nouveau dans le bateau, me dirigeai vers les cabines des matelots et sortis difficilement l'armoire. Je l'atachai à ma barque et retrouvai enfin le rivage. Je transportai mes trésors à mon campement, installai ma belle armoire normande, rangeai mes trésors dedans, la refermai.
« Dernière édition: Sam 13 Déc 2008, 11:26 par rex »
Réponse #14 Ven 30 Mai 2008, 18:05
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IV- Agitation dans la jungle paisible.


  Le feu s'alluma et les petites brindilles se mirent à crépiter dans l'intensité des flammes. Jetant une buche humide dans le foyer -ou bien l'humidité d'une grosse bûche, je ne sais plus exactement, tout est flou et j'ai faim. Ou soif peut-être ?-, celles-ci devinrent un imposant panache de fumée blanche qui m'arracha un toussotement rauque et qui s'étala tout au long de mon camp, pénétrant partout où il pouvait pénétrer. Discrètement, je crachai quelques huitres grasses au derrière d'un buisson ; les mouettes, alléchées par l'odeur, quitteraient leur rivage, venant s'en délecter. Ou bien les corbeaux peut-être ? Ça aime les fruits de mer un corbeau ?

  Après quelques instants, et lorsqu'elle fut sécher en profondeur, la bûche se fendit, explosant littéralement sous l'action du feu. Un brasier d'enfer en surgit alors, si ardent qu'il me sembla, me trouvant alors à quelques pas seulement du rond de feu, sentir la bise brûlante des flammes sur ma peau de pêche. Et la pêche se flétrit à la chaleur ; en l'état actuel, plus personne n'aurait souhaité la consommer.

 Lorsque l'ardeur des flammes fut quelque peu calmée, je mis alors à cuir un beau morceau de viande. Rassasié, je m'en allais trouver un repos bien mérité. Soudain j'entendis de drôle de bruit qui me sortirent du sommeil profond dans lequel j'étais plongé et je vis alors mes étagères renversées et saccagées. Je perçus l’hurlement d'une bête prise au piège. Je courus voir de quoi il s'agissait. Je vis alors un loup ,d'une taille impressionante, tombé dans une de mes fosses. Je sortis mon arc de chasse, l’abattus d'une seule et simple flèche et descendis dans le trou récupérer son corps. En ressortant du piège, j'eus une énorme surprise : il n'était pas seul. Toute sa meute était là et elle n'était pas très contente. Les loups se jetèrent sur moi et je les fis exploser un à un avec mes flèches se qui les projeta en l'air. Les corps retombèrent un à un sur le sol dans un flot de sang. Je retournai à mon camp avec quinze énormes loups, assez de viandes pour un bon moment. Je me recouchai.
  Le lendemain, je dépeussai les loups et à l'intérieur de leurs corps découvrais des pierres d'affûtage. Ravi, je les ajoutai à ma collection que je venais de ranger après le saccage d'hier.

  Je ne savais pas quoi faire alors je m'équipai de ma tenue de conquistador et de mon hallebarde, mon arc de chasse et de ma lance et partis à la chasse.
  J'étais dans la jungle et tout à coup surgit une panthère, une immense panthère, plus grosse que d'habitude. Dans ses yeux l'on pouvait voir toute la colère emprisonnée dans l'animal, la pupille d'un rouge vif était comme une mer de sang. Dans la bouche de l'animal, je pouvais voir les énormes crocs, des bouts de chairs encore coincées entre eux. Ces restes de viande étaient la preuve que l'animal avait mangé il y a peu de temps mais pourtant elle me faisait bel et bien face. Non pour manger, juste pour tuer, le plaisir de tuer, une preuve d'une agressivité exceptionnelle collant parfaitement avec le physique de l'animal. L'animal esquissa un bond puissant du haut du rocher où il s'était assis. Malgrès une taille hors norme et une maladresse apparente, la gigantesque bête était doté d'une agilité semblable à ses cousines, aux proportions plus raisonnables, voir plus grande. Le corps de l'animal était entaillé de partout de profonde blessure dont certaines étaient encore suintantes de pus et de sang. La musculature puissante de l'animal laissée paraître de gros muscles saillants au dessus de chaque patte.
  L'animal avait fini de me jaugé et me bondit dessus, alors je sortis mes armes et engagea le combat avec l'énorme masse noire enragée. Je lui enfonçai ma hallebarde dans le flanc gauche et après avoir poussé un hurlement funèbre la bête mourut et je fus récompensé après ce périeux combat.
  Je rentrai à mon camp, une panthère géante hissée sur mes épaules. Me disant que j'allais certainement rencontrer d'autres monstres telle que cette panthère ou les loups d'hier, je décidai donc de construire une sorte de chariot pour y mettre les cadavres des animaux que je pourrais ainsi transporter plus facilement.
  Alors je me mis au travail, ramassant bois et feuilles, assemblant les branches à l'aide de ficelles et recouvrant le tout avec les feuilles ramassées au préalable. Je découpai la panthère et, équipé de mon chariot de chasse, repartis dans la jungle.

  Tout à coup, des fourrés sortirent des ours encore une fois d'une taille colossale et d'une agressivité hors norme. Je n'eus pas le temps de dégainer que déjà ils se ruèrent sur moi. Je fus projeté contre un bloc de roche et sentis tout mes os se briser quand soudain un de mes sacs de flèches explosa et tua tout les ours sur le champ.
  J'étais dans un piteux état et je devais vite rentrer au camp. Je hissais les ours sur mon semblant de chariot que je trainait péniblement et rentrai vite à mon chez moi. Une fois rentré chez moi, j'enlevai mes habits de conquistador ressemblant maintenant plus à de la tôle froissée qu'à une tenue de conquistador, désinfectai mes blessures et m'enroulai dans des bandages. Je m'allongeai.
« Dernière édition: Mer 10 Nov 2010, 22:18 par rex »
Réponse #15 Sam 07 Juin 2008, 07:36
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- V- Noir et roux.


  Voila une semaine que je me trouvais cloué à mon camp, dans l'incapacité de retourner à la chasse. Aujourd'hui, et comme chaque matin depuis mon fâcheux face-à-face avec cette horde d'ours déchainés, j'inspectai mes blessures à la source, défaisant mes bandages. Il me semblait être tout proche de la guérison et m'autorisai à reprendre la chasse. Ainsi, je gagnai les ruines. En retournant les pierres de fondations de l'édifice je découvris un vieux parchemin usé. Je le lus : celui-ci évoquait de surpuissants animaux, démoniaques créations d'une déesse chasseresse emplie de haine. Je vais tenter de vous le retranscrire ici au mieux :

"  Sakuniana était la fille du roi de Garongar et de la déesse de la forêt, Shimukim. Son père était un amateur de chasse et possédait en son royaume d'innombrables réserves regorgeant toutes plus les unes que les autres de gibiers multiples. Un jour de battue, Garongar repéra d'entre les fourrés le plus fabuleux animal qui lui fut jamais donné de voir : il s'agissait là d'un gigantesque sanglier, dont la peau n'était autre qu'un revêtement composé de l'or le plus pur, sur lequel venait à se miroiter les rayons solaires. Tout simplement pris d'admiration pour cette bête fabuleuse, comme tout droit sortie des mythes les plus incroyables, le puissant roi fut épris de l'irrépressible envie d'ajouter la bête à ses nombreux trophées de chasse.

  Ainsi commença une lutte sans merci entre l'homme et cette créature mystique, une harassante poursuite à travers inextricables forêts et putrides marécages. Après quatre heures de chasse, l'animal fut une première fois à la portée du roi : celui-ci décocha cinq flèches qui toutes se brisèrent sur la peau de la créature. L'homme, pensant alors ce prestigieux gibier invincible, découvrit cependant au cours de ce premier assaut le talon d'Achille de la bête : en effet, il existait une faille entre deux plaques du métal précieux, laissant apparaitre la chair. La bête s'en repentit et la chasse reprit de plus belle.

  Quatre nouvelles heures s'écoulèrent et le sanglier se retrouva acculé au sommet d'une haute colline qui se terminait en son versant sud par une abrupte paroi rocheuse se jetant sur de meurtriers affleurements. La bête, dans une tentative désespérée, chargea son assaillant et blessa sa monture. Celle-ci, le flanc gauche entaillé par les impressionnantes défenses du suidé, s'effondra et fit chuter lourdement son cavalier. Sonné, le roi se releva difficilement.

  Les deux rivaux se défièrent du regard de longs instants. Puis, l'homme se décida à agir et brandit fièrement son glaive, chargeant le porc sauvage en poussant de bestiaux hurlements. La lame vint à se planter en le point faible de la créature et celle-ci exprima sa douleur en poussant un râle rauque. L'animal recula de quelques pas avant de se retrouver au bord de la falaise. Étourdi par sa blessure, il se laissa emporter par son poids et s'écrasa dix mètres en contrebas. Le roi se précipita au pied de la falaise et contempla, mort, le gibier qu'il poursuivait depuis tôt le matin. Mais c'est alors que se produisit le maléfice : le sanglier n'était autre qu'un démon tentateur qui s'empressa de punir le roi en envoutant sa jeune fille. Ainsi devenait-elle une déesse démoniaque, capable d'engendrer de ses seuls désirs les créatures vivantes les plus monstrueuses. Épris d'un chagrin sans précédent, le roi tomba à genoux et se frappa le crâne contre la pierre jusqu'à ce qu'il en trouve la mort. Et depuis ce jour, sa fille sème ses créations comme bon lui semble, se délectant du chaos qu'ils font régner là où ils passent. "


  Évidemment, ma vivacité d'esprit me permit d'établir rapidement le lien entre cette fable antique et les abominations saccageant la jungle depuis quelques jours.

  Dans cet élan de génie, je me précipitai chez Haka. Ce cher Maori avait toujours en sa barque de multiples produits aux utilités diverses et variées et mes nombreuses déductions spirituelles (je m'étonne moi-même de voir à quel point mon cerveau peut parfois travailler) m'amenèrent à penser qu'il détiendrait en sa pirogue de quoi me satisfaire. Scrutant ses stocks tel un lynx scrute l'horizon à la recherche d'une proie potentielle, d'un œil vif et aguerri, je découvris un étrange parchemin qui sut attirer mon attention : celui-ci délivrait les secrets de la fabrication d'une arme surpuissante, la seule à ce jour capable de terrasser les monstres engendrés par Sakuniana. Cependant, alors que je voulais acquérir ce bien atypique, Haka me précisa que, si j'aspirais à concevoir cette arme, il me fallait m'équiper d'un objet d'une grande utilité au cours de la création de ce moyen de destruction massive : il s'agissait là d'une paire de gants verts. Quelque peu décontenancé, je ne contestai les dires de l'homme et le payai sans broncher, rentrant ensuite en mon camp.

  De retour en mon humble logis, je lus attentivement le parchemin : l'arme en question n'était rien de plus qu'une lance ordinaire. Cependant, un détail lui conférait une autre dimension : il fallait en tremper la pointe dans une décoction d'amanites phalloïdes, de mortels champignons. L'emploi des gants conseillés par Haka prenait ainsi tout son sens. Ma lecture achevé, Je partais sans demander mon reste, gagnant d'un pas assuré les collines de Shaolan, équipé de ma paire de gants et d'un petit panier d'oseille. Je cueillais les champignons d'une cadence infernale et il ne me fallut guère longtemps pour remplir mon panier. Satisfait de mon efficacité au cours de cette première phase de la réalisation de ma nouvelle arme, je regagnai mon camp. Armé d'une machette bien affutée, je dépossédai un des arbres alentour d'une de ses branches avant de tailler un manche de celle-ci d'une dextérité qui ne manqua guère de me surprendre. Mais ce qui m'étonna d'avantage, ce fut de ne m'être coupé au cours de la manœuvre. Puis, obtenant un résultat à peu près convenable, je liai le manche fraichement crée à un silex qui trainait dans mon abri, ce grâce à un peu de ficelle, elle-même achetée quelques jours plus tôt chez l'ami Haka. Désormais que l'arme était réalisée, il me fallait me charger du sort des amanites. Un tronc de palmier évidé comme récipient et une grosse pierre comme pilon et le tour était joué. Je trempai ensuite la pointe de la lance dans ce jus à l'odeur particulièrement répugnante. Impatient de tester l'efficacité de cette lance empoisonnée, je revêtis les tôles froissées me servant d'armure et qui furent jadis une resplendissante cuirasse (peu efficace en l'état, je vous l'accorde, mais me procurant un indéniable sentiment de sécurité) et m'élançai dans la forêt.

  Je fus stupéfait par ma première rencontre : il s'agissait là des ours qui m'avait sauvagement attaqué il y a de cela plus d'une semaine. Me faisant des plus prudents, je préférai les contourner silencieusement plutôt que de tenter l'affrontement. Je rampai alors dans les fourrés dans la plus grande discrétion et me relevai que lorsque je fus certain d'être hors de leur portée. Et je tombai alors nez à nez avec un autre de ces monstres : un gigantesque sanglier, les yeux rougis de haine telles deux braises ardentes, semblait comme me dévorer de son regard. Nous nous défiâmes silencieusement un long instant puis, l'animal s'en retourna, disparaissant derrière d'épais buissons. Soulagé que la bête n'eut préféré charger, je me permis une profonde inspiration.

  Déjà bien éprouvé par ces quelques rencontres, il me fallait me rendre à l'évidence : bien que je semblais être parfaitement remis physiquement, les blessures mentales occasionnés par ma cuisante défaite ne s'étaient encore résorbées et je faisais face à un cruel manque de confiance en moi. Je n'avais plus qu'à rentrer, incapable de reprendre la chasse. Incapable de me frotter de nouveau à ces monstres sanguinaires, je m'en retournai.

  Et c'est alors que, sur le chemin de mon camp, je me retrouvai dans une petite clairière. Des bruissements de feuilles se firent entendre et je m'attendais alors au pire. Ce fut à ce moment précis qu'un gigantesque tigre s'extirpa d'un bond magistral du couvert végétal et me défia d'un rugissement d'une telle puissance qu'il en effraya tous les oiseaux de la forêt, ces derniers s'envolant de leurs nids d'un battement d'ailes nerveux. Cela paraissait évident : je ne pouvais plus faire demi-tour, il me fallait affronter ce monstre. Le gigantesque félin, toutes griffes dehors, laissaient apparaitre une mâchoire armée de crocs acérés comme des lames de couteaux, tous conçus dans le seul et unique but de lacérer les chairs d'une malheureuse victime. A vrai dire, ce tigre-ci ressemblait en de nombreux points à un tigre ordinaire, à l'exception faite de deux éléments : cette créature-ci mesurait bien le double d'un tigre ordinaire et son agressivité était décuplée. Je pouvais lire en ses yeux toute la cruauté et le vice qui émanait de son être et cela ne me rassurait guère. Pourtant, il fallait me ressaisir car je savais très nettement que l'issu de cette rencontre serait fatale pour l'un des deux partis. De même, le tigre partait avantageux. Et si je ne faisais rien rapidement, il me mettrait en pièce sans ménagement aucun.

  Alors, j'empoignai fermement ma lance et pris une profonde inspiration. Enfin prêt à l'assaut, je m'élançai à tout allure vers l'animal en poussant des hurlements bestiaux (vous remarquerez sûrement l'étroite ressemblance entre la légende Sakuniana et mon histoire), brandissant fièrement ma lance. A deux pas de l'animal, j'effectuai ensuite une roulade, glissant sous son corps et me retrouvant ainsi à son flanc droit. Profitant de l'effet de surprise engendré, je m'apprêtai à pénétrer ma lance dans ses chairs. Mais c'était sans compter sur la vivacité de ce dernier et, se cabrant alors, la créature m'assena un violent coup de pattes au visage, ses griffes comme les sers d'un aigle me lacérant profondément la peau à l'endroit précis de l'impact. Alors à terre, le gout amer du sang en bouche, le monstre profita alors de ce moment pour se ruer sur mon corps affaibli, me saisissant dans sa gueule, perforant ce qu'il restait de mon armure de ses crocs comme des poignards. Puis, me secouant violemment il m'envoya d'un simple coup de tête percuter de plein fouet le tronc d'un palmier. Le choc en fut si violent qu'il me sembla entendre le tronc se fissurait. Dans l'action, j'avais libéré ma lance de l'emprise que j'exerçais sur celle-ci et cette dernière se retrouvait maintenant sous l'animal.

 Me relevant difficilement, je fusai de nouveau vers l'animal et m'introduisis une seconde fois sous son corps. Récupérant d'un habile geste mon arme, je me relevai cette fois-ci à sa droite et plantai une première fois ma lance dans les chairs de la bête, en pleine croupe. Lui arrachant un râle de douleur, cet acte de ma part énerva d'avantage la bête qui rentrait alors dans une folie furieuse. S'agitant et se cabrant, l'animal bondit en ma direction. Voyant cette titanesque masse fondre sur moi par la voie des airs, je propulsai ma lance d'un puissant et précis mouvement de bras. Celle-ci perfora le crâne du félidé à une telle force qu'elle en provoqua l'explosion de son cervelet. L'animal s'écrasa mort au sol tandis que l'élan qu'il avait pris afin d'effectuer cet ultime bond lui proféra encore assez de force pour réaliser quelques roulés-boulés qui l'envoyèrent percuter dix mètres plus loin un massif rocheux. Triomphant de la bête, je m'emparai de sa dépouille et la hissai sur mes épaules, poussant un cri de victoire tel celui de Tarzan (j'ai toujours rêvé de faire ça !), le sang du tigre, celui-ci d'une ardente chaleur, vint à se déverser depuis son crâne meurtri sur mon corps. Mais il s'agissait à vrai dire d'un triomphe double : si j'avais écrasé le tigre, j'avais également surmonté les doutes qui m'assaillaient. Fier (mais exténué), je rentrai, cette fois-ci, en mon camp.

  Mais il me restait un ultime acte à accomplir : dépecer l'animal et récupérer de sa carcasse encore tiède le maximum de viande. Je dois avouer que, à force d'effectuer cet acte chaque jour depuis plusieurs mois, j'avais pris le coup de main. Je détachai donc d'une déconcertante facilité la dense toison de la bête, prenant garde à ne point la trouer, celle-ci pouvant avoir de multiples utilités, allant de la couverture à la descente de lit en passant par la tenue de chasse et l'isolant thermique. Puis, j'entaillai l'abdomen de la créature dans le simple but de la vider de ses entrailles. Ce fut alors stupéfait que je découvris, logé en son estomac, un magnifique couteau suisse multifonctions, dans un état de conservation surprenant en connaissance du lieu en lequel il se trouvait. Déposant avec soin l'objet en mon abri, je repris ensuite le découpage de l'animal. Il me fallut deux bonnes heures afin d'en récupérer l'intégralité de la chair. Laissant sorti un beau morceau de viande, je filmai le reste dans des feuilles de bananiers et entreposai le tout en mon garde-manger.

  Le soleil déclinait déjà et je m'attelai désormais à raviver mon feu. Un peu d'herbe sèche et une belle buche suffirent. Affamé, je mis donc à cuire la pièce de viande que j'avais laissé de côté. Alléché par l'agréable fumet qui se dégageait de la cuisson au feu de bois de cette viande bien grasse, je m'humectais les lèvres d'une langue pendante. L'attente achevée, je dévorai goulument ce beau morceau, m'en léchant ensuite les doigts. Repu, je m'en allais ensuite gagner ma chambre pour une bonne nuit de repos. La chasse reprendrait sûrement demain.
« Dernière édition: Mer 10 Nov 2010, 22:05 par rex »
Réponse #16 Ven 20 Juin 2008, 21:28
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-VI- Le roi est mort.


  Je traversais la jungle, abattais toujours ces monstres et remplissais mon chariot de trophée. Je vis le sanglier mais je n'eus pas le temps de dégainer qu'il me chargea. Je ne résistai pas à son assaut et sombrai dans l'obscurité. Je me réveillai enfin, déboussoler et tout endolori. Je m'aperçut que mon chariot avait été pillé de certains de ces trophées et qu'une de mes lances avait disparu.

  Je retournai à mon camp, tranchai rapidement mes quelques trophées, les rangeai, me soignai rapidement, puis pris une nouvelle lance et repartis. Je remplissais encore mon chariot et j'arrivai maintenant sur la plage.

  Le bateau était en face, planté dans le récif. Soudain, je vis le sanglier sortir de la jungle. Il ne m'avait pas vu, je profitai de l'élément de surprise pour lui bondir dessus. L'animal hurla, il remua dans tout les sens. Je me retrouvai accroché à son ventre, j'étais prêt à lui planter ma lance dans le ventre quand soudain, celle-ci tomba sur le sol. Je dégainai alors ma lance de secours et cette fois ci ne ratai pas ma cible. L'animal tomba et m'écrasa sous lui. Je mis plusieurs minutes à m'extirper de cette très mauvaise posture. Enfin sorti de sous le monstre, je le déposai sur le chariot et le ramenai chez moi.

  Je le depeussai, en sortis de multiples objets que je rangeai dans mes étagères à objets. J'entreposait les tonnes de viandes dans mon garde manger. Avec la peau de la bête, je confectionnerai de nouvelles couvertures en cuir. Depuis la mort du sanglier, les animaux puissants avaient disparus. Le roi est mort, les sujets s'enfuient.
« Dernière édition: Sam 13 Déc 2008, 11:27 par rex »
Réponse #17 Ven 27 Juin 2008, 17:12
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Partie III : Partir loin d’ici.

-I- Derniers jours.

  Un jour ordinaire, enfin presque, qui commençait comme les autres. Je me lèvai longtemps après l'aurore et allais prendre dans ma réserve de quoi faire un bon petit-déjeuner: poissons et fruits au rendez-vous. Ensuite, je m’équipai de mon savon et mon rasoir (ça sert de fouiller les cadavres des oiseaux de métal) et me dirigeai vers la source pour faire un brin de toilette. Je revins, puis je partis relever mes pièges. Après cette tâche, je m’empressai d’aller cueillir de gros fruits frais, dans la jungle. Je rentrai au camp, déposer les victimes de mes pièges et les fruits cueillis, dans le garde manger; ainsi que pour surveiller mon bac à poissons et m’occuper de mon jardinet.

  Mais surprise, à l’entrée de mon camp, se trouvait poser sur le sol un parchemin sal :

«  Bonjour, cela fait plusieurs mois que je te surveille. Je dirais même que je te surveille depuis ton arrivée. Tu ne c’est pas qui je suis, tant mieux ce n’est pas le but ! J’ai vu que tu étais débrouillard. Mais tu commence à sombrer dans la routine et tu n’as plus rien de nouveau à faire. C’est fort regrettable pour une personne aussi habile que toi ! Alors je te propose quelque chose : regroupe tes affaires et rassemble quelque de tes amis. Puis montez dans vos pirogues et prenez la mer. Le vent fera le reste. Je vous laisse trois jours maximum pour vous préparez, dépassé ce délais il sera trop tard pour quitté cette ile. »

  J’adore l’aventure moi, merci ! Mais je viens dans apprendre des bonnes. Quelqu’un me surveille depuis le début mais qui est-ce ? Et pourquoi s’occupe-t-il  aussi bien de moi ?  Bref, mes questions ne trouveront certainement jamais réponse et je dois vite me préparer si je ne veux pas louper un voyage.
 
  Donc je préparai une pirogue de luxe : une immense pirogue constituée de plusieurs petites pirogues rattachées les une aux autres. Il y avait des pirogues d’habitation et des pirogues-remorques. Il faut savoir bien s’équiper pour un voyage. Je mis tout mes biens dans une des pirogues-remorques, même ma belle armoire normande. Puis, après une journée de travail de construction je partis me coucher. Je me lèvai de bonheur, avant le soleil. Je courus vite chez mes amis, leurs dis de vite se préparer et de charger leurs affaires dans la pirogue. Nous mangions, finissions les préparatifs et lancions enfin l’embarcation. Nous etions tous abord, bercés au grès des vagues. Le vent nous emmènait vers l’ouest.
« Dernière édition: Sam 13 Déc 2008, 11:28 par rex »
Réponse #18 Ven 04 Juil 2008, 18:05
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-II- Un horizon nouveau.

  Le vent se mit à souffler violemment. La mer s’agita, la tempête éclata. Le ciel s’assombrit et commença à verser ses larmes sur nous. La mer qui jusque là nous berçait calmement, s’entêta à vouloir nous renverser, à nous jeter dans le bouillon, un bouillon froid et salé. La pluie devenait de plus en plus violente, nous étions trempés jusqu’aux os. Un terrible vent nous frappait de plein fouet. Nous nous cramponnions à la pirogue, luttant contre les forces du vent, de la pluie et de la mer. Cette situation me rappela de mauvais souvenirs. Je fonçai soudain dans les pirogues-remorques et attachai bien tout les objets. Je retournai dans les pirogues de devant avec les autres et m’accrochai. Maintenant, c’était une terrible lutte entre la mer et nous qui commençait, nous espérions que les barques tiennent le coup.

  Puis soudain, le calme revint et, nous vîmes au loin un bout de rocher. Le vent nous y poussa comme si qu’il voulait qu’on si écrase. Alors que nous étions plus qu’à 10 mètres du rocher nous sortîmes les rames. Nous accostions enfin sur une terre même si il ne s’agissait que d’un bout de rocher. Je décidai de monter au plus haut de l’ilot et aperçus au loin quatre iles. Alors je redescendis en bas et dis aux autres qu’on pouvait maintenant séparer les barques. Alors nous les séparions et chacun repartit de son coté. Je repris la mer en direction d’une des iles.
« Dernière édition: Mer 08 Oct 2008, 13:49 par rex »
Réponse #19 Lun 14 Juil 2008, 18:59
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-III- Un nouveau chez moi.

  Quelques temps après mon départ du rocher, j’accostais enfin sur une des quatre iles que j’avais pu apercevoir depuis le sommet de l’ilot. Le soleil commençait à faiblir. Je n’avais pas de temps à perdre, je devais trouver un endroit sûr pour passer la nuit. J’aviserais demain la construction d’un nouveau camp. Je m’enfonçais donc dans l’épaisse jungle qui bordait la fine bande de sable : dernière frontière avant l’océan. Après un bon quart d’heure de marche, je me retrouvai dans une petite clairière entourée de grands arbres fruitiers. En plus d’être abondamment garnis de gros fruits, des fruits surement succulents, leur abondant feuillage pourra me fournir une matière première primordiale. Les feuilles de palmiers sont en effet la matière la plus importante pour la création d’un abri. De plus, les tendres troncs des palmiers sont très faciles à couper.

  Alors, je m’installais ici, dans cette belle clairière. Plus de temps à perdre, le soleil sera couché d’ici deux heures, au maximum. Je repartis donc sur la plage, chercher ma lourde barque. Je la traînai difficilement jusqu’à la clairière. Un fois ceci fait, je ramassai une dizaine de gros bâtons et des feuilles de palmiers. Je plantai quatre des bâtons dans le sol pour obtenir la base de l’abri. Puis, je me servis des autres pour créer le toit et enfin pus déposer les feuilles sur la structure. Je finis pile à temps. Le soleil se coucha quelques instants après que j’ai déposé la dernière feuille sur l’abri. Le char de feu laissa sa place à sa sœur pale et mon activité laissa place à une grande envie de dormir. Je m’allongeai donc à l’intérieur de l’abri de fortune fraichement crée. Demain sera un autre jour, un jour où je devrais m’affairer à créer un campement digne de ce nom.

  Le soleil venait de se lever et, moi, j’étais toujours plonger dans le someil. Quand soudain, un bruit énorme me réveilla. Je cherchai partout d’où pouvait provenir un tel bruit mais en vin. Je ne vis rien. Aujourd’hui, toute la journée, je devrais m’afférer à la construction du camp. Je sortis un petit sac de la barque, de se sac sortis une tranche de viande séchée que je mangeai avec appétit. Puis, je sortis ma hache et commença le travail. Un premier tomba, puis un deuxième ... et enfin un dixième. La lisière avait bien reculé. Je me mis à commencer le débitage des troncs. Puis, après avoir fini cette première étape, je ramassai les feuilles que j’empilai. Ensuite, j'assemblai ensemble les morceau de bois et obtenai les murs. Puis, je mit deux troncs ,coupés en deux, en travers de façon à obtenir la charpente. Enfin, j'étalais les feuilles sur la structure. Je rentrai mon armoire normande dans la hutte. Je ramassai de nouveau des feuilles pour, cette fois-ci, me confectionner une paillasse.

  Je finis toutes mes taches et deja la nuit tombait. Je mangeais quelques fruits avant de m'endormir.
« Dernière édition: Lun 02 Fév 2009, 17:19 par rex »
Réponse #20 Sam 19 Juil 2008, 15:39
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-IV- Quelque chose de spéciale.


  Le soleil commençait à scintiller faiblement. Je sortis doucement du sommeil, sortit de mon abri de fortune et m’assis dans l’herbe de la clairière. Je regardai les grands arbres, fixant attentivement les gros fruits vermillions qui pendaient des grosses branches hautes. Un petit filet de bave coula sur mon menton, rien qu’à l’idée de pouvoir savourer ces fruits. Je ramassai alors plusieurs branches et me mit à les lancer frénétiquement dans les hautes branches. Au bout de maintes essais, un fruit tomba puis un deuxième et enfin toute la branche. J’accourus vers les grands arbres et ramassai les fruits. J’en mis quelques un dans mon abri et en croquai deux pour atténuer la terrible sensation de faim qui me rongeait.

  Maintenant que j’avais de la nourriture, je devais trouver de l’eau. Je pris alors un arc et un sabre pirate dans mon armoire, par sécurité, puis partis dans la jungle. Au bout d’un instant, j’atteignis une nouvelle clairière. Un buisson se mit à frémir, un léger cri se fit entendre.  Je me cachai derrière un arbre, attendant que l’animal arrive. Mais la bête qui surgit des fourrés ne fut pas une bête à laquelle j’avais l’habitude : un dinosaure. Devant moi s’ébattait maintenant un groupe de struthiomimus entrain de brouter paisiblement. Je sortis mon arc et décochai une flèche qui se planta nette dans le flanc d’un des animaux. Il tomba lourdement sur le sol. Le reste du groupe fuit vers la jungle. Je sortis de ma cachette, pris le corps et le hissai sur une branche haute d’un grand figuier étrangleur.

  Je continuai à marcher et atteignis enfin un point d’eau : une source située en plein milieu d’une autre petite clairière. Je me penchai pour boire quand un vrombissement fendit l’air et me sortit de mes pensées. Un énorme moustique  voletait à deux pas de moi. Il me remarqua et s’approcha dangereusement de moi. Je dégainai mon sabre et, d’un coup précis, l’abatis. Un liquide visqueux coula de l’abdomen tranché de l’insecte et, d’un trait, me gicla quelque peu à la face. Je plongeai alors ma tête dans l’eau pour la ressortir du milieu liquide un court temps après.

  Je décidai de retourner à mon camp et de profiter de repasser dans la clairière pour récupérer le cadavre du struthiomimus. Je venais de quitter la clairière de a source, peu de temps après, j’arrivais dans la clairière où pendait d’un arbre un futur repas en perceptive, le décrochai non sans mal, le hissa sur mon épaule puis, arrivai enfin à la clairière où se dressait mon camp de fortune.

  Je sortis un petit couteau en os de mon armoire des merveilles, déposai délicatement l’animal mort sur un rocher plat à deux pas de mon abri puis, d’un simple coup de couteau d’une précision irréprochable, ouvrit l’abdomen du « lézard-autruche ». J’enlevai soigneusement les boyaux et les déposai doucement dans l’herbe. Puis, je découpai la viande en tranche et enfin, enlevai os et ligaments que je nettoyai proprement. Je ramassai quelques feuilles de palmier et enroulai les boyaux à l’intérieur. Je mis les tranches de viande sur une autre feuille que je rangeai précieusement dans ma hutte. Je rangeai les os et ligaments directement à l’intérieur.

  Il fallait que je fabrique un endroit où rangeaient les matières animales sans risquer d’attirer les animaux des environs. Qui plus est, si des struthiomimus rodent dans les parages, des prédateurs proportionnels à leur taille rodent eux aussi. Je sortis alors ma hache et coupai deux nouveaux arbres que je débitai en gros rondins. Je les disposai de façon à obtenir une sorte de caisson et solidifiai le tout avec de la ficelles. Je mis alors la viande, les os, boyaux et ligaments à l’intérieur, couvrant le tout de feuilles.

  Le soleil commençait à légèrement décliner. Je devais faire une dernière chose avant la nuit : allumer le feu protecteur. Alors, entre le garde-manger et mon abri, j’installai un cercle de feu réalisé avec des pierres ramassées au préalable dans la forêt. Je mis une grosse buche, des branches et des feuilles mortes à l’intérieur du cercle et commençai à frotter frénétiquement un petit bâton sur une branche de taille plus importante. Au bout d’un long moment, de nombreux essais et de nombreuses ampoules, une gerbe de flammes embrassa tout le reste. Un grand feu brulait enfin.

  Et le soleil continuait encore et toujours sa descente. Je sortis alors les fruits que j’avais laissé dans mon abri, les mangeai et allai me coucher avant même que le soleil disparaisse derrière la ligne d’horizon. Je devais être en forme pour la journée à venir. Demain, j’irai explorer mon ile.
« Dernière édition: Sam 13 Déc 2008, 11:29 par rex »
Réponse #21 Mer 10 Sep 2008, 19:45
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-V- Ils sont gros et nombreux.


  Ce matin encore, je me réveillai tôt. Mais aujourd’hui, il s’agissait en quelques sortes d’un devoir. Je sortis alors de mon abri, sortis une tranche de viande de mon rudimentaire garde-manger, la passai légèrement au feu avant de l’avaler tout rond. J’ouvris les grandes portes de l’armoire, m’emparai d’un petit sac à dos à l’intérieur duquel je mis un couteau en os, une fronde, quelques flèches, une bouteille de thé, une barre de céréales, une boite d’allumettes, deux morceaux de bois, du tissu et une petite pierre d’affutage. Puis, je pris une ceinture en cuir à laquelle j’attachai mon arc, une hache et un sabre.

  Je partais enfin. J’arrivai tranquillement dans la clairière des struthiomimus , passai un nouveau mur d’arbre et me retrouvai dans la clairière de la source. Je bus une gorgée ou deux de l’eau fraiche et repris ma route. Je venais d’arriver dans une petite clairière, encore une fois, et vis deux tricératops, surement des males, entrain de se battre. L’un d’eux me vit et me chargea. Je courus sans me retourner, je traversai la forêt à toute vitesse. Soudain, je regardai enfin derrière moi et vis le tricératops furieux rebrousser chemin.

  Je remis ma tête devant et je m’aperçus que devant moi se dressait un imposant carnivore disparu : un allosaure. Encore essoufflé, je me remis à courir à toute vitesse, cette fois-ci poursuivi par un dangereux carnivore de 12 mètres de long. Je courais, courais et arrivai subitement devant une grotte. Je me refugiai à l’intérieur. Soudain, au loin retentirent des cris puissants et l’allosaure s’en alla. Je sortis ma boite d’allumettes de mon sac ,ainsi que les deux morceaux de bois et le peu de tissu que j'avais emporté par précaution, et allumai un petite torche pour y voir plus clair. Je fixai alors le plafond et vis des centaines d’énormes chauves-souris. Les monstres se réveillèrent et ,furieux, m’attaquèrent. Je dégainai mon arc et décochai mes flèches jusqu'à la dernière. Malheureusement, cette action ne fit pas que de massacrer la totalité des monstres mais détruisit égaleent la voute de la caverne. Les grosses pierres s'écrasèrent lourdement sur le sol et, par la meme occasion, sur moi. Je sombrai dans l'obscurité.

  Je me réveille après un long moment inconscient. Je m'étonnai de ne pas avoir succombé au terrible accident. Mes jambes et mes bras étaient écrasés par les pierres et seul ma tête sortait, à peine. J’essayai de me dégager, arrivant miraculeusement à bouger quelques pierres. Ma jambe droite et mon bras droit furent libérés. De mon bras droit je dégageai mon coté gauche, et enfin tout mon corps fut libéré des pierres. Je sortis péniblement de la grotte.

  Je me trouvais à nouveau dans la forêt. Je marchais, je marchais et marchais encore quand soudain j'arrivai aux abords d’une rivière. Près de l’eau gisaient deux énormes cadavres à moitié dévorés que j'identifiai comme étant ceux de deux diplodocus subadulte. Mais alors que j’inspectais les deux corps, j’entendis ,derrière moi, les feuilles bruisser. Des fourrés surgirent une bande de Vélociraptor affamés. Je sentais que ce qui les interessait était les deux cadavres. Alors, je m'éloignai lentement avant de me cacher derrière un grand buisson. Ils arrachèrent quelques lambeaux de chair du flanc ouvert d'un des deux animaux avant de traverser la rivière et de disparaitre dans la dense jungle.

  Je traversai à mon tour la rivière et vis des petits diplodocus sortir péniblement de la forêt. Ils étaient complètement affolés. Un ornitholestes affamés les pourchassait, prêt à les dévorer.  Je pris ma hache et la lançai en plein l'animal. Il s'affaissa, mourant un instant après, sans trop de souffrance aparante. Je m'avançai vers le corps et repris ma hache.  Je suivais les petits diplodocus quand devant nous, soudain, se dressa un vieux mal stégosaure. Les petits diplodocus disparurent dans la forêt, s'éparpillant parmi les arbres, se cachant derrière les grandes fougères. Et moi, j'étais obligé d’escalader la petite falaise derrière le stégosaure pour continuer mon aventure.

  Je continuais à marcher dans la forêt et arrivai soudain dans une petite clairière terreuse entourée de désespoirs des singes. Au milieu, afalé sur le sol, se trouvait un arbre mort. Partout dans l’air flottait une odeur de charogne. Je ne mis pas longtemps à m’apercevoir que tout autour de moi gisaient des carcasses à moitié dévorés, dans un état de décomposition avancé. J’enjambai alors le cadavre de ce qui semble être un parasaurolophus. Juste derrière le corps, se trouvait un nid où étaient posés deux gros œufs blancs. Soudain, j'entendis quelque chose venir par ici. Je me cachai dans le cadavre et attendis que l'animal en marche arrive. Je vis alors apparaitre un énorme T-Rex. Il semblait que se soit une femelle car elle s'intéressait grandement au nid. Je sortis discrètement du cadavre, m'enfuiant vers  la forêt. La mère T-Rex ne fit meme pas attention à moi.

  Je continuais ma traversée la forêt. Je fus stopé net en voyant se dressait devant moi une énorme montagne. A son pied coulait une rivière assez imposante où vivaient paisiblement edmontosaurus et parasaurolophus. Je m’approchai et vis alors un atroce  spectacle : un parsaurolophus qui se penchait pour boire, soudain, se fit happer dans l’eau par se qui semblait être un énorme crocodile, peut etre un deinosuchus.

Je repris mon bonhomme de chemin en direction de la montagne. Tout à coup, dans une crevasse, je trouvai un vieux livre usé avec pour titre : un petit cours de zoologie . Je fut très étonné par cette découverte, surtout ici, et cela pouvait etre considéré comme la preuve d'une forme de vie humaine antérieure à ma présence. Après encore un bon quart d'heure d’ascension,j'arrivai à une pente qui donnait sur la mer. Le spectacle était saisissant : dans la falaise nichaient des centaines voir des milliers de ptérosaures qui, soit s’envolaient vers la mer pour aller pêcher soit rentraient au nid pour nourrir leurs petits. Je décidai de ne pas les embêter plus et de rebrousser chemin. Après une bonne exploration de l’ile, je rentrais chez moi, épuisé. Je pris un repas rapide et m’endormis.
« Dernière édition: Sam 13 Déc 2008, 11:29 par rex »
Réponse #22 Mar 23 Sep 2008, 19:50
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-VI- A la sueur de mon front.

-Première partie- La sécurité avant tout.



  Je me réveillai tôt ce matin. Je me dirigeai vers le garde-manger pour me saisir de quoi me nourrir et trouva celui-ci entièrement vide. Il ne me restait plus qu'à rechercher de nouveau de la nourriture, ce que je fis quasiment sur le champ.

  Je me dirigeai vers les grands arbres bordant "ma" clairière, me saisit d'une longue branche trainant non loin de là, pour tenter d'atteindre les branches les plus hautes, les plus près du soleil et là ou s'étaient "perchés" les fruits les plus murs. De quelques coups assez peu précis, je réussis à faire tomber assez de fruits pour deux, trois jours. J’allais les enfermer en sécurité dans mon garde-manger. Deux, trois jours où j’allais m'adonner...m'adonner à quoi ?

  Ah oui, m'adonner à quoi était une bonne question. Je me posais sur un gros rocher et après quelques regards de mon sommaire camp je compris à quoi je m'adonnerai les jours suivants. Pas de temps à perdre. Je m'empiffrais ma ration de fruits pour le petit-déjeuner et entamai les travaux d'améliorations de l'habitat.

  Je me saisis d'une machette dans mon armoire et partit couper du bois pour mon premier projet : une barrière autour de mon camp pour me protéger et par la même occasion protéger mon garde-manger des pilleurs. Je me mis alors à abattre de grands arbres à une dizaine de mètres de mon camp. Un premier coup fut donné dans la chair tendre d'un jeune palmier. La machette y fit une vilaine blessure. Le deuxième coup fut celui qui signa le salut de l'arbre. Un autre le suivit. Puis quatre, cinq, six et de nombreux autres débités en rondins d'environ quarante centimètres, des rondins pour ma barrière. Puis, je les ramassai et les transporter à ma clairière.

   Je retournai dans la forêt, histoire d’aller ramasser les feuilles tombaient des arbres que j’abattais. Je ramassai la moindre feuilles tombait à terre rapportant ainsi une belle quantité de feuilles à mon camp. Elles me serviront à la fabrication de ficelles pour souder les morceaux de bois entre eux. 

  J’allais donc m’attaquer à la prochaine étape du projet barrière : fabrication de ficelles. Je m’assis donc sur le sol, le tas de feuilles à deux pas de moi, prêt à filler, à tresser, à confectionner ma ficelle. Le tressage commença donc. Cela faisait longtemps que je n’avais pas tressé et j’avais donc perdu l’habitude. Les premiers essais se soldèrent par des échecs mais une fois la technique retrouvée, je réussi quasiment coup sur coup. Au bout de deux ou trois heures de tressage, j’avais obtenu une vingtaine de belles grosses bobines de belle ficelle.

  Je me levais alors et, regardant le soleil, je constatais qu’il était bien quinze heures. Il était temps de manger, mon estomac me le fit sentir. Je partis en direction, donc, de mon garde-manger, me saisir de quelques fruits pour me rassasier. Après m’être un peu rafraichi et alimenté je me remis au travail.

  J’allais à mon « armoire aux milles merveilles » pour y cherche une pelle. Par chance il en restait un exemplaire tassé au fond d’une des étagères du grand meuble. Je la sortis, essayant de ne pas trop déranger les autres objets et une fois l’outil en main je pus commencer mon travail. Je me mis à creuser des trous qui serviraient à accueillir des poteaux pour soutenir les rondins de la clôture.

  Une fois tous les trous creusés, j’installais les poteaux principaux de la barrière pour enfin entamais la dernière ligne droite : l’installation des rondins latéraux. Je m’emparais donc d’un premier rondin que j’attachais sur un des poteaux avec un peu de ficelles puis, que j’accrochai également sur l’autre pilier. Je répétai ainsi l’action de nombreuses fois avant de terminer mon travail en même temps que le soleil sa course dans le ciel.

  Avec les quelques rondins restants, je redonnai un peu de puissance au feu protecteur avant d’allais au garde-manger saisir quelques vivres, des fruits en l’occurrence, avant de m’installer dans mon abri pour manger. Pour ensuite passer la nuit. Je mangeais de bon appétit ce léger repas avant de sombrer au pays de Morphée.
« Dernière édition: Sam 13 Déc 2008, 11:30 par rex »
Réponse #23 Mer 08 Oct 2008, 13:44
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-VI- A la sueur de mon front.

-Deuxième partie-  Eau à gogo !


  Ploc. Ploc.
La pluie s’infiltrait par le toit et les gouttes tombaient une à une sur mon visage.
  Ploc. Ploc.
Je me réveillai alors de mauvaise humeur, trempé et aux aurores. Le soleil était caché par de gros nuages gris déversant des torrents de larme sur l’ile. Je m’assis sur ma paillasse en attendant que la pluie passe et que le soleil vienne pour commencer cette deuxième journée d’amélioration de l’habitat.

  Après une heure bien tassée d’attente, la pluie cessa et un vent fort se leva. En deux temps, trois mouvements, il chassa les menaçants nuages laissant le soleil réapparaitre. Et le vent s’arrêta net, aussi mystérieusement qu’il s’était levé. Et moi aussi je me levai, me dirigeant vers l’extérieur vers mon garde-manger. J’y pris quelques fruits que je croquai goulument avant de réfléchir à ce que j’allai aménager aujourd’hui.

  Puis, après avoir vu l’intensité des pluies de cette région, je me dis que construire un accumulateur d’eau et, par la même occasion, une douche serait une bonne idée. Et j’en profiterai pour consolider mon toit et y brancher un semblant de gouttière.

  Aussitôt dit, aussitôt fait, je me mis au travail presque immédiatement. Je partis en forêt avec une machette, prise au préalable dans ma bonne vieille armoire, pour abattre quelques arbres.

  Je repérai alors un massif de grands palmiers avec à leurs sommets de gros fruits bien murs. Je devais les récupérer avant d’abattre les arbres. Alors, tel un singe très mais alors très maladroit, je tentais d’escalader un des palmiers à la simple force de mes jambes et de mes bras. J’étais à mi-hauteur quand l’humidité qui s’était déposée sur le tronc me fit glisser et atterrir parterre, ma chute amortie par mon train arrière rembourré. Je fis une deuxième tentative qui se solda par une réussite et la cueillette d’une vingtaine de gros fruits. Je répétai alors l’action sur les autres arbres et une fois ceci dépouillés de leurs biens, je pouvais enfin les abattre.

  Crac.
Un premier arbre s’écroula sur le sol de la jungle écrasant sous son poids les autres plantes plus délicate. Un deuxième s’affaissa suivit d’un troisième, d’un quatrième et d’un cinquième et dernier. Je fis alors ce que j’avais fait hier : débiter les troncs en rondins pour pouvoir les transporter jusqu’au camp.

  Je ramenai d’abords les fruits pour éviter qu’un animal les dévore à ma place. Puis, je ramenai les rondins un à un. Puis je m’emparai d’une petite scie bien aiguisé et commençai à débiter des planches dans les gros rondins.

  Une fois les planches obtenues, je sortis du fin fond de l’armoire un vieux livre poussiéreux parmi tant d’autres. De ma main gauche je le nettoyai et de main droite je l’ouvris. Il contenait la recette d’une résistante, très résistante, glu : la colle d’os. Cette colle si particulière nécessitait une quantité astronomique d’os et un élément secret : le houx. Elément que je devrai cherche et trouver par tout les moyens si je veux fabriquer cette glu et donc finir mes nouvelles constructions. Mais avant, j’allais manger un quelque chose car mon estomac criait famine.

  Une fois rassasié, je partis en forêt avec pour simple matériel, un petit sac en toile et un couteau en os. Puis soudain, je me mis à repenser à ma vie passé sur ma douce Shaolan. Là-bas, les plantes particulières et fragiles suite à une terrible sécheresse et seul Haka détenait ces plantes qu’il enfermait dans des sacs de toile et revendait aux survivants. Est-ce que ces plantes poussaient ici ? Le doute m’envahit soudain mais se dissipa rapidement quand je le découvris : un énorme houx. Alors, avec mon petit couteau je me mis à en couper de gros bouquets et remplis vite ma besace. Je retournai maintenant au camp.

  Une fois de retour, je pris une casserole en tôle dans mon armoire, et y jetai le houx et les os accumulés dans mon garde-manger. Il me fallait maintenant de l’eau et, ensuite, il ne resterait plus qu’à faire chauffer la mixture sur le feu. Je m’en allais à la source avec un petit récipient pour récupérer de l’eau. Une fois cela fait, je retournai au camp et mis l’eau dans la casserole où reposaient déjà le houx et les os.

  Avec la pluie du matin, le feu s’était éteint et je devais le rallumer si je voulais avoir espoir d’obtenir cette précieuse bidouille de fixation. J’enlevais alors les morceaux de bois humides du foyer pour y replaçait d’autres, secs, et des feuilles mortes. En me retournant je découvrirais avec stupéfaction un briquet niché dans le sol. Je le ramassai et allumai alors le feu. J’allais déposer l’objet dans l’armoire et pris ma casserole que je tenais au dessus du feu. Au bout d’au moins une heure, la glu était prête.

  J’enlevai alors la casserole du feu et commençai à appliquer de la glu sur une planche. J’y collai une autre et ainsi de suite. Le bac de récupération des eaux de pluie venait de naitre. Je l’installai contre la façade est de mon abri. Il me fallait maintenant construire la douche. J’utilisai alors la même technique que pour le bac mais le temps de construction fut plus long. J’avais décidé de l’installer pas loin du récupérateur pour avoir de l’eau facilement. Mais pour l’installer correctement, je devais creuser un trou suffisamment profond pour que la gouttière qui partira du récupérateur d’eau soit suffisamment inclinée pour envoyer de l’eau dans la douche.

  Je pris alors une pelle et à environ 15 pas de la cabane, me mis à creuser un trou suffisamment large, long et profond pour accueillir la douche. Une fois que le trou me semblait assez profond, c'est-à-dire assez profond pour que la douche soit à un niveau un peu plus inférieur que celui du récupérateur. Puis, je la fis glisser doucement dans le trou.

  Maintenant, je m’attaquais à la réparation du toit de mon abri avant d’entamer l’étape ultime : la mise en place du système de distribution des eaux. Je m’avançais alors dans la jungle où je mis à couper des palmes avec ma machette que j’avais bien sûr pensé à emporter. Je rapportais maintenant le fruit de ma récolte au camp. Je les disposais, en ordre, au dessus de celle déjà existante. Le dernier chantier de la journée pouvait être commencé.

  Je repartais en forêt pour ma dernière expédition de la journée, toujours la machette à la main. J’étais à la recherche de végétaux qui pourraient faire d’excellentes gouttières. N’ayant pas trouvé ce qui me satisferait, je m’enfonçai plus encore dans la jungle. Je continuais à marcher quand je fis l’agréable découverte d’un massif de bambous géants avec un diamètre de tige très important. Je mis à en couper une dizaine et à les trainer derrière moi à travers la forêt avant d’arriver chez moi. Je me mis à couper les bambous approximativement à la bonne taille et les installais. Une gouttière accrochée au versant est du toit était reliée au récupérateur d’eau par une gouttière verticale et une autre reliée le bac et la douche.

  La journée de travail était terminée et le soleil ne tarda pas à décliner. Je profitai des derniers rayons solaires pour récupérer ma ration de fruits dans mon garde-manger. Puis je m’installai dans mon abri pour manger mes fruits avant de m’allonger et sombrer dans mes rêves.
« Dernière édition: Mer 27 Jan 2010, 13:37 par rex »
Réponse #24 Sam 31 Jan 2009, 16:45
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-VI- A la sueur de mon front.

- Troisième partie – Semer les graines du destin.



  Une nouvelle journée commençait : le dernier jour de travaux au camp débutait alors. Je me dirigeais donc vers mon garde-manger vérifiant que mon stock de fruits était suffisant pour me sustenter aujourd’hui. J’engloutis littéralement ma ration de nourriture du matin avant de me mettre au travail. Aujourd’hui, j’allais faire du jardinage, m’aménager un petit jardinet. Un petit jardinet qui, une fois opérationnelle, pourra s’avérer m' etre très utile. En effet cela m’éviterais de m’écorcher et de m’abimer la santé à cueillir des fruits dans les grands arbres de la jungle. A moins que je me transforme en macaque et que je devienne assez habile pour me hisser sur le tronc lisse des palmiers. C’est vrai que ça serait quand même pratique de devenir un macaque…

  Je m’extirpai le plus vite possible de mes pensées et de mes absurdes envies de devenir un macaque et je me dirigeais vers ma magnifique armoire normande. J’en sortis deux outils très utile pour ce que j‘entreprenais de faire aujourd’hui : une bèche et une pelle. Bon d’accord, ces deux outils n’avaient rien de bien fabuleux et, loin de ressembler aux outils de jardinage que j’aurais pu acheter quelques mois au paravent dans n’importe quelle boutique de jardinage, cette bèche et cette pelle était très rudimentaire. La partie métallique ne tenait au manche que par un enchevêtrement plus ou moins épais de ficelles et le manche n’était, en fait, qu’une simple branche épaisse et plutôt longue. Enfin, malgré cet aspect peu engagent, je faisais confiance en ces deux outils. Maintenant que je les avais en main, je me mis à la recherche de la zone idéale pour y installer mon jardin.

  Une jolie zone en bordure de la palissade de mon camp, palissade construit deux jours plus tôt, au couvert de grands arbres et où poussaient en nombre de grandes herbes, agitées par la légère brise de la journée, attira mon attention. En quelques pas, j’atteignis alors l’endroit qui deviendrait bientôt mon jardinet. Pour l’instant, ce bout de terrain en friche ne donnait l’impression de pouvoir devenir quelques choses de bien et même moi j’en doutais un peu. Mais je repris confiance quand des souvenirs de mon grand-père, qui, en passant, était un grand jardinier qui savait faire pousser de tout et de n’importe quoi n’importe où, refirent surface dans mon esprit. Quand j’étais enfant, j’attendais avec impatience de rejoindre mon grand-père dans son fabuleux jardin. Il avait un don incroyable pour faire pousser légumes, fruits et fleurs. En un rien de temps, il transformait n’importe quel terrain en friche en une oasis de verdure, en un jardin d’Eden. C’était en quelque sorte un magicien du jardin.

  Et c’est donc requinqué par ces délicieux souvenir d’enfance que j’abattu sur le sol les premiers coups de bèche. Et des morceaux d’herbes volaient alors un peu partout et la poussière libérait alors venait se taper contre mon visage, portée par le vent. Quelques petits cailloux contenus dans le sol vinrent m’écorcher le visage. Quelques gouttes de sang perlèrent alors sur mes joues et mon front. Et, comme si que cela n’était pas suffisant, le soleil brillait de mille feux ce jour là et je transpirais alors à grosse goutte. La sueur qui s’écoulait du haut de mon crane glissa jusqu’à mes écorchures et me picota légèrement. Une idée me traversa rapidement l’esprit… nan, je ne pouvais pas arrêter ! Je m’essuyai alors le front du revers de ma main et me remis à marteler le sol de ma bèche. Les hautes herbes tombaient une à une sur le sol comme les soldats tombent sur le champ de bataille. Bientôt, tous mes ennemis tirèrent leur révérence. Les herbes étaient mortes et j’imposais dorénavant ma suprématie. Les fruits et les légumes allaient maintenant envahir le terrain. Je retirais à la main les restes de mes ennemis du sol et les mis en tas un peu plus loin de là.

  Ce fut maintenant à ma pelle que je confiai une mission : celle de briser les mottes de terre, de retourner cette terre, de la libérer de l’emprise des racines et de la laisser respirer. Alors je plantais ma pelle dans le sol, cassais les mottes et broyais les racines. Je tapais de ma pelle sur le sol comme un sourd et je suis sûr que si quelqu’un m’avait vu dans cet état, il m’aurait pris pour un psychopathe et ce serait enfui en courant. Mais je me voyais plutôt comme un chirurgien en pleine opération. Je détruisais les caillots dans les veines pour améliorer la circulation du sang et de l’air qu’il contient pour irriguer tous les muscles du corps. Enfin, le corps en question ici était un carré de terre en préparation pour devenir quelque chose. Et cet ultime moment approchait à grand pas. En effet, la deuxième étape était terminée. Ne manquait plus qu’à mettre en terre quelques graines. Mais avant cela, j’allais manger quelque peu car mon ventre grognait de plus en plus fort et je ne préférais pas m’évanouir par cette chaleur de peur de ne pas me réveiller. J’allais également boire pour éviter la mort par déshydratation.

  Une fois rassasié et hydraté, je me remis au travail pour la dernière phase : mise en terre des graines et premier arrosage, qui viendrait plus tard dans la soirée à cause du fort rayonnement solaire de la journée. Encore une fois, une fois de plus, mon armoire me délivra ce qui me permettra plus tard de continuer. En effet, j’avais laissé sur une des étagères quelques sachets de graines retrouvés dans la carcasse fumante de l’avion, peu après le crash. Prévoyant, je les avais pris et les avais conservés dans mon abri puis les avais rangés dans mon armoire quand celle-ci rejoignit mon camp. Je retournais donc sur mon lieu de travail et ouvris un premier sachet qui portait l’inscription « tomate ». De mon doigt, je creusai un petit sillon dans la terre fraiche. Je versai les graines tout le long de cette minuscule tranchée avant de la recouvrir. Je plantai devant cette dernière un petit bâton sur lequel j’accrochais le sachet pour indiquer l’emplacement des graines et ce qui poussait à cet endroit. Je répétais alors cette action jusqu’à temps de me retrouver sans plus un seul sachet rempli. Une bonne partie de l’après-midi s’était alors déjà écoulée sans que je m’en rende compte.

  Pour clôturer la journée, j’allais me pencher de nouveau sur le cas de ma palissade car je venais de me rendre compte qu’il y avait en effet un souci plutôt gênant avec cet outil très pratique de défense. En effet, je n’avais pas prévu une quelconque porte pour quitter mon camp. Je m’étais enfermé tout seul ! Etais-je donc vraiment un danger pour mériter un séjour en prison ? Survivre, cet isolement sur l’ile, tout cela commençait sérieusement à me perturber et j’avais vraiment peur de finir fou. Je secouai alors la tête comme pour éloigner loin de moi ces pensées sombres. Je déposai mes outils dans l’armoire avant de me mettre à la recherche de quelque chose à l’intérieur. J’en sortis deux gonds de porte à peine rouillés et mon ami la machette. Je m’en retournais alors près de la palissade, à l’endroit où aller naitre une porte. J’enlevai donc une partie de la palissade. Sur un des poteaux en bordure du trouver ainsi formé, je fixai les deux gonds. A l’aide de ma machette, je rabotai les deux poteaux que j’avais enlevés pour qu’ainsi ils ne touchent plus le sol. Puis je m’en emparai d’un deux et le fixai lui aussi aux gonds. Je fis un premier essai pour m’assurer du bon fonctionnement de mon système. L’essai fut très concluent, je pouvais donc, d’or et déjà, remettre en place ce que j’avais enlevé.

  La journée était sur le point de s’achever quand j’avais enfin fini les travaux de la journée. A l’aide de coques de grosses noix de coco entreposées dans mon armoire, j’arrosai mon jardinet avant de jeter une buche dans le feu presque mort. De la cendre et quelques particules incendessantes s’échappèrent alors dans l’air. Je ne pus m’empêcher de tousser. Puis, je me retirai dans mon abri après avoir été cherché ma dernière ration de fruit dans mon garde-manger. Demain, pas de travaux. Demain, je devrais retourner dans la jungle. En attendant, j’allais passer une paisible nuit de repos.
« Dernière édition: Sam 31 Jan 2009, 18:54 par rex »
Réponse #25 Jeu 05 Fév 2009, 21:12
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-VII- Bizarre, vous avez dit bizarre ?


   Le soleil brillait de milles feux ce matin. Ce fut même ses étincelants rayons qui m’extirpèrent du sommeil. Enfin, les hurlements de dinosaures qui retentissaient dans la jungle, comme le fracas de la roche qui s'abat violemment contre le sol, y avaient grandement aidé. Tout à coup, de mon ventre s’extirpa un violent grognement qui permit à mon estomac de me faire comprendre, même s’il n’était pas un être vivant à part entière et que l’ensemble de lui et de tous mes autres organes formaient un tout, me formait moi, qu’il n’avait plus rien à broyer et à digérer dans son suc gastrique. Je devais donc trouver de quoi m’alimenter. Viande, fruits… qu’allais-je manger ? J’y réfléchirais après m’être fais un brin de toilette à la source. J’y partais donc d’un pas assuré. Après certainement une demi-heure, je rentrais au camp, d’avantage affamé.

 C’est alors que l’envie d’une délicieuse omelette préparée avec de succulents œufs frais s’empara de moi comme une incontrôlable et surnaturelle force. Des œufs, il me fallait des œufs ! Et je savais où en trouvait : la falaise des ptérosaures. Je m’emparai alors, dans mon armoire,  d'un simple panier d'osier et d'une hache, au cas où. On ne sait jamais, sur une ile déserte le danger est partout. C’est seulement une fois prêt que je partais le lieu où je pourrais enfin récupérer la base de toute bonne omelette. Après un long moment à déambuler dans la forêt, j’aperçus enfin la montagne. Dix minutes après, je l’escaladais déjà, péniblement, pour atteindre la falaise où vivait la colonie de ptérodactyles de l’ile. Il ne me restait plus qu’à m’introduire dans un nid et dérober les œufs qu’il cachait. Et c’est bien ce que je fis.

  Je me faufilai entre la roche pour pénétrer dans un des nids, laissé sans surveillance par le couple de ptérosaures auquel il appartenait. Il était parfaitement caché au fond d’une anfractuosité de la roche et entièrement tapissé de plusieurs couches de branches et d’herbe. Je ne peux donc cacher le mal que j’ai éprouvé à y pénétrer. Mais maintenant que j’y étais, j’y restais. Enfin, je n’en sortirais que quand j’en aurais épuisé les ressources en œufs, c'est-à-dire dans pas longtemps. Et oui car sur les cinq gros œufs blancs déposés sur le matelas d’herbes et de branches qui servait de nid, quatre étaient déjà dans mon panier. Une fois le cinquième ramassé, je quittai le nid, non sans mal, pour me diriger vers un autre, puis un autre et encore un autre…

   …Jusqu’au moment où, entrain de piller un nid, le couple de ptérosaures à qui appartenaient le nid est arrivé. Je ne me suis alors retourné, dérangé par d’étranges cris que je trouvais drôlement proche, me retrouvant nez à nez avec un gigantesque montre d’écailles, volant de plus, furieux et près à me déchiqueter de son épais et tranchant bec. C’est alors que d’une main tremblante je réussis à atteindre la hache que j’avais emporté avec moi, attachée à ma ceinture. J’avais bien fais de l’emmener ! Je la brandis alors en avant, essayant de paraître le plus courageux possible et évitant de faire ressortir ma peur car, je le savais, les animaux ont un je ne sais quoi qui fais qu’ils sont capables de ressentir plus ou moins les peurs du genre humain, et les dinosaures étaient ,bien entendu, eux aussi, des animaux. Mon geste désespéré eut pour effet de faire reculer mon adversaire de quelques pas ce qui faillit l’entrainer dans le vide. Je le poussai alors d’un vigoureux coup de pied qui le fit tout d’abord s’écraser sur une pierre saillante et se broyer le crane avant de s’écraser à la surface de l’eau et de se faire dévorer par un gigantesque montre marin, quelques secondes à peine après, dont seul la tête émergea de l’immensité bleu. Heureusement que ce n’était pas moi qui était tombé à la place du ptérosaure furieux ! Rien que de revoir les images que j’avais du monstre dans mon esprit  me fit frissonner. Mes très vite un violent coup de bec dans l’épaule droite me tira de mes pensées et m’envoya voler sur le dos au fond de la cavité. Je venais d’omettre un détail : les ptérosaures allaient toujours par paire et un seul venait de mourir !

  La femelle me fixait alors du regard, les yeux rougis par la colère, une colère nait du vol de sa progéniture et de la mort de son partenaire. La bête s’agitait dans tout les sens et s’avançait dangereusement vers moi. De son bec, elle martelait le sol comme une furie et me rappelait alors un objet très utile dans la civilisation pour les grands travaux de démolition, de route en particulier : le marteau-piqueur. Mais ce marteau-piqueur là allait bientôt me perforer le corps si je ne réagissais pas, et vite ! Je pris alors mon courage à deux mains et sentit en moi naitre des forces dont je n’aurais jamais soupçonnées l’existence et je réalisai alors un prodigieux saut qui me permit de me retrouver derrière mon assaillant. La bête, surprise, ne réagit pas suffisamment vite pour esquiver le puissant coup de hache que je lui aie assené en plein dans le dos avant de la frapper à nouveau d’un autre coup, tout aussi puissant, dans la tête cette fois-ci, pour m’assurer qu’elle était bel et bien morte. Puis, pris par un élan de sadisme pur et simple, je frappai du pied dans la carcasse encore chaude jusqu’à la faire basculer dans le vide. Je pris, disons, un malin plaisir à voir son corps être englouti par une autre créature marine. Je regardai maintenant le nombre d’œufs que contenait mon panier. La récolte avait été plutôt bonne et je pouvais maintenant rentrer. Et c’est ce que je fis.

  Sur le chemin du retour, un étrange T-Rex, l’air plutôt maladif, attira mon attention. Ce fut plus particulièrement l’étrange objet rouge qui dépassait de son maigre ventre qui attira mon attention. J’entrepris donc de pister la bête quand je me souvins que j’avais en ma possession une ressource bien fragile qui ne supporterait pas un duel, même avec un animal affaibli. Je m’empressai donc de rentrer à mon camp et j’y déposai alors mon plein panier, à l’abri dans mon garde-manger. Il fallait vraiment être prévoyant sur cette ile : je laissai ses œufs à l’air libre et à coup sûr un oviraptor ou un autre dinosaure friand d’œufs viendrait me les dérober durant mon absence. Puis, une fois ma future omelette en sécurité, de mon armoire, je sortis une gigantesque lance, une armoire de pointe, sophistiquée, pour un survivant bien sûr. Le manche, je l’avais taillé dans le bois tendre du cœur d’un palmier, un jour où je ne savais pas quoi faire pour équiper mes dix doigts. J’avais passé des heures à retravailler sans cesse le bois, à le polir avec des éclats de silex, à le tremper dans la sève d’eucalyptus pour le rendre moins fragile. Il faut le dire, j’en étais très fier, fier de ce travail. Quant à la pointe qui ornait le manche, il s’agissait d’une étrange et énorme pierre bleuté qui brillait de mille éclats, le jour comme la nuit, et que j’avais récupérée à l’intérieur d’un lourd coffre à l’intérieur d’un temple tout aussi étrange. Maintenant, maintenant que j’étais suffisamment armé pour abattre la bête, je m’élançai dans la jungle à sa poursuite.

 Après deux bonnes heures de recherche, alors que le soleil était déjà haut dans le ciel et qu’il commençait déjà à décliner, je retrouvai la trace du « fugitif ». D’une charogne, l’animal était entrain de se délecter, au couvert des grands arbres, dans une petite clairière sombre. Je m’approchais alors de lui à pas feutrer, quand, soudain, par mégardes, je marchai sur une branche qui, en craquant, attira l’attention de l’animal en ma direction : j’étais repéré. La fuite était maintenant impossible et ma seule délivrance ne pourra être que la mort du dinosaure. Alors je brandissais fièrement ma lance et m’élançai alors vers la bête qui, malgré des forces  épuisées, se saisit de mon arme et la souleva avec la seul force de ses mâchoires ce qui eut pour effet de me soulever également. Le monstre se mit alors à me secouer dans tous les sens avant de m’envoyer voler contre un palmier à quelques mètres de là. Je me relevai alors avant d’attaquer à nouveau la bête. Cette fois-ci, je réussis à planter ma lance dans un des flancs de l’animal qui eut comme réflexe de lâcher un hurlement de détresse. L’animal s’écroula alors sur le sol, sur le point de rendre un dernier souffle. Le T-Rex était pour moi, en quelques sortes, le cerf de la préhistoire et je le considérai donc comme un noble gibier qui méritait de mourir dignement. J’enfonçai alors ma lance dans le corps affaiblie de l’animal pour ne pas laisser ses souffrances s’éterniser. Je pouvais maintenant envisager l’extraction de l’objet qui avait tant attiré mon attention. Je retournai alors, avec une difficulté énorme, la bête pour faire en sorte que son ventre soit découvert. J’en sortis enfin l’objet qui était, à ma grande surprise, un livre. Je décidai alors de rentrer au camp, le livre en main, laissant le cadavre dans la clairière. De la terre il était né, et terre il allait redevenir.

  Une fois de retour à mon camp, la journée s’achevait déjà. Le grand astre de lumière déclinait et n’allait pas tarder à passer derrière la ligne d’horizon. C’est alors d’un geste devenu presque réflexe que je jetai une buche dans le feu pour intensifier la puissance des flammes. De la journée, je n’avais pas mangé et je sentais ma tète commencer à me tourner. Je sortis donc une poêle, de mon armoire encore et toujours, faite avec les moyens du bord, c'est-à-dire un peu de tôle rouillé et cabossée issue de l’épave de l’avion qui m’avait amené ici. Je la plaçai alors en équilibre, tant bien que mal, sur le feu et sortis du garde-manger mon panier d’œufs. Mon omelette, ce soir, je la mangerais enfin ! Je cassai tout d’abord les œufs sur le rebord de la poêle, prenant soin de ne pas laisser de morceaux de coquilles, avant d’en verser le contenu dans la poêle chaude. Une fois que le tout me semblait suffisamment cuit, j’enlevai la poêle du feu et me mis à manger mon omelette avec les mains. Je me brulais les mains et la langue à chaque bouchée mais cela m’importait peu, je me rendais juste compte que je mangeais une succulente omelette ! Puis, une fois je le repas terminé, je pris la décision de consacrer une partie ma soirée à la lecture du livre découvert aujourd’hui et à celui découvert quelques jours plutôt, au cours de mon exploration, que je n’avais pas encore pris le temps de lire. Je m’emparai donc des livres et m’installai à l’abri de mon cabanon, et à la lueur du feu. Le premier, certainement l’avais-je déjà dis, parlait en détail de la faune de l’ile et était rédigé en détail et avec application. Le second, lui, traitait des méthodes les plus efficaces pour la mise à mort des créatures préhistoriques. Puis, une fois la lecture des deux ouvrages terminée, je m’endormis sans aucuns soucis.
« Dernière édition: Sam 14 Mar 2009, 22:31 par rex »
Réponse #26 Sam 27 Juin 2009, 22:54
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-VIII- Le gout de l’aventure est plus fort que le plaisir de la tranquillité.


  Ce matin, je me levai tôt. Le soleil brillait à peine à mon réveil et ses faibles rayons baignaient la jungle dans une lueur orangée. Je m’extirpai péniblement de mon abri, me dirigeant vers le jardinet que j’avais crée de toutes pièces, deux jours auparavant. Les graines que j’y avais semées commençaient déjà à germer et quelques tendres pousses vertes se frayaient difficilement leur chemin vers la surface. La terre était légèrement humide ; il avait très certainement plu cette nuit. Puis, ce fut vers mon garde-manger que je me dirigeai. Il était, encore et toujours, vide. Et il me fallait donc aller chercher de quoi m’alimenter, dans la jungle. Je quittai mon campement par la porte « creusée » dans la palissade, me protégeant de la faune hostile de cette ile, avant de me diriger vers un grand arbre chargé de fruits à foison. Des fruits magnifiquement colorés, certainement gorgés de soleil et de sucre. Je me hissai tant bien que mal dans l’arbre, atteignant la cime difficilement, après une longue et pénible escalade. Je me saisis d’une dizaine de ces fruits, qui me mettaient l’eau à la bouche, avant d’accomplir la descente, qui fut bien moins compliqué que la montée. Je rentrai au camp, dégustant mes fruits de bon appétit.

  Pendant ce temps, le soleil montait de plus en plus haut dans le ciel, voyant l’intensité de ses rayons augmenter par la même occasion. La lueur orangée qui baignait alors la jungle vira au jaune, un jaune franc et soutenu. Quant à moi, l’envie d’aller au bord de la mer me prit, de m’asseoir dans le sable fin, de tremper mes pieds usés dans l’eau salée … . Je m’en allai encore une fois de mon camp, prenant cette fois-ci, la direction de la plage. Je traversai la jungle, prenant bien soin de ne pas trébucher sur la moindre racine ou sur une pierre. La chute peut, dans ces conditions, bien que l’on ne tombe pas de bien haut, se révéler douloureuse. J’arrivai alors à la lisière. J’écartai deux branches et vis enfin l’océan, son bleu intense, et le sable fin qui recouvrait la plage sur des kilomètres.

  C’est ici que j’avais débarqué, il y a de cela huit jours, si ma mémoire se révélait être exacte. Mais rien ne m’empêchait de partir. De tout laisser en plan. Mais c’était une excellente idée ! Si je repartais, à la conquête des autres iles de cet archipel ? Le fait qu’en faisait en cela, tout ce que j’avais accompli ici, ne serait que des heures de travail perdues … J’eus alors en tête les images d’un film très célèbre, un film qui mettait en scène un explorateur. Mais il m’était impossible de remettre la main sur son nom ! Je m’assis dans le sable, mettant mon front dans mes mains. Indiana Jones ! Mais oui bien sûr, le nom de cet explorateur, c’était Indiana Jones ! Et moi j’allais jouer le rôle de ce personnage de film, en réalité, avec en plus le détail de « rescapé d’un crash ». Je retournai en vitesse à mon camp.

  De retour là-bas, je pliai bagage rapidement, enfermant tout les biens, dont je ne voulais me séparer, à l’intérieur de mon armoire normande. J’hissai ensuite cette dernière, qui devenait de plus en plus lourd au fil de mes explorations, sur ma barque. Je fis un dernier tour des maigres installations de mon camp avant de le quitter, sans de véritables regrets, franchissant de nouveau la barrière qui entourait ce dernier, trainant, difficilement, ma lourde et chargée embarcation, derrière moi. Une fois la palissade passée, je me retournai une dernière fois, faisant face à l’endroit qui m’avait hébergé si peu de temps ici, fermant la porte qui y donnait accès. Je m’engouffrai à nouveau la jungle, en direction de la plage…

  Cette fois-ci, m’y rendre me parut bien plus difficile et ma barque semblait s’alourdir au fur et à mesure de ma progression. Mon embarcation se prit maintes fois dans les multiples racines aériennes de la jungle et je dus en conséquent l’en libérer à de nombreuses reprises. Il me fallait également veiller à ce qu’une quelconque pierre, suffisamment tranchante et aiguisé pour percer la coque d’un bateau de ce type, n’aille endommager le fond de ma barque. L’intensité des rayons solaires n’arrangeait en rien ma situation. Je transpirais atrocement et ma gorge me semblait n’être qu’un vaste désert où la pluie n’était pas tombée depuis des millénaires.

  C’est alors que j’arrivai enfin à la plage, après avoir écarté les branches d’un palmier qui me barrait la route. Ah, la plage ! J’étais si heureux de la retrouver. J’en sautai de joie. Les larmes montèrent. Puis, une fois mes esprits retrouvés, je mis ma barque à l’eau. Et tournant le dos à cette terre qui sut m’accueillir durant cette semaine, je m’installai au sein de mon navire de fortune. Je filais vers d’autres horizons, fendant l’eau. Bientôt, l’ile disparut derrière la ligne d’horizon …
Réponse #27 Dim 05 Juil 2009, 14:43
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-IX- Sécheresse intense au plus profond de mon gosier.


  Après une longue et exténuante traversée, après avoir passé trois jours sur une barque en pleine mer, balloté par les vagues, j’accostai enfin sur une nouvelle ile. Dès mes premiers pas en ce nouveau territoire, je fus aussitôt accablé par l’étouffante chaleur régnant en ces lieux. Ni vent, ni humidité. Qu’une insupportable chaleur. Et la plage laissa petit à petit sa place à une  vaste étendue désertique. Des dunes et encore des dunes. Des dunes de sable rouge, tel dans le désert australien. Et quelques formations rocheuses cassant la monotonie du lieu. A cet instant, je crûs me trouver sur Mars la Rouge. Pas un arbre. Juste quelques mousses rases et quelques cactus nains.

  Je voulu m’approcher des dits plantes mais un périmètre de sécurité, assuré par des cordages et de pieu de bois, était établi tout autour et, par conséquent, m’empêchait d’assouvir mes pulsions. Je m’étonnai également de la présence d’un étrange panneau planté dans le sol, à deux pas des cactées. Sur ce dernier, l’on pouvait lire le slogan « seul les cactus on le droit de revêtir des piquants ». A coté de cette courte phrase, apparaissait la photo d’une étrange femme aux cheveux verts, dressés sur sa tête, et tout aussi piquants que les aiguilles d’une de ces plantes. Se trouvait ainsi, à deux pas de là, un malheureux agave déraciné et mutilé. Surpris, je ne cherchai pas à en comprendre d’avantage. Il n’y avait pas non plus un seul animal vivant en ces lieux. Uniquement quelques carcasses à mi-dévorées par le sable. Pas un oiseau dans le ciel. Le silence en devenait insupportable. Tout autant que cette chaleur.

  Par chance, j’avais emporté avec moi, par précaution, nombre de bouteilles remplies à ras bord de la délicieuse eau de la source de l’il que j’avais quittée quelques jours auparavant. Je les avais tout d’abord transporté jusqu’ici, bien enfermées à l’intérieur de mon armoire, avant de les installer avec précaution dans un sac à dos, qui lui aussi avait fait le voyage dans ma barque. Mais, par un temps pareils, mes stocks s’épuisèrent vite. Et, dans un tel endroit, sans aucun point d’eau à l’horizon, il m’était impossible de refaire le plein. Peut-être allais-je trouver une oasis ou un quelconque endroit où je pourrais trouver de l’eau ? Plus j’avançais dans ces terres stériles, plus je devenais pessimiste et assoiffé.

  Soudain, je crus apercevoir, au loin, quelques palmiers, dont les larges palmes se balançaient légèrement au dessus des dunes. Et s’il y avait des palmiers, il y avait de l’eau ! Je me mis à courir aussi vite que je le pus. Je voulais cette eau ! J’arrivai enfin en face des dits palmiers, à bout de souffle. Ces derniers poussaient autour d’une belle marre aux eaux claires. C’était trop beau pour être vrai ! Je me penchai et commençai à boire. Mais, cette eau, n’était, en réalité, que des grains de sable ! Je recrachai tout ce qu’avait pu contenir ma bouche. Les palmiers et le plan d’eau s’effacèrent. Un mirage ! Le soleil me tapait vraiment sur la tête. Les premières hallucinations étaient bien là. Déçu, je continuai ma route.

  Et mes réserves d’eau furent alors entièrement épuisées. Je ne donnais pas cher de ma peau par des conditions pareilles. Je mourrais complètement déshydraté, le gosier aussi sec que ce désert. Mon corps s’effondrait dans cette poussière rouge et ma peau dessécherait petit à petit sur mes os. Je sentis déjà ma tête me tourner. A bout de force, je tombai à genoux dans le sable. Je luttai contre l’évanouissement mais le soleil était bien plus fort que moi. Et il gagna la partie. Je m’effondrai alors entièrement dans le sable, perdant connaissance.
Réponse #28 Sam 10 Oct 2009, 15:19
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-X- Les marguerites du désert.



  Je me réveillai. J’étais étendu, là, sur un doux lit de … je tâtonnai alors le sol pour en découvrir la composition. Il s’agissait … d’une couverture végétale ! Puis le doux bruit d’une eau cristalline qui s’écoule le long d’un mur de pierre vint à moi. Etais-je au paradis ? Au vue de l’atroce mal de crâne qui me tiraillait, j’étais très certainement encore dans le monde réel mais encore suffisamment loin des portes de l’enfer. J’étais parmi les vivants. Cela avait-il du bon ou du mauvais ? Du bon sans aucun doute. J’étais trop jeune pour mourir.  Mais, néanmoins, je ne savais comment j’avais pu survivre au désert et par quel moyen je m’étais retrouvé ici. Après un intense moment de réflexion, je décidai d’enfin ouvrir mes yeux. Mes impressions auditives furent confirmées. Mon touché ne m’avait point trahi.

  Une jolie cascade chutait du haut d’un massif rocheux et s’écoulait dans un petit bassin naturel cerclé et tapissé de pierres ponces. Un doux gazon sauvage parsemé de fleurs aux senteurs envoutantes et aux nombreuses couleurs recouvrait le sol. La découverte d’herbes, comme de pierres ponces, ici, attira mon attention. L’un devait très certainement entrainer l’autre. La pierre ponce, de mes maigres souvenirs des ennuyants cours de géologie, attestait de la présence, en ces lieux, d’un volcan, très certainement disparu aujourd’hui. Les tonnes de cendres qu’il avait du déverser au cours de ces moments de folie aurait fertilisées les lieux.

  Mais tout cela ne s’arrêtait pas à quelques massifs d’herbes et à une cascade d’où s’écoule une eau claire. Poussaient ici de grands arbres au feuillage bien garni et procurant un peu d’ombre au lieu. Un parfait abri pour échapper à la chaleur … beaucoup moins étouffante que sur le reste de l’ile. Je cherchai encore une explication à cela. Peut-être était-ce du à … à quoi ?

  Quelques chants d’oiseau venaient également compléter la magie du lieu. Et même si je paressais totalement calme et décontracté, j’étais toujours troublé au fin fond de mon esprit. Je ne cessais de me demander comment j’étais arrivé ici. Je trouverais, certainement, très bientôt, réponses à mes questions … En attendant, la lutte pour la survie ne faisait que commencer.

  En premier lieu, je remplis mes bouteilles vides, que j’avais prises soin de conserver, à la source. Première chose de fait. Puis, je décidai de m’aventurer quelques peu dans ces lieux et de m’éloigner de la source, qui m’apparaissait comme un élément protecteur. Pour faire simple, cette source remplaçait en quelques sortes le feu de mon camp. Bien qu’elle n’ait guère la même utilité …

  Je me mis donc à longer les hauts « murs » entourant ce lieu. Je trouvai alors une issue, pratiquée dans la roche. Les vents marins, aux fils des années, avaient du éroder cette roche, pourtant si solide. Je ne cherchais pas à en comprendre d’avantage. Je m’engouffrai dans ce sombre tunnel. Une faible lueur éclairait légèrement, de temps à autres, ce passage. Ce qui me permit de découvrir de surprenantes peintures murales représentant de monstrueuses créatures reptiliennes. Si ces peintures reflétaient la réalité, je ne pouvais que trembler face à de pareilles créatures. Puis, j’enlevai mon regard de ces véritables œuvres d’arts, plutôt primitives, continuant ma route vers la sortie. Et cette fameuse sortie de tarda à se présenter à moi. De l’autre côté de ces hauts rochers, s’étendait à nouveau le désert. Peut-être était-il peuplé par de quelconques créatures, à bien y réfléchir ? Car, sinon, qui aurait peint ces peintures ? Et qui en aurait été le modèle ?

  Je m’apprêtais à réaliser ma deuxième traversée du désert et je contais bien cette fois être le vainqueur. Je partis donc vers  la direction opposé au merveilleux « paradis » que je venais de quitter, en quête d’êtres vivants. Je veillais à bien m’hydrater sans trop non plus vider mes précieux stocks d’eau à tout va. Je devais ruser pour vaincre le désert et son complice, le soleil. Je devais leur montrer mon endurance. Mine de rien, j’avais déjà bien marché et, bientôt, un nouveau mur de pierres, plus abrupt, s’offrit à moi. Un étrange bruit vint à se faire entendre. J’en tremblai de peur. Puis, cet atroce bruit se fit de nouveau entendre. Il s’approchait. Moi qui cherchais des traces de vie ici, j’allais être servi. Mais la créature qui semblait si proche, à entendre ses effroyables grognements, ne pouvait être, à mon humble avis, qu’hostile, ses horribles grondements me glaçant les sangs. Puis, elle s’extirpa enfin de sa cachette, surgissant d’entre les rochers.

  Mais cette créature, elle … elle ne pouvait que sortir tout droit des confins de la préhistoire ! Impossible ! Impossible ? Non ! Je ne pouvais plus m’étonner de rien, après ce qui m’avait été donné de voir sur la première ile que j’eus visité de cette archipel. Sur le dos de cet animal se dressait une imposante voilure, une membrane rigide parcourue par de longs et fins os. Un simple cartilage peut-être même. Son corps tout entier était recouvert d’une épaisse peau poisseuse et écailleuse, d’un vert soutenu parsemé de quelques taches allant du gris au marron. Sur sa face, se trouvaient bon nombre de cicatrices anciennes et de plaies sanglantes beaucoup plus récentes. Le tour de sa bouche était couvert de sang. Il devait certainement s’être nourri plutôt récemment. Si c’était le cas, il ne chercherait pas à me dévorer. L’animal mima un semblant de sourire, un sourire tout ce qu’il y a de plus sauvage, découvrant une mâchoire pleine de dents, aussi aiguisées que des lames de rasoir. A ses dents, étaient encore accrochés quelques lambeaux de chair et de peaux.

  La bête me défia un long moment du regard. Je tâchais de me faire le plus immobile possible. Et la créature finit par se lasser. Elle me tourna le dos et s’éloigna petit à petit, tout d’abord d’une démarche nonchalante avant d’accélérer le pas. Je pouvais me permettre de respirer à nouveau. Une fois remis de mes émotions, je continuai mon bonhomme de chemin. Et si je voulais progresser d’avantage, je devais faire un peu d’escalade. En effet, j’avais beau chercher un passage, une petite anfractuosité, n’importe quoi, dans la roche, je n’y trouvai rien. Grimper, cela ne me dérangeait en rien. Je l’avais fait tant de fois depuis mes débuts de survivant. Grimper à la cime des arbres, grimper au sommet des montagnes, grimper sur le toit du bar de Shaolan … Enfin c’est une autre histoire tout cela.

  Je posai alors un premier pied sur la roche. Puis je m’agrippai de la main gauche. Puis, mon corps tout entier fut hissé sur la paroi. La pierre s’effrita bon nombre de fois sous mes pieds, ne manquant pas de m’effrayer. Mais, finalement, je réussis à attendre entier le sommet de la muraille, sans aucune blessure. Au vue de la paroi qui s’offrait à moi de l’autre côté, lisse et en pente légère, la descente serait bien plus agréable. Je m’asseyais avant de m’élancer à l’aide de mes mains et de dévaler la pente. Ce fut si rapide et si amusant à la fois ! Malheureusement, j’avais omis un détail : la descente se terminait sur un imposant monticule de granit, tout simplement impossible à éviter. J’arrivai alors droit sur ce dernier, la tête la première. Et ce fut de nouveau l’obscurité …
« Dernière édition: Mer 27 Jan 2010, 13:39 par rex »
Réponse #29 Dim 14 Mar 2010, 17:56
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-XI- Apparitions et illusions.


  Je me réveillai alors, déboussolé et étendu sur le sol. La nuit avait recouvert l’endroit de son long manteau noir et je n’arrivais en aucun cas à reconnaître les lieux. Soudain, la brume se leva, épaisse à couper au couteau. Je fus donc, à ce moment précis, très réticent à l’idée de me lever et de partir à l’aventure, ceci s’ajoutant alors à mon désorientation. Malgré tout, je pris mon courage à deux mains et rassemblai mes forces, me dressant littéralement sur mes membres inférieurs en un bond spectaculaire, m’étonnant alors des retranchements dans lesquels mes aptitudes physiques pouvaient se réfugier. Désormais, je m’avançais dans cette brume, prenant un soin tout particulier à savoir où se posaient exactement mes pieds sur la piste, de peur de mes prendre les pieds dans une racine ou bien même encore de marcher sur une créature peu accueillante, tel un serpent par exemple. Je frissonnai à cette pensée. Si j’étais mordu par une créature dotée d’un puissant venin, la mort serait l’unique issue de cette rencontre …

  Puis, après un bon quart d‘heure de progression, je m’arrêtai et tournai mon regard vers le ciel. Ce fut alors la surprise la plus complète : malgré la douce lueur qui m’éclairait, pas une étoile ne brillait dans le ciel. De même, la lune était absente. La situation me semblait chaque instant plus étrange. Mais je ne pouvais faire grand-chose afin d’éclaircir ce mystère, si ce n’est continuer ma progression … C’est ce que je fis.

  Bientôt, mon chemin me conduisit à une petite source naturelle alimentée par une vive eau s’écoulant depuis un monticule rocheux. Cette dernière ne fut pas s’en me rappeler étrangement la source que j’avais découvert plus tôt dans la journée, de l’autre côté de l’île, autant dire identique. Mais alors je me penchai pour gouter le liquide, la source m’apparut moins enchanteresse : cette dernière contenait un bouillon grisâtre, bien loin d’une eau cristalline, à la surface duquel flottaient sur le dos de nombreux poissons morts. Ce tableau me répugna et je n’eus d’autre choix qu’à me résoudre de ne boire cette eau et de continuer ma route.

  Quelques instants après mon départ de la source, une brise légère se leva, ne tardant pas à devenir une violente bourrasque balayant sans ménagement l’endroit. Luttant contre le vent, je vis sous mes yeux s’évaporer en un claquement de doigt la brume. Cette dernière avait disparu aussi vite qu’elle était apparue et découvrait un désolant spectacle : le sol était jonché de cadavres et de charognes, de squelettes polis par le sable, appartenant à de multiples espèces. Je retins un cri et ne pus m’empêcher de grimacer de dégout quand il me sembla même reconnaître un crâne et quelques autres ossements me paraissant tout à fait humains. De la même façon que la vie de ces dizaines de créatures avaient été dérobée, le sable avait été dépossédé de ses teintes orangées et rougeâtres et n’était plus qu’une poussière grisâtre. Le semblant de vivaces qui poussaient en ces lieux n’était que des plantes sans couleurs et sans vie, brûlée par je ne sais quelle chaleur ou je ne sais quel lumière étincelante. Les arbres avaient subi le même sort. Troncs et branches calcinés. Recroquevillés sur eux-mêmes. Dépourvus de la moindre feuille. Mais que c’était-il passé ? Horrifié, je continuai ma route, contraint de m’aventurer dans ces monticules d’ossements.

  Soudain, stupéfait, je vis surgir de je ne sais où des hordes de corbeaux, ces derniers venant alors à se percher sur les arbres morts. Ils me fixèrent de leurs regards vides et inquiétants. Ces yeux menaçants et injectés de sang. Je m’immobilisai alors, la terreur prenant alors le dessus sur ma stupéfaction. Après un long instant à nous défier du regard, les oiseaux me laissèrent en paix et s’en allèrent récurer les quelques carcasses pourvues encore de quelconques lambeaux de chair propres à la consommation. Je continuai alors bon bonhomme de chemin parmi les carcasses d’une démarche mal assurée, la peur au ventre. Puis, une bise glaciale vint à me caresser la peau et me geler les sangs. Je grelotais de tout mon corps. Distrait par le dit phénomène météorologique, je ne pris garde à ce qui allait m’arriver : les charognes ne semblaient plus suffire aux corbeaux et ils fondaient désormais sur moi, certainement dans le but de me dévorer.

  Quand je me retournai, interpellé par des piaillements aigus, il était déjà trop tard et j’eus tout juste le temps de me cacher les yeux. Je savais que les corbeaux s’attaquaient en premier aux parties tendres et se délectaient avec plaisir des globes oculaires, mon choix me semblait donc être judicieux. Jeté à terre par cette rafale de charognards, je me débâtais de toutes mes forces pour échapper à l’emprise des dizaines de corbeaux qui me picoraient avec virulence. Au fur et à mesure que le temps avançait, il me semblait que d’avantage d’oiseaux venaient s’ajouter à cet affrontement déloyale. Bien entendu, ceci n’était qu’une pure impression, ne pouvant confirmer cette dernière à l’aide d’un quelconque sens, la vision m’apparaissant la plus utile pour savoir le nombre d’oiseaux. Mais actuellement, mes yeux étaient abrités de mes mains, tentant à tout prix de les conserver. Et je sentais, impuissant, les becs de ces maudits oiseaux venir se heurter contre mes mains, broyer mes phalanges une à une, érafler ma peau et mon visage, me déchiqueter avec insistance les joues. Impuissant, je ne pouvais que pleurer ou hurler. La lutte me semblait perdue d’avance et je cessai alors le combat. Les oiseaux me picoraient avec toujours autant d’énergie et il me semblait me vider de tout mon sang, sentant un liquide chaud ruisseler le long de ma peau, le long de mon corps, du bout de mes orteils jusqu’au sommet de mon crâne. Et le long de ce qui restait de mes joues coulaient mes chaudes larmes …

  Alors que l’espoir me paraissait mort, mon ange gardien sembla se pencher à nouveau sur mon cas et parvinrent à mes oreilles cris suraigus, battements d’ailes et froissements de plumes, attestant du départ des oiseaux. Après un long instant, je m’aventurai, hésitant, à retirer doucement mes mains. Quand mes yeux furent enfin découverts, j’eus le cœur net que mes assaillants s’étaient tous volatilisés, ne voyant plus un seul corbeau à l’horizon. Désormais, mon regard se posait sur mon corps meurtri et l’heure était à l’état des lieux. Que m’avait couté cette attaque ? Mes bras et mes jambes étaient lacérés, les articulations de mes mains en piteuse état, mes vêtements des lambeaux ensanglantés, des reliques de tissu … Quand j’eus fini mes constations et mes lamentations, je levai la tête et sursautai : autour de moi, comme s’élevant des ossements, se trouvaient des spectres. Où étais-je tombé ? Cet endroit devenait chaque seconde plus inquiétant, plus étrange, plus mystérieux encore ...

  Soudain, une des apparitions s’adressa à moi, entonnant mon nom. Submergé par mes émotions,  tétanisé même par ces dernières, je n’osai répondre. Comment cet ectoplasme pouvait-il connaître mon nom ? La créature, semblant s’impatienter, scanda de nouveau mon nom, ajoutant à cela une question : elle me demandait si je me souvenais d’elle. Sensible à la hâte de la créature, j’engageai enfin le dialogue :


«  - Qui êtes-vous ?
    - Hereoes, tu me déçois beaucoup. Comment as-tu pu oublier l’ami que j’étais pour toi?
    - Excusez-moi Monsieur, je ne veux pas vous froisser mais je n’ai aucun ectoplasme dans  mon entourage.
    - Ce ne sont que des images, Hereoes, tu dois apprendre à passer outre ces dernières. Alors, si j’évoque notre sortie en mer, je n’arrive toujours pas à rafraichir ta mémoire défaillante ?
    - Qui, qui … mais … non ! … Léo ?!
    - Et oui Hereoes, c’est bien moi. Alors, vois-tu que tu es capable de passer outre les apparences?
  - Mais si tu te trouves sous la forme d’un fantôme … serais-tu mort ? Et qui sont les autres spectres en ta compagnie ?
  - Non, Hereoes nous ne sommes pas morts. Nous avons juste été propulsées dans tes songes et ils semblent que nous avons été contraints d’arborer ces formes. Quant aux personnes, il ne s’agit autre que ta femme et tes enfants. Hereoes nous n’allons pas pouvoir rester longtemps. Alors écoute-moi bien. Nous avons un message important à te délivrer. Nous en avons été informé par une hypothétique divinité et cette dernière nous a donné pour mission de te le transmettre.
- Ma femme et mes enfants … »

  A ce moment précis, je fus épris de nostalgie et je me rapprochai à pas feutré des spectres désignés comme étant ma famille. Léo tentait de me parler mais je n’entendais plus ce qu’il me disait. Une seule chose me préoccupait : ces êtres de lumière. Était-ce réellement ma famille ? A deux pas d’eux, je les interrogeai, aussi bien du regard que verbalement :

« - Lucia, ma chérie, Théo et Augustine, mes deux trésors, est-ce vraiment vous ? Je ne peux reconnaître vos divins visages sous ses traits fantomatiques …
  - Oh Marc, oui nous sommes bien ce que tu désignes. Ta disparition a crée dans nos vies un trou que rien ne pourra combler. Mon amour, quand nous reviendras-tu ?
  - Lucia, je ne sais pas, j’ai bien peur de ne jamais vous revoir … »

  Je préférai me taire. Impuissant, je pleurai désormais à chaud de larmes. Je pleurai tout mon chagrin. Puis, j’essayai de les saisir dans mes bras mais je ne réussis qu’à embrasser le vent. Je sentis un pincement me prendre au cœur. Anéanti par ce spectacle, sentant également leur frustration, je leur tournai leur dos, regardant à nouveau Léo, la tête baissée.

« - Alors, quel est ce message si important ?
  - Hereoes, ce message t’informe de ton destin. Ta femme a reçu la première partie de ce dernier, quant à moi j’ai reçu la seconde. Ta femme m’a transmise sa moitié. Quant à moi, j’ai été obligé de lui mentir sur certains points … Oui, Hereoes, elle aurait été anéanti si elle l’apprenait.
  - Parle Léo, cesse ces secrets.
- Hereoes, d’ici quelques mois, tu mourras. A ton retour de ton voyage dans l’archipel, lorsque tu poseras le pied sur ton ile d’accueil, tu recevras une irrésistible invitation à l’aventure et au voyage. Inconsciemment, tu vas te retrouver entrainer par des phénomènes qui te dépasseront, Hereoes. Tu vas lutter contre les dieux et les mythes et tu vas donner ta vie pour sauver cet endroit et l’équilibre du monde. Hereoes, lors de la bataille finale, tu affronteras entouré de tes alliés les grands … »

  Soudain, Léo, sans même pouvoir finir sa phrase, disparut. Bientôt, ce fut les trois autres spectres qui se volatilisèrent à leur tour. J’eus beau m’élancer vers l’avant pour tenter de les saisir une dernière fois, je ne pus que mordre la poussière. Puis, je me sentis lourd, épris d’un profond malaise. Je fermai mes yeux dans un dernier râle …
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