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Auteur Discussion: [Journal] Une ile, un crash,une histoire...  (Lu 3680 fois)
Ven 18 Avr 2008, 02:52
Yoshimaru
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Je suis un bout de viande.



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L'éveil...

Bonjour chers passager, nous allons ètre constraint de traverser un orage, nous vous prions d'attacher vos ceintures et de garder votre calme. Si l'avion subit quelques secousses......

...Ces mots tournent dans ma tête depuis que j'ai repris conscience, seules traces de ma vie avant l'accident. Tout est flou, je suppose que la nuit est tombée.Le noir dans le ciel tranche avec la danse lumineuse de ce que je pense être les flammes de quelques débris. Je suis surement couché aussi, je n'en sait rien, mon corps ne réponds plus, ne me dit plus rien. Mon existence se résume à une phrase et à des décombres, voilà tout.

Quand je suis revenu, j'étais lucide, aucun problème. Mais ma mémoire, ah ma mémoire... Le néant. Même mon identité a volée en éclats. Je suis peut ètre Louis, un Banquier de province, ou encore Jérome, un boulanger dans son village...
Non. Je ne suis qu'un homme surement adulte, allongé je pense par terre au milieux des décombres d'un avion calciné. Je ne suis plus rien. Peut ètre ai-je une famille et des amis qui me regretteront bientot?
Peut ètre ai-je des ennemis qui se réjouissent déjà de ma disparition? Non, plus maintenant,plus rien.

Petit à petit mes sens reviennent un à un, d'abord la vue, je crois a présent distinguer le ciel et des flammes dont la danse s'achève. Pas d'étoiles ce soir.

Puis l'ouïe revient à son tour, malgrès que je ne puisse encore rien interpréter, un sifflement parfois intéromppu par un bruit sourd prend la place du silence.

Le toucher vient malheureusement lui aussi à reparaitre, suivi de son cortège de douleurs multiples et omniprésentes.

Une saveur de sang dans ma bouche me signale que le gout est de retour, quoiqu'assez troublé. L'odorat quant à lui ne se manifeste pas, surement saturé.

Je ne bouge pas, je ne peux pas. Pétrifié par la douleur et ce sentiment que tout est inutile, perdu.
A mesure que mes sens s'affinent je constate mieux la situation:
Je suis allongé dans de l'herbe, nous sommes bel et bien la nuit, entouré de débris métalliques brulants.
Un liquide chaud coule sur mon front, j'ai reçu un choc à la tête, surement cause de cette perte de mémoire. Le même liquide coule sous mes vêtements, au niveau du bassin, mais ça la douleur me l'avait laissé deviner.
Je suis endoloris de la tête aux pieds, mais deux zones me font plus souffrir, la tête et le bassin, surement les deux parties que j'ai du percuter.

C'est bon je suis de nouveau capable de tout ressentir. Je suis allongé. Peut ètre devrais-je bouger, je ne veux pas, seulement le pourrais-je?
Je tente de bouger un bras, je force et malgrès la douleur sent un léger déplacement.La tète, un bras, une jambe, tout est valide sauf le bassin plus ou moins.

Le temps passe sans que je bouge. L'aube arrive et le ciel se parre peu à peu de tons pastel.Cette lumière nouvelle insuffle en moi l'énergie et la volonté qui me manquaient pour me lever, me voilà donc assis. Mes vètement ont lair en assez bon état, et mes lunettes que je portais sur la tête son juste fissurèes.
Je me palpe pour voir si le corps lui non plus n'à pas trop souffert et je ne découvre aucune autre lésion que celles déjà repérées, une blessure sur mon front, déjà plus ou moins cicatrisée, et une entaille assez profonde due à un éclat de tôle à demi enfoncé au niveau du rein.
Fait assez étrange la douleur que j'avais jusqu'ici supporté me devient insupportable quand j'aperçois la plaie au niveau des reins.

Je rampe jusqu'à un arbre non loin de là et laisse échapper un rale de douleur en m'y trainant.

Enfin, une vision de mon environnement s'offre à moi. Exactement comme je l'avait entrevue, la carcasse de tôle dans une étendue d'herbes. Je suis apparament non loin du sommet d'une colline, je suis pour une fois bien tombé. Cela me permet de me rendre compte que je suis sur un ile.

Une ile donc. Apparament luxuriante vu la densité de végétaux que l'on peut voir aux alentours, et présentant divers milieux.

Un détail me frappe: aucun cadavres près de la carcasse, comme si j'avais été seul dans cet appareil. Etrange, mais peut ètre sont ils encore tous plus ou moins en vie. Déjà ça.

"Me voilà bien tombé encore une fois...arf! Et cette douleur!

A peine avais-je fait entendre ma voix pour la première fois depuis longtemps que la douleur se faisait plus vive, mauvais signe, il fallait que je trouve un moyen, déjà de retirer la pièce de métal...

La douleur insoutenable, et mon ignorance des techniques appropriées me firent vite prendre une décision.Je tirais d'un coup sec sur la tôle.

"AAAAAAAAAAAAAAAARGH! °§!£$? de tôle de §?$!£ !!"
La douleur était vive, et le sang coulait de plus belle. Je retirais mon tee-shirt afin de panser la plaie faute de mieux.

En m'aidant du tronc de l'arbre qui me servait d'appui jusque là je me relève sur mes jambes encore chancelantes, rien de bien étonnant.
Je dois déjà m'affairer à repérer les lieux, et à vite trouver de quoi me soigner plus efficacement.

De la nourriture, de quoi boire et un abri ne seraient pas non plus du luxe.

Bien vaste programme, pour le début d'un nouvelle vie, perdu dans l'océan...



« Dernière édition: Dim 04 Mai 2008, 15:06 par Yoshimaru »
Réponse #1 Ven 18 Avr 2008, 12:00
Yoshimaru
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Renaissance...

...Si l'avion subit quelques secousses, veillez à ne pas paniquer....Un problême d'origine mécanique dans..... 

A mesure que je marche le long des douces pentes de la colline, cette phrase s'affine, revient dans ma mémoire et se révèle. Le reste de ma mémoire persiste à rester noir.

Je pense avoir repéré les quelques endroits que je devrais impérativement visiter. Une sources dans la jungle et une zone de lisière ou j'ai cru aperçevoir quelques animaux de petite taille.
La tache me parait soudain bien plus ardue lorsque je me retrouve au pieds de la colline:

"euh, on y voit pas à 3 mètres dans cette jungle..."
En effet un epais tissu de végétaux occultais ma vue rendant tout de suit mon exploration plus hasardeuse. Je m'engouffrais quand même dans la jungle et me rendait compte en entendant les cris d'animaux que ma survie serait nettement plus difficile que je l'avais espéré.
Cependant coincé dans le tronc d'un arbre mort, je trouvais une machette en assez bon état. Cela signifiait deux choses, l'homme avait déjà fouillé cette ile, et j'allais pouvoir me défendre et couper du bois.
Je marchait de plus belle malgrès ma blessure au bassin, ragaillardi par cette découverte, quand j'entendis au loins le bruit des vagues, appaisant.
Je n'avais pas pensé à chercher une quelquonque plage, mais désormais cela me parraissait important, primordial.
A force de me diriger vers ce son régulier dans le lointain, je finis par sortir de cette jungle, et à mes yeux s'offrait un spectacle nouveau pour moi.
Une immense plaine, recouverte d'hautes herbes, parfaitement plane et vide, avec en son milieux un bosquet de trois ou quatre arbres au plus.
Je n'avais jamais vu ca de ma vie et...

Retour de mémoire:
...tu sais mon chéri ici la nature est partie.... une grande ville comme celle là...regarde bien à droite et à gauche....tu as vu la taille de cet immeuble? plus grand que celui où l'on habite....

Je me souvint! Cette voix me parraissait si familière, mais qui donc pouvait être cette personne? Habitais-je donc dans une grande ville? ... J'ètais troublé, mais rassuré à la fois de savoir que ma mémoire n'était pas définitivement perdue!
Puis je regardais de nouveau ce bosquet, et m'en approchais. Comme je l'avais distingué trois arbre qui avaient poussé autour d'un étendue d'herbe plus rase que dans le reste de la plaine. L'étendue n'était finalement pas si plate car je constatais que cet endroit étais légèrement surélevé par rapport au reste.
J'étais bien ici. Le bruit incessant du resac plus si lointain que ça me fit reprendre ma route.
Aucun obstacle ne me barrait l'horizon, et le bruit tellement proche me faisaient penser que cette étendue se poursuivait jusqu'à la plage. Ce qui me fut confirmé quand je vis l'étendue de sable blanc, fin, lisse.
Cette ile n'était peut ètre pas l'enfer que j'avais imaginé, peut ètre même celle ci m'aurait elle rendu plus heureux que dans mon ancienne vie. Quoique je n'avait plus d'ancienne vie, je renaissait ici.

La matinée s'était écoulée.J'ai mangé quelques fruits pour faire passer faim et soif mais j'ai bien peur que cela ne me suffise pas sur le long terme.
En m'infiltrant encore dans la jungle j'avais, grace au bruit de l'onde, retrouvé la source trouvée de mon perchoir. L'eau fraiche et pure m'aiderait surement.
Grâce à ma machette j'avais récolté du bois que j'avais ramené au milieux du bosquet dans la plaine, mon futur campement.En retournant  vers la carcasse de l'avion j'avais trouvé quelques outils précieux, de la tôle et un bache de toile imperméable, qui me permettrais de m'abriter de la pluie dans mon campement.
L'après midi avait défilé sans que je ne me rende compte du temps qui passe. Ma blessure au ventre saignait bien moins depuis un moment.
Je tendais la toile entre les arbres, étendais mon large manteau au sol et m'endormait rapidement.
Ce fut ma première nuit sur l'ile, celle qui marquait le début de mon retour à la vie.
« Dernière édition: Ven 18 Avr 2008, 23:30 par Yoshimaru »
Réponse #2 Sam 19 Avr 2008, 00:37
Yoshimaru
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Un nouveau monde...

...un problème d'origine mécanique dans le moteur gauche, causé par les intempéries,nous...

Je m'éveille de nouveau sur l'ile, dans mon campement cette fois. Je garde les yeux fermés un instant, je suis réveillé par la rosée matinale ce qui est bien trop tot.
Une fente étroite entre mes paupières fait entrer les premiers rayons du jours dans mes yeux et progressivement je sors de mon état amorphe.
L'air est doux et humide, une sensation agréable je trouve. Une fine averse abreuve le sol et soulève un brouillard contonneux du sol. De mon promontoir, je distingue ma petite plaine toute enveloppée dans un linceul de brume. En regardant plus haut je distinque l'ile entière couverte de ce fin tissus, parée de façon tellement éléguante. Je me plais à dire que c'est pour m'acceuillir qu'elle se drappe ainsi.

Une grande inspiration et je suis debout. Mes pensées sont déjà claires, stimulées par cette ambiance si particulière.
J'ai collecté des ressources nessécaires à ma survie hier, désormais je vais explorer un peu l'ile et développer un peu ma résidence de fortune. Soudain quelque chose s'agite dans mon esprit, un rassemblement, une union dans...

Ma mémoire...pollution sur la ville, nous encourageons les citoyens à se déplacer proprement...contamination d'une nappe phréatique, une centaine de cas...

"Peut être cette vie est elle finalement meilleure...."

Un moment je reste immobile, le regard dans le vague puis finalement ma décide à faire plus ample connaissance avec ce nouveau monde.
Je remonte déjà sur la collinne où l'avion s'est abbatu, j'aurais une vision plus globale et peut être trouverais-je quelque chose d'interessant.
Cette fois ci cependant je décide de la rejoindre par la plage, autant commencer dès maintenant l'exploration.
Rapidement de ma plaine j'accède à la côte, puis en suivant cette bande de sable je finis par arriver aux pieds de mon "perchoir" toujours gardé par mon oiseau de fer. Elle est finalement moins haute qu'elle ne l'a parut le premier jour , peut être à cause de ma fatigue et de ma blessure.
Ma blessure d'ailleurs a cicatrisée remarquablement vite, on ne distingue plus que la coupure en surface, et la douleur a nettement régressée.

Le sommet...avec cette carcasse métalique qui meurtris  la terre de la même facon que l'éclat de tôle m'a meurtri.
La brume se lève lentement m'empéchant de distinguer nettement le paysage. Je me reporte donc à l'exploration de l'appareil.
Une brèche qui part de l'aile ouvre littéralement l'avion en deux, si bien que je peux entrer sans aucun problème.
Les deux rangées de sièges de part et d'autre de la travée centrale, sont dans un état remarquable malgrès la violence du choc, et une étrange sensation s'empare de moi lorsque je passe devant un emplacement précis à l'arrière...

...dans le moteur gauche, causé par des intempéries. Nous allons être contraints d'amerrir, mais nos hotesses préparent déjà les cannots de secours pneumatiques. Nous allons envoyer un message radio, ne paniquez pas et restez organisés, il n'y a aucun danger... "excusez moi jeune homme...par ici les enfants! Ne pleurez pas, maman vous promets qu'on va rentrer à la maison, c'est comme un jeu..."...Chers passagers nous approchons de la surface de l'eau. Restez bien attachés jusqu'au signal...saleté de brouillard on y voit rien... Commandant, les instruments s'affolent...Oh mon dieu! Une collinne!!...le vide...
Je sursaute, et me rend compte que je suis assis sur le siège que j'ai remarqué, hagard.
Peut être etait-ce ma place?

Je m'efforce de me relever et continues à rechercher quelques objets plus ou moins civilisés.
Je resorts bientot de l'avion avec plusieurs bobines de ficelle, un couteau suisse et plusieurs barres de céréales dans mes poches.
Le brouillard a enfin quitté son chevet, et je peux voir ce que me réserve mon escapade.
J'aperçoit une plage de galets plus au nord de mon campement, ma fameuse source et de la fumée qui...de..de la fumée!!

« Dernière édition: Dim 04 Mai 2008, 15:15 par Yoshimaru »
Réponse #3 Jeu 24 Avr 2008, 16:48
Yoshimaru
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L'autre...
Cette fumée! Un mince filet sombre s'élève en effet au dessus de la jungle.
Je ne suis pas seul sur cette ile! Peut être que derrière ces arbres se trouve la personne avec qui je pourrais partager cette aventure, cet exil.

Je ne connais pas cet inconnu mais une impression me pousse à le rejoindre...intuition masculine diront les mauvaises langues...
Je m'élance donc le long de la pente, je me sent porté par je ne sait quoi, une énergie nouvelle débloquée en moi. Je me sent presque voler, mon corps fait partie du vent, mes pieds font partie de la terre, rien ne m'arretera, même cette branche qui me griffe la joue en entrant dans la jungle, même ces animaux que je croise sans y préter la moindre attention...

Mon esprit est ailleurs, et j'ai l'impression que l'ile entière me pousse vers ce point. Je réalise que je ne suis même pas sur de ne pas avoir dévié. Je suis peut être déjà bien loin de cet individu, mais un instinct venant du plus profond de cette nouvelle mémoire que je me créé depuis mon arrivée me pousse de plus belle à ne rien lacher, à continuer.

Cela fait un moment que je cours dans la jungle quand j'aperçoit la lumière derrière une couche végétale. Je déboule enfin sur une clairière, la bonne à en juger par l'empreinte noire laissée au sol par la combustion d'un feu dont les braises ne fument même plus désormais.
Je reprends peu à peu mon souffle, en même temps que mes esprits.
Je constate que je suis bien dans le camp d'une autre personne, semblable au mien. Une frèle structure de branchages recouverte avec du tissus devant les restes d'un foyer, et quelques objets divers au sol.

Pourtant personne n'est là, je me dirige vers "l'abri" de l'autre, espérant trouver un indice sur cet personne. J'écarte le voile couvrant ce drole de batiment et soupèse chaque objet du regard...

Une bouteille vide, un papier de barre de céréale, quelques pelures de fruits, une large nappe de tissus au sol et au milieu une couverture je suppose qui est un tissu froissé. Je me risque à entrer, poussé par la curiosité, et ce sentiment étrange qui m'a emmené ici. Mon attention est attirée par un légère odeur flottant dans l'air...un odeur vraiment agréable, qui semble provenir de la "couverture".

Je m'approche et me surprends à me rapprocher pour sentir cette odeur, familière....

Eh ben mon grand, t'es pas géné sur cette ile, chez cet inconnu...tes manières ont dégagé en même temps que ta mémoire...
Je ris.
Cette odeur désormais assez forte pour que je puisse la reconnaitre provoque un frisson dans mon dos:
Un parfum...de femme.
Je reste un moment interdit devant ce tissus.
L'autre est donc une femme, surement plutôt jeune pour porter un tel parfum, des fleurs, légères discrètes...
J'inspire encore une fois cette odeur délicieuse.

J'aurais l'air stupide si elle me voyait, dans sa tente de fortune à inspirer son parfum...
J'essaie d'imaginer ce qu'elle verrait alors, afin de me divertir un peu...
Un jeune homme, d'un vingtaine d'année surement, portant un long manteau kaki, un pantalon en toile ellimé. Torse nu sous son manteau avec un tissus taché de sang au niveau de la taille,une machette dans le dos, une blessure à la joue et au front...et le visage...pas de visage!

Depuis que je suis ici je ne sais même pas à quoi je ressemble! C'est bien étrange de ne pas savoir à quoi l'on ressemble...

Je sors de ce campement, il n'y a personne mais je me doute que la belle ne vas pas tarder à revernir.
Je me résigne tout de même à partir mais avant, je laisse une indication de ma visite.
Une lamelle de bois sur laquelle je grave à l'aide de ma machette quelques indications:

AMI =) CAMP ^
...pas complet, surtout si elle ne parle pas ma langue, mais cela suffira à lui indiquer ma venue, je repasserais voir de temps en temps, la flèche indiquant la position approximative de mon camp...

Je me dirige donc vers la jungle puis vers la source  guidé par le son de l'onde sur la roche, je suppose que je verrais à quoi je peux bien ressembler grâce à mon reflet dans l'eau...
« Dernière édition: Dim 04 Mai 2008, 15:18 par Yoshimaru »
Réponse #4 Sam 03 Mai 2008, 23:27
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Rencontre avec moi même...

Le bruit de l'eau m'ayant guidé j'arrive enfin à la source. Je me dirige vers une partie calme de l'étendue d'eau afin d'avoir une bonne vision de moi même...

Je m'approche à pas lent, tendu. Une drôle de sensation parcoure mon corps, la même que celle que l'on ressent avant une rencontre importante. Une rencontre avec moi même.

A mesure que j'avance ce stress s'intensifie et je manque de m'arrêter avant de me voir... Non je ne vais pas avoir peur de moi même à la fin!? C'est que j'en aurais presque honte...

J'arrive enfin à proximité du point et m'accroupis.


...Voilà donc mon visage... Finalement je ne suis pas si déçu! Des cheveux châtain clair mi-longs en bataille, quelques égratignures, des yeux bleus....

Je me relève réjoui, si une survivante me croise elle ne s'enfuiras pas en courant!
En regardant le ciel je me rend compte que le soleil est déjà haut dans le ciel, et que la matinée est donc largement finie.
Il est temps d'aller manger, j'ai repéré un arbre sur lequel poussaient des fruits ressemblant à des mangues en lisière de la foret à coté de la plaine où j'ai élu "domicile" et quelques cocotiers garnis en me baladant sur la plage.
Cette forêt que je ne connais que depuis un jour et demi me parait déjà familière si bien que je m'y sent plus à l'aise qu'à mes débuts en tant qu'aventurier de circonstance.
Je gagne vite mon campement de fortune, sans m'arrêter pour ramasser les baies que je croise, je suis plus méfiant envers elle, j'attends d'être sur de leur comestibilité avant de m'y attaquer, et puis elles ne me feront pas défaut.
Arrivé sous ma bâche je dépose mes trouvailles de la matinée  sur un bout de bois en hauteur qui me fait office d'étagère. Deux barres de céréales, une bouteille de thé, quelques livres que je lirais ce soir, trois bobines de ficelle grossière et un couteau suisse.
Je me met en route en recroise mes mangues, j'essaie de cueillir les fruits alléchants et colorés mais cela s'avère bien plus délicat que je ne le pensais. Je m'agrippe au tronc légèrement incliné d'un des arbres et me hisse petit à petit vers le feuillage. Je détache non sans peine deux fruits à l'aide de ma machette puis redescend. Il est temps de s'attaquer aux noix de coco... ce qui seras moins laborieux étant donné que quelques unes sont récemment tombées de l'arbre.

Je retourne les mains pleines dans mon petit chez moi, plutôt content de la relative facilité que j'ai eu à dénicher mon repas du jour.
J'ouvre une noix de coco à l'aide de ma machette en manquant de m'amputer un doigt, il me faudra de quoi caler les prochaines... je bois une partie du jus qui s'en écoule, pour l'ancien citadin que je suis, c'est encore une denrée peu commune que je déguste avec plaisir, tout comme la chair de la mangue la plus mûre. L'autre encore un peu verte termine sur mon étagère de fortune où elle murira encore jusqu'à demain...

Un début de journée finalement agréable sur cette île, je trouve un bon côté à mon amnésie, je n'ai pas à regretter la perte de mes proches ni mon ancienne vie.

Je commence une sieste bien méritée, cet après midi je partirais explorer le reste de la plaine où je me trouve, surtout ce bois que j'entrevois à l'horizon et qui m'intrigue particulièrement...
« Dernière édition: Dim 04 Mai 2008, 15:22 par Yoshimaru »
Réponse #5 Ven 09 Mai 2008, 18:22
Yoshimaru
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Pierre qui roule...

Lève toi, il est temps...

J'ouvre les yeux petit à petit. J'avais oublié à quel point faire une sieste après un repas était agréable. La fatigue que m'avais valu l'activité du matin s'était évaporée.
L'air était lourd et des nuages sombres s'étaient massés dans le ciel de l'île. Je n'avais pourtant pas oublié mon objectif, cet après midi j'allais explorer ce petit bois se dressant au bout de la plaine. Je pris ma machette et partis donc dans sa direction, malgrès l'orage qui se préparait.

Après quelque minutes de marche j'étais enfin arrivé. Je m'engouffrais dans ce dédale de plantes. La densité de la végétation était en effet plus élevée que dans la jungle rendant l'avancée pénible.
J'avais beau avancer le bois qui de l'extérieur semblait minuscule me paraissait interminable.
Puis enfin je finis par tomber sur une clairière dominée par un immense tas de pierres. Du moins c'est ce que j'ai d'abord cru, mais l'aura mystérieuse que dégageait l'endroit me poussa à m'approcher encore et encore. C'était un immense bâtiment construit avec d'immenses blocs de pierres massifs! Il était dans un état extraordinaire, malgrès qu'il soit recouvert de végétaux les blocs tenaient encore parfaitement ensembles et la structure était intacte.
J'étais loin de me douter que j'allais tomber là dessus, mais une fois encore l'existence de l'édifice prouvait que l'île était habitée, voire même civilisée il y a longtemps.
Mieux cela prouvait que l'île n'était pas loin d'une autre terre, car je doute que les indigènes soient aussi arrivés par avion.

Peut être même étaient elles pleines d'objets qui pourraient faciliter mon quotidien. Seulement en regardant l'entrée, je compris que sans lumière je n'irais pas bien loin...
Braoooooooomrrr
Un bruit d'orage interrompit ma rêverie, il était temps de rentrer. Je devais quitter ces ruines. Je sortis du bois bien plus vite que je n'y étais rentré, et me dirigea vers mon campement d'un pas rapide. Je retournerais explorer l'édifice quand je serais prêt.

Je sentis une première goutte mouiller mon nez, puis deux, puis trois. En quelques instants une averse énorme s'abattit sur l'île.
Je courais, il valait mieux rester au sec sous ma bâche, pourvu que le vent ne se lève pas lui aussi.
Quand je fus arrivé à l'abri j'étais trempé jusqu'aux os, je retirais mon bandage de fortune et mon manteau pleins d'eau, attraper froid pourrait m'être fatal ici.
Je m'installais le mieux que je pouvais et entamais la lecture des livres trouvés le matin même. Il y en a trois, un sur la survie en milieux hostiles (je ne pouvais pas mieux tomber!), un sur la couture, et un sur la chasse, j'ai déjà hâte de pouvoir manger de la viande!
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