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650km : Le Forum
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News du 22/06/2018
Avis à tous les survivants!

Suite à la discussion avec la communauté de 650km.com, Angelstar (le créateur du jeu), a décider d’aller de l’avant et d’engager toutes ses forces dans une toute nouvelle version du jeu!
Cela signifie que pour que ce nouveau projet avance correctement, le jeu en ligne vas s’arrêter courant septembre.
L’équipe de développement, votre modérateur préféré (bigbug001) et notre community manageuse sera là pour répondre à vos questions, vous montrer les avancées du jeu (qui ne sera pas un jeu web!) et plein d’autres discussions très interessantes! Ou pas :)
C'est donc pour ça que l'on vous fait cette proposition : Échouez-vous avec nous dans notre nouveau canal discord dédié à 650km!
Cliquez sur le lien suivant et rejoignez-nous! https://discord.gg/SqxZ6HX


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Auteur Discussion: [Journal] L'Autre Sens  (Lu 1988 fois)
Mer 22 Avr 2009, 19:30
*Juliette*
Melanahbrico
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Messages: 20




Journalisée
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     Une noix dégringole du haut d'un arbre, percutant sur son chemin quelques branches, tantôt épaisses, tantôt si fines qu'il leur faut un temps avant de retrouver l'immobilité dans laquelle elles dormaient depuis des heures, qui font changer sa trajectoire. Un minuscule oiseau noir, effrayé par la chute infernale du fruit, n'attend pas plus longtemps pour prendre son envol en émettant des cris stridents, partant d'un coup haut dans le ciel avant de ralentir sa vitesse pour aller se poser quelques dizaines de mètres plus loin, sur un autre arbre, presque identique au premier. La noix finit par atterrir sur une motte de terre, produisant un petit son sourd, trace éphémère de l'agitation qu'elle a causé. Elle est rapidement suivie par un écureuil qui, après avoir dévalé le tronc de l'arbre depuis d'impressionnantes hauteurs, fait un bond vers le fruit, s'en empare tout en jetant de vifs regards autour de lui, le corps dressé sur ses fragiles pattes, puis saute à nouveau sur son arbre pour se faufiler entre les branches et aller se cacher dans un creux bien dissimulé par d'épaisses feuilles.

     L'île est très calme. Si on l'observe depuis le large, on peut facilement s'imaginer qu'elle est vierge de toute civilisation, et qu'aucun évènement n'est venu y perturber le cours de la nature depuis longtemps. On ne se doute pas un instant de ce qui a pu se produire en ces lieux il y a si peu de temps.

     Sur les longues plages de sable fin n'apparaissent que les traces de l'océan, qui vient les lécher selon un rythme bien régulier, laissant entendre la douce berceuse des vagues qui s'approchent, essayant d'atteindre un point toujours plus proche de l'orée de la forêt, comme s'il étendait loin ses bras et tentait de caresser les touffes d'herbes du bout des doigts, puis se retirant dans l'autre sens, très lentement, emportant avec elles toutes les preuves d'un quelconque passage sur les côtes.

     L'on peut toujours décider de s'enfoncer vers l'intérieur des terres, pénétrant dans des bois tout d'abord clairsemés de buissons ça et là, avec quelques arbustes entretenant, grâce à l'ombre qu'ils produisent, la fraîcheur de l'endroit, et ce malgré la chaleur du Soleil qui vient s'abattre sur le sol sec. A certains endroits, toujours très proches des côtes, s'étendent de petits marécages, royaumes des insectes et des petits rongeurs qui, au moindre bruit, fuient en allant s'enfoncer sous les épais noeuds formés par les racines d'arbres qui commencent à se faire plus gros, plus imposants.

    Des animaux plus téméraires s'éloignent du bord de mer pour aller s'abriter dans un bois dense, où la lumière du jour peine à se frayer un chemin entre les épaisses branches très fournies en feuillages. Au détour d'une bute de terre, certains terriers sont creusés, hébergeant probablement toute une famille de lièvres. Les arbres s'élèvent très haut vers le ciel, des yeux fort observateurs y apercevront peut-être quelques oiseaux, parfois peut-être d'autres animaux, sans bien distinguer desquels il s'agit.

     Enfin, si l'on regarde bien, et si l'on sait où chercher, encore faut-il avoir envie de voir ces choses-là, on peut observer les quelques uniques preuves du passage des hommes sur ces terres. Solidement fixées à de hautes branches de certains arbres, régulièrement disposées, se trouvent ce qui ressemble à de vieilles caméras de surveillance. Le vent frais s'engouffrant à travers les bois fait siffler les feuilles, donnant l'impression du bruit que feraient ces appareils s'ils bougeaient uniformément de gauche à droite, lentement. Les reflets des rares rayons de Soleil qui se frayent un chemin à l'intérieur de cette jungle sur les objectifs pourraient presque laisser penser que le petit voyant rouge qui les surplombe est toujours en marche, clignotant de façon constante, battant la mesure, comme si un tic-tac régulier sonnait sur cette île, comme s'il ne s'agissait que de la fin d'un mystérieux compte à rebours.
« Dernière édition: Ven 16 Oct 2009, 23:00 par Lline »
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