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News du 22/06/2018
Avis à tous les survivants!

Suite à la discussion avec la communauté de 650km.com, Angelstar (le créateur du jeu), a décider d’aller de l’avant et d’engager toutes ses forces dans une toute nouvelle version du jeu!
Cela signifie que pour que ce nouveau projet avance correctement, le jeu en ligne vas s’arrêter courant septembre.
L’équipe de développement, votre modérateur préféré (bigbug001) et notre community manageuse sera là pour répondre à vos questions, vous montrer les avancées du jeu (qui ne sera pas un jeu web!) et plein d’autres discussions très interessantes! Ou pas :)
C'est donc pour ça que l'on vous fait cette proposition : Échouez-vous avec nous dans notre nouveau canal discord dédié à 650km!
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Auteur Discussion: [Journal] C'est une île nommée Azur...  (Lu 3624 fois)
Mar 22 Sep 2009, 14:50
Mrpolins
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Antinoüs



Journalisée

C'est une île nommée Azur...




« Il faudra qu'ils connaissent la beauté.
« Il faudra qu'ils la touchent, mais pas seulement.
« Il faudra qu'ils la comprennent.
« Il faudra qu'ils en soient éblouis.
« Il faudra qu'ils connaissent la vraie beauté. »




***



Il aura longtemps pensé à dévoiler tout ce qui se faufilait dans sa très tortueuse tête. Mais pas seulement par de langoureuses histoires bien trop longues à conter, mais aussi par de légères (ou pas?) histoires.

Il aura pensé à de nombreux scénarios, il en pensera d'autres.

Une musique, un texte, une citation, une phrase, un film, un lieu, une action, ou seulement quelqu'un. Toutes ces choses auront eu droit de mûrir, et modifiées, réfléchies, elles seront sous un nouveau jour.

Polins vous raconte des histoires.




***



Sommaire...

L'Azur - Une Page
Le Jour où tout a changé - Deux Pages*
Dix jours passés - Une Page
The Queen - Une Page
All i want for Christmas is you - Une Page


* Suite de la Raison de Vivre sous sa forme originale
(non sa nouvelle version).
« Dernière édition: Dim 18 Déc 2011, 19:36 par Mrpolins »
Réponse #1 Mar 22 Sep 2009, 18:28
Mrpolins
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Antinoüs



Journalisée
L'Azur




Entre ce que je pense,
Ce que je veux dire,
Ce que je crois dire,
Ce que je dis,
Ce que vous voulez entendre,
Ce que vous entendez,
Ce que vous croyez en comprendre,
Ce que vous voulez comprendre,
Et ce que vous comprenez,
Il y a au moins neuf possibilités de ne pas se comprendre.

B. Werber







Les gens, dans la vie de tous les jours, étaient tous très pressés. On les voyait dans la rue, chez eux, à leur travail, ou dans des parcs, ils étaient toujours dans cet état. Il y avait des temps pour tout: pour manger, dormir, travailler, s'amuser et bien des choses encore... Mais à chaque fois, ils étaient pressés. Pressés d'aller au restaurant, pressés d'aller sous la couette, pressés de rendre le dernier rapport à temps, pressés d'aller au cinéma, pressés de dépenser, pressés de rejoindre d'autres gens...

Je parle d'eux mais je peux aussi parler de moi. Car moi aussi, et j'en ai bien honte, croyez-moi, j'étais pressé. Horriblement pressé, et peut-être même bien plus que les autres, à tel point qu'il m'arrivait de heurter d'autres gens. De les heurter! Ah, quelles horribles manières j'ai pu avoir! Je m'en repentis... Des fois, tout de même, il me semble que je me rendais compte du geste, mais quand bien même j'essayai de ne pas récidiver, il fallait toujours qu'un passant soit trop prêt, et le coup d'épaule partait.

Mais parfois, ce n'était pas moi! Dans ce cas-là, j'avais le loisir de morigéner l'éhonté avec un langage terriblement mal fourni, à grands renforts de mots indécents. Mais cette fois encore, je ne saisissais pas l'ampleur de mon attitude, tout comme les autres passants au visage rentré dans leur col et aux mains dans les poches ne saisissaient pas les leur.

Les cas se succédèrent dans ma vie: des bousculades de rue, ou bien entre véhicules, des heurts entre voisins, des colères et des haines envers les uns et les autres, c'était un véritable sabbat dans ma tête... Je vous laisse imaginer!

Cependant, un heureux évènement vint à moi, évènement qui me fit réaliser à quel point ma vie avait été riche en déceptions, nullités, échecs, et faiblesses... Cet évènement, je le dois à de mauvaises pensées: aller faire un tour en Chine, afin de faire travailler pour $1 du jour de pauvres paysans pour mon compte. J'ai donc été envoyé réaliser cette mauvaise entreprise dans un avion. L'avion devait traverser le Pacifique, justement, mais il subit quelque problème de panne.

La suite, très rapidement: l'avion chute, l'avion s'écrase dans l'océan, le méchant est à la dérive, le méchant coule, et se réveille sur une plage...

"Je suis arrivé au Paradis." Telle fut ma première pensée, quand j'ai regardé tout autour de moi. J'étais seul sur une petite île, j'étais vêtu de haillons, et je n'avais plus qu'à me lamenter de cette idée d'avoir voulu exploiter les Chinois. Les premiers temps furent durs, j'étais plein d'hypocrisie et j'aimais casser les petits buissons... pour me défouler. C'était bien idiot, mais j'avais cette rage de ne pas pouvoir décider de l'endroit où j'irais, et de ce que je ferais.

Au bout d'un moment, j'ai fini par me déciviliser, me dépresser... Je me suis fait une raison, et je suis fier de dire que je me suis assagi.

Mais si je me suis assagi, c'est pour une bonne raison! Maintenant, je suis capable de la révéler, je n'ai personne à qui la révéler, d'accord, mais la révéler tout de même. C'est l'île qui m'a aidé. C'est bien l'île! Par sa beauté dont je ne me lasserai jamais, je l'ai appelée...

AZUR. Elle n'est pas grande, mais toutes les couleurs de cette planète sont dessus, je retrouve le rouge dans les fleurs, le vert dans les arbres, le marron dans le sol, le jaune pour les fruits, le blanc pour le sable fin, et encore d'autres, évidement. Mais surtout la couleur du bleu d'azur... Le bleu d'azur est la chair, l'essence même de l'île! Il est dans l'eau brillante de l'océan, étalé dans le ciel serein, éparpillé dans le firmament, et même incurvé dans la pierre!

Grâce à l'azur, l'île est un endroit paisible, unique et sans imperfections. Et l'île m'a transformé en un homme posé et calme qui profite le plus possible de la nature, sans trop l'abimer, avant de repartir dans de lointaines contrées. Que les hommes viennent me chercher, ou que ce soit la Mort, le résultat ne diffèrera pas. Un jour, il faudra que je parte...



[Fin]
« Dernière édition: Mar 14 Juin 2011, 23:54 par Mrpolins »
Réponse #2 Ven 09 Oct 2009, 23:53
Lucas Reeves
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Plus que le marbre dur me plait l'ardoise fine...



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Le Jour où tout a changé
[Suite de La Raison de Vivre]
- I -


Que sont devenus les Habitants de l'île?



Le Prospero, qui n'était autre que le moyen que Tony Jones et ses prédécesseurs avaient utilisé pour amener les prisonniers, dériva longuement dans l'océan, au milieu d'un Rien composé d'eau salée et d'un certain monde sous-marin que les habitants observaient par les hublots.

Les occupants du cargo furent tous convaincus que de quitter l'île dans laquelle ils avaient passé quelques années de leur vie était la chose la meilleure à faire. A présent, le bateau optait pour direction une autre île.

Cependant, les ressources manquèrent vite et la destination du bateau ne fut jamais atteinte. Les anciens habitants de l'île étaient tous des hommes et des femmes qui avaient commis de graves crimes. Livrés à eux même, ils eurent vite fait de s'entretuer. Tony Jones, qui avait dirigé la Grotte de l'île, fut le premier homme à mourir. Il fut tiré de son lit, eut les mains et les pieds liés, et fut livré à tous les habitants qui le tuèrent à force de coups de poing: Tony avait voulu les diriger, il les avait emmené sur le bateau, et maintenant qu'il était mort, ils étaient tous condamnés. La fin de leur vie fut rapide mais sanglante. Un groupe de personnes s'engagea à enfermer toute la population dans les sous-sols qui furent envahis par de l'eau: on avait percé la coque du bateau.

Le Prospero sombra dans l'océan, et tous ses habitants furent rayés de la carte.

Mais il restait des habitants, sur l'ile dévastée par le passage des hommes. Ils étaient quatre, la plupart banni par les anciens habitants de l'île. Voici leur histoire.
« Dernière édition: Mar 14 Juin 2011, 23:56 par Lucas Reeves »
Réponse #3 Sam 21 Nov 2009, 22:33
Lucas Reeves
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Plus que le marbre dur me plait l'ardoise fine...



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- II -


Sur une île dévastée...


- Toi, moi et l'île -
15 octobre



Oh! Je viens de remettre la main sur ce journal! Je suppose que j'avais dû le perdre, en farfouillant dans la jungle... Il m'a manqué, mais je suis bien content d'avoir remis la main dessus. Et en plus, il est en bon état, ce qui est surprenant, vu qu'il était accroché à un arbre...

Moi et Marie, nous avons passé du temps à le lire, peut-être une journée... Nous nous sommes mis à l'ombre d'un palmier, et là, nous avons lu ensemble le contenu de ce que j'avais écrit. Nous nous arrêtions souvent pour commenter les articles, des fois pour rire, des fois pour mieux se rendre compte de ce qui avait pu se passer, à l'époque...

C'était hier, et aujourd'hui, j'ai envie de reprendre ma plume (ou plutôt mon stylo BIC). La grande nouvelle depuis la dernière fois, c'est que j'ai retrouvé Marie peu de temps après l'explosion de la grotte... Elle était là, dans les débris, quand je l'ai vue. Moi qui désespérais, je crois que j'ai eu la chance de ma vie de la retrouver!

Elle s'était échouée sur une autre partie de la côte que celle où j'avais été laissé par l'océan, lors du crash qui avait détruit ma vie. Nous sommes donc rentrés quelques temps plus tard à l'endroit qui serait notre camp. Mais cette bonne nouvelle fut atténuée par une autre mauvaise: au campement, il ne restait plus que Nickolas vivant, car Katia était morte. Nous l'avons retrouvé à pleurer devant un monticule de terre qu'on aurait supposée simplement labourée: il était devant la tombe de Katia, qu'il avait creusé pour que le corps de la défunte ne pourrisse pas au soleil...

Nous n'étions plus que quatre personnes vivantes sur l'île: c'est de moins ce que l'on estime, car peut-être y-a-t-il quelqu'un qui erre comme Marie l'avait fait, seule, avant qu'elle nous ait retrouvés, moi et Nathalie. Nous étions donc quatre: Marie, Nathalie, Nickolas, et moi.

Nous avons vécu quelques temps sans rien faire de spécial, mais rapidement, nous avons réalisé que nous passerions le reste de notre vie sur l'île, comme l'île semblait ne jamais devoir être visitée... Nous nous sommes donc organisés, sous forme de semaine. Le lundi et le mardi, nous travaillions sur le campement, pour faire en quelque sorte des habitations du mieux que l'on pouvait. Le mercredi était consacré à la recherche de nourriture, d'endroits dans lesquels nous pourrions trouver des choses pratiques à la survie. Le jeudi, le vendredi, ainsi que le samedi, une grosse tâche nous attendait: nous avions décidé de rassembler la plupart des débris de l'île dans des endroits stratégiques de l'île, pour pouvoir les réutiliser. Enfin, le dimanche était le jour de repos, après une semaine tout de même bien chargée! Aujourd'hui encore, nous conservons cette allure, car il y a beaucoup à faire sur tous les points...

La tâche la plus dure est de déblayer l'île... Nous avons besoin de lourds systèmes pour de gros débris et nous avons constaté que l'île est complètement dévastée... Dans certains endroits, la nature est encore noire et la flore commence juste à repousser, du fait des incendies. Néanmoins, nous avons réussi à trouver une carte des lieux, qui nous est très pratique. En effet, les anciens habitants de l'île avaient pris de grandes précautions pour ne jamais manquer de ressources: nous avons vite découvert d'immenses trappes qui contenaient des boites de conserve remplies de nourriture et des jarres de boissons; de quoi passer une vie sans manquer de nourriture sur l'île, ce qui nous a rendu la vie bien moins dure.

Maintenant que l'été pointe son nez et que les températures augmentent, nous avons passé plus de cinq mois sur cette île, et c'est désormais un véritable pan de notre vie. Nous avons maintenant écrit un S.O.S. sur la plage, même s'il est fort probable que cela ne soit pas concluant, nous espérons toujours qu'une jour, nous puissions revenir à la civilisation. Si ce jour arrive enfin, je pense que je ne ferai que me prélasser dans mon lit, que de lire et d'aller au cinéma. Je pense que j'aurais une grosse somme d'argent, au vu de tout ce que j'ai traversé. Et d'ailleurs, raconterais-je tous les épisodes de ce qui est arrivé dans la grotte? Je ne sais pas, je me sens toujours un peu coupable de toute cette histoire...



[Fin]
« Dernière édition: Mar 14 Juin 2011, 23:57 par Lucas Reeves »
Réponse #4 Mar 24 Nov 2009, 13:28
Mrpolins
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Antinoüs



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Dix jours passés



Je me suis réveillé.
Longtemps, j'ai pensé.
J'ai bien tourné.
Je me suis allongé.
J'ai goûté.
J'ai regardé.
Je suis tombé.
J'ai humé.
J'ai admiré.
J'ai ressassé.

Grande fut mon orientation,
Lorsque plus rien ne tarissait mon imagination.
Pour les cieux je n'avais qu'admiration,
Et tout n'était pour eux que dévotion.
Je dois avouer que les hallucinations
Furent nombreuses, au gré d'une polymérisation!
Mon corps eut beau tenter la révolution,
L'île avait sur moi l'effet d'une obligation.
Les vagues ont ajouté à ma rédemption,
Un aigre parfum de désillusion.

Je me suis réveillé, tout fatigué par ma mésaventure.
Longtemps, j'ai pensé à ce qui c'était passé.
J'ai bien tourné en rond autour des arbres durant des jours.
Je me suis allongé sur le sable encore humide.
J'ai goûté l'eau de l'océan.
J'ai regardé la ligne de l'horizon se teinter.
Je suis tombé des nues en comprenant ma destinée.
J'ai humé l'air chargé de sel.
J'ai admiré la voie lactée.
J'ai ressassé mes pensées.

Dix jours durant j'ai résisté
Et le onzième fut le dernier
Me découvrant tout exténué
Encore une fois j'ai soupiré...



[Fin]

~-o-~
« Dernière édition: Mar 14 Juin 2011, 23:54 par Mrpolins »
Réponse #5 Dim 20 Nov 2011, 19:43
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Antinoüs



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The Queen



Elle se tenait face à son miroir. Les rides n'avaient jamais été aussi nombreuses. Son visage était éclairé par la lumière qui parvenait de dehors, là où son peuple s'agitait. On préparait la cérémonie.

Elle repensa à ses ancêtres, aux dynasties qui avait régné ici et qui avait fait de ce petit espace du bout du monde un lieu sain. Un lieu où elle avait été fière de dire: nous sommes en sécurité. L'histoire que racontaient les vieux hommes des villages le jour de la Grande Fête disait que durant les temps reculés, le monde entier n'était pas en soi un espace de mauvaiseté. Cependant, plus les années passaient et plus les humains avaient pensé qu'ils comprennaient mieux la Vie, et plus ils pensaient pouvoir modeler la Terre à leur manière. L'histoire dit que lorsqu'ils eurent découvert leur endroit, ce fut la découverte de trop. Ils devinrent et cet endroit fut menacé de destruction. Et le premier roi vint y poser les pieds et déclara qu'il n'y avait rien de mauvais ici. Peu de personnes le crurent. Certains vinrent tout de même s'y installer et le peuple vécut isolé et heureux durant des siècles.

Elle arrangea ses cheveux et glissa une barrète pour les faire tenir, puis elle se détourna du miroir, comme si elle ne voulait ne plus jamais voir son reflet dedans. Un homme vint et lui dit qu'il n'y en avait plus pour longtemps. Elle se fit la réflexion qu'elle allait vivre quelque chose d'intime, quelque chose de rare, quelque chose de fort. Ses mains tremblaient lorsqu'elle goûta un des genalecks qu'on lui avait apporté.

Elle regarda dehors et se félicita une fois de plus qu'elle avait la plus belle vue du monde, et elle avait raison sur ce point. Toutes les couleurs étaient représentées au moins une fois, du rouge cuivré recouvrant les tapis disposés au sol au bleu azur de l'étendue salée à quelques heures de marche. Son peuple se rassemblait depuis le matin dans la vallée, selon un ordre prédéfini à chaque fois qu'il est réuni. Le soleil était teinté d'orange et des torches alignées en rangées étaient allumées au fur et à mesure qu'il poursuivait sa progression vers l'ouest. Le moment approchait.

Elle observa longuement le long rocher qui s'étendait du palais vers la plaine. Il se dressait depuis plus de mille ans, chaque jour et chaque nuit, et n'avait connu ni révolution ni bain de sang. Ce soir, elle s'y renderait afin de déclarer que leur vie à tous allait être sauvagement piétinée.

Elle se retourna quand sa suivante entra. Sans un mot, elle comprit que c'était le moment. Elle regarda le soleil presque disparu. Elle sortit et se rendit au commencement du rocher et marcha vers son extrémité. Au moment où elle posait le pied au bord, le soleil disparut totalement et le peuple se tut. Elle leur lança un regard impérieux mais chargé de tristesse, et une larme coula le long de sa joue. L'heure était grave.

Elle regarda son peuple, elle voulut les regarder un à un; elle regarda l'horizon, le ciel étoilé, la terre illuminée par les torches. Elle se dit que ce serait dans tout cela qu'elle puiserait sa force. Enfin, elle ouvrit la bouche et parla à son peuple. Quelques mots suffirent pour leur procurer de vives émotions, mais surtout une envie infaillible de victoire. La victoire contre l'ennemi, ils allaient l'avoir à coup sûr; mais après ça, elle savait que plus rien ne serait pareil. Une petite chose se serait glissé dans leur coeur, dans leur âme, une petite chose qui les rendrait comme l'ennemi. Et le dernier lieu ne serait pas moins sûr que les autres.
Réponse #6 Dim 18 Déc 2011, 17:55
Mrpolins
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Antinoüs



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All i want for christmas is you



Je ne veux pas grand chose pour Noël. Il n'y a qu'une chose dont j'ai besoin. Je ne parle pas de cadeaux sous le sapin. Tout cela est trop matériel: je m'en fiche. Je te veux juste pour moi à Noël et tu ne sais pas à quel point je te veux; c'est tout ce que je veux. Je veux que mon voeu se réalise.

Je te veux sous le sapin. Peu m'importe les cadeaux, les décorations, les sourires et le repas. Le Père Noël ne viendra pas me réconforter de ma solitude. Je ne monterai dans aucun traîneau car mon seul fantasme, c'est toi. M'asseoir à côté de la cheminée ne me réchauffera jamais assez. J'ai besoin d'être gavé de toi, d'être repu. Non je n'ai pas faim.

Je te veux pour moi, et sûrement bien plus que ce que tu penses. Exauce mon voeu, notre Noël sera le plus doux au monde.

Je n'en veux pas trop pour ce Noël, je ne veux même pas de neige. Je vais seulement attendre autant qu'il le faudra sous le houx. Je n'enverrai aucune liste au pôle Nord, je ne regarderai pas le ciel par la fenêtre. Je n'aurai aucune exigence, sinon que je te veux ce soir et que je veux que tu me serres dans tes bras. Que voudrais-je de plus?

Dans les rues, la joie règne, mais moi j'erre dans la ville, tel une ordure abandonnée. Tout le monde chante, les enfants courent, rient, pleurent, mais moi je suis exsangue, atone, décrépi. Et j'entends les cloches sonner, leur écho se percute contre ma tête et je deviens fou, fou, fou.

On ne me donnera jamais ce que je veux. Aucun cadeau ne te vaut. Serait-ce possible? Je ne veux pas grand chose pour Noël, juste ta présence.



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