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Auteur Discussion: [Journal] Naufragé un jour, naufragé toujours ?  (Lu 1632 fois)
Mer 22 Juin 2011, 11:40
Vandaos
Shaolanom
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Messages: 5




Journalisée
Cela faisait maintenant dix-neuf jours interminables que Vandaos s'était écrasé sur une île qui lui avait semblé déserte pendant un bon moment. Dix-neuf jours durant lesquels il avait du surmonter la solitude, la peur, la faim et la maladie pour ne citer que ça.

Les premières heures de son naufrage furent les plus dures de toute sa vie. La gorge râpeuse de ne pas être hydratée, les ecchymoses et les plaies l’affaiblissant chaque heure un peu plus, il perdit rapidement connaissance et s'en alla rejoindre Morphée dans un sommeil qui ne fut ni calme, ni reposant.
Et c'est son instinct de survie qui le rappela à la vie comme une renaissance. Ne pouvant se laisser mourir, c'est cette pulsion reptilienne qui le conduit à rechercher de l'eau douce. Plus que de la nourriture, c'est ce qu'il lui fallait pour qu'il reprenne des forces et ainsi reprendre ses esprits, si tant est que ce soit possible dans un environnement aussi hostile.

L'enfer est pavé de bonnes intentions dit on, mais les animaux qui peuplaient ce petit coin de paradis avaient déjà comprit depuis bien longtemps qu'il fallait manger ou se faire manger. C'est ainsi qu'il avança à travers la jungle à pas furtifs, prenant toutes les précautions nécessaires à sa survie.
Il finit par trouver son Saint Graal à lui et se jeta à corps perdu dans une marre presque tarie. Autant dire qu'il aurait plus vite fait de se noyer dans un verre d'eau, mais passons.
Le jeune naufragé bu tant qu'il pu, allant jusqu'à perdre la notion de prudence. Par chance, et pour une fois, il ne lui arriva rien de bien méchant... Enfin, il du quand même attraper à mains nues un crabe qui traînait là et ne semblait avoir aucune envie de partager son point d'eau. Vandaos eut rapidement raison du crustacé. Il ne brilla pas par son agilité légendaire, non, il a plutôt deux mains gauches. Mais, un homme qui a faim est prêt à bien des choses pour se nourrir...

C'est ainsi qu'il commença à se dire qu'il avait une chance de survivre en attendant que les secours arrivent... Un jour... Il ne pensait pas vraiment que cette île allait devenir son nouvel habitat, si seulement...
Dans les premiers jours, il se contenta donc d'accomplir le strict nécessaire : un peu d'eau, de quoi manger. Il s’essaya même à quelques séances d'allumage de feu, sans grand succès. Mais peu à peu, au fil des jours qui passaient, son espoir de regagner sa terre natale s'estompait de plus en plus. Il commençait même à se dire qu'il n'allait plus pouvoir continuer ainsi à vivre sans but, sans projet, sans idées.

Esseulé et toujours blessé -bien qu'un peu plus vaillant malgré tout- il ne pouvait se résoudre à construire un campement. S'il le faisait, cela signifiait aussi abandonner tout espoir et se résoudre. Et pourtant, une fois de plus, l'île eut raison de lui. Au début pour des raisons de sécurité, puis vint le temps du confort et de l'envie d'être un peu plus à l'aise. Il se risqua même à faire une repérage de l'île.

Dans les premiers temps, Vandaos ne s'éloigna jamais trop de ce qu'on pourrait appeler son campement malgré l'insalubrité du lieu tout comme son aspect purement utilitaire. En réalité, il cherchait à retrouver le site du crash avec l'ambition de pouvoir récupérer quelques objets banals et pourtant si précieux pour lui aujourd'hui.
Après plusieurs jours de cherche, il arriva enfin sur la carcasse d'un avion déjà rongé par l'érosion saline. Il récupéra rapidement quelques bibelots visibles du premier coup d'oeil et reparti sans demander son reste afin de ne pas tomber nez à nez avec une bête féroce qui en voudrait à sa carcasse à lui.

Les jours passèrent et le naufragé améliorait son campement comme il le pouvait. Il commençait même à s'organiser en faisant des provisions ou en fabriquant des outils utiles pour la chasse. Sa vie suivait son cours, différent de ses débuts, mais tel était son destin... Sans doute...

A force de parcourir l'île, il tombait sur différents objets plus ou moins précieux qu'il ne rechignait pas à ramener avec lui sur son lieu de vie. Jusqu'à ce jour où il tomba sur un stylo ainsi qu'un vieux carnet dont les pages étaient jaunies par l'humidité qui régnait en maître incontesté. Il se décida alors à tenir un petit journal de bord dans lequel il pourrait noter toutes ses remarques et voir même commencer à élaborer un plan de l'île. Qui sait ?



« Dernière édition: Mer 22 Juin 2011, 13:29 par Vandaos »
Réponse #1 Mar 28 Juin 2011, 15:35
Vandaos
Shaolanom
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Messages: 5




Journalisée
Les jours passaient sans pour autant se ressembler. Le jeune aventurier commençait sérieusement à se dire que les secours ne viendraient jamais. Il faut avouer qu'on ne croit plus trop au sauvetage après 26 jours passés à vivre loin de toute civilisation... Il arrivait malgré tout à se faire une raison et tentait de rester positif. Il était donc temps de construire un avenir, précaire sans doute, mais c'était toujours ça de prit.

Vandaos continua alors à se faire une petite réserve de ressources en tout genre, nourriture et eau compris, bien entendu. Il stockait près de son campement tous les objets qu'il trouvait lors de ses excursions et qui pouvaient lui servir. A vrai dire, il était tellement préoccupé par la survie qu'il en avait oublié jusqu'à l'existence de ce petit journal pourtant salvateur. En effet, c'était la seule chose à laquelle il pouvait encore se raccrocher. Une façon comme une autre de ne pas devenir fou, rongé par la solitude et la paranoïa de n'être qu'une proie pour la majeure partie de l'île.

C'est quand même bizarre comme on peut très vite s'attacher à des choses pourtant si futiles au premier abord. Et, paradoxalement, il n'avait pratiquement rien écrit dans son carnet. Il y avait bien quelques dessins représentant la faune et la flore environnante, mais très peu d'écrits. Tout juste une ébauche de carte incomplète. Et, alors qu'il faisait déjà nuit, il jeta un coup d'oeil à son journal, poussé par l'envie de prendre le temps d'écrire, une nouvelle fois...



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