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650km : Le Forum
Mar 18 Juin 2019, 02:36 *
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Nouvelles:
News du 20/11/2018
Avis à tous les survivants!

Salut à tous, il y a du mouvement en approche sur notre serveur discord, alors vite, venez nous rejoindre, on vous attend !

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Auteur Discussion: [Table 22] Victoire des Survivants à la fin du Jour 8  (Lu 69093 fois)
Mer 18 Jan 2012, 11:47
Le Maître du Jeu
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Journalisée
Citation de: Légende
Chef de Groupe
Veilleur de Nuit
Marque de l'Avocat
Passager Mort (Jour ou Nuit X)
Criminel Mort (Jour ou Nuit X)
i Journée d'inactivité (3 x i = exclusion)

Citation de: Jour 8 | 5 Survivants
Améfée Ozenfat (Nuit 7)
Andrew Hawkins iii (Jour 4)
Angus Mycroft (Nuit 4)
Arlette Laguiole (Jour 4)
Beth Orejade i (Jour 8)
Crap Hull
Helem Anterre (Jour 6)
Jeanne Achiltalon (Jour 7)
Joelle Kirsten (Nuit 4)
Lady Amelia Stence (Jour 3)
Mamillys iii (Jour 3)
Mandy Cadalen (Nuit 6)
Marguerite de Sadeleer (Nuit 2)
Marisa
Miss Stealthy (Jour 5)
Mlle Zheng Zhou (Nuit 4)
Philémon Quinzebilles (Nuit 5)
Suzanne Pinton i (Jour 8)
Trome Wing i (Nuit 3)
Violette Baudelaire


Rappels:

- L'envoi de MP:
Merci de respecter ce code pour les titres de vos MPs.
[Table 22][Rôle] - Jour/Nuit X
Citation de: Exemple
[table 22][Insomniaque] - Nuit 2

- Les votes:
Merci de respecter ce code pour annoncer vos votes.
[color=blue][Jour X]
[b]Chef de Groupe/Veilleur de Nuit/Elimination :[/b] Joueur[/color]
Citation de: Exemple
[Jour X]
Veilleur de Nuit : Eddie Dean
Elimination : Pimli Prentiss

Les MP et votes qui ne respecteront pas ces codes ne seront pas pris en compte.
« Dernière édition: Mar 13 Mar 2012, 20:56 par Le Maître du Jeu »
Réponse #1 Mer 18 Jan 2012, 11:47
Le Maître du Jeu
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Historique
Citer
Jour 1: L'Orient-Express et ses passagers voyagent tranquillement.
Nuit 1: L'Orient-Express est immobilisé par la neige et le Signore Angelo Strella est assassiné et ses bien sont dérobés.
Jour 2: Lady Amelia Stence est élue Chef de groupe et Mlle Zheng Zhou Veilleuse.
Nuit 2: Marguerite de Sadeleer est retrouvée morte, elle est une criminelle plus connue sous le nom du Joker.
Jour 3: Lady Amelia Stence est désignée par les passagers comme étant coupable, malheureusement pour eux elle ne l'est pas. Ils devront voter pour un nouveau Chef dès le lendemain.
Nuit 3: Trome Wing est retrouvé mort dans son compartiment.
Jour 4: Marisa est élu Chef de groupe et Arlette Laguiole est désignée par la vindicte populaire. A raison, car elle n'était Autre que Randall Flagg, un homme sombre et malfaisant.
Nuit 4: Mlle Zheng Zhou est la victime des criminels. Dans sa mort elle emporte Joelle Kirsten, aka Milady, une criminelle. Angus Mycroft, un criminel qui commet ses crimes sous le pseudonyme de Irène Adler, est aussi retrouvé mort, empoisonné.
Jour 5: Philémon Quinzebilles est élu Veilleur, tandis que Miss Stealthy est la coupable désignée du jour. A raison car elle n'est autre que le fameux M., M. comme Moriarty! Avant de mourir il envoute Jeanne Achiltalon qui devient alors Hyde, un Autre.
Nuit 5: Philémon Quinzebilles est retrouvé mort au petit matin.
Jour 6: Les passagers éliminent Helem Anterre, un innocent et élisent Améfée Ozenfat au poste de Veilleur.
Nuit 6:: Mandy Cadalen est victime des criminels.
Jour 7: Jeanne Achiltalon est éliminée par le groupe.
Nuit 7: Améfée Ozenfat est victime des criminels.
Jour 8: Suzanne Pinton est démasquée, elle n'était autre que Fantômas. Beth Orejade et elle se suicident ensemble, elles étaient Amoureuses.

Les passagers innocents gagnent la partie.

Citation de: JOUR 2
____________________________________________________________________
Passager
Vote Chef
Vote Veilleur
Vote Elimination
Améfée Ozenfat
Andrew Hawkins
Angus Mycroft
Arlette Laguiole
Beth Orejade
Crap Hull
Helem Anterre
Jeanne Achiltalon
Joelle Kirsten
Lady Amelia Stence
Mamillys
Mandy Cadalen
Marguerite de Sadeleer
Marisa
Miss Stealthy
Mlle Zheng Zhou
Philémon Quinzebilles
Suzanne Pinton

Trome Wing
Violette Baudelaire

???
???
Lady Amelia Stence
Lady Amelia Stence
Helem Anterre
???
Helem Anterre
Lady Amelia Stence
Helem Anterre
Lady Amelia Stence
???
Lady Amelia Stence
Lady Amelia Stence
???
Lady Amelia Stence
???
???
Lady Amelia Stence
???
???

???
???
Mlle Zheng Zhou
Marisa
Mlle Zheng Zhou
???
Mlle Zheng Zhou
Marisa
Mlle Zheng Zhou
Mlle Zheng Zhou
???
Mlle Zheng Zhou
Marisa
Marisa
Mlle Zheng Zhou
Mlle Zheng Zhou
???
Marisa
???
Marisa


Citation de: Récapitulatif des votes
Lady Amelia Stence 8 / Helem Anterre 3
Mlle Zheng Zhou 8 / Marisa 6
Pas d'élimination en ce Jour 2.

Citation de: JOUR 3
____________________________________________________________________
Passager
Vote Elimination
Vote Chef
Vote Veilleur
Améfée Ozenfat
Andrew Hawkins
Angus Mycroft
Arlette Laguiole
Beth Orejade
Crap Hull
Helem Anterre

Jeanne Achiltalon
Joelle Kirsten
Lady Amelia Stence
Mamillys
Mandy Cadalen
Marisa
Miss Stealthy

Mlle Zheng Zhou
Philémon Quinzebilles

Suzanne Pinton
Trome Wing
Violette Baudelaire

Lady Amelia Stence
???
Lady Amelia Stence
Lady Amelia Stence
Mandy Cadalen
Mamillys
Lady Amelia Stence
Lady Amelia Stence
Mandy Cadalen
Violette Baudelaire
???
Crap Hull
Lady Amelia Stence
???
Lady Amelia Stence
???
???
Mandy Cadalen
Lady Amelia Stence



Citation de: Récapitulatif des votes
Lady Amelia Stence 8 / Mandy Cadalen 3 / Violette Baudelaire 2 / Mamillys 1 / Crap Hull 1

Citation de: JOUR 4
____________________________________________________________________
Passager
Vote Chef
Vote Elimination
Vote Veilleur
Améfée Ozenfat
Andrew Hawkins
Angus Mycroft
Arlette Laguiole
Beth Orejade
Crap Hull
Helem Anterre
Jeanne Achiltalon
Joelle Kirsten
Mandy Cadalen
Marisa
Miss Stealthy
Mlle Zheng Zhou
Philémon Quinzebilles
Suzanne Pinton
Violette Baudelaire

Marisa
???
Marisa
Marisa
Marisa
Marisa
Marisa
Améfée Ozenfat
Marisa
Marisa
Marisa
Marisa
Marisa
Marisa
Marisa
Marisa

Arlette Laguiole
???
Arlette Laguiole
Améfée Ozenfat
Arlette Laguiole
Améfée Ozenfat
Arlette Laguiole
Arlette Laguiole
Crap Hull
Arlette Laguiole
Arlette Laguiole
Helem Anterre
Crap Hull
Arlette Laguiole
???
???


Citation de: Récapitulatif des votes
Marisa 14 / Améfée Ozenfat 1
Arlette Laguiole 8 / Améfée Ozenfat 2 / Crap Hull 2 / Helem Anterre 1

Citation de: JOUR 5
____________________________________________________________________
Passager
Vote Veilleur
Vote Elimination
Vote Chef
Améfée Ozenfat
Beth Orejade
Crap Hull
Helem Anterre
Jeanne Achiltalon
Mandy Cadalen
Marisa
Miss Stealthy
Philémon Quinzebilles
Suzanne Pinton
Violette Baudelaire

Philémon Quinzebilles
Philémon Quinzebilles
Philémon Quinzebilles
Philémon Quinzebilles
Philémon Quinzebilles
Philémon Quinzebilles
Philémon Quinzebilles
Philémon Quinzebilles
Philémon Quinzebilles
???
Philémon Quinzebilles

Crap Hull
Crap Hull
Miss Stealthy
???
Miss Stealthy
Miss Stealthy
???
Crap Hull
Miss Stealthy
???
Miss Stealthy


Citation de: Récapitulatif des votes
Philémon Quinzebilles 11
Miss Stealthy 5 / Crap Hull 3

Citation de: JOUR 6
____________________________________________________________________
Passager
Vote Veilleur
Vote Elimination
Vote Chef
Améfée Ozenfat
Beth Orejade
Crap Hull
Helem Anterre

Jeanne Achiltalon
Mandy Cadalen
Marisa
Suzanne Pinton
Violette Baudelaire

???
Améfée Ozenfat
Améfée Ozenfat
???
???
???
Améfée Ozenfat
???
???

Jeanne Achiltalon
Helem Anterre
Helem Anterre
Jeanne Achiltalon
Helem Anterre
Jeanne Achiltalon
Helem Anterre
???
Helem Anterre


Citation de: Récapitulatif des votes
Améfée Ozenfat 4
Helem Anterre 6 / Jeanne Achiltalon 3

Citation de: JOUR 7
____________________________________________________________________
Passager
Vote Elimination
Vote Veilleur
Vote Chef
Améfée Ozenfat
Beth Orejade
Crap Hull
Jeanne Achiltalon
Marisa
Suzanne Pinton
Violette Baudelaire

Jeanne Achiltalon
???
Jeanne Achiltalon
???
Jeanne Achiltalon
Jeanne Achiltalon
Jeanne Achiltalon



Citation de: Récapitulatif des votes
Jeanne Achiltalon 6

Citation de: JOUR 8
____________________________________________________________________
Passager
Vote Veilleur
Vote Elimination
Vote Chef

Beth Orejade
Crap Hull
Marisa
Suzanne Pinton
Violette Baudelaire


???
Crap Hull
???
???
???


Violette Baudelaire
Suzanne Pinton
Suzanne Pinton
Violette Baudelaire
Suzanne Pinton


Citation de: Récapitulatif des votes
Crap Hull 1
Suzanne Pinton 4 / Violette Baudelaire 2
« Dernière édition: Jeu 15 Mar 2012, 16:53 par Le Maître du Jeu »
Réponse #2 Mer 18 Jan 2012, 12:10
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Citer
La Journée Internationale des Détectives et Enquêteurs Amateurs
se tiendra comme prévu à Sofia



C'est une grande occasion pour la ville de Sofia, Bulgarie, que d'accueillir la toute première Journée Internationale des Détectives et Enquêteurs Amateurs, ou JIDEA comme on l'appelle déjà dans le milieu.

L'évènement aura lieu d'ici trois semaines et des voyageurs du monde entier affluent déjà dans la capitale du pays pour y assister. Plusieurs personnalités ont en effet promis d'y participer et de parler de leur expériences personnelles, des professionnels tels que le commissaire Juve mais aussi de grandes célébrités du monde entier dont le célèbre détective privé belge Hercule Poirot.

Selon des sources fiables, des lettres anonymes auraient été envoyées aux organisateurs. Ces lettres, dont vous pouvez retrouver les copies en page 19, promettraient, je cite "un mystère fabuleux à résoudre, cadeau de la maison". Elle seraient signées par un mystérieux M. La police ne souhaite faire aucun commentaire, mais l'inspecteur Japp de la police anglaise affirme de son côté que c'est l'oeuvre d'un petit plaisantin et propose à l'auteur de ces lettres d'abandonner ses projets car "il ne fera pas le poids face à Poirot".



Monsieur Poirot lors de son passage à notre
journal à l'occasion de la résolution de
l'affaire des talons rouges

M.J.
Réponse #3 Lun 23 Jan 2012, 15:49
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Calais, Orient-Express, Wagon 19

Vous reposez votre journal sur votre table impatiemment. Vous en êtes à la troisième relecture, une de plus et vous le connaitrez par cœur. Voilà trois bonnes heures que le train est entré en gare de Calais et ne semble plus vouloir la quitter.

Vous repensez à votre arrivée en gare de Londres où vous avez failli rater le train de peu, un peu plus et il ne vous aurait pas attendu. Que se passait-il maintenant? Qu'est-ce qui pouvait justifier autant de retard? En tant que client ayant payé honnêtement votre billet vous exigez un service plus fiable. Enfin, où va le monde?

Un employé de la compagnie était apparu à plusieurs reprises et avait bafouillé quelques piètres et inintelligibles excuses. Un simple coup d'œil aux autres passagers vous avait permis alors de décerner dans leur attitude qu'ils étaient aussi impatients et désappointés que vous. Dans votre ennui vous les aviez même comptés: un passager, deux passagers... Après un rapide calcul, sachant que les trains étaient complets vu qu'il vous avait été impossible de choisir votre place, vous concluez qu'il ne manque qu'un seul passager et que c'est certainement à cause de lui que vous êtes bloqués à Calais depuis plusieurs heures.

Furieux, vous vous levez de votre banquette, bien décider de faire connaitre votre avis sur le sujet à qui de droit. Mais à peine arrivé à la porte du wagon vous entendez des voix, deux plus précisément dont l'une à peine audible semble venir d'une personne ayant couru un marathon:


- Ah... Monsieur Bouc... Mon ami! Merci d'avoir bien voulu m'attendre! J'ai été retenu plus longtemps que prévu par une affaire de vol de bijoux qui s'est terminée en triple meurtre, une affaire horrible! Heureusement j'ai pu la résoudre assez rapidement.

- Mais voyons c'est tout naturel! Et j'espère que vous aurez l'occasion de me raconter en détail cette affaire dont vous me parlez, vous savez que je suis un grand amateur d'énigmes policières!

- Mais oui mon ami, bien entendu! Mais d'abord je vais aller reprendre mon souffle et me débarbouiller dans mon compartiment, je crois que ma moustache commence à prendre ses aises et je ne suis jamais très confortable quand cela arrive...

- Allons donc, elle est parfaite, comme à votre habitude! Mais montez donc, je vais prévenir le chauffeur que nous pouvons y aller. Attention, les passagers sont légèrement contrariés du retard que nous leur avons imposé, mais je suis sûr qu'ils comprendront quand il vous verront monter dans le wagon!


Et sur ces paroles, la porte s'ouvre et un petit homme apparait dans l'embrasure de celle-ci. Un peu ébloui par la lumière extérieure vous ne voyez pas grand chose, mais avez été assez bien éduqué pour vous mettre sur le côté et laisser monter le dernier passager. Vos yeux s'habituant de nouveau, vous apercevez l'homme toucher son couvre-chef pour vous remercier et ne manquez pas de constater qu'effectivement, sa moustache est parfaitement lissée et n'a besoin d'aucune retouche.

Et d'ailleurs, ce visage vous est quelque peu familier, vous l'avez vu ailleurs très récemment. Ce n'est que lorsque vous revenez à votre siège que vous tombez nez à nez avec le même visage portant la même moustache: la photo dans le journal.
Le dernier passager n'est autre qu'Hercule Poirot lui-même!


Réponse #4 Mar 24 Jan 2012, 17:58
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Lausanne, Orient-Express, Wagon 18

Après cet incident mineur, les horaires de l'Orient-Express furent respectés à la minute près si l'on faisait exception des trois heures de retard qu'il avait accumulé à Calais.

Et le voyage se passait plutôt bien, si l'on faisait encore une petite exception: les caprices d'un gros italien riche et bruyant. Impossible de ne pas avoir retenu son nom: Signore Angelo Strella, il le criait à qui voulait l'entendre, apparemment il était très connu dans son pays où il gérait une grande compagnie de voyages.

Ici encore, depuis votre compartiment, vous l'entendez crier qu'il fallait ABSOLUMENT qu'il descende à cet arrêt pour aller rendre visite à un grand ami, un certain Rana Dital'lento. Selon Signore Strella il était tout aussi connu que lui. Ils venaient visiblement tous deux d'un autre monde.

Monsieur Bouc, légèrement aidé par le flegme imparable de Monsieur Poirot qui était aussi présent dans le wagon, parvinrent à calmer le bonhomme et le train put repartir tranquillement vers sa destination.

En sortant de votre cabine, vous êtes forcés d'y rentrer à toute vitesse pour éviter de vous faire rentrer dedans par le Signore Strella qui rejoint la sienne tout au bout du wagon. Pas même un pardon, vraiment, quelle éducation!

Vous parvenez enfin à rentrer dans le wagon restaurant et ne pouvez vous empêcher d'entendre Poirot discuter avec Monsieur Bouc:


- Vraiment mon ami, ce genre de personne ne réussira qu'une chose dans sa vie: s'attirer des ennuis. Croyez-en mon expérience, et je ne veux surtout pas être dans les parages quand cela arrivera...

Et sur ces paroles, il se lève de son fauteuil et prend congé de ses occupants pour retourner dans sa cabine.

- Encore merci Monsieur Bouc pour vos somnifères. je vais enfin pouvoir dormir. Les ronflements de ce bruyant italien couvraient même le bruit du train! Vous rendez-vous compte?

Une fois Poirot reparti dans sa cabine, vous tombez sur le plan du train accroché dans le wagon, et faites mentalement des notes avec les informations que vous avez glanées des conversations depuis le début du voyage.
Réponse #5 Mar 24 Jan 2012, 17:59
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Légende
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A: Compartiments des voyageurs
B: Toilettes

a: Fauteuil de Mr. Hercule Poirot
b: Compartiment de Mr. Hercule Poirot
c: Compartiment de Mr. Angelo Strella
x: Compartiments inoccupés
y: Compartiments réservés

Compartiments voyageurs
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______________________________________________________________
Rangée #1
(De gauche à droite)

          Arlette Laguiole
          Helem Anterre
          Lady Amelia Stence
          Marguerite de Sadeleer
          Philémon Quinzebilles
          Mandy Cadalen
          Andrew Hawkins
          Beth Orejade
          Jeanne Achiltalon
          Mamillys

Rangée #2
(De gauche à droite)

          Angus Mycroft         
          Crap Hull         
          Joelle Kirsten         
          Marisa         
          Mlle Zheng Zhou         
          Trome Wing         
          Améfée Ozenfat         
          Miss Stealthy         
          Suzanne Pinton         
          Violette Baudelaire         
« Dernière édition: Mar 31 Jan 2012, 16:44 par Le Maître du Jeu »
Réponse #6 Sam 28 Jan 2012, 01:26
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Journalisée
Venise, Orient-Express, Wagon 19

*Aaaaastchhhhhhh!*

Quel drôle de bruit! Vous levez le nez de votre journal que vous vous êtes procuré pendant que vous êtes allé prendre un peu l'air. Il est en italien et vous ne comprenez pas grand chose, mais vous préférez garder la lecture du livre que vous avez amené avec vous pour plus tard. Le voyage risquait d'être long (pas d'arrêt avant Belgrade!), inutile de le terminer trop rapidement! Après un léger coup d'œil dans le compartiment rien ne semble avoir bougé: Poirot somnole sur son fauteuil et d'autres passagers terminent leur petit-déjeuner ou lisent aussi un journal.
Vous reprenez donc votre lecture.

*Aaaaastchhhhhhh!*

Vous avez rêvé ou ce bruit avait même un accent? Lorsque vous baissez à nouveau votre journal, Poirot est réveillé et cherche frénétiquement quelque chose dans sa poche. Vous devinez alors à la grimace qui se forme sur le visage du petit belge qu'un autre éternuement (c'était donc ça!) pointe le bout de son nez.

Voyant qu'il ne trouve toujours pas de mouchoir, car c'est ce qu'il doit chercher, vous vous levez et lui tendez le votre. Avec un hochement de tête plein de gratitude Poirot accepte votre mouchoir et...

*Aaaaastchhhhhhh!*

...se mouche à temps dedans. Vous lui indiquez qu'il peut bien évidemment le garder, vous n'y tenez pas tant que ça.

- Je vous remercie grandement. Je crois que j'ai attrapé froid cette nuit en laissant la fenêtre ouverte. Il faisait chaud mais les temps a du se rafraichir lorsque nous avons passé la frontière italienne...

*Aaaaastchhhhhhh!*

Je n'aime pas être enrhumé, ça engourdit mes petites cellules grises. Heureusement que je ne travaille pas sur une affaire en ce moment. Vous imaginez-vous l'inspecteur Japp résoudre une enquête à lui tout seul? Grands Dieux non! Et avec quelle aide? Ce brave Hastings? Oh je ne sais pas ce qu'ils feraient sans leur grand ami Hercule Poirot!

*Aaaaastchhhhhhh!*

Veuillez m'excuser mais je vais retourner dans mon compartiment, mon cas ne s'arrange pas. Une petite sieste bien au chaud me fera le plus grand bien. Nous nous reverrons ce soir si mon état me le permet.


Poirot regagnant son compartiment vous entendez alors le sifflet du chef de gare et le train se met en route pour Belgrade. Vous vous promettez alors de fermer la fenêtre de votre compartiment cette nuit, vous n'avez aucune envie d'attraper la mort.


« Dernière édition: Sam 28 Jan 2012, 01:28 par Le Maître du Jeu »
Réponse #7 Mar 31 Jan 2012, 20:00
Le Maître du Jeu
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Journalisée
Quelque part entre Venise et Belgrade, Orient-Express, Wagon 19

Poirot, après avoir fait une brève apparition pour prendre un café est retourné dans sa cabine, plus enrhumé que jamais.

Le voyage risquant d'être long, pourquoi ne pas faire connaissance avec les autres passagers qui vous accompagnent?
Réponse #8 Mar 31 Jan 2012, 20:45
Andrew Hawkins
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Journalisée
Je m'appelle Andrew Hawkins. Je suis chasseur d'aliens. Tout du moins, je l'étais le jour où je suis monté dans ce train.
J'imagine déjà l'air interrogatif que vous prenez. Bien que beaucoup le pensent, je vous assure que je ne suis pas fou.

10 ans plus tôt, une série de disparitions inexpliquées par les enquêteurs a eu lieu dans mon petit quartier du Nord de Londres. 6 personnes se sont volatilisées sans laisser aucune trace. Nous étions tous très inquiets, et malgré la présence de nombreux policiers dans nos rues, nous étions nombreux à redouter être le prochain sur la liste. 36 jours après les disparitions, alors que les enquêtes étaient au point mort, les disparus sont revenus. Aucun ne se souvenait de ces 36 jours écoulés. Personne ne savait ce qui s'était produit.
Il y avait seulement cette femme, que nous n'avions jamais croisée jusqu'alors, et qui, après avoir insisté pour interroger les victimes une à une et avoir pris de nombreuses notes, semblait comprendre ce qui était arrivé à ces 6 personnes. Ce jour-là, j'avais décidé de la questionner. Ce jour a changé ma vie. Je l'ai d'abord prise pour une originale. Elle m'expliqua qu'elle soupçonnait fortement les aliens d'avoir enlevé ces gens. Elle me fit part de ses théories, m'indiquant qu'il s'agissait là probablement d'une étude de l'espèce humaine commanditée par les administrations d'une autre planète, qu'aucun mal n'avait visiblement été fait à ces 6 individus, si ce n'était leur amnésie, la plupart des hommes sur Terre n'étant pas prêts à accepter l'idée que d'autres formes de vie intelligente pourraient exister dans l'univers.
J'avais pensé qu'elle était folle, mais j'avais écouté ses dires sans en rater une miette. Je ne l'ai jamais revue.

Mais depuis, je suis rapidement devenu certain que cette femme avait raison. J'ai parcouru le pays à traquer les évènements étranges, ces enquêtes jamais élucidées, et dans de nombreux cas, je suis moi-même arrivé à la conclusion que les aliens étaient derrière tout ça.
J'ai tenté bien des fois de convaincre mon entourage de ces faits, mais ils ne semblaient pas prêts, pas plus que les autres, à comprendre cela.

Mon obsession pour les formes extra-terrestres intelligentes m'a même conduit à quitter Suzanne, mon épouse, 6 mois avant que je ne monte dans ce train. Ce fut la plus grande erreur de ma vie, mais à ce moment-là, je ne l'avais pas encore compris.
Fatiguée de me voir passer des jours entiers à fabriquer dans notre petit jardin une antenne destinée à recevoir les ondes envoyées par les aliens, elle m'avait fixé un ultimatum. Je n'avais alors pas pu me résoudre à abandonner ma traque, et Suzanne avait décidé de partir vivre chez sa soeur, à Brighton.
Libéré, je pouvais enfin mener ma chasse sans avoir à me soucier de personne. J'avais pu terminer mon antenne en quelques semaines. Celle-ci ne donnant aucun résultat probant, j'en avais déduit que la maison ne se trouvait pas dans un endroit propice à la réception d'ondes extra-terrestres. J'ai donc créé un système portatif, prêt à me suivre lors de tous mes déplacements.

La première fois que j'emmenai mon antenne portative avec moi fut la dernière. J'avais entendu parler de disparitions inexpliquées dans un village non loin de Belgrade. Une amie proche, revenue récemment de voyage et connaissant mon intérêt pour ce genre d'évènements, m'avait ramené plusieurs coupures de journaux. Les consulter fut un choc. Sur l'une des coupures, les journalistes parlaient d'une originale qui prétendait savoir ce qui s'était produit. La description qu'ils en avaient faite, les dires qu'ils avaient rapportés, il n'y avait aucun doute : il s'agissait de l'inconnue rencontrée 10 ans plus tôt.

Ni une, ni deux, j'achetais mes billets et sautais dans le train, espérant arriver à bon port à temps pour la rencontrer de nouveau.

C'est ainsi que je me suis retrouvé dans le wagon 19, un sac de vêtements dans une main, une valise contenant mon antenne portative dans l'autre.
« Dernière édition: Mar 31 Jan 2012, 20:46 par Andrew Hawkins »
Réponse #9 Mar 31 Jan 2012, 22:10
Lady Amelia Stence
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Messages: 27




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Mais où cette sotte l'a-t-elle rangé ? Ce n'est pas possible d'être aussi bête, je lui avais pourtant dit que j'en aurais besoin. Et mes gants où sont-ils ? Il va falloir reprendre en main cette petite dés mon retour !

Le voyage n'avait pas commencé aussi bien que l'espérait Lady Stence.
Sa nouvelle femme de chambre n'en avait fait qu'à sa tête pour faire les malles et elle était loin d'exceller dans le domaine la pauvre petite. A ce rythme Lady Amelia ne remettrait pas la main sur ce qu'elle cherchait avant son retour. Pestant contre l'incompétence de sa bonne, elle était allée s'installer dans un des fauteuils du salon.

A cela venait s'ajoutait leur interminable attente à Calais.
Non mais vraiment quel toupet cet homme, incapable d'être ponctuel. Mais quel manque d'éducation.

Puis il y avait eu le raffut de cet italien bruyant, malpoli, tout pour déplaire.

Lady Stence ouvrit son livre d'un air pincé. Pour la énième fois depuis plusieurs semaines elle relut la lettre qu'elle y avait glissé.


Citer
Ma très chère Amélia,

Votre dernière lettre m'a laissé dans le cœur une douleur amère.
Attristé j'ai été d'apprendre le décès de votre frère.
Les distances qui nous séparent m'empêchent de convenablement vous consoler
Mais bientôt je l'espère, pourrons nous nous retrouver.

En effet notre prometteuse élève se produira lors d'un récital à Sofia,
Elle a longuement insisté auprès de moi afin que vous soyez présente ce soir-là.
Je lui prédit un grand avenir. J'ai déjà convié un ami chef d'orchestre de Moskova,
Je pense qu'il pourra lui ouvrir les portes des plus grands opéras.

Je vous invite donc à nous rendre visite quelques temps ici même à Sofia,
Je vous ferais connaitre la ville  qui certainement vous plaira.
Nous pourrons ensuite apprécier les progrès de notre brillante demoiselle.
Et partager un moment de détente en nous rendant voir les Dardanelles.

S'il vous sied de venir, répondez moi sans tarder.
Afin que je puisse, votre voyage, organiser.
Je vous conseille l'Orient Express, moins dangereux que le bateau.
Laissez moi espérer vous revoir bientôt.

Votre dévoué Elli Sanzkatr

Lady Stence déposa la lettre sur ses genoux. Bien entendu elle avait répondu par la positive, mais en restant toutefois évasive quant aux diverses ballades qu'il proposait. Elle se réjouissait à l'idée de revoir son vieil ami et ténor Elli Sanzkatr, mais il devait comprendre qu'elle ne déshonorerait pour rien au monde feu son mari.

Elle avait connu Elli bien des années plus tôt en Angleterre, à l'issue d'une représentation de l'opéra Faust de Gounod. Sa voix ne l'avait pas laissée indifférente, mais à cette époque là elle était déjà mariée à Lord Stence.
Ce dernier avait malheureusement trouvé la mort durant la guerre, et depuis Lady Amelia Stence s'occupait d'une main ferme du patrimoine familial.
Elle avait installé au manoir un internat pour jeunes filles. Et, avec l'aide de professeurs triés sur le volet, elle leur enseignait tout ce que les jeunes filles de bonne naissance devait savoir pour devenir des épouses dévouées et des mères éclairées.

L'une de ses élèves avait très vite fait montre d'un talent inné pour le piano. Lady Amelia l'avait donc envoyée étudier chez son ami Elli auprès de grands maîtres de la discipline. Les parents en avait été ravis, d'autant plus que Lady Stence ne leur avait pas demandé plus d'argent que la pension usuelle.

Malgré la joie que lui apportait ce voyage, Lady Amelia s'inquiétait de ce qui allait se passer durant son absence. L'intendante à qui elle avait laissé des ordres, était beaucoup trop complaisante avec les jeunes filles. Et les élèves jardiniers qui s'occupaient de la magnifique roseraie, dont Lady Stence s'enorgueillissait, allaient sûrement en profiter pour organiser des rendez vous avec les demoiselles. L'institut Stence ne pouvait souffrir ces relations déshonorantes. Lady Stence savait qu'elle devrait sûrement sévir à son retour.

Quittant le cours de ses pensées et son magnifique jardin, elle remarqua que le célèbre Hercule Poirot, cet énergumène qui leur avait fait perdre du temps à Calais, s'était retiré. Elle observa d'un regard neutre les autres passagers qui se trouvaient au salon.
Ces messieurs allait-ils se présenter ? Jamais elle ne se permettrait de leur adresser la parole la première, cela serait terriblement mal venu.
« Dernière édition: Mar 31 Jan 2012, 22:15 par Lady Amelia Stence »
Réponse #10 Mer 01 Fév 2012, 00:34
Joelle Kirsten
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Joelle soupira une nouvelle fois quand Poirot entra dans la salle pour prendre un café. Ses éternuements la déconcentraient. Elle était fatiguée par son séjour à Paris. Elle avait rencontré son ami de longue date Pascal Forthuny, avait savouré le fait de le voir sur scène et mettre en avant ses facultés. Il avait, sans aucune difficulté, su retracer l'histoire du collier qu'elle avait emmené : c'était un bijou familial, hérité de mère en fille, mais sa - à présent - défunte mère avait refusé de lui céder car sa fille indigne allait se marier à un turc. Et Joelle, avant de partir du foyer familial le coeur lourd, l'avait discrètement volé. Et depuis, le remords s'était accumulé...

Elle aurait aimé pouvoir s'affirmer comme Pascal le faisait.
Elle était allée à l'Institut Métapsychique International et avait démontré de quoi elle était capable. Elle sourit quand elle pensa à la proposition qu'ils lui avait faite. Aller à Paris, étudier son don... Mais elle avait un enfant de 3 ans et un mari qui l'attendaient à Istanbul. Elle pensait que le voyage l'aurait aidée à prendre une décision, mais plus les heures passaient, plus elle était troublée.

Elle se remit à trembler. Elle avait cette curieuse image en tête depuis quelques mois, un énorme nuage dans le ciel en forme de champignon... Elle ne savait pas ce que cela pouvait signifier, mais ses précédentes visions ne l'avaient jamais trompée.

Elle remarqua que la femme en face d'elle la regardait. Quand elle croisa son regard, elle eut une vision soudaine de Londres attaqué par des bombes. Elle soupira de nouveau, le mieux était de se changer les idées.


Hello My Lady. Si je ne m'abuse, vous semblez venir de l'île britannique... Avez vous des nouvelles fraîches de Londres ?
Je vais me prendre à nouveau un thé, souhaitez vous quelque chose ?
Réponse #11 Mer 01 Fév 2012, 00:39
Philémon Quinzebilles
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Il se coule avec délectation dans le fauteuil qu'il occupe, ne réalisant pas encore que ce train l'emmène vers son rêve le plus fou : rencontrer les plus grands détectives. Fou, il l'a été, de prétexter rendre visite à son vieil oncle Stanimir à Sofia... Oh ça ! Sa mère a été bien étonnée, de ne serait-ce qu'entendre de nouveau ce prénom ! Plus personne, dans la famille, n'a reparlé de l'oncle Stanimir depuis des années, qui pour rien au monde n'aurait abandonné sa Bulgarie natale pour la capitale française. La pauvre femme n'a pas eu le coeur de lui refuser ce voyage, voyant chez son garçon le désir de retrouver ses racines, après la perte de son père il y a quelques années.

Philémon a travaillé extrêmement dur pour se payer ce voyage, chaque jeudi, chaques vacances, dans la quincaillerie de cousin Fortuné, épargnant le moindre sou. À l'approche du grand jour, il a manqué de se raviser : jamais il n'oserait partir ainsi à l'aventure, il est beaucoup trop timide ! Heureusement qu'Augustin – Augustin, c'est son meilleur ami – est parvenu à le convaincre... L'année prochaine, ils devront partir à l'armée, et alors fini de rigoler ! a-t-il dit. Philémon aurait vraiment aimé qu'il puisse l'accompagner.

Le paysage défile devant la fenêtre, se reflète dans ses yeux émerveillés. Jamais il n'est parti si loin de chez lui. Il leur est arrivé d'aller à la mer, quelques fois, en Normandie, mais ce n'est pas pareil.
Le jeune homme risque un regard vers les autres passagers. Comme ils semblent à leur aise ! Quelle distinction ! Son visage s'empourpre, il s'enfonce dans son siège : Philémon ne se sent pas à sa place. Il aimerait se retirer dans sa cabine, mais alors tous le verraient, et que penseraient-ils ? Non, il vaut mieux faire comme les autres et rester là.
Tout à l'heure, il est persuadé d'avoir reconnu M. Hercule Poirot ; il l'a vu plusieurs fois, dans le journal, notamment dans cet article sur le JIDEA ! Si M. Poirot l'appelle, pour sûr il se lève de sa place. Qui sait ? Philémon espère bien que ses talents de détective seront repérés par un de ces experts qui savent si bien cerner les personnalités, et alors, à lui les enquêtes ! Il se voit déjà, fumant la pipe, lissant sa moustache en croc, la loupe à la main... Augustin serait bien entendu son second, tel le Docteur Watson !

Soudain, une angoisse l'arrache à ses rêveries : son bagage ! Il l'a laissé dans sa cabine, et si on le lui volait ? Le garçon se tortille sur place, se tord les doigts... Sa mère ne sera pas contente du tout s'il perd ses affaires ! Il se mange les petites peaux de ses lèvres, tire dessus avec ses dents. Aïe ! le voilà qui saigne. Philémon balaye la salle des yeux, cherchant un moyen discret de s'éclipser.
Réponse #12 Mer 01 Fév 2012, 10:23
Marguerite de Sadeleer
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La jeune femme, une trentaine bien entamée se tenait là. Mlle de Sadeleer se rendait à Sofia rendre visite à une amie de longue date. Pas fâchée que le train démarre enfin, elle put enfin observer ses voisins de voitures. Il semblait y avoir un peu de tout. Elle ne fut pas étonnée non plus d'y trouver le grand détective Hercule Poirot. Il devait sans doute se rendre au JIDEA dont les journaux ne font que parler.

Mais bien qu'il soit un bien beau parti, le voyage serait long. Elle préférait pour le moment se retirer dans sa cabine pour prendre ses aises. Son corset la serrait un peu trop, elle voulait l'ajuster. Elle prit son bagage à main et se rendit dans sa cabine. Elle aurait bien le temps de faire connaissance avec les autres un peu plus tard.
Réponse #13 Mer 01 Fév 2012, 11:11
Mandy Cadalen
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Sa tasse de thé à la main, Mandy regarde le paysage qui défile sans y prêter attention. Le regard vague, elle pense en cet instant à sa Grand-Ma Harriet. Comme elle aurait aimé qu’elle puisse se joindre à elle pour entreprendre ce long voyage dans ce train magnifique. Un palace sur rail ! Tout ce luxe aurait bien plu à son aïeule !
Elle pense aux derniers jours passés à ses côtés. Laisser sa grand-mère vieillissante, ses parents, ses amis, était un déchirement mais elle misait sur la durée du voyage et la perspective d’une nouvelle vie pour oublier peu à peu la tristesse d’un éloignement.

Ses yeux virent au noir quand ses pensées se dirigent vers ce vieux porc salace de duc. Sans l’intervention d’Ernest, le chauffeur, il aurait abusé d’elle sans remord. Le dédommagement qu’elle a reçu pour ne pas faire un scandale lui a payé son billet de train.

Son regard s’adoucit en pensant à Pete qu’elle va rejoindre. Il est archéologue sur le site de Çannakkale. Mandy travaillera comme préceptrice des enfants de Sir Mac Carter, vice-consul à Istanbul. C’est lui qui la mariera à Pete fin octobre.

Puis son regard fait le tour du compartiment, une vingtaine de personnes partagent son quotidien et leurs échanges se limitent à un signe de tête très poli. Heureusement qu'elle a prévu un écritoire de voyage et des livres, cela lui permet de ne pas trop s'ennuyer...
Ayant reçu une excellente éducation au Norland College, Mandy connaît tous les codes du savoir-vivre mais elle sait aussi qu’il y a une manière élégante de les contourner ! Elle adresse donc un discret sourire  au jeune homme qui est dans son champ de vision.
     Qu’il a l’air mal à l’aise…..une victime de l’amour maternel exclusif sans doute

Elle repose sa tasse, le thé s’est refroidi. Délicatement, elle se tamponne les lèvres avec la petite serviette brodée. Elle se replonge dans la lecture du journal.....
Réponse #14 Mer 01 Fév 2012, 11:58
Trome Wing
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Trome Wing referma le journal qu'il tenait en main , ayant lu au moins 10 fois les articles contenus à l'intérieur . Mais il ne savait pas comment s’occuper l'esprit autrement .

Il ne fallait pas qu'il pense aux conditions qui l'avaient amenés jusqu'ici . Il disait à qui voulait l'entendre qu'il était à la poursuite d'un criminel international , au nom d'un client privé qui trouvait que la justice n'y mettait pas assez de vigueur , mais son mensonge ne trompait que les simples d'esprits , même si son costume de détective le rendait un peu plus crédible .

En vérité , il avait fui l’Amérique , s'étant fait trop d'ennemis dans les milieux ... mal famés . Il fuyait vers l'est , le plus loin possible , sans trop de but ... quand il vit l'article sur la JIDEA dans le journal , il pensa que c'était la couverture parfaite , et décida d'y participer sous un faux nom , "Trome Wing" . Personne ne devait savoir son vrai nom , sinon ILS le retrouveraient , à coup sûr .

Il se sentait un peu mal à l'aise avec la présence du célèbre détective Poirot , qui ne ferait qu'une bouchée de son imposture si il s'était intéressé un tant soit peu à l'affaire . Heureusement , ce dernier semblait enrhumé , et Trome espérait qu'il pourrait se fondre dans la masse sans attirer l'attention .

C'est ainsi qu'il se plongea dans la relecture du journal pour la 11 éme fois .
Réponse #15 Mer 01 Fév 2012, 14:43
Marisa
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Elle était au téléphone, dans un petit bureau de la gare de Calais.

- Jamais plus tu ne me feras souffrir Alexander! Tu entends? J'ai vécu dans ton ombre depuis que l'on se connait, j'ai supporté toutes tes facéties! Je n'en peux plus: je suis partie en Europe et jamais plus tu ne me reverras!

...

- Comment? Tu oses me dire ça?

...

- Tu oses? La catin de Hollywood? Je t'étais dévouée, je ne t'ai jamais trompé alors que l'on ne pourrait pas en dire autant de toi. Oui! Je suis au courant pour ta relation avec Suzie! Je vous ai surpris dans les loges, tu lui disais que tu n'étais jamais que l'ombre de toi même... Ah ça! tu l'as bien embobinée, la pauvre. Je lui ai laissé un mot en partant.

...

- Pour qu'elle sache que tu n'es qu'une crapule, Alexander MacGoyer! Tu m'as poussée vers le fond et tu ne me reverras plus jamais!

Marisa raccrocha le téléphone et s'autorisa à pleurer quelques instants, avant de sortir. Quelques instants plus tard, elle était dans le train en partance de Lausanne. S'épongeant les yeux avec un petit mouchoir en coton, elle regarda brèvement les autres passagers, avant de tomber dans un sommeil profond, malgré ce gros homme bruyant. Elle n'avait que très peu dormi, depuis son départ de l'Amérique.

Elle ne se réveilla qu'à Lausanne et arrivée dans le fameux Orient-Express, elle regarda rapidement les passagers. Des hommes et des femmes tout ce qu'il y a de plus ordinaire, excepté cet homme: Poirot. Au-delà de l'Atlantique, les réalisateurs comptaient toujours s'inspirer de ses aventures pour leurs films. Les histoires que l'on racontait sur cet homme étaient toutes les plus abracadabrantesques les unes que les autres. Elle avait envie d'aller lui parler mais se ravisa, se sentant petite à côté d'une telle personnalité.

Elle préféra donc poser ses effets dans sa cabine. Seulement, une fois seule dedans, une soudaine envie lui vint; une poussée qui montait en son ventre et qui revenait toujours en elle. Elle regarda la dose qu'elle avait caché dans son sac, mais préféra ne pas céder à la tentation. Elle prit le sachet, ouvrit la fenêtre et le lança sur le quai. Effrayée par ce qu'elle venait de faire, elle referma brusquement la fenêtre et se cacha derrière les rideaux. Nouvelle vie, nouveau départ vers Istanbul; elle voulait en finir avec ses addictions.

Elle parti dans le wagon-restaurant commander un chocolat chaud. Marisa se sentait comme une petite fleur que l'on avait piétinné, sur laquelle on avait déposé de l'acide. Mais une fleur qui résistait. Elle se sentit puérile de faire une telle comparaison.
Réponse #16 Mer 01 Fév 2012, 19:44
Mlle Zheng Zhou
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Mlle Zheng Zhou voyageait avec un mélange d'anxiété et d'excitation. Elle avait quitté son pays et sa famille pour espérer refaire sa vie ailleurs et vivre correctement. Elle savait que de toute façon, ça ne pourrait pas être pire que chez elle.
Sa malle contenait peu d'affaires personnelles et surtout des objets professionnels, quelques tissus de soie, pour permettre de faire renaître le marché de cet art ancestral en Europe. L'industrialisation européenne de ce textile existait pourtant depuis quelques années mais une place pour l'importation directe de soies chinoises semblait toujours possible.
Elle possédait quelques vêtements typiques de son pays et quelques accessoires de cuisine. Elle avait entendu dire que les européens ne cuisinaient pas de la même façon qu'en Asie et par sécurité, elle prit les devants en emmenant ses propres objets.
D'ailleurs, elle commençait à avoir faim et ses ustensiles de cuisine seuls ne suffiraient pas à combler son estomac. Elle se leva et se dirigea vers le wagon-restaurant.
Réponse #17 Mer 01 Fév 2012, 22:49
Jeanne Achiltalon
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Enfin...



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J'étais dans le train et enfin, le train circulait normalement. Et Hercule Poirot faisait partie du voyage, et il m'avait parlé.

Je ne pouvais contenir ma joie. Moi, la couturière célibataire de 40 ans, j'allais enfin toucher du doigt les réalités policières.
Et oui, à force d'économies, j'avais pu me payer une place dans ce train si réputé et l'entrée à la première JIDEA à Sofia. C'est dans un de ces journaux relatant les grandes enquêtes policières que j'avais pris connaissance de cette journée.

....

Mon père, mécanicien et parisien de souche, avait eu l'opportunité, suite à des réparations de machines à coudre, de me placer en tant qu'apprentie dans la "Maison Parry". Mais après la Guerre et ayant perdu mes parents, j'avais décidé de travailler chez moi. Mes voisines, chargées d'enfants et de mari à nourrir, avaient préféré s'offrir mes services.

Et c'est ainsi que jour après jour, j'avais économisé.

Abonnée à plusieurs journaux tels LE MATIN et L'AURORE, c'est avec l'affaire Dreyfus, qu'était née ma curiosité pour les affaires policières.

....

L'Orient-Express! Jamais je n'aurais osé pensé que je prendrais le train un jour! Mais que pouvais je espérer de plus à mon âge? L'argent économisé jour après jour, n'aurait pu être mieux utilisé.
Bien qu'un peu inquiète, je me décidais à faire ce voyage seule jusqu'à Sofia. Vous imaginez? J'allais traverser des pays que je ne connaissais même pas avant de m'informer sur le trajet. Suisse, Italie, Autriche, Yougoslavie, Bulgarie! Quelle aventure!

....

Et enfin, j'étais là, à quelques jours de ce grand évènement me demandant quel était le fabuleux mystère dont parlaient les fameuses lettres anonymes de l'article.


 
Réponse #18 Jeu 02 Fév 2012, 00:31
Angus Mycroft
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Angus avait fini d'avaler son porridge depuis longtemps et laissait refroidir gentiment son thé en feuilletant un journal italien qui évoquait les élections allemandes. Ce sinistre sujet l'amena à bénir son directeur qui l'avait envoyé couvrir un événementautrement plus léger.

Angus était journaliste depuis maintenant vingt ans et son patron lui faisait confiance. A peine rentré d'Irlande, où il avait suivit avec angoisse les conflits douaniers avec son cher pays, son patron le renvoyait à l'aventure mais pour couvrir un sujet bien plus agréable.
La Journée Internationale des Détectives et Enquêteurs Amateurs serait sûrement à l'origine d'un article réjouissant, et le fait de partager son voyage avec Hercule Poirot était une aubaine, l'occasion d'en savoir un peu plus sur ce célèbre personnage. Cependant, Angus était intimidé par cet homme à qui l'on imputait la résolution de dizaines d'enquêtes plus énigmatiques les unes que les autres.

En tout cas ce reportage était une nouvelle occasion de profiter du confort de l'Orient-Express ce qui n'était pas pour déplaire à Angus. Il s'installa confortablement dans son fauteuil et ouvrit sa mallette pour en sortir un roman. Son collègue Walter le lui avait prêté en lui vantant l'avant-gardisme de l'auteur et l'originalité de l'ouvrage. Mais Angus avait du mal à lire ce "Meilleur des mondes", qui était peut-être un peu trop révolutionnaire pour lui. Après avoir laborieusement lu quelques pages, il reposa le livre et observa les autres voyageurs.

Il y avait, semblait-il, de nombreuses femmes dans ce wagon, et Angus avait senti quelques regards intrigués s'attarder sur sa personne. Il se savait d'un physique plutôt agréable à regarder pour les femmes, mais si cela pouvait se révéler un avantage crucial pour attirer les confidences lors de ses reportages, il se sentait souvent oppressé par les regards appuyés de certaines et avait toujours été intimidé par les femmes. Il aurait bientôt 40 ans et n'était toujours pas marié. Ses déplacements incessants dus à son travail ne favorisaient pas la création d'un foyer, ce qui, au fond, l'arrangeait bien.

Il sirota une gorgée de thé avant de respirer un grand coup et de se replonger dans sa laborieuse lecture.
Réponse #19 Jeu 02 Fév 2012, 01:11
Lady Amelia Stence
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Mais où va-t-on ? Voyez avec qui je voyage ! Mais d'où sortent-ils ? La société d'aujourd'hui n'est plus ce qu'elle était !
J'aurais certainement dû prendre le bateau. Ne pas être obligé de partager ma cabine avoir un pont privé et du personnel à disposition aurait été bien plus confortable que ce voyage. La compagnie de l'Orient Express n'est plus ce qu'elle était, ils acceptent vraiment n'importe qui !
Mais regardez donc celle là, aucun maintien! où a-t-elle appris à marcher ? On dirait qu'elle va s'écrouler sous le poids de son propre corps. Et cette fille là, celle qui vient de l'Asie lointaine, elle semble tout droit sorti de la blanchisserie de son père.
Heureusement qu'il y a aussi des gens qui semblent avoir reçu une éducation digne de ce nom.

Lady Stence avait eu le temps d'observer plusieurs personnes. Elle fut tiré de ses pensées par une jeune femme qui s'adressait à elle. Elle remarqua de suite son air à demi troublé, un brin occulte. Elle lui répondit d'un ton abrupt.

Mademoiselle, il semble que la politesse veuille que vous vous présentiez avant de me questionner de la sorte. Mais comme vous avez sans doute oublié les règles élémentaires de courtoisie, je ferai les présentations à votre place.
Je suis Lady Amelia Stence.


Elle marqua une courte pause.

En effet je viens de Grande-Bretagne. Notre domaine familial se situe près de Lancaster. Et, pour vous répondre, Londres n'est plus ce qu'elle était ! La ville perd de son charme, un trop grand nombre de femme bien mal éduquées fréquente aujourd'hui les lieux. Je ne m'y rends guère plus.

Lady Amelia parlait avec assez peu d'accent, elle avait séjourné en France dans sa jeunesse, chez une vieille tante comtesse d'elle ne se souvenait où.
Elle remarqua alors un jeune homme relativement mal à l'aise dont les lèvres saignaient.

Mais il m'a l'air complètement empoté ma parole ! Heureusement que mes fils ne sont pas comme lui. Mais il attend quoi pour sortir un mouchoir, et aller se rafraîchir ?

Je prendrais volontiers une tasse de thé.
Réponse #20 Jeu 02 Fév 2012, 15:05
Crap Hull
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Le kilt c'est pour le folklore...



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Mais quelle idée j'avais eu...

Comme à mon habitude je m'était lancé sur un coup de tête et après une discution enflammée à la taverne près de chez moi dans le patelain ou j'ai mes habitudes.

Un de mes copains de bar connaissant mes activités de voleur/pickpoket émérite m'a lancé le défi de venir dans ce rassemblement de détective pour prouver ma valeur.

Je suis donc dans ce train et je vais devoir faire preuve de prudence et de dextérité pour user de mon art.

Je me balade donc dans les couloires pour reconnaitre les lieu...

Un voleur de qualité prend les dispositions qui s'impose pour que son art soit reconnu. Dans ce lieu clos je vais devoir connaitre sur le bout de doigts tout la carte des lieux.

Tout ce petit monde doit bien avoir quelques petites objets de valeur qui feront mon defi
Aller mon vieux Crap au boulot ....
Réponse #21 Jeu 02 Fév 2012, 16:49
Violette Baudelaire
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Violette Baudelaire était allongée sur la couchette de sa cabine et pensait à son jeune frère Klaus et sa jeune sœur Prunille qu'elle avait laissés à Londres pour se rendre au JIDEA.

Elle espérait qu'ils allaient bien et qu'ils n'embêtaient pas trop leur brave oncle Montgomery qui s'en occupait pendant son voyage. Après tout, c'est lui qui lui avait parlé d'un contact qui pourrait l'aider dans ses investigations. Violette avait tenu à payer elle-même son billet à bord du prestigieux Orient Express.
Et elle pouvait se le permettre car elle avait hérité deux ans auparavant de l'immense fortune de ses parents, tragiquement décédés dans l'incendie de la maison familiale. Violette avait alors 16 ans, et c'est parce que les conclusions de l'enquête policière avaient annoncé que l'incendie était d'origine criminelle qu'elle avait décidé de ne trouver le repos que lorsqu'elle aurait trouvé l'assassin de ses parents.

Ses premières recherches l'avaient menée à découvrir que ses parents faisaient partie d'une société secrète et c'est ainsi qu'elle avait pu retrouver sa grande tante Agrippine qui en faisait partie. D'abord effrayée (après tout, elle faisait aussi partie de cette ancienne société secrète), tante Agrippine fut attendrie par la jeune adolescente et la mena alors sur la piste du cousin au 5ème degré Montgomery.
Ce dernier avait alors décidé d'aider la jeune fille et commença par demander les droits de tutelle sur les trois orphelins. Grand passionné de zoocryptologie (bien qu'il n'ait jamais découvert les créatures qu'il pourchassait), il avait parcouru le monde et avait pu étoffer son carnet de d'adresses et de contacts.

Et c'est ainsi qu'il y a deux mois, son vieil ami Cemil qui vivait à Avcilar, un quartier d'Istanbul, lui parla du JIDEA et Montgomery pensa immédiatement que c'était l'occasion pour Violette à son tour de se faire ses propres contacts et peut-être, d'en savoir plus sur l'enquête qu'elle menait.
C'était sans compter la présence du célèbre Hercule Poirot dans le train, ce qui réjouissait Violette, et elle était bien décidée à aller lui parler d'ici peu pour savoir s'il pouvait la conseiller, voire même lui donner des informations dans son enquête.
Réponse #22 Jeu 02 Fév 2012, 16:56
Miss Stealthy
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Le trajet depuis Londres n'avait pas été de tout repos. Cette halte de quelques heures à Calais lui fit le plus grand bien, elle put profiter à loisir du calme de sa cabine tandis que l'on attendait apparemment qu'un éminent personnage rejoigne le convoi. Miss Stealthy avait déduit qu'il ne pouvait s'agir que d'un illustre personnage car jamais la direction de l'Orient Express ne se permettrait de prendre du retard pour un voyageur quelconque vu sa luxueuse clientèle et le pouvoir de cette dernière.

Miss Stealthy n'avait guère fait de formalités quant à ce retard.  Elle en avait profité pour se plonger dans un roman Brave New World d'Aldous Huxley et dès les premières lignes, elle savait qu'elle n'allait pas réussir à lâcher sa lecture de si tôt … Les mots de l'écrivain défilaient sous ses yeux. Elle était absorbée par ce magnifique ouvrage de littérature d'anticipation, jusqu'à ce qu'une voix attire son attention...

Le dernier voyageur serait-il arrivé ? La curiosité ne pouvait que la pousser à mettre son nez hors de la cabine. C’est alors qu’elle aperçu le petit homme à moustache … Hercule Poirot ! Hercule Poirot était non seulement du voyage mais en plus il était dans le même wagon qu'elle! Comment aurait-elle pu imaginer un plus beau voyage ? Déjà, elle s'imaginait interviewer exclusivement Monsieur Poirot et réaliser un reportage captivant sur le célèbre détective ! Avec un dossier pareil, elle se voyait déjà être publiée en une du Sunday Pictoral.

Elle était ravie de faire le voyage jusqu'à Sofia pour assister à la Journée Internationale des Détectives et Enquêteurs Amateurs, le journal avait accepté de financer son « périple », mais pour rien au monde elle n'aurait loupé l’événement … Miss Stealthy se passionnait pour les intrigues policières et souvent elle se mettait à rêver de résoudre des énigmes aux côté de grands détectives.

Son appareil photographique ne la quittait jamais lors de ses déplacements, elle se faisait un devoir de pouvoir saisir le moment. Par moment, elle entendait  un regard, une lumière, une action … Elle espérait d'ailleurs pouvoir faire de belle prise avec son Leica. L’éventualité d’avoir des clichés exclusifs de Poirot la laissait extatique …
Mais pour l’heure, sieur Poirot ayant regagné sa couche, sa tête n’était pas au travail et elle se rendit au wagon restaurant pour prendre un thé, Earl Grey de préférence …
« Messieurs Mesdames, Bonjour. Permettez-moi de me joindre à vous, je sens que l’heure du thé est arrivée.»
Née d’une mère française et d’un père anglais, elle parlait aussi bien la langue de Shakespeare que la langue de Molière. Une oreille peu avertie aurait sans doute eu grand peine à découvrir son faible accent so british !
Ses parents lui avait inculqué deux passions, l’amour de la langue française, de la lecture et de l’écriture de sa mère qui l’enseignait dans un collège de Londres et la l’amour de la photographie de son père qui lui avait tout appris des bases d’une bonne photo. C’était tout naturellement qu’elle s’était dirigée vers le journalisme, cela lui permettait de mettre ses deux passions à l’œuvre …


Citation de: Pour les curieux qui voudraient en savoir plus ...

Brave New World : Le Meilleur des Mondes d'Aldous Huxley
Le Sunday Pictoral maintenant appelé The Daily Mirror
L'appareil photo de miss Stealthy
« Enchantée, je m’appelle Miss Stealthy, Elisabeth Stealthy, mais vous pouvez m’appeler Libby. »
Réponse #23 Jeu 02 Fév 2012, 17:30
Beth Orejade
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Confortablement installée sur l'un des fauteuils du wagon-restaurant, devant une tasse depuis longtemps vide, Beth était plongée dans la lecture d'un épais roman. Elle butait parfois sur certains mots, mais appréciait la prose si poétique de ce Monsieur Proust et était ravie de profiter de l'occasion pour perfectionner son français, la langue de ses lointains ancêtres.

Durant les premiers jours du long voyage qui l'attendait, elle avait passé la majeure partie de son temps réfugiée dans sa propre cabine, profitant du calme et de l'intimité rassurante qu'elle y trouvait pour évacuer peu à peu ses craintes et sa colère quant à l'avenir que son père lui réservait. Son cher père... Il avait tellement souffert de la perte de sa femme des années plus tôt, alors que Beth était encore une toute jeune fillette... Elle avait été élevée par la gouvernante de la famille, dans le souvenir ému de cette femme qu'elle avait si peu connue et que chacun parait de toutes les vertus. Jusqu'à en devenir une figure un peu trop parfaite, un peu trop pesante... Enfant unique, chérie par son père qui voyait en elle l'image de son épouse disparue, elle avait été choyée, tout en bénéficiant de l'éducation juste mais sévère et rigoureuse qu'on trouvait encore chez bon nombre de ces familles un peu bourgeoises de la campagne anglaise.

Pourtant, ces dernières années, avec ses fréquents voyages pour des affaires de plus en plus prenantes à l'étranger, il s'était lentement éloigné d'elle, à l'âge où elle se mettait à rêver de liberté, de grandes épopées romantiques, d'indépendance, et de ces tourbillons un peu fous mais emplis joie de vivre dont ses cousines françaises lui parlaient tant depuis Paris... avant que n'éclate cette maudite crise, bien sûr. Crise qui avait encore augmenté la fréquence des absences de son père, à son grand désarroi. Et voilà qu'il s'imaginait maintenant...

L'arrivée d'une jeune femme dans le wagon interrompit les pensées de Beth qui commençaient à dériver à nouveau dangereusement. Elle replaça soigneusement la lettre pliée qui lui servait de marque-page et repoussa son livre de côté. S'efforçant de chasser ses idées noires, elle adressa un sourire à la nouvelle venue, en qui elle reconnut l'une de ses voisines : leurs cabines se faisaient face de part et d'autre du couloir. Elles n'avaient pourtant pas encore eu l'occasion de faire connaissance, Beth ayant plutôt fui toute compagnie jusque là. Il était temps d'y remédier...

- Bonjour Mademoiselle, voilà une bonne idée, un thé bien chaud s'impose en effet. Si vous souhaitiez vous joindre à moi, ce serait avec plaisir. Miss Beth Orejade, ravie de faire votre connaissance.

Elle avait prononcé ces mots de façon un peu trop maladroite et hésitante sans doute, mais c'était un début...
Réponse #24 Jeu 02 Fév 2012, 17:46
Arlette Laguiole
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Non Non et Non !!
Ce n'est pas possible !! ils n'ont pas le droit de faire ça !!
Mettre à la porte autant de personnes !!!
C'est inadmissible voyons !! Ces honnetes travailleurs, que vont-ils devenir ???
Il est hors de question que je laisse faire de telles pratiques !!
Nous devons nous défendre contre ces employeurs qui nous mentent !!
Sous pretexte qu'ils dépensent trop, ils veulent diminuer de moitié leur personnel !
C'est surtout pour augmenter leurs gains oui !!
On va la mener cette révolte !! Fini les patrons qui nous mentent et nous spolient !!

La rage d'Arlette ne diminuait pas depuis qu'elle avait reçu un courrier venant d'une association de travailleurs d'une usine de textile en Turquie.
Ils lui avaient adressé un appel à l'aide car leur usine allait devoir se séparer de la moitié de son personnel faute d'activité.
Mais le drame, c'est que l'activité était bien là !! ils continuaient de travailler comme des forcenés presque 12h par jour !
Ils devaient réagir sous peine de mettre toutes leurs familles en danger !

Evidemment, face à une situation aussi dramatique, ils avaient fait appel à la plus populaire de toutes les femmes, celle qui tenait tête aux patrons, celle qui défendait les causes perdus, celle qui menait des révoltes : la Grande (et non par la taille) : Arlette Laguiole !!

Ce petit bout de femme très enrobée était une militante chevronnée, la patronne du MDT, Mouvement pour les Droits des Travailleurs, qui avait fait ses preuves en France afin de protéger les droits des travailleurs.
C'était donc tout logiquement qu'Arlette avait répondu positivement à cette requête inhabituelle venant de l'étranger.

Elle arpentait ce wagon dans un état d'excitation, mélangé d'appréhension et de colère.
Arlette était une vrai puce, elle ne savait pas resté en place... ni se calmer d'ailleurs. Elle vivait toujours sur les nerfs.
Elle s'était assise puis relevée. Allait regarder à la fenêtre de temps en temps.
Elle se replongeait dans les coupures de journaux et les documents transmis par les travailleurs turcs.
Elle habituellement si loquace n'avait meme pas eu l'occasion d'entamer le dialogue avec une seule personne de ce wagon.

Arlette se posa alors 5 minutes. Elle prit le temps de regarder les quelques personnes occupant le wagon pour y trouver quelqu'un avec qui discuter.
Elle remarqua beaucoup de femmes, elles étaient un peu trop huppées à son gout avec leurs tasses de thé, la discussion ne passerait pas.
Il y avait bien un jeune homme très sérieux, un peu coincé avec ses petites lunettes. Pas lui non plus.
Oh, il y avait ce bel homme quel avait croisé en sortant de sa cabine, il avait refermé la porte juste en face de la sienne. Non pas lui non plus...trop beau... et trop jeune.
Il y avait cette dame, assez simple mais très jolie. Elle prenait un chocolat chaud et avait l'air surtout très triste.
Peut etre avait-elle besoin de discuter... en tout cas, moi oui !! se dit Arlette.
Arlette se dirigea d'un pas déterminé vers cette jeune femme, son café à la main.

"Bonjour Madame, désolé de vous importuner dans vos pensées, lui dit-elle discrètement pour ne pas l'effrayer, je m'appelle Arlette. Vous sembliez un peu triste, puis je me joindre à vous pendant quelques minutes ?"
« Dernière édition: Lun 06 Fév 2012, 00:30 par Arlette Laguiole »
Réponse #25 Jeu 02 Fév 2012, 19:58
Améfée Ozenfat
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Le petit homme grassouillé essuya son front ruisselant avec un fin mouchoir. La température dans le wagon l'accomodait au plus au point. Hier, il grelottait sur son fauteuil, et voilà qu'aujourd'hui, il transpirait à grosses gouttes.

Améfée, à la santé fragile, et quelques peu hypocondriaques sur les bords, ne tenait pas à tomber malade. Son programme était chargé et il ne devait en aucun cas manquer son rendez-vous.
À Istanbul, Améfée devait rencontrait un Chasseur de l'Etrange, comme on les appelle dans le métier. Yl'Drasile, le fameux chasseur avait en sa possession, semblait-il, un Papillonus Ostentia Schalophesus : une espèce très rare de papillon qui comporterait dans les ailes des ramifications calcaires, que l'on nomme populairement des os. La pièce maîtresse d'un cabinet de curiosité.

Hélas, les temps étaient durs pour Améfée, et son rivale, le Comte Ponzato Vivaldius était lui aussi sur le coup. Le cabinet de Vivaldius était réputé dans toute l'Italie, et l'acquisition de cet étrange papillon le propulserait immédiatement à une gloire européeene.
Pour l'instant, Améfée parvenait à contrer la popularité grandissante de Vivaldius grâce à sa récente acquisition : un Tughra sur papier de rose, de la main de Sulliman Le Magnifique, acquis par l'intermédiaire d'Yl'Drasile. Une pièce unqiue, trouvée par ce chasseur de l'Etrange.

De ce fait, Améfée devait absolument rencontrer Yl'Drasile avant Vivaldius. Il tripota nerveusement son monocle. Le train avait déjà pris du retard au départ de Calais.
Il réajusta son monocle, puis lissa sa moustache à l'aide de ses petits doigts boudinnés.
En face de lui, une jeune demoiselle était plongée dans ses pensées.

Afin de passer le temps, qui se faisait de plus en plus long, après avoir lu les journaux disponibles, puis les avoir re-lu, et encore une fois re-lu, il décida d'entamer la conversation.
Il en appris ainsi un peu plus sur la jeune Viollette Baudelaire, et son oncle, zoocryptologue.
Une personne intéressante, se dit -il. C'est ainsi que l'on se crée des contacts dans le milieu.

Puis, ne voulant importuner la jeune femme plus longtemps , il se retira dans son wagon, saluant au passage Miss Stealthy, sa voisine de cabine.
Réponse #26 Jeu 02 Fév 2012, 21:40
Suzanne Pinton
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Suzanne se réveilla en sursaut! Elle s'était assoupie sur sa couchette et c'est dans en grognant qu'elle se leva. Elle avait une faim de loup. Il fallait dire qu'elle n'avait quasiment rien mangé depuis la veille.
Elle s'était produit comme tous les soirs dans son cabaret à Venise. Mais hier était une journée ou plutôt un soir particulier: c'était sa dernière représentation dans cette ville magnifique. On lui offrait un pont d'or à Istanbul et elle n'avait pas hésité une seconde.
Elle n'avait eu que peu de temps pour préparer son départ, à peine une semaine... Mais cela lui avait été amplement suffisant.
Elle avait rassemblé ses vêtements de scène, ses chaussures et ses bijoux avant d'aller se produire devant son public puis avait fini sa nuit dans un bar, à boire et à fumer avec ses compagnons de la troupe.
Suzanne était passé rapidement chez Lorenzo, son amant vénitien, pour se changer et se rafraichir. Elle lui avait fait ses adieux et c'est habillée en costume d'homme noir, parfaitement ajusté à sa taille qu'elle s'était rendue à la gare. Les regards flatteurs que lui lançait la gent masculine la rassurèrent : sa nuit blanche passait inaperçue!
Quand le train arriva, elle monta rapidement avec ses deux valises et s'installa dans sa cabine. C'est en voulant tester le moelleux du matelas que le sommeil la gagna.
Suzanne s'étira longuement et fouilla dans la poche de son manteau à la recherche de son tabac. Mal réveillée, elle fut incapable de remettre la main dessus.
C'est donc de mauvaise humeur qu'elle enfila ses chaussures à talons et s'inspecta dans le petit miroir de sa cabine.
Sûre de son apparence, elle sortit dans le couloir et se dirigea vers le wagon restaurant.
Elle jeta un rapide coup d'oeil aux personnes présentes. Un bel homme d'une quarantaine d'année retint sans attention et Suzanne le lorgna sans pudeur aucune tout en se dirigeant vers une table.
Elle se posa plus qu'elle ne s'assit vraiment croisa élégament ses longues jambes. Elle sentit quelques regards désaprobateurs sur elle et les ignora royalement.
Elle était libre et vivait sa vie comme elle l'entendait. Elle attrapa un journal et attendit que l'on veuille bien lui servir un café et quelques gourmandise...
Réponse #27 Ven 03 Fév 2012, 09:09
Joelle Kirsten
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Joelle regretta aussitôt d'avoir adressé la parole à cette femme. Sans doute son air hautain lui avait rappelé sa mère. Elle avait vraiment envie de se servir du thé et de poser le pot devant la vieille dame, lui faisant comprendre que si elle en voulait, elle avait qu'à se servir elle même. Mais si elle faisait ainsi, elle couperait court à la conversation. Elle se força à sourire.

Je suis Joelle Kirsten. Voici votre thé.

Elle la servit en pinçant des lèvres. Elle mériterait vraiment de prendre l'eau chaude sur ses doigts, pensa-t-elle. Mais elle n'en fit rien.

La dernière fois que j'ai été à Londres, la ville était toujours aussi magnifique, mais je dois dire que je n'ai pas eu le temps de visiter beaucoup, vu que Georges V m'avait mandaté.


Oui une femme moderne comme moi voit le roi. Pourquoi avait-elle commencé la conversation avec cette femme ? Sans doute parce qu'elle savait qu'au fond, elle n'était pas méchante du tout.

Joelle vit le jeune homme avec les lèvres qui saignaient, et lui tendit un mouchoir blanc sortit de sa manche. Elle se sentait gênée pour lui.

Une femme entra avec un costard d'homme. Joelle ne put s'empêcher de sourire. Voilà ce qu'elle aimait voir. Elle lui sourit lorsqu'elle s'assied non loin de leur table. Elle espérait bien qu'elle viendrait la sortir dans le pétrin où elle s'était mise.
Réponse #28 Ven 03 Fév 2012, 22:29
Lady Amelia Stence
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Thanks Miss Kirsten.

Son ton était toujours un peu froid. Elle marqua une pause

Mandaté par sa Majesté. Seriez vous une artiste ? Peintre ou musicienne peut-être ? Une des élèves de mon internat est une pianiste prometteuse, elle étudie cet art à Sofia chez un vieil ami ténor. Je me rends là bas pour un récital qu'elle donne et il ne fait aucun doute qu'elle se produira bientôt devant notre bon roi.


Lady Stence rit intérieurement, les artistes qu'elle rencontrait mettaient toujours leurs services rendus au roi en avant, comme un laisser-passer inaliénable.
Les vieilles familles britanniques dont elle descendait n'avaient pas besoin de faire étalage de tout cela pour être respectées.

J'ai déjà rencontré des artistes. Sir Arthur Conan Doyle, paix à son âme, était un grand ami des Stence. Il était un grand écrivain. Peut-être avez vous lu ses œuvres?

La question n'attendait pas de réponse. Lady Stence sentait que la femme n'avait pas l'envie de poursuivre la conversation. Elle avisa un homme étrange, qui avait un regard beaucoup trop calculateur pour être honnête. Elle se promit de fermer sa cabine à double tour en se couchant ce soir là.
Réponse #29 Ven 03 Fév 2012, 22:33
Jeanne Achiltalon
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Enfin...



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Curieuse, j'observais les personnes qui étaient dans le wagon-restaurant après le départ de Mr Poirot. Une jeune femme avait abordé sans aucune timidité une dame d'un âge certain, se faisant aussitôt un peu rabrouer. Mais cela leur avait permis d'engager la conversation et une autre jeune femme s'était également rapprochée.

J'étais toujours surprise de voir les jeunes femmes de mon époque s'affranchir ainsi et engager la conversation sans pudeur aucune. Malgré mon activité qui m'obligeait à rencontrer des gens inconnus, j'étais toujours très mal à l'aise lors des premiers contacts.

D'autres petits groupes s'étaient formés mais trouvant plus facile de commencer avec ce groupe de femmes, j'osais en allant me chercher un thé me présenter.

Bonjour Mesdames, je vous prie de m'excuser pour cette interruption. Je me permets de me présenter également puisque nous allons passer le temps de ce trajet ensemble.
Mlle Jeanne Achiltalon.


Ne voulant pas abuser, je continuais mon chemin après quelques mots.


 

Réponse #30 Sam 04 Fév 2012, 10:10
Helem Anterre
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Helem aurait dû être plus excité.  Enfin une permission !  Deux semaines de liberté bien méritée où il pouvait rentrer chez lui à Istanbul.  Il allait revoir son cher pays, sa famille et ses amis qu'il n'avait pas vus depuis des mois.  Mais c'est pour de bon qu'il aurait aimé rentrer, car il en avait vraiment plus que marre de l'armée...

Malgré l'absence de guerre Helem avait vu, au cours des dernières années, plus d'horreurs et d'injustices qu'un homme normalement constitué, selon lui, ne pouvait supporter.  Cet univers n'était tout simplement pas fait pour lui et il ne comptait pas s'y éterniser, malgré la tranquillité de sa toute nouvelle assignation à l'ambassade de Turquie à Paris.  Dès que son service serait terminé il quitterait ce monde militaire avant de se retrouver totalement brisé et désillusionné.

Le regard vide, le jeune homme désabusé regardait sans le voir le paysage qui défilait par la fenêtre, réfléchissant à ce qu'il pourrait bien faire de sa vie ensuite...  Il n'avait pas envie de s'engager à reprendre la terre de son père, par peur de ne plus pouvoir voyager comme il le désirait, et préférait la laisser à son jeune frère qui semblait beaucoup plus intéressé et motivé par cette éventualité.  Et s'il n'avait pas l'intention de passer sa vie au service de son pays, il n'était guère enchanté non plus à l'idée d'aller travailler pour un salaire de misère à l'usine de chaudrons où s'affairaient déjà deux de ses cousins...

Le passage très remarqué du célèbre Hercule Poirot dans le salon le tira de ses réflexions.


*Détective privé ce serait bien comme métier !*  Se dit-il avec un léger sourire en coin moqueur, davantage découragé que réellement amusé.

Helem se leva de son fauteuil et se dirigea vers le restaurant.  Le triste soldat salua poliment au passage les dames qui s'y étaient installées pour discuter et prendre le thé et prit place à une table vide.  Il avait une mine de déterré, et il devait impérativement bien manger et se reposer avant son arrivée, ne désirant surtout pas voir sa chère mère s'inquiéter de son état de santé.
Réponse #31 Sam 04 Fév 2012, 11:31
Miss Stealthy
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Miss Stealthy rendit son salut à son voisin de cabine, l’homme au monocle. Elle scruta le wagon restaurant et croisa la regard d’une charmante jeune femme.

- Bonjour Mademoiselle, voilà une bonne idée, un thé bien chaud s'impose en effet. Si vous souhaitiez vous joindre à moi, ce serait avec plaisir. Miss Beth Orejade, ravie de faire votre connaissance.

« Avec plaisir Mademoiselle Orejade, enchantée, je m’appelle Miss Stealthy, Elisabeth Stealthy, mais vous pouvez m’appeler Libby. »

Libby s’installa aux côtés de la jeune femme et commanda ce fameux thé aromatisé à la bergamote. Elle n’était pas franchement timide mais souvent elle se restreignait dans ses élans naturels ne voulant pas paraitre mal éduquée. Le flegme anglais n’avait rien d’une légende et il aurait été malvenu d’afficher une jovialité plutôt française.

« Je ne sais pas en ce qui vous concerne, mais ce voyage me ravie ! Vous êtes du voyage pour le JIDEA ? Excusez ma curiosité, je ne vous en tiendrais pas rigueur si vous ne voulez pas me répondre. Après tout cela ne me regarde guère. L’habitude du journalisme, parfois mes discussions se transforme en de véritables interviews et je ne voudrais en aucun par être trop invasive et vous incommoder !»

Son regard se porta sur un bel homme brun posé confortablement dans un des fauteuils du wagon, celui-ci semblait plongé dans sa lecture. Alors qu’il prit une gorgée de thé, Libby put lire le titre de l’ouvrage : Le Meilleur des Mondes … Elle ne put s’empêcher de sourire.


Bonjour Mesdames, je vous prie de m'excuser pour cette interruption. Je me permets de me présenter également puisque nous allons passer le temps de ce trajet ensemble.
Mlle Jeanne Achiltalon.


« Bonjour Mademoiselle Achiltalon, enchantée, installez-vous donc à notre table si vous le désirez… »
« Dernière édition: Sam 04 Fév 2012, 14:54 par Miss Stealthy »
« Enchantée, je m’appelle Miss Stealthy, Elisabeth Stealthy, mais vous pouvez m’appeler Libby. »
Réponse #32 Sam 04 Fév 2012, 12:09
Suzanne Pinton
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Un jeune avec une tête à faire peur venait de s'installer à une table voisine.
Ca va mon garçon?!!!
Suzanne ne lui demanda pas son avis et posa devant lui une tasse de café bien noir et une petite assiette de patisseries.
Mangez, ça ne vous fera pas de mal!
Elle se retourna et regarda la jeune femme qui venait de lui lancer un regard qui en disait long... Elle venait d'engager la consersation avce une vieillle dame à l'air sévère et coincé et visiblement, elle venait de se faire rembarrer. C'est avec un grand sourire amusé et du rire plein les yeux que Suzanne leva sa tasse de café dans sa direction, comme pour trinquer. Et sans aucune gène, elle l'interpella de sa place:
Venez donc me rejoindre ma Chère! Le café est bien meilleur que le thé voyons!
Elle attendant de voir ce qu'allait faire cette jeune femme, elle reluqua à nouveau le bel homme qu'elle avait repéré en entrant. Ce dernier était en train de lire et elle pouvait l'observer à sa guise.
*Ce voyage s'annonce sympathique...*
Réponse #33 Sam 04 Fév 2012, 14:12
Mandy Cadalen
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Tea Time, le wagon-restaurant se remplit peu à peu.
Mandy repose son journal et pense qu’il est temps de se présenter. Elle se lève  et se dirige vers la table où un nom se rappelle à son souvenir.
Bonjour Mesdames ! Je suis Mandy Cadalen. Puis-je me joindre à vous ?

Elle salue d’un sourire engageant et signe de tête les jeunes femmes présentes mais fait une légère révérence devant cette femme d’un certain âge à l’air revêche.
Lady Stence ? Lady Amelia Stence de l’Institut Stence ?
     My God, que je dois avoir l’air cruche !
Je suis très honorée, Mylady, de faire votre connaissance. Ma mère m’a souvent parlé de vous et de votre école. Elle y a été votre premier professeur de Français, pendant 6 mois, jusqu’à son mariage avec mon père, Pierre Cadalen. Vous souvenez-vous de Mary Gordon-Lennox ?
Ce soir, je lui enverrai un pli pour lui dire que nous voyageons ensemble. Elle en sera très……heureuse.

Sa mère lui avait souvent parlé de cette femme dure mais juste et loyale. Elle en  gardait un souvenir mitigé car son mariage enceinte, avec un roturier, Français de surcroît, n’avait pas été apprécié dans le milieu aristocratique dont elle venait. Miss Stence avait mis fin à son contrat en l’apprenant, plus par obligation envers ses pairs que par conviction de sa classe.

Une nouvelle tasse de thé à la main, Mandy sourit. Elle est heureuse d’avoir fait ces quelques connaissances, le voyage lui paraîtra moins long que depuis le départ de Londres.
Réponse #34 Sam 04 Fév 2012, 16:10
Lady Amelia Stence
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Les conversations féminines allaient bon train. Les hommes semblaient relativement effacés. Mais la discrétion était une qualité que Lady Stence admirait.

Elle salua les personnes qui se présentaient d'un petit signe de tête, accompagné d'un regard qui ne laissait rien paraître de ses pensées.
Une nouvelle arrivée lui fit la révérence et se présenta à elle.
Cette jeune personne semble avoir reçu une éducation distinguée.

Elle remarqua le petit temps d'arrêt avant que cette jeune fille finisse sa phrase.

Enchanté Miss Cadalen.
Mary Gordon-Lennox dites vous ? Oui, je me souviens de votre chère mère Mademoiselle.
Un bon professeur, dommage qu'elle ai dû partir si tôt. Je crois bien qu'elle a rejoint votre père en France après son départ si je ne me trompe? Une femme charmante. Je pense que malgré ce qui est arrivé Lady Gordon-Lennox, votre grand-mère, a encore quelques contacts avec sa fille, bien qu'aujourd'hui sa famille évite encore d'aborder le sujet?

Puisque vous écrivez à votre mère, je vous saurais gré de lui faire parvenir mes respects ma chère enfant.

Lady Stence n'avouerait pas qu'elle avait eu assez de mal à trouver un remplaçant convenable. Mais la nouvelle du mariage de Lady Mary avec un homme tel que Pierre Cadalen avait sérieusement entachée la réputation de la famille Gordon-Lennox. La renvoyer avait été la seule solution pour conserver le prestige de l'institut Stence. Lady Amelia doutait que Mary Cadalen la porte dans son cœur.

Elle porta sa tasse à ses lèvres. Elle ne put réprimer une moue de dégout en constatant que le breuvage avait refroidi. Elle reposa délicatement sa tasse, lissa le devant de sa robe et observa le bel homme qui semblait au centre de l'attention de toutes ces demoiselles
« Dernière édition: Sam 04 Fév 2012, 16:13 par Lady Amelia Stence »
Réponse #35 Sam 04 Fév 2012, 18:24
Marisa
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Marisa hésita longuement avant de se présenter dans le wagon-restaurant, de peur que les autres ne lui demandent de leur parler de son passé. Finalement, elle prit sur elle et entra dans le compartiment.

Que de gens étranges, certains austères, d'autres plutôt amicaux. Marisa ne put s'empêcher d'observer longuement chaque personne, s'attardant sur cet homme (qui comme elle l'apprendrait plus tard, s'appelait Helem) au visage singulier, qui lui rappelait particulièrement Alexander. Puis elle vit une table de femmes et s'y dirigea instinctivement.

Prenant place sans demander leur avis aux autres, elle leur adressa un large sourire: depuis qu'elle était petite, le sourire de Marisa avait toujours réglé les conflits mineurs.

- Bonjour mesdames, ou devrais-je dire bonsoir. Je viens élargir les rangs de votre comité! Pour parler vraiment, je trouve que l'on s’ennuie à mourir dans ce train...

Je m'appelle Marisa. Et vous?


Elle regarda plus particulièrement la vieille dame et réprima un rire en voyant comment se comportaient les femmes de la vieille génération anglaise: celle-ci semblait constamment courroucée.
Réponse #36 Sam 04 Fév 2012, 18:46
Joelle Kirsten
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Et bien non My Lady, je ne suis pas une artiste, mais une métaphycienne. J'étudie le paranormal. Moi même, je vis quelques phénomènes étranges, et qui hélas, se sont toujours avérés juste. Voilà pourquoi le roi m'avait quémandée...

Suzanne interrompit son discours en l'invitant à la rejoindre pour un café. Joelle soupira de soulagement. Elle lui rendit son regard et passa son châle autour de son cou. Cette vieille femme lui rappelait trop de mauvais souvenirs, et elle ne pouvait plus supporter ce dédain. Une certaine Mandy se présenta à leur table et discuta avec la vieille femme. Joelle en profita pour se lever sans dire au revoir et rejoindre Suzanne et les gens à sa table.

Mesdames, permettez que je vous rejoigne, je me présente Joelle. Un café ne me ferait pas de mal en effet, merci bien... Suzanne n'est ce pas ?
Marisa, souhaitez vous une tasse aussi ? Je pense que le meilleur moyen pour se changer les idées par ici est de bavarder. J'ai vu à Paris qu'il y avait un évènement policier particulier au prochain arrêt. Certaines d'entre vous... ?


Joelle s'arrête en plein milieu de sa phrase... Là bas, un homme reluquait les affaires des passagers discrètement. Elle fit un signe discret à ses compagnes et ramena son sac à main près d'elle.
Réponse #37 Sam 04 Fév 2012, 19:12
Beth Orejade
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Miss Stealthy avait répondu à son invitation avec un charmant sourire qui avait quelque peu rassuré Beth. La jeune femme semblait déborder d'enthousiasme et encline à la conversation.
Enfin un peu de compagnie de mon âge... et pas complètement engoncée dans les préceptes rigides des sacro-saintes convenances ! se réjouit Beth. La question qui suivi fit pourtant passer un nuage de contrariété dans ses yeux.

- A vrai dire, non... Je me rends à Sofia sur la demande de mon père...
Elle hésita quelques secondes, ne sachant à quel point elle pouvait se livrer, mais cela faisait bien trop de temps qu'elle portait ses peurs et sa révolte sourde pour réussir à en dire si peu. 
- Il s'imagine.... commença-t-elle avec emportement, avant de se reprendre en rougissant. Il souhaite me présenter un de ses associés dans l'espoir d'un mariage... dont je n'ai, à vrai dire, nulle envie... Il pense sans doute que je lui dois obéissance absolue...

Elle bouillait d'une colère retenue. Elle ne connaissait d'aucune façon le jeune associé de son père, mais il lui inspirait déjà la plus grande méfiance. Bien sûr, elle refusait ces fillançailles programmées, farouchement. Pourtant, après des mois d'insistance, elle avait dû se résoudre à entreprendre ce long voyage pour le rejoindre à Sofia, mais ce qui l'attendait là bas ainsi que l'inévitable confrontation l'avaient jusque là empêchée de profiter vraiment de son périple à bord du plus luxueux train d'Europe.

Elle tâcha de chasser cette perspective et reprit avec un sourire, et une sincère admiration, se laissant peu à peu emporter dans un flot de paroles :
- Mais tout ça n'a rien de bien réjouissant... En revanche, j'ai lu dans l'un des journaux au comptoir l'annonce de ce fameux JIDEA... Je vous avoue que cet article m'a vraiment intriguée et enthousiasmée ! Vous êtes donc journaliste, Libby ? Voilà une vie qui doit être palpitante, j'imagine que vous devez beaucoup voyager ! Vous allez couvrir l'évènement ?

Elle s'interrompit un instant, à la fois pour reprendre son souffle et saluer Miss Achiltalon, se présentant à son tour.

- Oh, et vous pouvez m'appeler Beth ajouta-t-elle gaiement.

Finalement, le voyage allait peut-être s'avérer plus divertissant que prévu...
Réponse #38 Sam 04 Fév 2012, 20:51
Jeanne Achiltalon
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Enfin...



Journalisée


J'avais gentiment été invitée par l'une des jeunes femmes à m'installer avec elles et c'est avec plaisir que je m'installais avec mon thé.
Merci mesdemoiselles, vous pouvez m'appeler Jeanne tout simplement.

Il était bien agréable de ne plus être seule et me retrouver entre femmes ainsi, me rassurait pour la suite du voyage. Les hommes bien que présents, semblaient vouloir se faire plus discrets. Certains semblaient d'ailleurs bien désemparés. Il est vrai que l'époque que nous vivions ne prêtaient pas beaucoup au sourire.

La conversation portait sur la prochaine JIDEA et c'est avec attention que j'écoutais l'opinion de ces deux jeunes femmes. Mais je n'osais leur faire part de mon intérêt.




 

Réponse #39 Sam 04 Fév 2012, 22:13
Violette Baudelaire
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Journalisée
Violette s'était enfin décidée à sortir de sa cabine pour se rendre au wagon-restaurant dans l'espoir de trouver quelque chose à manger, en prenant soin auparavant d'emporter avec elle son recueil de poèmes d'Emily Dickinson.

Elle fut au premier abord surprise par le fourmillement qui régnait dans la salle. En écoutant vaguement les discussions, elle fut amusée de voir ce spectacle de grandes personnes : qu'avaient-ils à tant chercher l'approbation et la compagnie des autres ? Ne peuvent-ils pas tout simplement profiter du voyage ?

Elle trouva une délicatesse à la myrtille dans une assiette de collations déposée sur une table. Elle mordit avidement dedans (c'était succulent), alla s'installer confortablement dans un fauteuil près d'une fenêtre et ouvrit son livre. Elle n'arriva pas à se concentrer et décida donc d'observer les multiples scènes qui se déroulaient devant elle, du coin des yeux
Réponse #40 Sam 04 Fév 2012, 23:59
Philémon Quinzebilles
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Journalisée
Philémon est affreusement embarrassé. L'index porté à sa lèvre lui confirme que le sang y perle, il manque de l'essuyer dans son pantalon de flanelle mais se ravise de justesse : sa mère serait furieuse de le voir salir ainsi ses vêtements du dimanche ! Il se demande que faire de ce doigt souillé, quand une jolie jeune femme assise à la table voisine lui adresse un sourire bienveillant. Ses oreilles lui chauffent, il s'enfonce encore un peu plus dans son siège - à défaut de pouvoir y disparaître.
Le regard noir que lui lance Lady Stence lui indique que sa maladresse ne passe pas inaperçue. S'efforçant de se ressaisir, il cache ses mains sous la nappe et tente de paraître plus détendu.

Il est en grande partie entouré d'élégantes voyageuses, jeunes pour la plupart. Toutes semblent dans leur élément, certaines engagent la conversation, se servent des boissons chaudes. Il serait certainement de bon ton qu'il se présente également, mais à qui ?
À ce petit homme potelé et volubile ? Trop tard, il repart déjà vers sa cabine !
À ce séducteur que la gente féminine épie du coin de l'oeil ? Trop intimidant...
Cet autre homme semble absorbé par la lecture de son journal...
En face de lui, sa voisine lui tend un mouchoir, qu'il accepte en balbutiant un remerciement et s'empresse d'appliquer sur sa lèvre meurtrie. Tout à coup, il réalise que c'est là l'occasion qu'il attendait !
Je... je m'appelle Philémon... Philémon Quinzebilles ! Encore merci... je veux dire, pour le mouchoir ! C'est vraiment très... aimable ! Il se trouve nul ; Augustin rirait bien de sa gaucherie ! Il prend une profonde inspiration et lance à son interlocutrice : Je descends à Sofia, et vous ?
Réponse #41 Dim 05 Fév 2012, 00:09
Le Maître du Jeu
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Journalisée
Quelque part entre Venise et Belgrade, Orient-Express, Wagon 19
(Mais beaucoup plus près de Belgrade comparé à ce matin!)


Le voyage passe beaucoup plus vite quand on discute, et voilà que la nuit commence à tomber. Et il est d'autant plus agréable que vous n'avez pas eu à subir les caprices bruyants du Signore Strella, il doit encore bouder dans sa cabine en comptant ses liasses de billets.

Il est donc temps de prendre congé de vos compagnons de voyage et de rejoindre votre compartiment pour la nuit. Demain est un autre jour.
Réponse #42 Dim 05 Fév 2012, 11:25
Marisa
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Journalisée
- Ciel, il est déjà tard! fit-elle en baillant, s’apercevant que la nuit tombait au dehors.

Elle s'approcha de la fenêtre et regarda le paysage. Le train se mouvait entre les montagnes au sommets enneigés. La lumière déclinait rapidement et quelques minutes plus tard, elle ne voyait plus rien de hors. Elle se dit combien elle était heureuse d'être à l'intérieur, en partance pour Istanbul. Là-bas, il ferait chaud.

Marisa accepta la tasse de Joelle avec un petit sourire.

- Oui, j'ai lu ça lorsque j'étais à Londres. Je suppose que ce Monsieur Poirot sera l'attraction de cet évènement, me trompé-je? Cet homme semble tout droit sorti d'un roman policier, il doit avoir une vie si passionnante...

L'esprit de Marisa dérivait; elle imaginait Hercule Poirot se sortir des situations les plus improbables, poursuivre un voleur encagoulé, résoudre le meurtre d'une riche héritière...

Elle partit se coucher, perdue dans ses pensées.
Réponse #43 Dim 05 Fév 2012, 18:36
Jeanne Achiltalon
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Enfin...



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L'après-midi s'était écoulée sans que je m'en rende compte. C'est en voyant le ciel s'obscurcir à travers la fenêtre que je réalisais qu'il était temps que je me retire pour la nuit. Saluant mes compagnes de table ainsi que les autres voyageurs, je quittais le wagon-restaurant et me retirais dans ma cabine espérant pouvoir me reposer un peu.


 

Réponse #44 Dim 05 Fév 2012, 20:24
Trome Wing
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La journée avait été relativement calme , certaines en avaient profitées pour faire plus ample connaissances , mais Trome était resté à l’écart de ces conversations féminines . Il ne voulait pas se faire remarquer , et déjà son esprit lui signalait de potentiels agents européens de ... Il ne voulait même pas se rappeler son nom , à celui qui l'avait fait fuir son pays ...

Le soir pointant , il décida de rentrer discrètement dans sa cabine afin de profiter d'une bonne nuit de sommeil ... En espérant que le voyage se passe bien pour lui .
Réponse #45 Dim 05 Fév 2012, 21:45
Joelle Kirsten
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Joelle sirota son café, puis décida de prendre congé. La journée était passée plus vite en papotant. Elle vit à quelques regards que sa démarche pour se familiariser avec ses compagnons de voyage avait déplu. Elle salua les quelques femmes qui étaient encore dans le wagon. Elle sourit aussi au jeune garçon qui avait saigné des lèvres. Dans la précipitation pour s'enfuir de la vieille Lady, elle avait oublié de lui répondre. Elle espérait que demain elle pourrait se rattraper de cette impolitesse.

Elle se dirigea dans sa chambre qui se trouvait au milieu du wagon. Tout était silencieux. Quand elle pressa la poignée, elle eut une étrange vision. Une une de journal, qui parlait du trajet qu'elle était en train de faire... de ce trajet ! Elle n'arrivait pas à déchiffrer les lignes, mais l'article semblait négatif, morbide... Peut être allait-il y avoir un article dû à la présence du détective Hercule Poirot. Mais elle n'arrivait pas à comprendre cette sensation négative... Dans le doute, elle ferma à double tour sa porte.

Joelle se coucha, et pensa à son cher époux Akim qui l'attendait, et son fils chéri Georges. C'est le sourire aux lèvres qu'elle s'endormit.
Réponse #46 Lun 06 Fév 2012, 00:16
Arlette Laguiole
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Arlette n'avait pas pu engager la conversation avec cette jeune femme, qui s'appelait Marysa semblait-il, ce n'était pas très grave, elle essaiera de nouveau demain.

Voyant ces femmes se rapprocher autour de leur thés, elle n'avait osée s'immiscer parmi elles. Elle ne se sentait pas du même monde...

Elle finit de boire son café toujours en observant les scénettes qui se produisaient.
Arlette eu un petit pincement affectif pour ce jeune homme si timide. En écoutant un peu la conversation, elle crut comprendre qu'il s'appelait Philémon. Un prénom bien étrange qui la fit sourire. Il dégageait néanmoins une gentillesse naturelle. On avait envie de l'aider.

Toujours sur les nerfs, les cafés n'aidant pas, Arlette vit que toutes les personnes rentraient les unes après les autres dans leurs cabines.
Elle décida de faire une dernière passe sur les articles puis rejoindrait sa cabine pour se reposer...
 
Réponse #47 Lun 06 Fév 2012, 19:14
Mandy Cadalen
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Le dîner avait été délicieux, les mets très fins et les vins de grands crus. Mandy à l’appétit d’oiseau, avait picoré plus qu’elle n’avait mangé mais certains voyageurs avaient fait honneur aux plats et boissons servis.
Sentant la fatigue la gagner, elle se lève de table, prend congé et regagne sa cabine.
La couchette a été préparée par  le discret personnel d'équipage.

..."Tacatam-Tacatam-Tacatam-Tacatam"...
Bercée par le bruit du train filant à travers les campagnes étrangères, elle sent le sommeil la gagner.
Réponse #48 Lun 06 Fév 2012, 19:39
Mlle Zheng Zhou
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Mlle Zheng Zhou se restaura modestement au wagon-restaurant d'une entrée de crudités, de plusieurs tasses de thé et de quelques-unes de ces délicieuses petites pâtisseries françaises sucrées si originales pour elle.

Elle écouta quelque peu les bavardages des personnes proches mais finit par se fatiguer à tenter de déchiffrer les mots de ses voisins et doucement, elle se concentra finalement sur son repas.
Elle retint tout de même quelques bribes des conversations, quelques noms et professions.
Ses gens semblaient venir de tout horizon... un peu comme elle se ravisa-t-elle.

Elle se leva discrètement, retourna au wagon 19, s'étira quelques instants avant de se mettre au lit. Il était tôt mais elle voyageait depuis de nombreux jours déjà et la fatigue s'était fortement accumulée. Elle avait hâte de se coucher et de se réveiller en pleine forme le lendemain matin.
Réponse #49 Lun 06 Fév 2012, 20:58
Suzanne Pinton
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Suzanne avait tranquillement devisé avec Joelle et Marisa. Toutefois, elle avait été surprise que la jeune femme qu'elle tirée des "griffes" de la vieille Lady anglaise connaisse son prénom. Elle ne s'était présentée à personne.
Et son attitude quand elle avait aperçu cet homme au fond du couloir... C'était comme si elle devinait les choses, qu'elle percevait au delà de la réalité.
Marisa quant à elle était restée relativement discrète, ne remarquant pas qu'une petite femme à l'air énergique voulait engager la conversation avec elle.
*Pas grave, je la convierais à notre table demain, ainsi que la jeune asiatique, elle a l'air un peu perdue au milieu de nous tous.*
Suzanne était comme ça, elle rassemblait souvent les gens, toujours pour de bonnes tranches de vie et de rigolade.
Elle laissa ses compagnes de table se lever et regagner leurs compartiments respectifs. Quand elles prirent congé, elle leur glissa doucement dans l'oreille qu'elle avait quelques bonnes bouteilles de Bourbon dans ses bagages.
L'invitation est lancée Mesdames!
Puis elle resta quelques instants encore dans le wagon restaurant. Elle regarda son reflet dans la vitre, tout en pensant à son avenir: une vie faite de chants et de danses, de strass et de paillettes mais dure toutefois.
Elle vit ses compagnons de voyage partir se coucher les uns après les autres. Il se faisait tard.
Tel un chat, une panthère comme disait Lorenzo, elle se leva et s'étira. Puis, d'une démarche naturellement chaloupée, elle se dirigea à son tour vers son compartiment. Elle ne manqua pas de lancer une oeillade appuyée au bel homme en partant.
Une fois dans sa "chambre", elle fouilla dans ses poches et ses bagages, à la recherche de son tabac. Elle le retrouva enfin et se roula une cigarette avec une dextérité surprenante. Elle se servit un verre de bourbon qu'elle posa sur une petite tablette en bois.
Après s'être préparée pour la nuit, elle alluma sa cigarette et dégusta le breuvage ambré.
Elle se glissa avec délice dans les draps frais et ferma les yeux.
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